8 février 2026

Olive, la nouvelle pépite pop rock à déguster d’urgence pour en goûter toutes les saveurs

Alors que la chanteuse belge connait un excellent accueil en région liégeoise et en Wallonie, Olive se produisait pour la première fois en concert à Bruxelles dans la sympathique Salle Fabry du Whalll à Woluwe St Pierre. C’était l’occasion rêvée de découvrir au coeur de la capitale une artiste qui se présente comme autrice, compositrice et interprète belge en pop française. Et le moins qu’on puisse dire c’est que les spectateurs présents n’ont pas été déçus du voyage. => Découvrez l’interview que nous avons réalisée juste avant ce concert prometteur C’est avec humour, sensibilité et optimisme qu’Olive s’intéresse aux thématiques sociales, aux fêlures et aux faiblesses humaines, n’hésitant pas à tailler un costard à certaines dérives ou addictions qui la révoltent. Sous une apparence légère et souriante la jeune femme en a sous le pied et manie la poésie et le sarcasme avec brio. Ecrivant certains de ses textes elle même mais se consacrant plus particulièrement à la composition musicale, elle se repose majoritairement sur sa collaboration avec le parolier breton Erwan Le Berre. Son premier album « Ames Fragiles », est déjà disponible sur les plateformes et sortira en vinyle début décembre. J’avoue que je dois ma présence à son concert ce vendredi à l’insistance de mon photographe qui avait pu assister à une partie de sa prestation en festival aux Francofolies de Spa, et qui a fini par me convaincre de venir écouter de la pop, alors que personnellement je suis plus sensible à l’univers rock. Grâce lui soit rendue car ce à quoi j’ai pu assister ce soir là sur scène m’a littéralement scotché. La salle est quasi pleine et Olive fait son entrée sur les planches flanquée d’un trio de musiciens guitare, basse, batterie qui s’avèrera bien vite être un combo de tueurs, et qui va littéralement la porter vers des sommets. Passée l’intro, le band démarre avec Petite âme fragile, où l’on ressent dans la voix de la chanteuse quelques accents de stress bien vite maîtrisés, qui laisseront place très vite à une voix puissante et suave aux inflexions cuivrées du plus bel effet. Les titres s’enchainent avec Comme il se doit, puis Ca roule qui dévoile pour la première fois dans le set des capacités insoupçonnées chez cette artiste qui va littéralement se révéler sous mes yeux au fur et à mesure de l’avancement du show. Car Olive possède tous les atouts pour toucher un large public et faire une très belle carrière, il ne lui reste plus qu’à séduire les médias et franchir petit à petit les échelons menant au succès qu’elle mérite mille fois. C’est le titre La Demoiselle qui va avoir raison de moi avec un solo monstrueux du guitariste Giovanni Rizzuto, dont le talent à la six cordes explose littéralement sous nos yeux, et dévoile au fil des titres un réel univers pop rock non bridé, plus rock que pop d’ailleurs. Et puis il y a la formidable prestation d’Olive, qui passe sur les planches de la jeune femme douce et réservée que nous avions interviewée quelques heures plus tôt à la chanteuse sexy, sensuelle et totalement habitée dont la présence scénique naturelle et charismatique laisse pantois. Sur scène Olive captive son public et le régale de prouesses vocales insoupçonnées, tant dans la douceur que dans la puissance et le groove. Nous sommes bien loin de l’idée que certains pourraient se faire de la pop en français, et d’un univers futile et doucereux, ici on fait dans les arrangements fouillés saupoudrés d’un aspect classieux croisant avec bonheur un côté animal qui prend aux tripes. Car Olive sur scène, c’est une succession de sensations allant du pur bonheur simple d’un titre mélancolique à la rage contrôlée de chansons rebelles ou cyniques portées par une section rythmique qui n’a rien à envier à personne. Olive n’est définitivement pas le genre d’interprète qui se produit on stage accompagnée par des musiciens, c’est un vrai groupe à part entière qui brûle les planches dans lequel chaque élément joue un rôle capital dans la proposition du produit fini proposé en live. Les titres se succèdent avec Ecran Total, l’excellent et remuant Coma, en passant par Le Temps, Les Deux Amants, Presqu’île et Mes Doutes. Des textes intelligents à double lecture qui prennent tout leur sens lorsqu’ils sont joués en concert, face au public. L’Ere de rien avec en invité l’excellent Olivier Bodson au bugle, et l’irrésistible A ma Façon clôturent un show qui est lentement monté en puissance pour se terminer dans les hautes sphères. En rappel, L’Amour en Solitaire (une version bien meilleure que l’originale d’une certaine Juliette A. !) et son solo de guitare monstrueux, suivi d’une interprétation musclée de A Fond enfoncent le clou de l’énergie communicative partagée, devant une salle debout unanimement conquise. Ce soir Olive a indubitablement gagné son pari bruxellois. Elle a été belle, talentueuse, énergique, conquérante, et nous a offert une prestation sans failles d’une redoutable efficacité, si bien qu’elle fut pour moi un véritable coup de coeur. Un coup de coeur que je vous invite plus que fortement à découvrir au plus vite en écoutant son album, en l’achetant, et en allant l’applaudir en concert, car c’est sur scène que la jeune femme donne la vraie dimension de son talent. Vous n’avez donc plus d’excuses de passer à côté ! Et puis, organisateurs de tout poil pensez à programmer cette artiste, vous ne serez pas déçus par ce qu’elle vous offrira. Amen ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/11/14/olive-la-nouvelle-pepite-pop-rock-a-deguster-durgence-pour-en-gouter-toutes-les-saveurs/

