11 février 2026

Oete, l’artiste aux multiples facettes, allume le début de soirée pendant les Nuits 2023 du Botanique.

Oete, le chanteur français, ne se contente pas d’une étiquette musicale bien définie. Avec sa « variété alternative », il mélange les tubes FM de son enfance avec l’exigence de la chanson française indépendante. Ses textes sont à fleur de peau et ses productions hybrides défient toutes les cases dans lesquelles on pourrait essayer de le ranger. Son premier album, « Armes & Paillettes », paru en octobre dernier, offre une façade lumineuse, mais révèle également un artiste qui a le cœur brisé. Avec neuf titres, il nous emmène dans un voyage pour oser être libres, et sa musique captive tous ceux qui l’écoutent. Sous l’oeil et l’ouïe du photographe Les Nuits 2023 du Botanique sont l’occasion de découvrir des talents émergents et de se laisser emporter par la diversité artistique. Parmi les nombreux artistes présents, Oete, un chanteur français venu de Picardie, a su captiver le public dès le début de la soirée avec sa prestation exceptionnelle. Armé de son talent et de sa passion pour la musique, Oete nous offre un spectacle unique, osant aborder des sujets tabous avec une touche d’audace et d’émotion. Originaire d’un petit village de deux-cents habitants près de Beauvais, Oete a dû surmonter plusieurs obstacles pour réaliser son rêve de devenir chanteur. Dans une région où les mentalités étaient parfois réticentes envers les « saltimbanques » des temps modernes, Oete se distingue en osant être lui-même, avec une orientation sexuelle qui sort des normes établies. Il exprime avec sincérité : « Quand tu viens de Picardie, d’un village qui vote Front National, et qu’en plus de ça, tu as une orientation sexuelle un peu déviante selon eux, c’est compliqué de se dire : ‘je vais faire de la musique’. » Malgré ces défis, Oete a su puiser dans ses expériences de vie pour créer une musique authentique et engagée. Ses paroles, à la fois poétiques et percutantes, révèlent une sensibilité profonde et une volonté de transmettre des messages forts. Oete chante : « Mes larmes coulent comme des paillettes qui brillent de mille facettes. Dis-moi si tu t’y vois ou pas. » Ces mots résonnent avec émotion et offrent une vision introspective de l’artiste. Dans ses compositions, Oete aborde sans crainte des sujets tels que l’identité, la différence et la sexualité. Il revendique sa singularité en déclarant : « Je ne suis pas comme les autres. Je suis comme tout le monde. Je fais 1m72, j’ai les yeux bleus et je suis homosexuel. » Cette authenticité transparaît dans sa musique, qui se veut à la fois libératrice et fédératrice. Lors de sa performance aux Nuits 2023 du Botanique, Oete a su captiver le public avec son énergie et sa présence scénique remarquable. Ses mimiques, rappelant celles du légendaire David Bowie, ajoutent une dimension visuelle à son interprétation artistique. Tel un caméléon musical, Oete nous transporte dans un univers où les tabous se transforment en opportunités d’expression et où la danse devient une forme de libération. Parmi les temps forts de son spectacle, le titre « HPV » se démarque. Inspiré du sigle du papillomavirus, ce morceau invite à danser sur le rythme endiablé de la musique. Oete explique : « Ma musique doit donner envie de danser. Je la vis comme une libération. Lorsque tu danses sur HPV, tu danses sur ta MST. Tu es au max. C’est la plus grosse victoire que tu puisses avoir. »

BRNS

Le groupe d’indie belge BRNS a annoncé son départ après 13 ans de carrière. Avec quatre albums et un EP, ainsi que des centaines de concerts dans toute l’Europe, le groupe a su marquer son territoire. Pour leur concert d’adieu, BRNS a choisi le Botanique, une salle emblématique de Bruxelles qui a été l’un de leurs premiers soutiens. Les fans pourront se rassembler une dernière fois pour danser sur les chansons les plus entraînantes de BRNS lors de ce dernier tour de piste. Une soirée mémorable en perspective pour saluer une des formations les plus dansantes de l’indie européen. sous l’oeil et l’ouie du photographe. Le groupe belge BRNS a clôturé son histoire lors d’un concert mémorable lors des Nuits Botanique le dimanche 30 avril. BRNS, quant à eux, ont offert un spectacle captivant, combinant des moments planants, jazzy et des breaks rock. Malgré la perte de voix de Timothée quelques jours auparavant, le groupe a donné son maximum, interprétant toutes leurs chansons et accueillant quelques invités spéciaux sur scène. Les guitares de Diego, la basse d’Antoine et le synthé de Nele ont transcendé chaque instant, qu’il soit calme ou rugueux. Le dernier concert de BRNS a été un moment chargé d’émotion, avec des membres du groupe visiblement touchés. Ils ont pris le temps de remercier leur équipe, leurs amis et tous ceux qui ont contribué au projet. Les rappels sur les chansons « Mexico » et « Our Lights » ont enflammé le public, permettant à tous de vivre intensément cette fin inéluctable. En une heure trente, BRNS a fait ses adieux de manière magistrale, offrant à son public une soirée remplie d’intensité et d’émotions. C’est dommage de voir des groupes finir, mais c’est les dures lois de ce métier d’artistes. Bon vent, pour la suite comme on dit a Bruxelles.

