7 février 2026

Hervé, la qualité, la sueur, les Moules et des Gaufres…

Des Mélodies de l’Ouest Parisien aux Victoires de la Musique en passant par la rotonde du Bota… Né en 1991 à Saint-Cyr-l’École et élevé par sa mère à Fontenay-le-Fleury, Hervé rêve d’abord de devenir footballeur, avant de découvrir sa passion pour la musique en grandissant avec Bashung, Higelin, et les Daft Punk. Il fait ses débuts en 2015 avec le duo franco-britannique Postaal, se faisant remarquer avec le titre « Freedom ». Après un premier album en 2018 et des premières parties pour Eddy de Pretto, Hervé prend son envol en solo. En 2020, son premier album Hyper fait l’effet d’un « upercut générationnel » selon Télérama, et lui vaut le trophée de Révélation Masculine aux Victoires de la Musique en 2021. En 2023, il sort Adrénaline, un album taquiné par une drôle de mésaventure : tous ses CD contenaient par erreur les morceaux de « Despacito » ! Loin de se démonter, Hervé en rit et continue sa route, revisitant ses premières amours britpop avec une créativité sans bornes. Entre deux concerts, il plaisante sur les réseaux et compose toujours avec l’énergie frénétique d’un « Mister Duracell ». Son public ? Un mélange éclectique, aussi chaleureux qu’un Breton en terre belge ! Tout cela pour vous raconter une soirée inoubliable, autant pour le spectacle que pour l’ambiance magique de la salle « La Rotonde » du Botanique. J’étais entouré de gens venus de tous horizons : d’Arlon, de Liège, de Bruxelles, mais aussi de Bretagne et qui avait même amené une amie avec elle, une Française presque plus Parisienne que les Parisiens, puisqu’elle venait de Bastille, bien que travaillant également dans notre capitale. Hervé était programmé à 20h00, mais c’est à 20h40 qu’il est apparu, débordant d’énergie. Pourtant, le temps a filé à toute vitesse, rythmé par des anecdotes de concerts et des souvenirs partagés. Une soirée qui s’annonçait bien… Tel un Mister Duracell, Hervé virevoltait de gauche à droite dès « Encore », évoquant fièrement ses racines bretonnes, ce qui a ravi mes voisines. La mise en jambe n’était même pas terminée que la première serviette servait déjà à essuyer les premières gouttes de sueur. « Comme tout le monde » a été repris en chœur par un public soit déjà conquis, soit en pleine découverte de cet artiste encore trop méconnu. Hervé, c’est un perfectionniste qui se donne à fond et qui vous sert sur un plateau le fruit d’un travail soigné. Pas avare de bavardages entre les morceaux, il a testé les recettes belges, même si c’était dommage de rester sur les moules, un plat, et la gaufre, qui fait un parfait en-cas, goûter ou dessert… tout comme une délicieuse crêpe bretonne ! Avec « Cœur Poids Plume » de 2019, on a fait un saut dans le passé, pas si lointain, mais assez pour démontrer la pérennité de ses compositions. « Tout ira mieux demain » n’était certainement pas un message destiné aux techniciens, qui ont dû gérer tant bien que mal une panne imprévue… Il faut savoir qu’en Belgique, le public vient pour voir l’artiste et profiter du spectacle : si une corde casse ou que le clavier tombe, on en rigole. Et si l’artiste se tord la cheville, on l’applaudit quand même ! C’est la raison pour laquelle les artistes aiment le public belge, un public de vrais connaisseurs. (sic) Pour moi, « Sémaphore » rappelle beaucoup les mélodies de Raphaël, un véritable coup de cœur parmi d’autres cette soirée-là. Puis, place à « Clashhh », titre de son nouvel album fraîchement sorti, et « Trésor », où l’énergie était celle d’un joueur de foot qui remporte un Classico, avec des paroles immédiatement reprises par un public, définitivement conquis. Avec « Addenda », on plonge à nouveau dans le passé, le temps pour lui de jeter une serviette trempée (qui, par hasard, atterrit dans les mains d’une autre chanteuse « Emy Sakura » présente dans ce public éclectique). Nos cœurs battaient à cent à l’heure, et personnellement, j’aurais souhaité que le temps s’étire pour prolonger encore un peu ce moment magique. Un concert avec Hervé sans qu’il prenne la température de la foule ? Impossible ! Il a inondé la salle de son énergie positive, littéralement. « Si bien du mal » suivi de « Ultrachelou » ont permis d’entamer une nouvelle serviette, avant qu’Hervé ne se promène avec un drapeau belge (eh oui, nous t’aimons beaucoup ! Et cela semble réciproque…). Avec « D’où je viens », il donne une leçon de vie à la jeunesse, et « Odeur » nous replonge dans son dernier album qu’il défend avec brio. Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, on se quitte avec « Bel Air ». Pour les heureux qui ont patienté à peine dix minutes au stand de merchandising, Hervé est apparu tout sourire, sympathique et à l’écoute des anecdotes de chacun. J’en faisais partie, et je soutiens ce petit Breton « toujours à l’aise Breizh », aussi fou sur scène que Cantona l’était sur un terrain de foot. C’est comme ça qu’on aime les artistes. À très vite pour une nouvelle aventure… Et si vous ne connaissez pas, découvrez le… Encore Tout ira mieux demain Monde Meilleur vous aimez ? son album est une tuerie…commandez le ici