L’Americana 2.0 de Roch Voisine a séduit par deux fois le Centre Culturel d’Auderghem

C’est dans le cadre de sa tournée Americana 2.0 que Roch Voisine s’est produit deux soirs au Centre Culturel d’Auderghem devant une salle comble. Branchés Culture était présent le mercredi 8 novembre et vous raconte cette très belle soirée avec l’artiste. Roch Voisine qui est né au Canada à St Basile un quartier de la cité d’Edmundston au Nouveau-Brunswick affiche aujourd’hui fièrement la soixantaine et garde toujours sur scène une élégance à toute épreuve et ce petit quelque chose en plus qui fait craquer le public féminin. Dans la salle on retrouve majoritairement des femmes de plusieurs générations –  visiblement le chanteur a aussi séduit les jeunes générations – et environ quarante pour cent d’hommes. Un public dont on perçoit la folle impatience de retrouver sur scène son canadien préféré. C’est en 1989 que l’artiste sort Hélène qui fait un carton au Québec, en France, en Belgique , en Suisse et en Hollande, des pays où il devient une grosse vedette qui remplit de très grandes salles, le point d’orgue étant le concert qu’il donne le 17 avril 1992 au Champ-de-Mars à Paris devant 75.000 spectateurs. Le spectacle étant télévisé par TF1 son audience générale fut estimée à 14 millions de téléspectateurs. Excusez du peu ! Depuis ces années de succès phénoménal, Roch a continué une carrière scénique régulière et une production discographique qui compte aujourd’hui une vingtaine d’albums studio, et s’est partagé entre le Canada et l’Europe. C’est le 18 aout 2008 que sort le premier de ses trois albums Americana, où il reprend à sa manière des standards de folk, rhythm and blues, bluegrass et de la country américaine. Un deuxième opus Americana 2 verra le jour quasiment un an après, et un troisième volume Americana 3 sortira en 2010 et lui permettra d’être invité par Carlos Santana à jouer sur son nouvel album, le célèbre guitariste mexicano-américain ayant fortement apprécié la trilogie du canadien. Et c’est d’ailleurs à cette trilogie qu’est consacrée la tournée actuelle, une bien belle manière de rendre hommage à des titres formidables du patrimoine musical américain. C’est alignés au devant de la scène que Roch et ses excellents musiciens et choristes nous apparaissent en début de show avec une interprétation très vocale de Seven Bridges Road suivie de California Dreamin. Le canadien enchaine alors avec Mrs Robinson, On the Road Again, puis Don’t think twice its allright de l’ami Robert Zimmerman. Le ton est donné et c’est à un véritable jukebox de titres mythiques du genre que nous aurons droit, parmi lesquels on peut citer une très belle version de The Gambler de Kenny Rogers, Mille après Mille,Crazy, Suspicious Mind et Always on my mind du King Elvis, Heart of Gold de Neil Young, That’s how I go to memphis, Country Road, City of New Orleans, Pretty Woman, The House of the Rising Sun en version française Le Pénitentier et Johnny Be Good. La plupart de ces versions sont très réussies et démontrent à ceux qui en doutaient encore que Roch Voisine est loin de n’être qu’un chanteur de variété au look beau gosse qui a connu sa « Rochmania » de 1991 à 92, mais est un artiste à part entière dont le travail se doit d’être plus que respecté. Dans le lot de reprises il y eu une version assez intéressante du Hotel California des Eagles, titre emblématique s’il se doit, mais auquel je vais apporter un petit bémol qui bien entendu n’engage que moi. La version de Roch Voisine est plus rapide que la version originale ce qui est un parti pris assez convaincant, mais pourquoi toucher au solo de guitare tellement mythique de ce classique? Le guitariste de Roch joue le solo en y apportant plusieurs variantes, et c’est assez dérangeant pour l’auditeur tant le solo joué par Glenn Frey des Eagles est emblématique et gravé pour toujours dans l’inconscient collectif comme le sont aussi les solos mythiques de Smoke on the Water de Deep Purple, celui de Stairway to Heaven de Led Zep ou de Confortably Numb de Pink Floyd. Je reconnais volontiers que sur ce détail je pinaille, mais j’avoue que ça m’a quelque peu dérangé, moi le puriste passionné de rock, mais je devais sans doute être le seul ! Après nonante minutes de show, le public a bien entendu fait un triomphe à son héros, qui en rappel n’a pas pu s’empêcher de jouer Hélène dans une très belle version épurée avant de terminer plus énergiquement devant une salle debout totalement conquise avec des titres comme Pretty Face, Avant de Partir et Darling. Roch Voisine a donc offert ce soir là à son public un très beau concert, de très haute qualité musicale. L’artiste sera de retour en Belgique le 04 avril 2024 à Forest National pour une tournée spéciale consacrée aux 35 ans d’Hélène. Vous voilà prévenus ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/11/13/lamericana-2-0-de-roch-voisine-a-seduit-par-deux-fois-le-centre-culturel-dauderghem/

