Michel Polnareff

…a donné rendez-vous à son public à Forest National pour un concert alternant fulgurances géniales et moments plus douloureux, pour ce qui risque sans doute d’être un dernier salut à son public Michel Ponareff , un nom illustre de la chanson française et du rock français ! Pianiste hors pair et mélodiste de renom, l’artiste était en concert à Forest National vendredi dernier, dans cette salle mythique où en 1975 dû à des problèmes techniques il démarra son concert avec un megaphone. De 1966 à 1990, Polnareff a sorti une série d’albums devenus aujourd’hui des classiques et qui contiennent quelques pures pépites. Son jeu de piano exceptionnel et sa voix reconnaissable entre mille a marqué plus de trois décennies d’admirateurs laissant dans le patrimoine collectif musical une trace indélébile. En 1975 j’étais présent dans la salle, et nous avons vécu un grand moment malgré les soucis techniques et logistiques qui ont fait de ce concert un concert mythique. Plus de trente ans plus tard, en 2007, à l’annonce de son grand retour sur scène, lors de son passage à Forest National le français m’avait scotché par son jeu de piano formidable et des orchestrations superbes portées par un band terrible dans lequel officiait l’excellent guitariste Tony MacAlpine. Vocalement Michel était au top, et le show fut grandiose. Un très très grand souvenir. En 2016, sa prestation toujours à Forest National fut convaincante, sans toutefois atteindre le niveau magistral de la tournée de 2007. L’artiste a néanmoins ravi ses fans et y a donné un concert de grande qualité. Que fallait-il donc attendre de cette tournée 2023? Annoncée comme une tournée piano-voix en scène centrale, elle se solde finalement par un show électrique plus conventionnel, l’Amiralétant accompagné par de très talentueux musiciens anglais. Pourquoi ce revirement de situation? Je n’en sais pas plus à ce sujet, mais au vu du concert de ce 30 juin je vous livre dans les prochaines lignes de cet article quelques éléments de réponse qui n’engagent que moi. La scène est centrale, et Michel Polnareff prend place sur celle ci soutenu par deux gardes du corps. Il est évident que l’homme n’est plus aussi fringant que lors de la dernière tournée et semble assez affaibli. Il attaque avec Love me Please Love Me dont il chante volontairement les premières phrases dans une tessiture grave, interrompt la chanson égratignant au passage le journal Le Soir qui a osé écrire » qu’il ne sait plus monter « , avant de conclure ce petit speech revanchard par un » le soir bonsoir ! » dédaigneux, et de reprendre le cours du morceau dans sa tessiture classique. J’avoue après ce début atypique avoir eu peur que le concert ne se résume en un règlement de compte entre Michel et les médias mais heureusement la suite sera plus conventionnelle et convaincante. Donc pas de concert piano-voix, mais un très bon band anglais qui l’accompagne et redonne un coup de jeune à ses compos. Et ça pourrait s’expliquer par le fait que même si Michel Polnareff est toujours capable de jolies prouesses vocales, il économise sa voix en début de spectacle et sur certains titres. Il prolonge aussi certaines notes en déstructurant ses classiques (ce qui peut perturber l’auditeur habité par les superbes versions originales), et surtout, il ne joue plus du piano que d’une seule main, l’autre étant constamment posée sur le piano donnant l’impression qu’il s’y agrippe. Et voir Polnareff sur scène sans jouir de son jeu de piano virtuose à deux mains c’est terriblement frustrant ! Il me semble alors évident qu’un piano-voix aurait sans doute été compliqué et que le choix d’un band en soutien est sans doute plus judicieux. L’artiste a 79 ans et sort de gros problèmes de santé, ceci pouvant sans doute expliquer cela. Mais ne boudons pas notre plaisir, malgré tout Polnareff a ravi ses fans (5.600 personnes d’après la sécurité) tellement heureux de réentendre ces chefs d’oeuvre que sont Lettre à France, Le Bal des Lazes ( la plus belle version du concert selon moi), La Mouche, Qui a Tué Grand Maman, La Poupée qui fait Non, Sous quelle étoile suis- je né ?, Dans la rue, L’Amour avec toi, Coucou Me Revoilou ( en version instrumentale),La Folie des