Hervé défie la mode, les clichés … et les conditions climatiques.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Hervé (tout simplement, pas Hervé Vilard ni Renard) est un artiste hors du commun. Il semble défier les codes mais aussi les temps. Celui qui court telle la trotteuse de votre montre, mais aussi celui qui dépend des conditions climatiques. Et oui, la langue française est tellement riche qu’elle offre de nombreuses possibilités avec ses doubles voire même triples sens, dont le chanteur se sert d’ailleurs particulièrement bien. Petit flash-back de quelques années, Hervé Le Sourd, avouez que cela commence déjà fort au niveau image avec un tel nom de famille pour un chanteur, rêve de devenir footballeur pro. Il entame toutefois, en parallèle à ses entraînements sportifs, l’apprentissage du piano et se passionne pour l’informatique, deux activités qui vont prendre finalement le pas sur le sport de haut niveau. Hervé n’en demeurera pas moins un supporter du FC Lorient, le club phare de la région natale de ses parents, mais il fait une croix sur ses aspirations de jouer en ligue 1 pour se consacrer à la musique. Après un passage dans le groupe Postaal (si le nom est à consonance néerlandophone, c’est bien avec un anglais qu’il composait le duo), il franchit la marche le menant au mode solo. Encore une singularité pour lui qui s’imaginait briller dans un sport collectif.   Comme Hervé ne fait rien vraiment comme les autres, c’est juste à l’aube de la pandémie du Covid qu’il prend son envol. Manque de bol pourrait-on dire, mais l’artiste a de la ressource et ne baisse pas les bras. Il s’enregistre dans son appartement en mode confinement pour un clip maison de la chanson « Si bien du mal ». Et c’est top. Hervé y apparait décontracté, style je croque la vie comme elle vient. Heureusement que le garçon dispose d’une bonne dose d’humour, de résilience et d’auto dérision car ses mésaventures sont, disons, régulières. Pour exemple, c’est lui qui a eu cette surprise de découvrir que son album CD avait été livré avec les chansons de Luis Fonsi, l’interprète de Despacito. Certains auraient déprimé, d’autres se seraient énervés sur les personnes en charge de la fabrication des albums. Il l’a peut-être fait, nous n’avons aucune information là-dessus, mais il a surtout tourné une petite vidéo dans sa voiture, en mode selfie, pour expliquer la situation à ses fans. Tout ceci pour en arriver à sa performance au Cabaret Vert. Que pourrait-il lui arriver dans un festival d’une telle ampleur, dans le nord de la France, au troisième jour de l’événement ? C’est là qu’entre en scène une invitée que peu d’organisateurs apprécient, la pluie. Et je ne vous parle pas d’une petite douche de fines gouttelettes, non, mais plutôt de la bonne drache nationale belge et ce sans discontinuer de longues heures durant. De telles conditions ont évidemment un impact sur les festivaliers, directement exposés à l’humidité, mais aussi à la boue qui remplace progressivement la bonne terre ferme et l’herbe qui couvraient les plaines du site, mais les déplacements des artistes sont aussi, la plupart du temps, limités, ceux-ci préférant rester sous le couvert du toit, évitant du coup de s’aventurer sur les avancées qui, elles, sortent du champ de protection de l’infrastructure. Je vous le donne en mille, Hervé n’est pas de cette trempe-là. Si le public se mouille, lui aussi ! Mais un sol humide devient… glissant, comme l’a appris le chanteur, qui a toutefois évité la chute au prix d’un beau rééquilibrage de dernière minute. L’histoire ne se termine pas là, car dans son entrain, Hervé perd une pièce de son micro. On lui en apporte un deuxième, puis un troisième car la technique semble elle aussi prendre l’eau. Il faut dire que nous sommes à ce moment confrontés à des conditions climatiques particulièrement peu propices au déroulement d’un show en plein air. Mais comme d’habitude, Hervé trouve une parade pour occuper le public, se saisissant d’une raclette et débutant le nettoyage des extrémités les plus exposées de la scène. L’image deviendra virale (on voit rarement l’artiste se charger d’une telle tâche en plein milieu du spectacle) et le public s’en amuse, improvisant une holà à chaque coup de raclette. Et oui, Hervé est un artiste d’un autre temps, celui où l’on n’avait pas besoin d’un staff de douze gardes du corps pour remplir la scène ni d’un assistant pour chaque tâche. Même sans ces « évolutions », Hervé est un artiste, un vrai mec de scène, proche de son public, capable de nouer un lien avec lui et de s’adapter à beaucoup de situations. Chapeau l’artiste. Bonne nouvelle pour les Belges, Hervé nous rendra visite le 27 octobre prochain. Cela se passera à l’Orangerie (Botanique) (places disponibles sur le site de la salle). Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.  