Rive

Le duo belge RIVE est de retour avec leur nouvel album intitulé « Collision », successeur de leur premier opus « Narcose » sorti en 2019. Avec ce nouvel album, Juliette Bossé et Kévin Brieu continuent à explorer les contradictions de chacun, en lien avec les enjeux contemporains, à travers des paroles en français dans les onze morceaux de l’album. Les thématiques abordées incluent la liberté, l’amour et la conquête de nouveaux territoires. La production de l’album est à nouveau originale, mettant en avant l’orchestration pour mieux contraster avec la voix douce et sensible de Juliette. L’album a été mixé par Lionel Capouillez, qui a travaillé avec Stromae. Les artistes invités en featuring sur l’album sont le pianiste Sofiane Pamart et la chanteuse suisse Sandor. « Collision » est un album accessible, dynamique et élégant qui continue de positionner RIVE comme l’un des groupes les plus prometteurs de la scène musicale belge. Le premier album a permis à RIVE de s’imposer dans des festivals prestigieux en Belgique et à l’étranger, et ce nouvel opus devrait leur permettre de continuer leur ascension. Côté clip, le groupe a choisi de faire confiance à la réalisatrice Clara Liu afin de mettre en scène, le premier single de ce nouvel album intitulé « Rêver grand », avec une plongée dans un monde onirique peuplé de créatures magiques qui sont en réalité des totems de femmes qui se sont données pour but de construire leur destin, et l’on ne s’étonnera pas de la thématique choisie pour le clip, lorsque l’on sait que Juliette Bossé, la voix du groupe est apparue récemment dans deux podcasts ayant pour thèmes, les femmes. Côté production, le premier podcast doit sa production à Freaksville et est présenté par la chanteuse et comédienne Karine Clercq, et il a pour titre « Les Lionnes ». A travers ce podcast, on a voulu mettre en valeur les femmes qui font bouger notre plat pays en racontant de manière ludique, un aspect de l’histoire culturelle et sociale de la Belgique d’hier à nos jours, par le biais de femmes puissantes dans leur domaine, avec comme première thématique, l’évolution de l’éducation des filles du 19ème à aujourd’hui. Pour le second Podcast, Bruxelles is Her, celui-ci se veut surtout un espace dédicacé aux femmes belges artistes, entrepreneuses, activistes, politiques, avec leur mise en valeur, mais aussi des précisions par rapport à leurs parcours , de leur place en tant que femme, sans oublier les embûches qui se sont mises à travers leurs routes, mais le plus important la façon dont elles ont pu contourner l’obstacle, pour mieux triompher. Pour en revenir à l’album « Collision », il décrit la rencontre entre deux personnes que tout semble opposer au départ, mais qui finissent par s’éprendre d’une passion amoureuse où les sentiments sont exaltés et qui tourne à la destruction, tout en ayant tout de même le côté positif de partir à la redécouverte de soi et de reprendre sa propre existence en mains, et même si nous respectons la vie privée de la chanteuse du groupe, on peut dire sans trahir bien des choses, que cette expérience a été vécue par elle-même et l’on sent qu’elle a contribué à nourrir l’ensemble de ce nouvel opus. Au vu du sujet qui a inspiré ce disque, on sent également que Juliette par rapport au premier album du groupe, n’a pas manqué de mettre sa voix bien plus en avant et plus qu’un choix purement commercial, il y avait surtout la volonté d’agir comme cela pour valoriser la thématique de l’album mais aussi son intimité. S’en suivent dès lors ballades mélancoliques à nous glacer la peau de tendres frissons, mélangées à des chansons plus lumineuses , le tout baignant dans des sonorités organiques et électros, avec toujours cette volonté de défendre cet engagement féministe si chère à Juliette. Par soucis d’une volonté de devenir plus accessible, le mixage de ce second effort musical à été confié à un proche de Stromae, avec un ancrage résolument plus pop. A noter que sur scène, le tandem se produira en compagnie d’un troisième musicien multi-instrumentiste pour faire ressurgir face au public, tout le bien que l’on pense de cet album, ici au sein de la rédaction de Confestmag. Sous l’oeil et l’ouie du photographe. Ce soir-là, j’ai eu l’occasion de photographier le groupe RIVE lors de leur performance tant attendue aux Nuits Botanique. Originaire de Bruxelles, RIVE est composé de Juliette Bossé et du producteur Kévin Brieuc, et ils étaient accompagnés d’un claviériste/bassiste pour cette occasion spéciale. C’était la première fois que le groupe se produisait en trio, et c’était également l’occasion de lancer leur nouvel album intitulé « Collision ». Rêver Grand, la chanson d’ouverture, était symptomatique du ton donné par la qualité de ce nouvel album de RIVE. La blonde Juliette a su d’entré de scène captiver le public présent, qui ne s’attendait surement pas à cette merveilleuse surprise. Il faut savoir que Rive n’était pas tête d’affiche, dans ce cas présent les absents de premières parties, voir de deuxième dans cette soirée, comme on dit : »ils ont eu tort ». Les albums Narcose et Collision de RIVE plongent l’auditeur dans un univers mélancolique et envoûtant, ancré dans un monde de rêves. La chanson Tension, avec son piano enjoué et la voix a plusieurs tonalités de Juliette, donne un autre aspect de la qualité de ce new album. La règle des trois chansons à photographier étant de mise, je dut m’absenter, sans oublier de sonder les paroles des fans ou de futures fans de ce groupe très sympathique, que vous retrouverez notamment aux Francofolies de Spa 2023. A défaut d’ être impatient de contrôler mes dires, sachez que vous pourriez aussi les suivre sur Facebook et acheté ce fameux album « Collision »… Moi je l’ai et même dédicacé !…Vous ne serez à coup sûr pas déçu.

