11 février 2026

Jour 4 – Dernier jour : une journée digne de son nom

Le mot « folies » n’aura sans doute jamais été aussi bien porté qu’en ce dimanche à Spa. Un ciel capricieux, un moral toujours au beau fixe, et un programme tout sauf tranquille pour conclure cette édition 2025 en beauté. On commence par un classique bien mérité : moules-frites dans le piétonnier, en compagnie de Fanie. Verdict ? « Excellent » selon ses dires — et je confirme. Pendant ce moment de réconfort culinaire, on entend Félancolie faire ses balances. Ce quatuor à l’univers rock alternatif un brin absurde (dans le bon sens) propose avec Terne Gris Bleu un voyage musical étonnant : ambiances psychédéliques, mélodies enjouées et cette sensation étrange de courir après un bonheur toujours un peu flou. David à la basse, Carlos à la batterie, Sarah au sax — une belle équipe. Pas de White Corbeau cette fois, la fatigue commence à peser, et on garde nos forces pour le reste de la journée (et le retour incertain sur Enghien). Direction la scène Proximus. Isaac, Edouard Van Praet et la danse sous la pluie On entame avec Isaac, révélé en 2023 avec son album Mood. Des morceaux bruts, sincères, et toujours aussi puissants en live. Ensuite, place à Edouard Van Praet, véritable ovni musical bruxellois qui nous livre les facéties de son album Mascarade. Rock anti-rock, énergie débordante, gestuelle désinvolte : le tout magnifiquement capté par mon objectif (merci le soleil revenu). Mais tout ne peut pas durer : Benni arrive à la Baloise, le ciel explose. Un orage intense de 30 minutes s’abat sur Spa. Gros dilemme : protéger le matos photo ou tenter l’impossible ? La raison l’emporte, hélas, pour une fois. Conférence de presse et têtes d’affiche croisées Le soleil revenu, on se rend à l’hôtel pour la conférence de presse de clôture. J’y croise Daran, visiblement à la recherche d’une chaise, Nicolas B en mode selfie avec ses fans, Céléna Sophia de passage, et Mustii, toujours aussi adulé. Le bilan ? Nicolas B remporte le Francoff de cette édition. Le festival s’est déroulé sans accroc (à l’exception de l’incident lors du passage d’Amir, bien géré par les autorités). Le public a changé : la nouvelle génération répond présent, et cela questionne l’identité du festival. Autre point : les artistes demandent toujours plus… et les pouvoirs publics toujours moins. Malgré tout, la magie opère grâce à 60 concerts gratuits et à des dizaines de commerces locaux qui profitent de l’événement. Rendez-vous pris entre le 23 et le 26 juillet 2026 (en fonction du calendrier F1, bien entendu). La dernière ligne droite : Terrenoire, Styleto, Sanson & co De retour à la Proximus, Terrenoire monte sur scène. Théo et Raphaël Herrerias racontent leur vie à coups de poésie urbaine et de mélodies viscérales. « Un chien sur le port », hymne bouleversant sur la maladie et la résilience, me touche particulièrement. Arrive ensuite l’inclassable Philippe Katerine, en pleine métamorphose. Reine d’Angleterre, empereur romain, provocateur à moitié nu… tout y passe. Fanie décroche un peu, moi j’admire le culot. On aime ou on déteste, mais on ne reste pas indifférent. Dernier détour à la Baloise pour découvrir Styleto. Gros coup de cœur de Fanie ! Proche du public, généreuse, Laure Gonnet (alias Styleto) rayonne. Elle signe des albums entre deux chansons, à 30 cm de nous. L’instant est précieux. Pour Stephan Eicher et Véronique Sanson, trop de monde, trop de VIP, trop compliqué pour les photos. Mais je réussis quelques clichés volés de loin. Les concerts de Mustii, Daran et Clara Luciani devront attendre une prochaine fois. La route nous appelle, les vacances commencent, et le matériel doit survivre. Dernier détour avec CélénaSophia (et une glace bien méritée) Mais avant de plier bagage, un dernier crochet s’impose. Direction le piétonnier, où CélénaSophia donne un ultime concert. On en profite pour savourer une dernière crème glacée, une tradition non écrite, mais désormais incontournable. Le goût sucré du cornet se mêle à celui des mélodies poétiques de ces deux sœurs de sang, de cœur et de scène, qui partagent leur musique avec sincérité depuis plus de 10 ans. Céléna et Sophia, autrices-compositrices-interprètes belges, mêlent chanson française, sonorités aériennes et rythmes entraînants. Une musique à la fois dansante et spontanée, qui insuffle un vent d’optimisme sur le festival, même dans ses toutes dernières minutes. Ce moment simple mais fort clôt notre aventure en douceur, avec des sourires et des frissons à la clé. Bilan : une édition 2025 intense et réussie Des découvertes, des valeurs sûres, quelques coups de gueule météo, des foules imprévisibles, de l’émotion, des imprévus, du bonheur, du vrai. Une édition comme on les aime, pleine de moments inattendus et de coups de cœur musicaux. Merci à toutes les équipes, à Fanie, et à ceux croisés dans les allées ou sur les scènes. Rendez-vous en 2026, avec peut-être Fanie toujours à mes côtés… si elle continue à accrocher à ce dur métier de storieuse. 😉