L’ Instant Complice Capturé avec Jacques Duval

Dans notre rubrique « L’ Instant Complice Capturé », nous vous invitons à plonger au cœur de l’univers artistique à travers l’objectif de votre photographe passionné : Fabian Braeckman. Ici, l’émotion se fige dans le temps, les sourires et les rires se cristallisent, les moments de complicité se révèlent, et parfois même, une lueur de colère, d’un secret enfoui ou un étonnement peut traverser le visage de nos artistes invités. Chaque cliché est une histoire à part entière, un instant magique et unique que nous partageons avec vous. Que ce soit en coulisses, en pleine création, ou simplement dans l’instant présent, on vous offre un aperçu exclusif de la vie des stars du moment. Cette fois-ci, c’est dans le cadre de la collaboration avec BranchésCulture.com et leur rubrique « Ces Belges dont nous sommes fiers » qu’à eu lieu ce reportage, nous tenons à exprimer notre gratitude envers JP Rocks Bruxelles et Branchés Cultures, qui nous permet d’accéder à cet univers fascinant, ainsi qu’envers la vedette du jour, qui nous ouvre les portes de son monde avec générosité. Joies, surprises, sourires et complicité : « L’ Instant Complice Capturé » capture l’essence même de l’artiste et de l’émotion, et nous sommes ravis de vous faire découvrir chaque fois un nouveau moment captivant. Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/11/12/ces-belges-dont-nous-sommes-fiers-7-rencontre-interview-avec-jacques-duvall-auteur-parolier-et-chanteur/

L’ Instant Complice Capturé avec Benjamin Schoos

Dans notre rubrique « L’ Instant Complice Capturé », nous vous invitons à plonger au cœur de l’univers artistique à travers l’objectif de votre photographe passionné : Fabian Braeckman. Ici, l’émotion se fige dans le temps, les sourires et les rires se cristallisent, les moments de complicité se révèlent, et parfois même, une lueur de colère, d’un secret enfoui ou un étonnement peut traverser le visage de nos artistes invités. Chaque cliché est une histoire à part entière, un instant magique et unique que nous partageons avec vous. Que ce soit en coulisses, en pleine création, ou simplement dans l’instant présent, on vous offre un aperçu exclusif de la vie des stars du moment. Cette fois-ci, c’est dans le cadre de la collaboration avec BranchésCulture.com et leur rubrique « Ces Belges dont nous sommes fiers » qu’à eu lieu ce reportage, nous tenons à exprimer notre gratitude envers JP Rocks Bruxelles et Branchés Cultures, qui nous permet d’accéder à cet univers fascinant, ainsi qu’envers la vedette du jour, qui nous ouvre les portes de son monde avec générosité. Joies, surprises, sourires et complicité : « L’ Instant Complice Capturé » capture l’essence même de l’artiste et de l’émotion, et nous sommes ravis de vous faire découvrir chaque fois un nouveau moment captivant. Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/11/29/ces-belges-dont-nous-sommes-fiers-9-rencontre-interview-avec-benjamin-schoos-artiste-multidisciplinaire-aux-innombrables-talents/

L’ Instant Complice Capturé avec Olive

Dans notre rubrique « L’ Instant Complice Capturé », nous vous invitons à plonger au cœur de l’univers artistique à travers l’objectif de votre photographe passionné : Fabian Braeckman. Ici, l’émotion se fige dans le temps, les sourires et les rires se cristallisent, les moments de complicité se révèlent, et parfois même, une lueur de colère, d’un secret enfoui ou un étonnement peut traverser le visage de nos artistes invités. Chaque cliché est une histoire à part entière, un instant magique et unique que nous partageons avec vous. Que ce soit en coulisses, en pleine création, ou simplement dans l’instant présent, on vous offre un aperçu exclusif de la vie des stars du moment. Cette fois-ci, c’est dans le cadre de la collaboration avec BranchésCulture.com et leur rubrique « Ces Belges dont nous sommes fiers » qu’à eu lieu ce reportage, nous tenons à exprimer notre gratitude envers JP Rocks Bruxelles et Branchés Cultures, qui nous permet d’accéder à cet univers fascinant, ainsi qu’envers la vedette du jour, qui nous ouvre les portes de son monde avec générosité. Joies, surprises, sourires et complicité : « L’ Instant Complice Capturé » capture l’essence même de l’artiste et de l’émotion, et nous sommes ravis de vous faire découvrir chaque fois un nouveau moment captivant. Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/11/14/ces-belges-dont-nous-sommes-fiers-8-rencontre-interview-avec-olive-artiste-emergeante-de-lunivers-pop-rock-en-francais/

Bohren & Der Club of Gore, une musique belle comme une cathédrale émergeante dans une nuit noire à la lueur de la lune