Zaho de Sagazan

Zaho de Sagazan est une jeune artiste française de 22 ans, dont on ne sait pas encore grand-chose hormis trois chansons et un compte Instagram soigneusement géré. Cependant, cela suffit pour prouver qu’elle est un talent à part entière. Repérée très rapidement par des artistes confirmées tels que Rebecca Warrior, Fishbach et Juliette Armanet, elle a fait ses premiers pas sur scène en ouverture de Hervé et Mansfield Tya. Cette année, Zaho de Sagazan s’est produite à Rock en Seine et aux Trans Musicales, où elle est apparue comme un poisson dans l’eau. Son timbre de voix grave et ses textes poétiquement engagés la rendent facilement identifiable. Sa musique oscille entre balades sombres et mélancoliques et rythmiques héritées de la techno berlinoise et de la french electronica. Elle se situe quelque part entre Pia Colombo et Stromae, entre les murmures et les cris. La nouvelle sensation de la chanson française promet un concert exceptionnel, qui fera rire, frissonner et danser son public. Avec son style unique et sa présence scénique impressionnante, Zaho de Sagazan est une artiste à suivre de près. Même si elle est encore relativement inconnue, son talent et sa passion pour la musique sont évidents, et nous avons hâte de voir ce que l’avenir lui réserve. Sous l’oeil et l’ouie du photographe. À travers l’effervescence qui s’est emparée des dernières semaines, une étoile s’est levée, irradiant de sa présence le monde de la musique. Zaho de Sagazan, une artiste charismatique, a récemment enflammé les scènes du prestigieux festival du Printemps de Bourges, faisant vibrer le public et captivant les médias. Son ascension a été fulgurante, passant des vidéos partagées sur les réseaux sociaux à une place de choix sur les planches, malgré un répertoire encore restreint. Ses singles, qui cumulent des milliers d’écoutes, ont fait écho dans l’industrie musicale, tandis que sa voix grave a profondément marqué les esprits. Son parcours semble soigneusement tracé, presque trop parfait pour certains, suscitant parfois l’envie de le remettre en question ou de chercher ses failles. Mais c’est sur scène que la véritable essence de Zaho de Sagazan s’épanouit. Sous le chapiteau bondé, elle rayonne d’une confiance indéniable. Contrairement à certains jeunes artistes qui se cachent derrière leurs compositions, préférant rester statiques ou éviter de s’exprimer, la jeune chanteuse de 23 ans fait preuve d’une autodérision désarmante, révélant un naturel qui captive. Après un début de spectacle légèrement réservé, elle donne un coup d’accélérateur avec des titres tels que « Les Garçons » et « Tristesse ». Accompagnée de Tom Geffray à la batterie et d’Alexis Delong aux claviers et aux synthétiseurs modulaires, Zaho de Sagazan occupe l’espace avec sa voix envoûtante et sa gestuelle expressive. Son corps, qu’elle avoue avoir longtemps détesté, devient le protagoniste d’une chorégraphie libératrice, une revanche clamée haut et fort. Lorsqu’elle entonne « Ne te regarde pas », elle invite chacun à faire de même, à extérioriser ses complexes et à se laisser aller. La soirée se clôt sur « Danse », un titre presque techno qui aurait pu figurer sur son premier album. Le message reste inchangé : il est temps d’occuper l’espace, de se mouvoir au rythme effréné de la musique. Il est 20h40, et le public du Botanique se laisse entraîner dans une atmosphère rappelant les raves berlinoises. Zaho relève le défi avec brio, parvenant à recréer en live l’équilibre subtil entre des textes poignants et des sonorités électroniques. Nos oreilles sont attentives aux paroles tout en nous laissant emporter par la transe qui se propage. Ne manquez pas sa performance au Ronquières Festival le 5 août, ainsi que ses concerts en solo au Reflektor (Liège) le 22 novembre et à la Madeleine (Bruxelles) le 6 décembre. je fut ce soir là l’auteur de la photo qui illustre la libre belgique et télémoustique (même article) merci à eux https://www.moustique.be/festivals/nuits-botanique/2023/05/01/nuits-botanique-2023-zaho-de-sagazan-confirme-son-statut-detoile-montante-261363