Grandeurs, Y a qu’un ch’veu, On Ira Tous Au Paradis, Tam Tam Tam, Tout Tout pour ma Chérie, Goodbye Marilou , une kyrielle de hits intemporels. Un gros bémol à mon sens est cette scène centrale qui reste désespérément fixe, et qui oblige donc les spectateurs d’une moitié de salle à vivre tout le concert face au dos de leur idôle ! Une scène tournante (ndlr. vérifications faites, elle a tourné… après le concert) aurait été bienvenue afin que chacun puisse profiter du show de manière optimale et n’aurait pas vraiment fait exploser le budget de la production. A moins que d’autres critères qui me sont inconnus n’aient justifié ce choix peu réjouissant pour ceux qui étaient placés du mauvais côté. J’imagine leur déception. Nous avons donc eu droit à un Michel Polnareff qui est resté collé à son piano et ne s’est jamais levé pour venir en bord de scène comme en 2016, mais qui semblait heureux d’être là et n’aura eu de cesse que de remercier son public à maintes reprises. Au terme de nonante minutes de show, je quitte donc la salle partagé entre le plaisir d’avoir vu l’artiste une fois de plus, mais aussi envahi par un confus sentiment de tristesse de le sentir diminué. Car même si cette tournée n’est pas annoncée comme la dernière, elle ressemble tout de même beaucoup à un dernier salut au public, une dernière fulgurance artistique de celui qui reste et restera un des derniers géants du rock français. Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/07/08/michel-polnareff-a-donne-rendez-vous-a-son-public-a-forest-national-pour-un-concert-alternant-fulgurances-geniales-et-moments-plus-douloureux-pour-ce-qui-risque-sans-doute-detre-un-dernier-salut-a/
Air Guitar Belgium Championship…

…et concerts live de Romano Nervoso et VHS from Space ! La Brasserie de La Mule était ce samedi « the place to be » dans une ambiance de folie et sous un soleil de plomb. Il y a peu nous vous annoncions dans ces colonnes la demi finale du Championnat de Belgique de Air Guitar, événement qui a eu lieu samedi dernier à La Brasserie de la Mule à Schaerbeek. La météo estivale ainsi que l’affiche proposée ce jour là avec les concerts de Romano Nervoso et VHS from Space ont attiré la grosse foule. Il est passé 18h lorsque Romano Nervoso s’empare de la scène extérieure devant une foule compacte. Dès les premiers accords l’ambiance est bon enfant et le public réagit au quart de tour aux titres énergiques du band et de son charismatique leader Giacomo Panarisi. Comme à son habitude le frontman déjanté et ses musiciens balancent leur spaghetti rock avec une belle dose d’auto-dérision et une énergie peu commune. Notre homme déclare avec humour détester les Stones mais nous dit qu’il va néanmoins reprendre un de leurs titres, puis nous envoie Come Together des Beatles à la tronche dans une version survitaminée. Cette blague il la fait souvent mais ça marche à chaque fois ! Romano Nervoso c’est du rock bien saignant et sans prétention from La Louvière, et l’assurance de toujours passer un excellent moment en leur compagnie. Après environ 1h de show, place maintenant à la compétition de Air Guitar. Le jury, dont j’ai l’honneur de faire partie, est également composé de Juan d’Oultremont, de Ross Demon, de Giacomo Panarisi, de Corentin Skwara et de son président Narvalwaker champion de Belgique 2011 et dans le top 10 mondial. Notre petit groupe prend place sur scène tablette à la main, et s’apprête à juger les 15 candidats qui vont défiler sous nos yeux pour une performance choisie d’une minute. Corentin alias Airgus, organisateur de l’événement et champion d’air guitar, présente et annonce chaque candidat, et c’est parti pour une solide partie de rigolade et de folie en deux manches devant des spectateurs déchainés. Quelle ambiance ! La grande finale, aura lieu le 8 juillet prochain, toujours à La Mule, et décernera le titre de champion de Belgique. Le gagnant ou la gagnante gagnera une vraie guitare Stagg, et aura l’occasion de partir fin aout en Finlande pour y représenter la Belgique aux Championnat du Monde. Rien que ça ! Vous trouverez ici via ce lien un bon résumé de l’ambiance de cette compétition de folie et les prestations complètes des candidats via la diffusion en direct sur