Les Allemands de Bohren & Der Club Of Gore font partie de mon top 10 de mes groupes préférés de tous les temps tous genres confondus, c’est dire l’impatience qui était la mienne d’assister à leur concert prévu au Grand Salon du Botanique le 9 novembre dernier. Le show est annoncé à 20h30 et c’est avec une exactitude digne d’une horloge suisse que le trio fait son entrée sur scène dans la pénombre. Un show qui disons le tout de suite fut exceptionnel. « We are Bohren &Der Club Of Gore, from West Germany… Thank you for coming «  Les mots me manquent pour décrire l’émotion ressentie pendant ces nonante minutes où seulement éclairé par quelques faisceaux lumineux orientés vers le sol, le band nous transporte corps et âme dans son univers beau, sombre et torturé au son de titres étonnants et envoûtants comme Patchouli Blue, Total Falsch, Maximum Black ou Midnight Walker. Une musique que le band qualifie de « horror jazz » ou de « doom-ridden jazz music » et que je nommerais plutôt « dark ambient jazz ». Un florilège de compositions  d’une beauté ensorceleuse qui n’ont besoin d’aucun artifice. De temps à autre on aperçoit dans un rare faisceau de lumière le visage et le sax de Christof Clöser ou le crâne les mains de Morten Gass qui effleurent les touches de son piano, de son mellotron ou d’une guitare, tandis qu’ à gauche de la scène la grande carcasse de Robin Rodenberg se penche lentement sur sa contrebasse électrique.Le tout avec classe, lenteur, noirceur et émotion… Passant du glockenspiel- xylofone au saxo avec un même bonheur Christof Clöser s’adresse peu au public, mais quand il le fait c’est avec un humour noir du plus bel effet. Le groupe joue volontairement dans une quasi obscurité totale qui cette fois était encore plus marquée que lors des tournées précédentes auxquelles j’ai pu assister. A un point tel que même Christof Clöser en se déplaçant sur scène lance un ironique : » il fait vraiment sombre ici ! » qui fera rire l’assemblée. Ce choix est évidemment le cauchemar des photographes, et peut déconcerter certains spectateurs qui viennent les applaudir pour la première fois, mais est en totale adéquation avec la démarche artistique de Bohren. Il n’en faut pas plus, car la musique parle d’elle même au corps, à l’âme et à l’esprit, et c’est bien là l’essentiel. Merci au band pour cette prestation exceptionnelle et pour leur oeuvre qui regorge de pépites faites de minimalisme et de noirceur, et merci au public pour cette faculté d’écoute respectueuse et presque religieuse qui a accompagné un concert tout en climats et en émotions. Bohren & Der Club Of Gore est un immense band, pas vraiment facile d’accès, mais lorsque vous pénétrez dans l’antre de la bête elle vous dévore lentement de l’intérieur et ne vous lâche plus.Et cette lente agonie jubilatoire vous comble d’aise… Jean-Pierre Vanderlinden et photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/11/20/bohren-der-club-of-gore-une-musique-belle-comme-une-cathedrale-emergeant-dans-une-nuit-noire-a-la-lueur-de-la-lune/

Avec, au menu, Nervous Shakes et les mythiques The DeRellas, le Filousophe a vécu une soirée 300% pure rock energy !

Le jeudi 16 novembre les amateurs de glam rock bien burné et de garage rock s’étaient donné rendez-vous au Filousophe à Schaerbeek pour une soirée incendiaire en compagnie de Nervous Shakes et de The DeRellas. Organiser un concert en pleine semaine n’est pas chose facile pour attirer du monde, mais les fidèles étaient bien présents. Avec environ trente minutes de retard sur l’horaire annoncé Nervous Shakes ouvre les hostilités. Le band de Ivan Retroff, Mulder Hoebrechts, Marc René Deprez et Bruno Vg balance son melodic garage power pop teinté 70’s à la face de tous ceux qui sont prêts à se prendre une bonne claque de décibels dans la tronche. Titres irrésistibles, bonne humeur, riffs et sueur, les bruxellois sont un des combos les plus festifs du genre qu’il faut au moins avoir vu une fois en live sous peine d’être passé à côté de quelque chose. Malgré une audience un peu maigre au début de leur set, mais qui s’est étoffée au fil des titres, Nervous Shakes a une fois de plus convaincu et a livré une prestation énergique de très bonne tenue. C’est ensuite au tour de The DeRellas de monter sur scène. Après une mise en place très rapide – ce sont des pros- The DeRellas entament leur set sur les chapeaux de roues. « Here we go ! » lance Timmy DeRella, le leader charismatique du groupe qui officie à la basse et au chant, et le combo démarre au quart de tour avec Strung Out Sin City qui donne le ton. The DeRellas c’est un foutrement bon band de glam punk londonien qui nous replonge dans le mood du Londres de 1977. Habités par l’esprit des Dead Boys, des Heartbreakers ou du MC5, nos quatre mousquetaires rebelles portent l’attitude rock à bout de bras. Titres furieux, enchainement ultra rapide, engagement physique de tous les instincts, ces mecs là mouillent leur chemise en moins de temps qu’il faut pour le dire. Don’t tell me What I Did Last Night, Emergency 2020, Freak Show, High Rize Supersize tiré de leur dernier album « Something’s got to give », Our World Tomorrow, Underground LUV, PLeasure Gonna Get Ya, Sonic Detonator, Stick it to the Man et Night Time en rappel, en tout onze titres incendiaires absolument irrésistibles Un set dégueulé en cinquante minutes de pur rock incendiaire façon Ramones et mené par la présence scénique et la voix inimitable de Timmy véritable pile électrique humaine sans cesse en mouvement. Certains trouveront ça un peu court, mais pour ma part c’est amplement suffisant pour s’éclater quand on tient un band de cette trempe. The DeRellas, les « London’s Rocking Divas », ont marqué le Filousophe de leur empreinte de la plus belle manière. Gageons qu’à leur prochain passage ils réenfoncerons le clou devant un plus large public, pour ma part en tout cas je compte bien remettre le couvert. Yeahhh ! Jean-Pierre Vanderlinden et photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/11/22/avec-au-menu-nervous-shakes-et-les-mythiques-the-derellas-le-filousophe-a-vecu-une-soiree-300-pure-rock-energy/