Jeanne Added une artiste complète qui maîtrise l’art de la scène

Jeanne Added est une artiste dont la musique est difficile à cataloguer, tant ses influences sont variées. De la pop au R&B des années 90, en passant par l’indie electronica, la chanteuse française nous embarque dans un univers sonore éclectique et inclassable. Sa polyvalence musicale, renforcée par une formation classique et jazz, est un véritable atout qui lui permet de créer une musique sensible et honnête. Le troisième album de Jeanne Added, intitulé « By Your Side », dévoile une artiste solide qui embrasse ses émotions et en tire une force créatrice. Sa musique est de l’art-pop de haut niveau, qui nécessite d’être écoutée à plusieurs reprises afin de pouvoir en saisir toute la richesse. Il est impossible de réduire la musique de Jeanne Added à un seul genre ou à une seule influence. C’est une artiste qui mélange les styles avec aisance, pour créer des compositions uniques et originales. Sa voix puissante et émouvante, associée à des arrangements musicaux sophistiqués, créent une atmosphère immersive qui ne laisse pas indifférent. Jeanne Added est une artiste à découvrir et à suivre de près. Avec son troisième album, elle montre qu’elle est une artiste solide et mature, capable de créer une musique intemporelle qui touche en profondeur. Sa polyvalence musicale et sa sensibilité artistique en font une figure incontournable de la scène musicale française. Sous l’oeil et l’ouie du photographe. L’artiste française Jeanne Added a été l’une des demandes d’accréditations photos les plus attendues du festival des nuits 2023 du Botanique. Et pour cause, cette artiste complète est une chanteuse, danseuse, musicienne, auteure-compositrice qui a offert un récital en anglais d’une belle manière. Sur scène, Jeanne Added a captivé le public avec ses chansons, certaines déjà connues et d’autres qui ont vite conquis les oreilles de tous. Les lumières ont également ajouté une touche magique aux moments artistiques et synchronisés de danse maîtrisés de belle manière par Jeanne. Le public a été transporté par l’émotion que l’artiste a su transmettre à travers sa voix puissante et profonde. Les paroles de ses chansons résonnent avec justesse et authenticité, reflétant ses convictions et son vécu. Jeanne Added a su créer une atmosphère intimiste tout en captivant l’attention de la foule. Découverte lors d’un festival à Lille il y a quelques années, Jeanne Added est encore peu connue en Belgique. Mais grâce au nez fin des organisateurs du festival des nuits 2023 du Botanique, le public belge a eu la chance de découvrir cette artiste talentueuse. En somme, Jeanne Added a offert une performance remarquable au festival des nuits 2023 du Botanique, démontrant son talent de chanteuse, danseuse, musicienne et auteure-compositrice. Sa présence sur scène et sa maîtrise artistique ont captivé le public, laissant une impression durable dans les esprits.