Twich de L’Oeil Carnivore (Merci à eux !) : https://www.twitch.tv/videos/1854714907 (Merci à eux !) Il y eu donc en fin de parcours 10 qualifiés pour la finale, avec un duel serré pour la première place entre Dirty Beaujolais et la très charismatique Lulu La Landaise. C’est finalement Dirty Beaujolais qui s’empara de la première place avec 68 points contre 67.3 pour Lulu que le public a longuement ovationné et dont c’était la première participation. Bravo à eux, et à tous ceux qui ont participé à l’aventure ! Rendez vous donc le 8 juillet pour vivre l’épilogue de cette belle et enthousiasmante compétition atypique. Entre les deux manches de la compétition de Air Guitar, un deuxième concert était prévu cette fois sur la scène intérieure avec VHS from Space. VHS from Space est un band qui évolue au sein d’un univers retro-futuriste, et évoque le rock alternatif en y mêlant sa touche psyché-cosmique. Oups ! Après deux premiers EP sortis en 2014 et 2018 , le quintet a proposé en 2022 un troisième effort Cigarette Burns où il explore d’avantage les méandres futuristes des nineties. Un vinyle est prévu à la rentrée pour le mois de septembre. Arborant un visuel scénique futuriste et inquiétant sorti tout droit d’un vaisseau spatial de l’angoisse, le groupe dégage sur scène une puissance de feu réjouissante qui rappelle l’énergie du rock garage. Il n’y avait qu’à observer le public totalement déchainé pour se rendre compte de l’énorme impact live qui émane du groupe. Une reprise étonnante du Hallo Spaceboy de David Bowie s’est glissée dans la setlist au sein des compos originales comme Exquisite Shame, Trickster, DeLorean Thieves, Revenge, Causa Sui , Sound of Uranus, Vertigo , Dead Pilot et autre From Glory to Rust . On stage, le line up est composé de Jérôme Vandewattyne, guitares et voix, de Franz Vandewattyne à la batterie, de Maxime Ronce à la basse, de Fabrice Fardelli à la guitare et de Ayrton Heymans ( VJing et images ). Le band propose au public un spectacle complet auditif et visuel. Pour les musiciens de VHS from Space, une scène ce n’est pas que du son, c’est aussi de l’image. VHS from Space fut en ce qui me concerne LA révélation du jour, un groupe inventif, talentueux et créatif qui a tout pour un jour faire partie des grands ! Incontestablement un projet à suivre avec une très grande attention. Cette journée à la Brasserie de la Mule fut incontestablement une belle réussite, un de ces événements de plus en plus nombreux qui contribuent à faire de La Mule, le nouvel endroit branché zique qui a le vent en poupe. N’hésitez pas à aller leur rendre visite à l’occasion ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/06/28/air-guitar-belgium-championship-et-concerts-de-romano-nervoso-et-vhs-from-space-la-brasserie-de-la-mule-etait-ce-samedi-the-place-to-be-dans-une-ambiance-de-folie-et-sous-un-soleil-de-plomb/
Des Nervous Shakes bien sauvages ont fait vibrer le Zenne Bar !
Nervous Shakes jouait vendredi soir au Zenne Bar, un des nouveaux lieux à la mode à deux pas de Tour et Taxis et de l’ancien Magasin 4 qui nous manque beaucoup. C’était donc l’occasion rêvée d’aller voir cette belle bande de punks allumés représentants de la quintessence du rock’n’roll bruxellois. Le Zenne Bar est un endroit spécialisé dans la dégustation de bières belges qui redorent le blason de la capitale. Si vous y allez pour la bière vous ne serez pas déçus, mais si vous venez pour un concert, n’y cherchez pas des boissons rock n’ roll comme le Coca Cola, ou le Jack Daniels Coke à la Lemmy de Motörhead, ils ne connaissent pas. L’endroit ,hormis la bière, vous propose peu de boissons sans alcool, hormis une citronnade dont l’acidité extrême vous ramone le gosier ,ou des softs plutôt branchouille à base de sirops Meneau (menthe, grenadine, violette…). Mais ne les demandez pas avec de l’eau gazeuse, on vous répondra qu’on ne les sert qu’avec de l’eau plate (sic!). Ou alors, me répond la serveuse après un court moment de réflexion, il faut prendre une eau gazeuse et du sirop à part que vous payerez séparément et mélangerez vous même. Heuuuuuu ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Bref hormis ces petits détails un peu irritants mais qui conviennent sans doute