Charles, frites et scorpion gonflable

Aujourd’hui, c’était clairement la journée “tout est bon dans le cochon”. Comprendre : on peut entrer plus tôt sur le site, et donc profiter du calme avant la tempête sonore… et aussi de ce sandwich “campagnard” (qui n’a de rustique que le nom). Rien de mémorable côté papilles, mais heureusement les frites de fin de soirée ont rattrapé le coup. Honneur est sauf. Alex Burger, retour du cowboy québécois Surprise agréable : Alex Burger, revu après sa prestation à LaSemo, nous replonge dans son univers québécois-typique et délicieusement décalé. (Pour sa bio, go lire mon papier de LaSemo, on va pas radoter.) Juste : il faut le voir en live. Et moi, je vous promets que la prochaine fois qu’il revient, je ramène avec moi , les amateurs – enfin, symboliquement. Lovelace : deuxième chance, première claque Petite session Ice Tea quotidienne (pêche, of course) en mode contemplation, posés devant la scène Fontaine. On attend Lovelace, que j’avais bêtement zappée la semaine précédente. Erreur réparée. Jeune pousse bruxelloise, elle construit seule ses sons dans sa chambre-laboratoire. Le résultat ? Une pop alternative futuriste, saturée, robotique, douce et sincère. C’est aussi la voix féminine de Saule sur “Petite Gueule”. Aujourd’hui, elle a tenu sa scène avec générosité et intensité. Bonne pioche. Essyla : talent en croissance, concert en couleurs Direction Proximus pour Essyla, déjà croisée au Botanique. Elle monte encore en puissance : groovy, funky, belge et brillante, elle confirme son potentiel avec un show solide, bien entourée par Greg Chainis (guitare) et Louis Jassogne (batterie et yeux bleus – détail validé par Fanie). Fanie, justement, note déjà ses prochaines dates à l’OM et à la Rotonde du Botanique, le 11 décembre. On y sera. Kowari, remplacement de luxe Petite surprise du jour : Aliocha Schneider, malade, est remplacé au pied levé par Kowari. Aucun regret. Le duo violon-piano de Damien Chierici et Louan Kempenaers nous plonge dans un monde entre néo-classique, électro et cinéma sonore. Un bijou musical pour qui aime Max Richter, Nils Frahm ou Rone. Et une belle preuve que l’imprévu peut offrir de grands moments. Miki, scorpion et pop-électro acidulée Je pousse mes potes photographes à aller voir Miki, découverte que j’avais adorée au Botanique. Fanie accroche moins, mais moi, j’adore. Mikaela Duplay, alias Miki, mêle rap, électro, naïveté feinte et sensualité décalée. Mention spéciale à son énorme scorpion gonflable, qu’elle malmène joyeusement sur scène dans des positions… suggestives. Une performance pop barrée, assumée et brillante. Ben Mazué et Jérémy Frérot, les potes sur scène Pendant ce temps, Ben Mazué rejoue un set proche de celui vu à LaSemo, mais cette fois avec un invité de marque : Jérémy Frérot. Aperçu sur les écrans géants depuis la scène Proximus, on profite du duo en léger différé. Puis vient Frérot en solo, plus tard dans la soirée. L’ex-Fréro Delavega déroule ses balades pop-émotion, entre histoires de cœur, paternité et ruptures (coucou Laure Manaudou, coucou Shy’m ?). Un public féminin très présent, des bras tendus, et une virée au-dessus de la foule pour une poignée de groupies enthousiastes. L’échec photo du jour : Julien Doré Mission impossible : photographier Julien Doré. J’erre pendant trois chansons, arme mon 100-500mm, tente toutes les ruses… Échec total. Trop de monde, trop loin, trop de têtes devant. Le dilemme Charles / Colt, encore et toujours Comme à chaque édition, Charles nous pose un dilemme : rester ici ou courir voir Colt qu’on adore aussi ? Mais cette fois, la curiosité l’emporte. On reste pour Charles, et on ne regrette rien. Avec son projet “Sabotage”, elle se dévoile plus forte, plus brute, plus vivante. Toujours en anglais, toujours sincère, toujours cette énergie fragile mais puissante. Huitième concert pour moi, et toujours pas lassé. Bien au contraire. Henri PFR, Bakermat et la fatigue Avant de plier, on immortalise Henri PFR à la volée. Le DJ belge électrise la foule sur la grande scène. Derrière, Bakermat prend le relais à la Baloise, pendant qu’Oli Soquette met le feu à la Fontaine. Mais nous ? Épuisés. C’est qu’on doit replier les bagages demain matin, et rendre l’endroit de villégiature avant midi. Bilan du jour : une pépite, une claque, une frustration ✅ Découverte du jour : Kowari, magique et inattendu🎉 Coup de cœur : Charles, évidemment📸 Râteau photo : Julien Doré, mission KO🍟 Repas salvateur : frites en fin de soirée, comme un câlin au cœur On s’endort les yeux pleins d’images, les oreilles encore pleines de sons… et demain, c’est déjà le dernier jour des Francos 2025.