Attrapez le virus Hervé

Les murs de l’Orangerie s’en souviennent encore 2 années plus tard. A l’époque la pandémie était dans une sorte de mi-temps et nous étions assis de force avec la distance et ce fut un concert raccourci et une scène partagée en deux époque (après-midi et soir) avec Charles. Ce mercredi 27 octobre 2021, nous sommes toujours dans une mi-temps de cette pandémie… Mais il y depuis un vaccin et des vaccinés, mais aussi des CST(Covid Save Ticket), qui on fait disparaitre les masques et les sièges. Et les murs sont porteurs d’un autre virus très virulents, plutôt plus énergique encore qui vous rentre dans le corps et n’en sort pas aussi vite chez certains fans. Hervé était là débordant de peps et de dynamisme avec la détermination de faire vibrer encore plus un public conquis dès les premières notes. Tel un microbes, Hervé se baladant tantôt à gauche, tantôt à droite de la scène. La sueur découlant des litres de Spa reine et coulant tout le long de son corps en témoigne. Accompagné de son batteur fétiche et de son bassiste Hervé nous offre toute son répertoire : « Mélancolie, Dis-moi…, Des airs de toi, Monde meilleurs, …Une très belle reprise d’Alain Bashung qu’il affectionne particulièrement : »Fureur de vivre », Maelstrom, Parer parade, Trésor, Le premier jour du reste, La peur des mots, Coeur poids plume, Addenda, Rodeo, Si bien du mal, Bel air, L’an zéro…Photos de cette soirée sur @Wizfabphotos Une heure trente, avec malgré tout un manque, un goût trop court qui donne l’envie d’une prochaine… Pour certains ce vide sera déjà comblé le lendemain au Reflektor de Liège, avec des photos visibles de l’excellent photographe @Christophe Dehousse (fb) La disponibilité d’Hervé se traduit par une séance autographes et vente d’albums et de souvenirs lors des deux soirées belges. Il assure le petit breton. A très vite Hervé. Photos et Résumé BRAECKMAN Fabian