à d’autres, et le peu de sourires sur les visages du personnel, la Brasserie de la Senne en elle même est assez sympa avec kicker, piste de pétanque et ses tables agréables en terrasse. Ceci dit, il faut souligner la bonne idée des patrons de programmer du rock et des bands de manière régulière, ce qui ramène bien évidemment un public supplémentaire qui n’aurait peut être pas fréquenté le lieu dans d’autres circonstances et offre une scène de plus aux artistes ce qui n’est pas à négliger. Mais revenons-en à nos Secousses Nerveuses. Je ne vais pas revenir sur leur parcours dont je vous ai déjà parlé abondamment dans un précédent article que je vous engage à lire ou relire ici : https://branchesculture.com/2022/12/26/en-concert-a-la-brasserie-de-la-mule-jeudi-dernier-nervous-shakes-a-confirme-le-vieil-adage-punk-is-still-alive-ans-well/ Punk’s not dead. (Patti Smith) Ce soir c’est la dernière prestation du batteur Philippe Felix qui quittera le groupe ensuite pour se consacrer à un autre projet le Garbage Gang, groupe du nord du pays. Qu’à cela ne tienne les Nervous Shakes vont une fois encore proposer une prestation festive et éminemment rock n’ roll du plus bel effet. Ici pas de scène surélevée, on joue à même le sol, ce qui crée immédiatement une promiscuité salvatrice avec leur public dans lequel on reconnait plusieurs potes musiciens venus les soutenir comme Mulder des Rumble Pit et Flupke des Gabbalovers, les initiés comprendront. Au programme une setlist bien nerveuse (ben tiens !) et des titres incontournables comme Pipeline Get The Fear, In The Summer, When Things Go Wild, Are You Mine?, I Need You So Bad, le très raffraicissant Cha cha Twist sorti en face B du 45T Do You Wanna sur Panique Records, Panzer Division, Kamikaze Baby, Walk Like A Lover, Don’t Cut Me loose, Teenage Blues et une excellente reprise de Sheena Is A Punk Rocker des mythiques The Ramones. Un set sans prétention et bourré d’énergie qui ne peut que vous séduire du premier au dernier accord. Nervous Shakes c’est aussi et bien souvent la fiesta avec le public ! A la guitare incendiaire on trouve Marc René Deprez le patriarche de la bande, au chant et à l’harmonica le remuant et sautillant Yvan Retroff , à la basse Bruno VG et à la batterie Philippe Felix. Un solide quatuor qui a bien mouillé sa chemise malgré une chaleur accablante plus digne d’un sauna que d’une salle de concert. The Nervous Shakes restent une valeur sûre de la scène belge alternative actuelle et les voir en live constitue un plaisir non dissimulé. Alors s’ils passent en concert près de chez vous, éteignez la télé, annulez le rendez vous familial chez votre belle mère ou chez tata Rosette et venez les soutenir, vous ne regretterez pas le voyage ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé que vous pouvez retrouver sur Branchésculture : https://branchesculture.com/2023/06/27/des-nervous-shakes-bien-sauvages-ont-fait-vibrer-le-zenne-bar/
Le Mozaik Festival de L’Os à Moelle s’est déroulé sous le soleil et devant un public enthousiaste. Nous avons assisté le vendredi aux spectacles de Zidani et Peggy Lee Cooper
Du 5 au 18 juin L’Os à Moelle à Schaerbeek proposait sont Mozaik Festival premier du nom pour cloturer la saison avec plus de vingt spectacles en intérieur et en extérieur. Au programme des quatres jours, de nombreux artistes comme Sharko, Zidani, Peggy Lee Cooper, Turquoise, Breizh Comedy Tour et bien d’autres. C’est sous le soleil que nous accueille ce festival bien sympathique vendredi dernier, jour que nous avons choisi pour venir applaudir Zidani et Peggy Lee Cooper. A l’extérieur, des tables bistrot côtoient des transats alignés devant une petite scène où se succèdent divers artistes moins connus. Ca et là des stands d’artisans garnissent la cour, et on y trouve également un bar qui propose bières, sodas, cocktails ainsi qu’une gamme de petite restauration dont d’excellents hamburgers. La présentation des artistes est assurée par le longiligne John-John Mossoux. Tout est réuni pour faire du Mozaik Festival un lieu artistique agréable, familial et de grande convivialité. Ce jour là en sous-sol c’est dans la salle habituelle que Zidani ouvre le bal à 19h. Sandra Zidani, on ne la présente