Polémiques, pizzas et pépites musicales

Jour 2. Ce que l’on croyait être une journée classique s’est finalement avéré un véritable stress-test pour les Francofolies de Spa 2025. Du monde, du monde et encore du monde : c’est tout simplement la plus grosse affluence du festival. Mais avant d’attaquer la musique, petite pause pizza en ville (ceci est un message d’amour à la pâte fine, mozzarella fondue et basilic frais). En mode digestion, on parcourt le programme du jour… et on comprend vite que la journée va faire parler d’elle. Amirgate et la triste tentation du boycott Impossible de faire comme si de rien n’était : la polémique autour de la venue d’Amir a fait trembler la programmation. Certains artistes ont annulé ou pris position, transformant une scène musicale en tribune politique. De notre côté, on le dit franchement : on vient à un festival pour la musique, pas pour les conflits géopolitiques. Bien sûr que le monde va mal, en Palestine, en Ukraine, en Afrique, en Asie… mais doit-on vraiment ajouter un clivage culturel dans ce contexte déjà si tendu ? Le public, lui, a tranché : il était nombreux, calme et bienveillant devant la scène Proximus, protégée comme Fort Knox. Et Amir, lui, a répondu avec ce qu’il sait faire de mieux : de la musique et de l’amour. Du groove, des découvertes, et DJ Daddy K en figure paternelle Heureusement, cette journée était musicalement superbe. Sur la Baloise, on découvre Morpho, pépite bruxelloise qui brise les frontières musicales avec un mélange subtil de pop, électro et soul. Ambiance envoûtante, textes soignés, public conquis. On enchaîne avec une petite pause food-trucks (libanais, chinois, crêpes, frites… Spa ou les Nations Unies de la street food), un Ice Tea pêche à la main. Place ensuite à Léon, l’ex-membre du duo Delta qui se la joue solo. Et ça fonctionne ! Textes intimes, voix à vif, énergie maîtrisée… Léon nous emmène dans un voyage entre mélancolie et force. Mention spéciale à ses transitions d’une finesse rare. Puis c’est Orlane, qui confirme que la chanson belge francophone a de beaux jours devant elle. Influencée par Axelle Red ou Francis Cabrel, elle brille sur scène avec une élégance et une douceur qui désarment. Kenji, bermuda et bol d’air sur la grande scène Fanie et moi, toujours stratèges, prenons position devant la scène Pierre Rapsat pour Kenji Girac. Si on avait eu des doutes sur sa forme après ses récents pépins de santé, ils ont été vite dissipés : le mec déborde d’énergie, et en bermuda s’il vous plaît. Le public, rajeuni pour l’occasion, chante à l’unisson. Pendant que Fanie reste en poste (il faut bien des images !), je pars faire un tour vers les scènes secondaires, mais pas avant d’accorder 10 minutes à Diego, petit frère de Coline (du groupe Colt). Vu et revu, toujours aussi talentueux, il alterne entre pop, rap et électro avec une aisance impressionnante. 