Hooverphonic en démonstration au Whalll !

Hooverphonic était il y a peu de passage au Whalll dans le cadre de sa tournée intitulée Sit down and listen again… to Hooverphonic. Un concert qui affichait complet, comme il fallait s’y attendre avec le talentueux band mené par Alex Callier et Raymond Geerts. C’est en 1995 que le groupe se forme autour de Raymond Geerts et Alex Callier. Baptisé Hoover à ses tout débuts il dû changer de nom en raison notamment d’une homonymie avec une célèbre marque d’aspirateurs. Le band transformera donc son nom en Hooverphonic et dès ses débuts leur carrière ne fera que croître avec plusieurs de leurs titres repris dans différents films à succès avant la consécration avec leur album The Magnificent Tree qui contient les deux singles Mad About You et Vinegar & Salt. Hooverphonic aura aussi l’énorme chance de se produire  lors de la cérémonie d’ouverture du championnat d’Europe de football 2000, soit devant un milliard de personnes qui regarderont leur prestation ce qui va grandement contribuer à leur renommée internationale, et débouchera sur une tournée aux USA avec Massive Attack. Depuis, vingt trois ans se sont écoulés et le band cartonne toujours avec une multitude de hits comme Jackie Cane, Badaboum, Sometimes, The Night Before, Anger Never Dies, The World is Mine, et a à son actif onze albums originaux, sans compter les live et les compilations. Excusez du peu. Mais le souci d‘Hooverphonic a toujours été ses chanteuses. Tout d’abord Esther Lybeert, puis Liesje Sadonius qui officia juste le temps du premier album, puis un court temps Kyoko Baertsoen, et ensuite Geike Arnaert la plus emblématique, qui connaîtra la période dorée du groupe mais le quittera en 2008 après dix années de collaboration. Il fallait donc lui trouver une remplaçante et ce fut Noémie Wolfs qui restera dans la formation jusqu’en 2015, et qui après que le groupe ait enregistré un album avec les voix de différentes chanteuses, fut remplacée par une jeune pépite extraordinaire Luka Cruysberghs, jeune femme hyper talentueuse qui a vite fait malgré son jeune âge de séduire le public d’Hooverphonic. Elle ne restera en activité que deux ans et demi et le temps d’un album Looking For Stars. Fin 2020, Hooverphonic annonce le retour de Geike Arnaert au chant. C’est donc cette formation qui foulait les planches de l’Auditorium du Whalll vendredi dernier. Le groupe, accompagné d’un quatuor à cordes, y a donné un concert plutôt convaincant qui a sans nul doute ravi le public présent heureux de retrouver la majorité des tubes du groupe belge. Et il est vrai que musicalement c’était parfait comme toujours – j’ai dû les voir en concert une dizaine de fois – mais pour ma part quelque chose de difficile à définir me turlupine sur scène depuis le retour de Geike dans le groupe. Geike c’est « la » voix qui nous a fait connaître Hooverphonic et c’est bien de la retrouver au poste, mais là où Noémie Wolfs apparaissait plus timide sur scène mais apportait une fragilité séduisante, et que Luka Cruysberghs amenait une légèreté bienfaisante, Geike, la diva, dégage une certaine froideur que je ne ressentais pas lors de son premier passage de dix ans dans le groupe. A l’observer on détecte peu de sourires, et peu de contact envers le public et envers ses collègues musiciens. Il ne s’agit peut être que d’une impression, mais je me questionne… Vocalement par contre il n’y a rien à redire, et même si le concert a réellement pris de l’envergure en milieu de set avec Vinegard & Salt et Jackie Cane, on a passé un très bon moment avec un groupe qui reste unique en son genre dans le paysage musical belge et international. Alex Callier, toujours aussi sympathique, reste toujours aussi bavard sur scène, intervenant parfois longuement entre deux titres mais ça fait partie du personnage et son humour fait le reste. Hooverphonic a donc été fidèle à lui même en proposant environ cent vingt minutes d’une musique séduisante et inclassable qui n’appartient qu’à lui. Il ne reste plus maintenant à chacun d’entre nous qu’à bien s’installer, à poser un de leurs albums sur la platine et à suivre la devise : Sit down and listen again… to Hooverphonic ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/11/27/hooverphonic-en-demonstration-au-whalll/