Hervé et le confinement à l’Olympia…

Vous vous souvenez d’Hervé, découverte de Confestmag durant les Nuits Botanique 2020. Petite boule de nerfs et voix atypique… Déchainé et marathonien sur scène, le confinement ne peut stopper l’énergie de ce chanteur de 28 ans. Son premier album « Hyper » sorti en juin 2020. Hervé aurait bien aimé le défendre sur scène, après un confinement chez papa en Bretagne. En principe, l’Olympia était complet pour ce 16 novembre, du coup Hervé n’a pas voulu décevoir ses fans et a réaliser une jolie session live, certes que 4 morceaux, et on vous fait découvrir ce moment qui aurait pu être plus magique, sans ce foutu virus (eh oui toujours lui…). un autre conseil de voyant suivez ce garçon sur YouTube ou fb vous pourriez être surpris… Textes et Photos : BRAECKMAN Fabian Video : Youtube

HERVE, déchaîné et adoré au Nuits Botanique 2020…

Le chanteur Hervé vient de publier « Hyper », un premier album à l’âge de 28 ans, lui qui s’est lancé dans la musique, 10 ans plus tôt. Il a l’habitude de tout manager seul de l’élaboration des chansons aux clips, en passant par les pochettes. Après cette phase solitaire, il prend son van et accompagné de ses musiciens, il se rend sur scène afin d’aller y chercher une forme de performance physique. Sa musique, on peut la décrire comme électronique, avec la présence de basses et de batterie qu’il affectionne. Il parle à travers ses textes de tous les sujets, mais n’a pas forcément envie que le public les comprenne, mais qu’ils en fassent leur propre interprétation. Même s’il a grandi et vit à Paris, il est de sang breton et c’est là-bas qu’il élabore ses disques, et l’ensemble de ses projets. Il y a même passé le confinement alors qu’en principe pour écrire il a besoin de partir car il écrit mieux sur son temps quand il prend ses distances avec lui. Quand il vient dans la région, il lui arrive de louer une maison car composer avec des machines, engendre le bruit. Il avoue vivre au jour le jour surtout depuis la pandémie et ses concerts affichent complet, mais peu lui importe de toute façon le nombre de public, le principal pour lui c’est le sentiment de résistance qu’il ressent et surtout que les gens viennent même avec des masques de circonstance, même assis car lui et son public ne lâchent rien. Clara Luciani et Eddy de Pretto, deux étoiles montantes de la chanson francophone lui ont même donné leur faveur , très probablement parce-qu’ils sentent ses chansons, et qu’à leur image il est un vrai chansonnier avec une posture dite moderne. Dehors il fait froid, venteux et humide… Alors les équipes du Bota ont d’abord pensé au conforts de ses spectateurs. Le Covid laissant déjà assez de malades sur Bruxelles, ça suffit ! Fallait pas que les amateurs d’ Hervé et de Charles se retrouvent en congé forcé. Les consignes usuelles de préventions, les musicos en place et « c’est parti pour le show …. ». Hervé sautillant prend place derrière le clavier, sautant bougeant dans tout les sens, dansant, grimaçant… La tornade était en fait à l’intérieur ! Comme si , il a garder en lui toute l’énergie pour se déchaîner pour ses 2 concerts successifs de même acabit. Véritable boule de nerfs, toujours en mouvement derrière son clavier, communicatif pour ce public tout dévoué même assis et claquant des pieds à faire trembler le théâtre. Tout cela dans les normes et aucun débordement faut le signaler… Voix atypique , à la limite du chuchotement, musiques électronique super entrainante, textes quelquefois incompréhensibles, mais très attachant et autant il peu grimacer durant ses morceaux, autant il rigole a chaque moments qu’il s ‘adresse au public. On a même eu droit à un morceau volé à Bashung , « La Peur des Mots », mais qui lui sied à merveille. Le concert malheureusement raccourci fut trop court même pour lui et les remerciements d’ Hervé et ses musiciens en témoignent… Super concert, un petit coup de coeur pour une nouvelle découverte, Confestmag a adoré. Biographie COCU Christophe Résumé et Photographie BRAECKMAN Fabian