plus, c’est une de nos humoristes les plus talentueuses, à l’humour corrosif, irrésistible et inimitable! Ce soir elle nous présente son spectacle Mamie Georgette en mode stand up ! Un spectacle dont je vous avais déjà copieusement parlé dans un précédent article à lire ici :https://branchesculture.com/2023/03/11/en-spectacle-au-whalll-avec-son-personnage-de-mamie-georgette-zidani-seduit-ose-tout-et-dit-tout/ Mamie Georgette, « déconfine » déjà depuis un moment. En effet depuis le décès de son mari Marcel (qu’on appelle Léon), qu’elle aimait tant, Georgette vit son veuvage d’une manière bien différente de ce qu’on pourrait imaginer. Elle part en voyage à Pigalle, découvre « le droit » d’avoir une carte bancaire, fait des « strip poker » avec ses copines, mais surtout elle écrit. Oui ! Georgette écrit un livre sur la place de la femme dans la chanson française. Autant vous dire tout de suite que Zidani fut une fois de plus extraordinaire de drôlerie, et a conquis le public en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Son interaction avec le public est intelligente et désopilante, et c’est un peu aussi sa marque de fabrique. On sait qu’elle n’a pas sa langue dans sa poche et on se régale lorsqu’elle prend à partie un spectateur en retard, ou une spectatrice qui n’a pas éteint son téléphone portable. Elle invitera aussi deux spectateurs à monter sur scène pour l’aider durant un sketch, dont votre serviteur, ce qui déclencha l’hilarité de mon photographe qui ne s’est pas fait prier pour immortaliser ce moment. Bref, faut-il encore le répéter, un spectacle de Zidani c’est l’assurance de passer un moment de détente exceptionnel , énormes fous rires garantis. Le temps de remonter vers la cour extérieure et de se désaltérer au bar en compagnie de quelques têtes connues dont l’incontournable Patrick Chaboud du Magic Land Théâtre venu en visiteur, et il est temps de redescendre dans le cabaret pour le spectacle de Peggy Lee Cooper que j’avais eu l’opportunité d’ interviewer en 2019, interview que vous pouvez lire ici : https://branchesculture.com/2019/01/05/interview-peggy-lee-cooper-rencontre-sans-fards-avec-la-diva-bluesy-a-la-voix-rocailleuse/ Ce soir Peggy Lee Cooper nous présente son spectacle J’ai des lettres (mais j’ai pas de culotte) ! Avec une succession de chansons à texte, souvent grivoises et sans retenue, la diva nous emporte dans un univers où sa voix de camionneur rocailleuse nous chante de petites merveilles, et des raretés un peu sales avec sa finesse légendaire…ou parfois pas. C’est en trio que Peggy Lee Cooper se produit, accompagnée de Grand Malade aux percussions et au chant, et du claviériste Matthieu Vandenabeele. Ca nous donne de très beaux moments comme cette reprise du titre Ils en sont tous de Robert Rocca, ou Comme au théâtre une composition qui figure sur son album It Ain’t Over Till The Fat Lady Sings , ainsi qu’ un superbe final avant rappel avec la magnifique chanson Ces Salauds, dont on se régale du texte à chaque fois. Un grand moment ! D’autres titres apparaissent parfois un peu plus faibles en comparaison avec les chefs-d’oeuvre précités, comme Un Suisse prendra son temps, adaptation en français de An Englishman needs time un des grand succès de Eartha Kitt. Mais dans l’ensemble Peggy Lee Cooper est épatante et reste fidèle à elle même, sortant parfois des clous pour notre plus grand bonheur mais toujours fidèle à son personnage outrancier et atypique duquel émane sous l’aspect clinquant et extravagant, une jolie dose de tendresse. Le public ravi lui a fait une belle ovation. C’est donc avec une impression plus que positive que nous avons quitté le Mozaik Festival 2023. Bravo à son créateur Samuel Bernard à l’initiative du projet, gageons qu’il fera encore mieux l’année prochaine avec l’édition numéro 2. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/06/20/le-mozaik-festival-de-los-a-moelle-sest-deroule-sous-le-soleil-et-devant-un-public-enthousiaste-nous-avons-assiste-le-vendredi-aux-spectacles-de-zidani-et-peggy-lee-cooper/
Le Magic land Théâtre est actuellement en tournée d’été partout en Belgique. A Bruxelles nous avons assisté à la première de » Les Bijoux de la Couronne » à La Maison de la Francité.