Florilège d’émotions et de moments suspendus avec Chamfort en concert acoustique au Whalll

C’est au Whalll qu’Alain Chamfort s’est arrêté ce vendredi 1er décembre 2023, pour un spectacle acoustique en toute intimité, un formidable moment d’émotion que son public n’est pas prêt d’oublier. Ancien claviériste de Jacques Dutronc durant les sixties, Alain Chamfort se lance ensuite dans une carrière solo, fait ses premières armes qui deviennent des succès populaires sur le label Flèche appartenant à Claude François, avant de quitter cette collaboration durant laquelle il ne chantait pas des titres en accord avec ses convictions et ses aspirations artistiques. Il signe alors avec le label CBS et change radicalement de style. À lire aussi | Alain n’a pas peur et Chamfort est superbe (2016 – Les Solidarités) À lire aussi | De retour sur scène, Alain Chamfort a mis le W:Halll à genoux au terme d’un concert d’une classe folle (2017) Il enregistrera à cette époque un petit chef-d’oeuvre, l’album Rock N’Rose avec des musiciens comme David Foster, ainsi que Jeff, Steve et Mark Porcaro qui plus tard formeront ToTo. C’est aussi le début de sa collaboration avec Serge Gainsbourg qui écrira tous les textes de l’album. La suite on la connaît, Chamfort dont très souvent on ne cite plus le prénom, ce qui est la marque des grands, connaîtra le succès avec Manureva et vivra une période durant laquelle sa musique s’inscrit plus nettement dans une mouvance que l’on peut associer à la new wave naissante, et influencée par des groupes comme Roxy Music ou Duran Duran. Bambou, Chasseur d’ivoire, Paradis, Bons baisers d’ici, Rendez-vous, Traces de toi, La Fièvre dans le sang, Souris puisque c’est grave, sont autant de succès inoubliables qui ont marqué l’histoire de la pop française de qualité. Les années 90 seront plus difficiles avec une baisse sensible de popularité et la perte de son contrat avec Sony Music. Il sortira l’album Le Plaisir sur Delabel , puis se retrouvera au final sans maison de disques. Mais qu’à cela ne tienne, il rebondit en 2004 avec le clip des Beaux Yeux de Laure, bien vite remarqué par les médias, et qui lui rapportera la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip l’année suivante. En 2005 il donnera aussi un concert surprise au Jardin du Luxembourg qui est enregistré, et donnera lieu à une sortie en cd et dvd. Depuis Chamfort continue une carrière riche en compositions magnifiques et a désormais acquis un statut d’artiste respectable et respecté de tous. Son dernier album studio en date Le Désordre des Choses est sorti en 2018, suivi par la captation durant le confinement lié au Covid19 d’un concert accompagné par un orchestre symphonique, capté en live mais sans public. Cette prestation donnera lieu à un disque, Symphonique Dandy, sorti le 3 décembre 2021. Mais ce vendredi soir au Whalll, l’homme qui se réinvente sans cesse, nous a proposé un concert acoustique à deux pianos, en compagnie de l’excellent pianiste Vincent Bidal dont le jeu éblouissant se marie avec bonheur avec la musique et la sensibilité de l’artiste. C’est avec Exister qu’Alain débute son tour de chant, avant de poursuivre avec Rendez Vous au Paradis, Chasseur D’Ivoire et Bambou dans des versions étonnantes près de l’os qui nous font redécouvrir différemment ces pépites. Sur les deux premiers titres on sent la voix du chanteur un peu hésitante – serait il un peu enrhumé ? – mais dès sa voix chauffée on retrouve le Chamfort classieux et magnifique que l’on aime. Traces de toi, La Fièvre dans le Sang, L’Ennemi dans la Glace, Clara Veut la Lune, précèdent un petit retour clin d’oeil vers sa période plus légère qu’il ne renie pas, mais évoque avec beaucoup d’humour, parlant de certains textes assez difficiles à porter d’après lui et dont il se moque un peu. On a droit alors à L’Amour en France, Je Pense à elle, elle pense à moi, Madona et Mon Bébé Chanteur repris en choeur par le public, qui apprécie hautement cet instant nostalgique d’une autre époque. Retour à un répertoire plus ancré avec Le Temps qui Court, puis Sinatra (quel beau titre !), Les Salamandres, l’incontournable Manureva et Souris puisque c’est grave, une chanson fortement d’actualité hélas, comme il tient à le préciser. En rappel Alain nous offrira un superbe moment d’émotion avec l’interprétation touchante de Comme un Géant, suivi par le très émotionnel Microsillons chanté debout en bord de scène en guise d’au revoir. Dans le public, quelques larmes d’émotion et de bonheur ont coulé. Timide et réservé, Alain Chamfort reste aussi modeste et disponible que son talent est immense, et il se prêtera ensuite avec une grande gentillesse à une longue séance de dédicaces qui ravira les quelques 200 personnes qui patienteront plus d’une heure pour le rencontrer un bref instant. Un formidable concert donc, d‘un « Grand Monsieur » de la pop française dont on ne souligne pas toujours assez l’importance de l’oeuvre mélodique, et qui se pose comme un de nos plus talentueux artistes contemporains. Comme un Géant ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/12/04/florilege-demotions-et-moments-suspendus-avec-chamfort-en-concert-acoustique-au-whalll/

The Darts et Chiff Chaffs à La Perle, une soirée hot au propre comme au figuré !