Lankum

Lankum a été acclamé dans le monde entier pour ses albums passionnants et ses performances live captivantes et souvent euphoriques. Leur dernier album, « The Livelong Day », a approfondi leur vision psychédélique de la musique folk et a consolidé leur réputation en tant que groupe irlandais le plus unique et le plus marquant de ces dernières décennies. Composé des frères Lynch, Ian et Daragh, ainsi que de Cormac Mac Diarmada et Radie Peat, Lankum canalise un ensemble d’influences et d’histoires diverses pour créer une chose magnifiquement rare : un recueil de chansons par et pour le peuple. Sous l’oeil et l’ouie du photographe Je n’ai pas pu assister à tout le concert mais j’ai tendu l’oreille pour recueillir ces quelques réactions de collègues…j’ai eu l’opportunité d’assister au début de la représentation d’un des groupes folk les plus encensés du moment : Lankum. Originaire de Dublin, ce quatuor composé des frères Ian et Daragh Lynch, de Cormac Mac Diarmoada et de Radie Peat a offert une performance remarquable. Leur musique folk va au-delà des attentes habituelles en mêlant tradition et éléments modernes tels que des rythmes populaires et des synthétiseurs. Leur album « The Live Long Day » a connu un immense succès au-delà des frontières du Royaume-Uni, propulsant le groupe sur la scène internationale des festivals. Leur récent opus « False Lankum » représente une audacieuse combinaison de musique traditionnelle et de sonorités méditatives contemporaines. John Francis Flynn a présenté une évolution surprenante de la musique folk. À l’aide d’un magnétophone accompagnant sa voix, il a créé une atmosphère délicate et captivante. Ses chansons abordaient des thèmes tels que les débuts amoureux et la nostalgie de l’Angleterre. Bien que sa prestation ait parfois été perturbée par des réactions mitigées du public, ses performances instrumentales minimalistes rappelaient l’intensité de « Something In The Way » de Nirvana. Dès leur entrée sur scène, Lankum a immédiatement ensorcelé le public avec leur puissante interprétation de « The Wild Rover », un classique traditionnel revisité de manière originale et reconnaissable. Le groupe a ensuite enchaîné avec une variété d’instruments, allant des accordéons et des violons aux guitares, ainsi que le remarquable harmonium joué par Radie Peat. Son utilisation de cet instrument particulier, combinée à des chants délicats, a créé des moments d’une grande beauté. Radie a également brillé vocalement dans des chansons comme « Go Dig My Grave » et « Hunting The Wren ». Sa voix douce a captivé le public qui retenait son souffle pour ne pas perturber ces instants magiques. Le groupe a conclu le spectacle avec « Bear Creek », une performance instrumentale spectaculaire mettant en valeur leur virtuosité. Lankum a réussi à époustoufler le public avec leur performance. Leur musique folk audacieuse, combinant tradition et innovation, a conquis tous les spectateurs présents ce soir-là. Leur maîtrise des instruments, leur polyvalence et leurs harmonies vocales ont créé une expérience inoubliable.

Tukan enflamme l’Orangerie au festival des nuits 2023 du Botanique

TUKAN, quatuor belge brouilleur de pistes et adepte des anti-codes, est la dernière révélation en date de la scène musicale Volta. Nathan Van Brande à la basse, Samuel Marie aux claviers, Andrea Pesare à la guitare et Tommaso Patrix à la batterie ont mûri leur projet pendant trois ans, explorant des inspirations éclectiques allant du jazz à l’électronique en passant par le post-rock. Leur unique EP sorti en 2021 contenait déjà la promesse de quelque chose de grand. Après une année de travail en studio, le groupe sort enfin leur premier album, « Atoll ». Entre rythmes lancinants et hypnotiques, sonorités électriques et dansantes, l’album est une fusion sonore inclassable, mélangeant des influences multiples. Chaque ligne de basse entre dans les oreilles et ressort par la colonne vertébrale, transportant l’auditeur dans un univers à la fois très écrit et animal. De « Scuba » à « 206 », de « Raymond » à « Opal » en passant par « Black Pearl » et les rimes obscures du rappeur SVDU, la précision et la puissance sont au rendez-vous. Mais c’est sur scène que TUKAN prend toute sa dimension. La chaleur y est organique, les morceaux évoluent et la partition vit. Les prestations en live invitent à la transe, le groupe ramenant les instruments au milieu de la piste de danse. Une expérience musicale unique et captivante à ne pas manquer. Sous l’oeil et l’ouie du photographe. Le festival des nuits 2023 du Botanique a connu une soirée mémorable grâce à la performance de Tukan à l’Orangerie. Malgré un début de concert un peu timide, le groupe a rapidement conquis le public grâce à son énergie contagieuse et son talent indéniable. Malheureusement, le manque de lights a rendu la tâche difficile aux photographes présents, qui ont dû se glisser dans les coulisses pour obtenir les meilleurs clichés possibles. Cependant, cela n’a pas empêché le public de profiter pleinement du spectacle, qui était tout simplement divin selon certains spectateurs. Tukan a livré une prestation puissante et entraînante, qui a fait danser et chanter la foule pendant toute la durée du concert. Les membres du groupe ont également interagi avec le public de manière chaleureuse et amicale, créant ainsi une atmosphère conviviale et festive. En conclusion, la performance de Tukan à l’Orangerie du festival des nuits 2023 du Botanique restera dans les mémoires comme l’un des moments forts de cette édition. Les fans du groupe ainsi que les nouveaux venus ont tous été conquis par cette expérience musicale inoubliable.