Fidèle à sa tradition de théâtre de rue, Le Magic Land Théâtre profite chaque année des beaux jours pour sillonner la Belgique de part en part, ainsi qu’une partie de la France, en proposant six spectacles de tréteaux. La troupe enchante de cette manière petits et grands avec cet humour qui n’appartient qu’à son auteur et créateur, l’inégalable Patrick Chaboud. Cette fois c’est à la Maison de la Francité à Bruxelles que Le Magic Land proposait la première bruxelloise d’un nouveau spectacle Les Bijoux de la Couronne. Alors que L’Affaire des Ferrets est encore toute fraîche dans les mémoires, un nouveau scandale menace la cour de France. La reine, une Milanaise fière comme une escalope, s’ennuie à mourir et finit par succomber aux charmes d’un amant de passage. Elle ignore que celui-ci est un espion à la solde du cardinal, et qu’ elle vient de sceller son destin. Les mousquetaires parviendront-ils à récupérer les bijoux de la couronne ? Et comme dirait d’Artagnan : « il n’est pas trop tard pour venir assister à ce beau spectacle de tréteaux” ! ( source Magic Land Théâtre) C’est dans la cour extérieure que les comédiens ont installé la scène. Quelques gouttes de pluie nous inquiètent un peu, mais finalement la météo restera clémente et le spectacle pourra se dérouler normalement dans de bonnes conditions. Avec Les Bijoux de la Couronne les amateurs de l’humour du Magic Land ne sont pas dépaysés : jeux de mots, situations abracadabrantesques et absurdes et humour loufoque sont bien au rendez-vous, pour le plus grand bonheur de tous. Au casting on retrouve dans le rôle du cardinal Bastien Craninx qui nous avait déjà enchanté avec son rôle diabolique dans La Botte du Diable ( si vous n’avez pas vu ce spectacle je vous le recommande), et cette fois encore il est bluffant et purement excellent. » Il y a quelque chose de De Funès en lui « , me souffle mon photographe. Chacun en jugera. Autour de lui, Amélie Segers campe une reine charmante et manipulatrice dont est tombé éperdument amoureux le Roi joué par le facétieux Juan Marquez Garcia dont on ne souligne pas assez le grand talent comique. Quand à Elsa Erroyaux elle complète avec talent ce quatuor déjanté. Notons que dans la grande tradition du théâtre de rue et de la commedia dell’ arte certains comédiens jouent plusieurs rôles à la fois, et que l’imagination des spectateurs compense le manque de moyens scéniques, comme dans cette scène hilarante ou un mousquetaire monte sur un cheval invisible dont on entend le hennissement. Jouissif ! Avec le Magic Land tout est possible ! Mais que dire de la pièce? Dans la pure tradition du Magic Land Théâtre, Les Bijoux de la Couronne n’est certainement pas une pièce majeure du répertoire de la troupe de la rue d’Hoogvorst comme le sont Spartakis, Mamy Fout le Bronx, 1815 la Dernière Bataille, la série des Sherlock Holmes ou Le Manoir de Silver Lake, mais cette farce historique légère convient parfaitement pour vous dérider et amuser la galerie. Hormis une scène de la porte un peu longuette, le rythme est soutenu et vous passerez un excellent moment en compagnie de ces comédiens délicieux. Le Magic Land est actuellement en tournée d’été je vous invite à parcourir leur site internet, vous trouverez toutes les infos pour réserver vos places de spectacle ici : https://www.magicland-theatre.com/wordpress/ N’hésitez pas à réserver, et à allez applaudir ces spectacles rares et divertissants qui vous feront un bien fou ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/06/21/le-magic-land-theatre-est-actuellement-en-tournee-dete-partout-en-belgique-a-bruxelles-nous-avons-assiste-a-la-premiere-de-les-bijoux-de-la-couronne-a-la-maison-de-la-francite/
Riffless et Dop

Riffless et son power rock teinté de hard a brûlé les planches du C.C. Perwez ! Sympathique fiesta du rock jeudi dernier au Centre Culturel de Perwez avec La Fête Rock n’ Roll soirée de clôture de la saison, qui proposait un beau programme: en ouverture la projection d’un documentaire sur le rock, puis un concert de Riffless, le tout ponctué par un set frappadingue de notre Dop Massacre national aka DJ Saucisse. Situé Grand place, le Centre Culturel de Perwez est une salle agréable à l’infrastructure moderne et accueillante. Ce soir c’est à une soirée de clôture que nous ont convié les organisateurs avec un programme en trois chapitres plutôt attractifs. En ouverture nous assistons à la projection du documentaire Rock (And Roll) Isn’t Only Rock And Roll de Céline Charlier et Didier Gesquière. » Que veut encore dire le mot Rock en 2015 ? Et, c’est quoi « être » Rock and Roll aujourd’hui…?Entre clichés et vraie façon d’exister, Céline Charlier et Didier Gesquière aventurent une caméra pour dépiauter ce que véhicule