L’évènement punk-garage avait lieu il y a quelques jours à la Perle, une toute petite salle nichée au bout d’un couloir exigu d’un bistrot de la place Emile Bockstael. C’est là que The Darts from Arizona (USA) ont donné un concert pour le moins énergique. Organisé par Make Trouble / Livingdeadpunks, Herman Verbeelen, Walter Vermander, Ronny Wijnant et Ella Viperella cette soirée s’intitulait Girls in the Garage. Oui mais voilà, trouver un band de filles pour jouer en support act de The Darts n’est pas chose facile et au final les organisateurs ont fait appel aux Chiff Chaffs qui pour la circonstance ont accepté de se fringuer en filles et d’être rebaptisés Chiff Chaff Dolls. Un challenge plutôt atypique à la limite du ridicule pourtant assumé avec le sourire par ce très bon band qui malgré ces accoutrements outranciers a livré une très bonne prestation de psychotic rock n’roll, et d’instru-mentals and teeth-grindin’ garage beats. Je ne connaissais pas le groupe avant ce soir là et j’ai été rapidement séduit par leur énergie communicative et leurs compos efficaces, au point que je suis reparti avec leur premier LP à la pochette très réussie et attractive intitulé Up To No Good et sorti sur le petit label TrashWax. Gilles, Nolf Kaka, Autys et Jan T. Flyer en ont visiblement sous le pied et méritent qu’on suive leur futur parcours avec attention. Allez les écouter sur leur bandcamp et venez les voir en live, vous ne serez pas déçus! Après un petit break bien nécessaire vu la petitesse du lieu qui personnellement ne m’a pas vraiment convaincu ( bonjour les normes de sécurité avec pour toute sortie un couloir étroit qui permet le passage d’une personne à la fois !), c’est au tour des Darts de monter sur scène. Ces quatre nanas dont Nicole chanteuse épileptique et bondissante est la principale attraction, les autres filles restant bien plus statiques, balancent un garage punk rock bien typé qui vous fait hocher de la tête et frapper du pied. Bourrée de sludgy guitars, d’un orgue menaçant, d’une batterie rageuse et de vocaux bien trempés, la musique des Darts n’a pas tardé à rendre le public très chaud ce qui a donné lieu à quelques pogos épiques. Dans cette salle mouchoir de poche, c’était assez folklorique, et je ne vous parle pas de la chaleur étouffante ! Bref les Darts on tenu leur promesses avec un show bien nerveux et déjanté, malgré le fait que leur chanteuse était souffrante la veille et que le concert de Bruxelles a failli être annulé en dernière minute. Merci à elles pour ça. Personnellement, même si j’ai hautement apprécié le show, je trouve que leurs titres sont assez linéaires et manquent un peu de relief, mais il s’agit d’un avis personnel qui n’engage que moi. Bravo néanmoins aux deux bands de la soirée, et aux organisateurs qui font vivre régulièrement le punk rock-garage et la musique alternative dans des lieux parfois atypiques, mais toujours avec autant de passion. Depuis la fermeture temporaire du Magasin 4, il est bon de pouvoir aller applaudir régulièrement des bands alternatifs souvent formidables mais moins médiatisés, dans des formules démocratiques avec un petit prix d’entrée ou souvent payés au chapeau. Une initiative à soutenir au plus haut point ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos des Darts Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/09/26/the-darts-et-chiff-chaffs-a-la-perle-une-soiree-hot-au-propre-comme-au-figure/

Le nouveau souffle des Gabbalovers !

Hier soir au Strof à Bruxelles, c’était le grand retour sur scène des Gabbalovers après pratiquement deux ans de retraite. L’événement était double car c’était aussi le premier concert du groupe avec leur nouvelle chanteuse Sophie Cherry, et pour son baptême scénique la miss s’en est tirée avec tous les honneurs. Les Gabbalovers sont un band de punk rock bruxellois, dont les influences évidentes sont Blondie, Generation X ou The Ramones. Le band a enregistré un Ep, et un album éponyme sorti en 2020 dont l’artwork très sympa a été réalisé par Pascal Dubar. L’album est disponible sur leur bandcamp en téléchargement, ou en LP physique avec vinyle de couleur. Sur cet opus, treize titres irrésistibles proposé par le line up de l’époque composé alors de Gabba au chant de JHell à la guitare, de Flup’K Precision à la basse et de Mike Florida à la batterie. Entretemps Gabba a quitté le groupe, et est remplacée aujourd’hui par Sophie Cherry.  Contrairement aux trois autres musiciens confirmés qui écument les scènes depuis des lustres dans différents bands, c’était pour elle hier un vrai baptême du feu. Un peu tendue pendant la première partie du set, mais toujours en place vocalement et d’une grande justesse, la jolie Sophie qui attire tous les regards, trouvera doucement ses marques, et se détendra petit à petit pour finalement se lâcher un peu plus sur les derniers titres. Gageons qu’avec le potentiel qui est le sien, et le terreau artistique dans lequel elle va baigner en performant au fil du temps lors de multiples concerts, elle trouvera bien vite son style et se révèlera  à coup sûr un des atouts majeurs du combo. Hier au Strof nous avons eu droit à une excellente prestation du band qui en voulait visiblement, et à la fin du gig personne ne regrettait le déplacement.Just fun ! Si vous voulez retrouver les Gabbalovers sur scène pour d’autres gigs, abonnez vous à leur page Facebook et ne ratez pas leur prestation au Filousophe à Schaerbeek le 25 novembre prochain en support act des Lullies, un événement organisé par les très dynamiques Make Trouble / Livingdeadpunks. Et pour ne rien gâcher, l’entrée sera gratuite. Vous n’avez donc aucune excuse de ne pas être présents ! D’ici là allez écouter les Gabbalovers sur leur bandcamp ou sur U-tube, procurez vous leur album en ligne ou chez 72 Records rue du Midi, et profitez des photos captées en live hier au Strof par notre photographe Fabian Braeckman, notre capteur d’âmes. Et pour le reste restez branchés, on vous reparlera bien vite des Gabbalovers sur Branchés Culture ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien :

The Jackets, la preuve évidente que le garage rock from Switzerland n’a rien à envier à personne !

C’est au Filousophe à Schaerbeek, le nouveau lieu branché pour les musiques alternatives qu’a eu lieu le concert belge des Jackets, dynamique groupe suisse de garage rock énergique et mélodique. Une soirée très réussie dans cet endroit fort sympathique que je vous invite à découvrir si ce n’est déjà fait. La soirée démarre avec Thee Andrew Surfers Le band de Jens De Waele, Bart Rosseau et Steven Gillis, est un trio composé de membres de Fifty Foot Combo qui pratique un garage punk teinté de surf et de rock n’roll boosté au maximum. Le combo a proposé un set bien festif, et leur drunkabilly a bien vite fait taper du pied et remuer un public bien réceptif à leur musique. Surprise du soir, une version à leur sauce de Ca plane pour moi avec l’aide de Crystal Dawn au chant (Tuesday Violence) , clin d’oeil à Lou Deprijk récemment décédé. Sympa ! Mais le band très attendu ce soir c’est The Jackets ! Les Jackets sont basés à Berne, en Suisse et se composent de la chanteuse Jackie Brutsche (chant et guitare), de Chris Rosales (batterie) et de Samuel « Schmidi » Schmidiger ( basse ). Le band est reconnu pour ses performances live hyper énergiques qui rendent chaque concert unique. Les Jackets créent un son authentique et très rafraîchissant qui capture la simplicité et l’honnêteté du genre. En mélangeant des influences du punk rock avec des touches psyché des 60’s, le band propose des titres irrésistibles comme « Be Myself », « Wasting My Time », « Keep Yourself Alive » avec lequel ils ont ouvert le show, « Misery of Men », « Attracted », ou. « Hang Up ». De quoi faire remuer une foule de la plus belle manière! Formés en 2008 les Jackets ont parcouru les scènes de toute l’Europe, des USA, du Canada et du Mexique. Relativement indépendants dans leur manière de mener leur carrière, ils se sont constitué une solide base de fans fidèles répartis un peu partout dans le monde. Le combo a bossé avec plusieurs labels et a sorti quatre LP’s – Stuck Inside (2009, Subversiv Records), Way Out (2012, Soundflat Records), Shadows Of Sound (2015, Voodoo Rhythm Records) et leur quatrième LP Queen Of The Pill (2019). Autant vous dire tout de suite que si vous êtes collectionneur, trouver ces albums en version LP vinyle relève un peu du miracle aujourd’hui. Espérons qu’il y ai un jour des rééditions, en attendant certains singles sont disponibles en concert ainsi que des cds. En 2022, les Jackets ont formé leur propre label, Wild Noise Records et ont sorti le single 7″, Pie in the Sky/Misery of Man en mars, et un deuxième single, Life’s Not Like The Movies / Attracted on Chaputa ! Records (Portugal) en mai 2023. Quand au concert de ce mardi il a tenu toutes ses promesses avec une Jackie Brutsche en grande forme, remuante comme une pile électrique et transmettant son bel enthousiasme aux spectateurs présents dans la salle. Petit incident de parcours sans gravité du côté de Schmidi le bassiste, qui est parvenu à claquer une corde de sa basse, ce qui l’a forcé à réclamer une basse de secours et de continuer le set sur un instrument qu’il ne connaissait pas et qui au départ n’était pas adapté à sa taille en ce qui concerne le règlage de la sangle. Un petit détail qui a vite été résolu et le show a pu continuer dans soucis. Une fois de plus, les absents ont eu tort car ils ont loupé une super soirée de garage rock, une formidable prestation des Jackets, rehaussée à son terme par la disponibilité et la sympathie de Jackie qui s’est prêtée de bon coeur aux demandes de selfies ou d’autographes. Des soirées comme celles là on en redemande ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/09/28/the-jackets-la-preuve-evidente-que-le-garage-rock-from-switzerland-na-rien-a-envier-a-personne/