Coby Sey captive la foule à la Rotonde du festival des nuits 2023 du Botanique

The Guardian a surnommé Coby Sey un « artiste à surveiller » et il est facile de comprendre pourquoi. Le chanteur, producteur et multi-instrumentiste basé à Londres est l’un des musiciens les plus innovants de la scène underground britannique. Sa musique crée un monde post-grime intime, imprégné d’éléments de jazz, de dub, de bruit, d’électronique, d’expérimental et de trip-hop. Il a collaboré avec une liste impressionnante d’artistes tels que Mica Levi, Tirzah, Babyfather, Klein et Kwes, apportant son énergie contagieuse et mystérieuse à chaque projet. Le dernier album de Coby Sey, « Conduit », est une exploration de l’histoire, de la politique et de la protestation, avec honnêteté et sincérité. Que les thèmes soient sociaux ou introspectifs, ils se déploient sur des rythmes minimalistes où le silence joue un rôle clé. Incarnant à la fois l’espoir et le désespoir, Coby Sey s’efforce de faire de la musique qui transcende les binaires. Au lieu d’offrir une vision positive ou négative de l’existence, il navigue habilement dans la gamme d’émotions qui se cachent sous les dualités superficielles, visant à nous faire tout ressentir. Sous l’oeil et l’ouie du photographe. La Rotonde du festival des nuits 2023 du Botanique était pleine à craquer pour le concert de Coby Sey. Malheureusement, le manque d’espace et le temps limité ont rendu la tâche difficile aux photographes présents, qui ont eu du mal à capturer l’essence de cet artiste fascinant. Cependant, cela n’a pas empêché le public d’apprécier pleinement la musique de Coby Sey. Les tintes musicales ont envoûté la foule qui a hoché des coups de têtes à la mesure de chaque note. Les fans de l’artiste étaient aux anges, tandis que les nouveaux venus ont été séduits par la créativité et l’originalité de sa musique. Coby Sey est un artiste unique en son genre, qui mélange habilement des éléments de musique électronique, de jazz, de dub, noise, trip-hop et soul pour créer une expérience sonore inoubliable. Sa voix suave et expressive a transporté le public dans un monde de rêves et de sensations, tandis que ses rythmes hypnotiques ont fait danser la foule jusqu’au bout de la nuit. En conclusion, la performance de Coby Sey à la Rotonde du festival des nuits 2023 du Botanique restera dans les mémoires comme l’un des moments forts de cette édition. Malgré les difficultés rencontrées par les photographes pour capturer l’instant, l’essentiel était ailleurs : dans la magie de la musique de cet artiste fascinant. Nous avons hâte de le revoir lors d’une prochaine édition du festival.