le mot Rock. » Ce film qui date un peu, nous propose des témoignages assez inégaux d’artistes ou d’intervenants du monde du rock, chacun ajoutant de manière plus ou moins heureuse, sa petite pierre à l’édifice. Pas mal de lieux communs, quelques traits d’humour, et de temps à autre l’une ou l’autre prise de position qui sort du lot. Un bel effort à saluer malgré tout qui nous permet de revoir à l’écran de belles gloires disparues et regrettées comma Arno ou Christophe. Place ensuite au hard rock live avec Riffless ! Formé durant le confinement dû à la pandémie du Covid 19, voici en quelques lignes la saga de Riffless de sa naissance à ce jour. Riffless est incarné au départ par le duo JP Devox (Bunny Black Bones, Vox Populi, JJ Dogs, Da Familia, Shah Mat) et Benoît Patigny (High Voltage, Back On Stage, Bedlam In Belgium). Le projet trouve sa ligne directrice dans des compositions Power-Rock composées et enregistrées à distance depuis leurs domiciles respectifs. C’est au mois de mars 2020 que tout commence avec le morceau Homeless Man sous le nom de groupe AB/DC (imaginé au départ pour passer le temps entre musiciens). Le résultat de ce premier titre est publié sur les réseaux sociaux, et les retours sont alors extrêmement positifs. Personnellement je prend assez rapidement contact avec le groupe, leur fait part de mon enthousiasme pour leur travail, et les encourage à aller plus loin et pourquoi pas à enregistrer un album. Surpris par cet engouement général pour ce premier titre, les deux musiciens décident d’en composer un deuxième. A partir de ce moment, les morceaux s’enchaînent, et très vite ils comprennent le potentiel du projet car l’alchimie est bel et bien présente. Quelques mois plus tard, le duo change de nom et rebaptise le groupe Riffless. Trois autres musiciens rejoignent alors l’aventure en prévision d’un premier enregistrement d’album et de performances scéniques futures. Vincent Fis (High Voltage, Now), Jean-Philippe Dirix (High Voltage, Marka), et Marcus Weymaere (Alain Pire Experience). Le groupe donnera un de ses premiers concerts à Bruxelles à l’Espace Toots dans le cadre de Rock Oasis en première partie du bluesman américain Neal Black . L’accueil du public qui les découvre est plus qu’enthousiaste. Depuis Riffless écume les scènes belges et se retrouve ce soir sur scène à Perwez, à deux pas du domicile de son chanteur. Composé de musiciens expérimentés, le band a donné ce soir là un excellent concert et a fait preuve d’une belle énergie devant un public enthousiaste qu’on aurait voulu plus nombreux. Après l’épisode Covid, il est de plus en plus difficile pour les petits organisateurs d’attirer le public et de le convaincre de sortir de chez lui, car beaucoup ont changé leurs habitudes et sont devenus casaniers. Tant pis pour eux, les absents ont eu tort et ont raté une excellente prestation composée de quatorze titres brûlants parmi lesquels on peut citer Yes I Sold my Soul, Switch Off, It’s a Zoo, No Easy Way Out et une superbe reprise de Whole Lotta Rosie d’AC/DC en rappel. Bravo ! Mais la soirée était loin d’être finie car c’était au tour de Dop Massacre, le DJ le plus déjanté de Belgique, de prendre le relais et de nous balancer un DJ set dont il a le secret. Envié par le restant de la planète, notre DJ national préféré qui se fait aussi appeler DJ Saucisse a réinventé le set DJ en lui apportant un côté spectacle totalement punk et délirant qui renvoie David Guetta bien loin dans les cordes. Guetta c’est pour les bobos, Dop Massacre, lui, enchante les rockers ! Point barre. C’est donc avec son tempérament de feu, sa gouaille inégalable et sa bonne humeur légendaire que notre Dop a ravi les derniers fêtards en enchaînant les classiques du rock et du punk, allant d’Elvis aux Sex Pistols en passant par les Ramones et Au Bonheur des Dames. Si à 50 ans t’as jamais assisté à un show de Dop Massacre, t’as raté ta vie ! Merci aux organisateurs de cette énergique et chaleureuse soirée rock, merci à Renaud Flemal, responsable communication du C.C. de Perwez, et merci aux artistes sans qui rien n’est possible. Alors, sortez de chez vous, soyez curieux et passionnés, allez voir les groupes en live, soutenez les, la place des passionnés de rock est dans les salles de concert ou dans les festivals, pas dans un fauteuil ! A bon entendeur salut. Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/05/14/riffless-et-son-power-rock-teinte-de-hard-a-brule-les-planches-du-c-c-perwez/ https://youtube.com/watch?v=owJxkTY34Tw%3Fversion%3D3%26rel%3D1%26showsearch%3D0%26showinfo%3D1%26iv_load_policy%3D1%26fs%3D1%26hl%3Dfr-FR%26autohide%3D2%26wmode%3Dtransparent
You’rire

L’Evere Comedy Show à l’Espace Toots à Evere, une bien sympathique vitrine d’humoristes en devenir et confirmés ! Ce samedi 1er avril la commune d’Evere via son échevine de la culture Habibe Duraki et le Collectif Yourire avaient programmé à l’Espace Toots la deuxième édition du « Evere Comedy Show ». L’occasion idéale pour le public de découvrir un panel hétéroclite d’humoristes allant du débutant à l’artiste confirmé. Une soirée placée sous le signe de la bonne humeur qui a fait le plein et attiré environ deux cent spectateurs. Fondé en 2018 par Youri Garfinkiel , humoriste, comédien et danseur, Le Collectif Yourire a vocation à offrir une plateforme à qui souhaite se lancer dans le monde de l’humour, mais également à contribuer au développement de la scène humoristique belge. Riche de plus de 160 humoristes, l’ASBL offre un endroit où tout artiste humoriste peut roder son spectacle, mais également le présenter à un public, et donc constituer petit à petit une certaine visibilité en francophonie. En regard de ces scènes « petit format », le collectif propose aussi des spectacles avec des têtes d’affiche comme Guillermo Guiz ou Freddy Tougauxpour n’en citer que deux, ce qui permet aux moins confirmés de partager la scène avec eux et de se faire les dents devant un public plus conséquent. C’est donc Youri Garfinkiel himself, sorte de Monsieur Loyal décontracté et acrobate en jeans et t-shirt, qui présente la soirée et introduit les différents humoristes présents ce soir. En guise de hors d’oeuvre il nous présente Guillaume, le local de la soirée, qui en est au stade du débutant, et en effet on ne peut que constater qu’il lui reste encore pas mal de chemin à parcourir pour se montrer convaincant. Laissons faire le temps… Place ensuite au premier humoriste de l’affiche annoncée, Mehdi BTB. En stand up, pas de filet on se jette dans le vide sans parachute. Bref on plait ou on ne plait pas, l’humour étant un mystère bien gardé qui ne fonctionne pas de la même manière chez tous les individus. Personnellement il ne m’a pas titillé les zygomatiques, mais visiblement le public, lui, était partagé sur sa prestation. C’est alors à Bénédicte Philippon, qui en tant que comédienne et humoriste confirmée est très populaire auprès du public, de monter sur les planches. Personnellement j’apprécie beaucoup Bénédicte quand elle officie comme comédienne dans des films ou séries TV, ou à l’époque du Grand Cactus, et lorsqu’elle s’amuse à parodier les « cons filmés » sur le web. Son humour décapant me fait hurler de rire. En stand-up je la trouve un peu moins convaincante, même si elle nous a fait passer plus qu’un bon moment. Le troisième humoriste de la soirée fut Denis Richir. Ce linguiste de formation qui aime les textes bien écrits, la langue française, et les jeux de mots, nous parle de lui-même et sans le moindre second degré, bien évidemment. J’ai bien aimé ce qu’il a présenté qui témoigne d’une qualité évidente d’écriture et d’une réelle présence scénique. Mais les deux humoristes qui allaient ensuite se succéder sur les planches allaient mettre la barre bien plus haut. J’ai réellement été séduit par l’univers et l’humour sans concession de P.E.Pierre-Emmanuel de son petit nom est originaire de Jodoigne et a gravi doucement les échelons de la scène humoristique belge. Son humour trash, ou cash et convivial c’est selon, fait des ravages et nous arrache quelques rires francs bienfaisants. Pas étonnant qu’en 2015 le Festival International du Rire de Liège l’ai sacré gagnant de la scène ouverte. Il sera bientôt sur la scène du Cirque Royal le 10 novembre. Qu’on se le dise ! Pour clôturer la soirée c’est Nicolas Lacroix qui déboule sur scène. Ce drôle de personnage atypique et étonnant reconnait lui même être trop gentil et aimer rendre les gens heureux et les faire rire. Après avoir fait ses armes sur Tik Tok (plus d’un million et demi de fans suivent ses vidéos chaque jour), il trouvera une oreille attentive auprès de GuiHome qui comme lui a débuté sur le web et l’aidera à franchir le pas vers la scène. Aujourd’hui il remplit des salles de taille moyenne, et s’apprête à « faire » deux fois le Centre Culturel d’Auderghem à Bruxelles les 14 et 15 septembre prochains. Au vu de ce qu’il nous a montré ce soir ce gars là a du talent à revendre, c’est chose certaine. Un humoriste à suivre… Cette deuxième édition du Evere Comedy Show, bien qu’ inégale au niveau des artistes présentés, fut une belle réussite, une vitrine de proximité idéale pour découvrir de nouveaux talents, ou en applaudir d’autres plus confirmés. Et comme c’est le but avoué du Collectif Yourire, que demander de plus ? Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/04/05/levere-comedy-show-a-lespace-toots-a-evere-une-bien-sympathique-vitrine-dhumoristes-en-devenir-et-confirmes/