Iceboy Violet

Iceboy Violet est un artiste polyvalent qui explore différentes influences musicales pour créer une esthétique unique. Originaire de Manchester, il est connu pour son mélange de grime, de rap, de noise et de deconstructed club music. Cette fusion d’influences musicales différentes donne naissance à une musique abrasive et radicale qui a séduit les fans et les critiques. Iceboy Violet est également producteur, ce qui lui permet de donner vie à ses idées artistiques et de produire sa propre musique. Avec son style audacieux et expérimental, il s’est rapidement fait remarquer dans la scène underground britannique. En tant qu’interprète, Iceboy Violet livre des performances électrisantes sur scène. Sa musique est souvent décrite comme un appel à la révolte, un cri de colère contre les injustices et les oppressions. Les paroles de ses chansons reflètent son engagement politique et social, dénonçant le racisme, l’homophobie et les inégalités. Son dernier album, « FREAK », sorti en 2021, est un véritable tour de force artistique. Les rythmes électroniques déconstruits, les basses rugissantes et les paroles puissantes créent une atmosphère à la fois sombre et stimulante. Cet album témoigne de la capacité d’Iceboy Violet à repousser les limites de la musique urbaine contemporaine et à créer un univers sonore unique et captivant. Avec des titres comme « WOAH », « HATEFUL », et « SHADOW SELF », Iceboy Violet a encore une fois prouvé qu’il est un artiste à suivre de près dans la scène underground britannique. Sous l’oeil et l’ouie du photographe. Iceboy Violet peut dérouter au premier abord avec son style très spécial, mais il est un artiste attachant qui met en valeur l’underground britannique. Sa proximité avec le public est une manière de partager ses émotions, ses colères, ses amours, ses amitiés, ses câlins… Il n’hésite pas à se déplacer sur scène, tantôt à gauche du parterre, tantôt à droite dans les gradins de la Rotonde, offrant un spectacle original et dynamique. Malgré le temps imparti au photographe de concert, le concert d’Iceboy Violet était très intéressant. Il faut dire que le public était au rendez-vous, offrant une atmosphère particulière à ce concert intimiste. Les fans ont été captivés par la performance de l’artiste et ont pu partager un moment unique avec lui. Le style musical d’Iceboy Violet est encore peu exploré, mais il est très intéressant et original. Ce compositeur a su captiver son public en partageant son univers singulier, un mélange de poésie, d’expérimentation sonore, de rap, de pop et de rock. C’est un artiste à découvrir pour les amateurs de musique qui cherchent de nouvelles expériences et des sons originaux. En somme, le concert d’Iceboy Violet était un moment fort en émotions, qui mérite d’être vécu en entier. Les fans belges seront sûrement ravis de le revoir lors d’un prochain passage, pour découvrir encore plus de facettes de cet artiste à la personnalité forte et attachante.

Kau Trio

Le KAU Trio est un groupe de jazz instrumental originaire de Bruxelles, qui a su combiner avec succès des grooves entraînants et des ambiances électrisantes, tout en gardant l’essence organique qui caractérise leur son. Leur musique audacieuse et décomplexée est influencée par des artistes tels que BADBADNOTGOOD et Christian Scott. Forts de leur récente invitation sur Kiosk Radio et leur diffusion sur BRUZZ et Worldwide FM, le groupe est considéré comme une formation prometteuse à suivre sur la scène nu-jazz belge par le célèbre DJ LeFtO. Avec leur style unique et leur son frais, le KAU Trio est définitivement un groupe à surveiller dans le monde du jazz contemporain. Sous l’oeil et l’ouie du photographe. Le nom de ce groupe bruxellois atypique, composé de deux membres d’origine germanique, peut sembler étrange, faisant référence à une vache ou un chewing-gum. Cependant, ce nom original s’accorde parfaitement avec la personnalité décalée de ces musiciens qui ont su surprendre le public. Sur scène, KAU s’est démarqué avec une performance symphonique de jazz, offrant une ambiance raffinée et élégante. La vache, présente en avant-scène, donnait un côté ludique à l’ensemble, ajoutant une touche de fantaisie à ce concert hors normes. Bien que la prise de photos ait été un peu difficile, le son de KAU a valu le déplacement. Le public a adhéré à leur musique et a été transporté par l’ambiance exceptionnelle qu’ils ont su créer. Cependant, il est vrai que pour apprécier pleinement la prestation de KAU, des lumières plus travaillées auraient été appréciées, permettant de mettre en avant l’univers singulier de ce trio de Bruxelles. En somme, KAU est un groupe à découvrir pour les amateurs de jazz symphonique et de musiques originales. Leur prestation sur scène est surprenante et unique, offrant un moment hors du temps où l’on peut s’évader dans leur univers fantaisiste et poétique.

Julien Granel

Julien Granel est un artiste qui a su se faire un nom dans l’univers de la pop française. Dès son plus jeune âge, il est attiré par les sonorités de Mika, puis de Freddy Mercury et des Beatles. Cette passion pour la musique l’amène à intégrer le Conservatoire, où il affine ses compétences pendant 14 ans. Parallèlement, il s’essaie aux musiques électroniques et se produit avec un groupe électro-rock dans les bars des Landes. Sa rencontre avec son manager et sa signature avec le label Cinq7 lui permettent de se faire connaître du grand public. Il part en tournée avec Angèle et enchaîne les dates dans les Zéniths. Deux ans après la sortie de son premier EP « Bagarre Bagarre », il sort « Cooleur », un premier album résolument cool, coloré et envoûtant. Avec cet opus, il nous offre une bande son estivale, pleine de groove, de jam brûlantes et de pépites feel-good. Le chanteur nous emmène dans un univers cool, où la couleur est omniprésente, pour un été supa dupa cool. Sous l’oeil et l’ouie du photographe. Julien Granel est un artiste surprenant et attachant, qui a su marquer les esprits lors de son passage sur scène. Ce « saltimbanque des temps modernes » a su créer une ambiance unique et entraînante, emportant le public dans son univers singulier. L’un des moments les plus mémorables de son spectacle a été lorsqu’il est descendu dans la foule, créant une interaction particulièrement chaleureuse et conviviale avec son public. L’artiste a su instaurer une véritable complicité avec les festivaliers, laissant une impression de proximité et de spontanéité. Malgré le fait que Julien Granel ait joué en début de soirée, lorsque le soleil était encore présent, il a su créer une atmosphère colorée et vivante, transportant les spectateurs dans son univers festif et déjanté. Si vous avez la chance de croiser la route de cet artiste, ne manquez surtout pas l’opportunité de le voir sur scène. Son spectacle est une expérience à part entière, où l’on peut retrouver une ambiance électrisante et une énergie communicative. Julien Granel est sans aucun doute l’un des moments forts de ce festival, à ne manquer sous aucun prétexte.

Eee Gee

En février 2022, la chanteuse Emma Grankvist, également connue sous le nom de scène eee gee, a sorti son premier album intitulé « Winning ». Ce projet a été salué par les critiques musicaux et lui a valu de nombreuses représentations sur scène, y compris au festival de Roskilde, l’un des plus grands festivals de musique d’Europe du Nord. L’univers artistique d’eee gee est paradoxal, car elle exprime ses peines de cœur et ses échecs tout en nommant son album « Winning ». Avec des mélodies pop aux sonorités rétro, Emma raconte son histoire, celle d’une jeune femme qui cherche sa voie mais qui est souvent confrontée à un sentiment d’infériorité. Cette honnêteté teintée d’ironie permet aux auditeurs de s’identifier facilement aux paroles de la chanteuse, qui considère sa musique comme destinée aux introvertis qui luttent dans un monde souvent réservé aux extravertis. Sous l’oeil et l’ouie du photographe. Le Festival des Nuits 2023 a démarré sur les chapeaux de roues depuis jeudi soir et même avant et la performance de Eee Gee, une artiste originaire du grand Nord, ne fera que continuer sur cette autoroute musicale qui va durer jusqu’au moins le 7 Mai 2023 voir un peu plus tard. En tant que photographe, j’ai eu l’opportunité de découvrir cette artiste incroyablement talentueuse et de capturer l’énergie vibrante de sa performance. Eee Gee, dont le nom pourrait être les initiales de l’artiste Emma Grankvist, a inauguré la soirée avec sa musique pop-rétro. Les sonorités familières et les morceaux de mélodies captivent immédiatement le public, qui est rapidement entraîné dans l’univers de l’artiste. Malgré le fait qu’Eee Gee ne soit pas trop chanceuse en amour, elle nous donne l’envie de tomber amoureux d’elle à chaque parole de ses chansons. C’est une artiste qui parvient à captiver son public de manière instantanée, et à créer une ambiance qui envahit la salle entière. La Rotonde était remplie de 200 spectateurs, pour certains curieux de découvrir l’artiste, qui sont repartis avec des envies d’acheter au plus vite son dernier album ou même de collectionner ses précédents disques. Il est clair que Eee Gee a une capacité incroyable à établir un lien profond avec son public. En tant que photographe, j’ai été captivé par la performance de Eee Gee. Ses mouvements sur scène étaient fluides et gracieux, et elle parvenait à transmettre une énergie incroyable à son public. Mes photos reflètent la qualité de la musique que j’ai entendue hier soir, ainsi que la personnalité charmante et captivante de l’artiste. En fin de compte, la soirée de Eee Gee était un moment captivant qui a conquis la salle entière. C’est une artiste talentueuse qui mérite sans aucun doute d’être découverte par un public plus large. Le Festival des Nuits 2023 s’annonce déjà comme un événement inoubliable, et je suis impatient de voir ce que les prochaines soirées nous réservent.