21 ans et déjà une maîtrise scénique bluffante. Amir : un concert, un message, un public Retour à la scène Proximus. Et là, Amir. Public tendu ? Pas du tout. Chaleureux, nombreux, réceptif. Amir enchaîne ses tubes, prend la parole, apaise, réunit. On est là pour partager, pas pour diviser. Et franchement ? Il l’a fait avec brio. Luidji : des ados au top, et des paroles par cœur On rejoint Fanie (ravitaillée en boisson), en attente de Luidji, le poète-rappeur du 95. C’est une découverte totale pour moi, et une révélation. Flow millimétré, présence scénique impeccable, et un public… incroyable. Les jeunes connaissent TOUTES les paroles. Même Fanie. Même moi (en playback discret, hein). Franchement, les ministères de l’Éducation devraient y penser : rap + programme scolaire = révolution cognitive ? Barbara Pravi en fond sonore… mais toujours puissante Pas de badge photo pour Barbara Pravi, alors on reste sur place, devant l’écran géant, qui diffuse son concert avec justesse et puissance. On entend, on vibre, on applaudit même sans la voir directement. Parfois, l’émotion passe très bien à travers un écran et une bonne sono. Dadju, Elfil et une montée de buzz La soirée se termine avec Dadju, qu’on ne présente plus. Généreux, entouré d’un groupe monstrueux de talent, il fait chavirer la foule belge. Et là, moment surréaliste : Elfil, youtubeuse en plein buzz, monte sur scène. D’abord tolérée, elle finit gentiment escortée dehors après avoir tenté un câlin interdit. Résultat : bracelet coupé, concert terminé pour elle, mais vidéo virale assurée. Et une leçon : ne sous-estimez jamais un garde du corps en mode papa ours. Fin de soirée, fin de batterie Minuit passé. Trop d’émotions, trop de notes, trop de photos à trier. Demain est un autre jour, mais celui-ci fut riche, contrasté, intense, avec cette sensation rare que la musique, même au milieu de tensions, peut tout recoller, ou au moins, tout faire vibrer.

Une ouverture entre émotion, soleil et électro-poésie

Pour notre troisième escale festivalière de l’année, Fanie et moi avons pris la direction du sud de la Belgique, direction les Francofolies de Spa ! Après avoir survécu à un hamburger frites super bon et réussi à enfiler notre bracelet d’accréditation sans incident diplomatique, nous étions prêts pour quatre jours de musique, de découvertes, et de foule en liesse. Car oui, une semaine avant que les moteurs de Formule 1 ne rugissent sur le circuit de Francorchamps, c’est bien la musique qui monopolise le centre-ville de Spa. La ville entière est transformée en un véritable parc d’attractions musicales, où les scènes s’enchaînent comme les bières à la sortie d’un match de foot. Une ville, plusieurs scènes, une seule envie : vibrer Le cœur du festival bat évidemment à la scène Pierre Rapsat, majestueuse et centrale, en hommage à l’enfant du pays. À droite en entrant, on découvre la scène Baloise, suivie du Club Fontaine qui, entre deux concerts, fait le lien musical avec des DJ sets toujours bien sentis. En continuant vers la grande scène, la scène Proximus nous tend les bras. Et ce n’est pas tout : le piétonnier, transformé en scène à ciel ouvert, accueille les artistes du Franc’Off — une compétition de jeunes talents organisée tout au long de l’année. Autant dire qu’on marche beaucoup, qu’on écoute encore plus, et qu’on boit parfois un peu d’eau (euh beurk trop ferrugineuse, de l’ice tea et du Spa si on y pense. Le coup d’envoi : Premier concert que l’on a vu au piétonnier, première claque : SMR, fraîchement débarqué et qui sera (on fait un spoil !) sur le podium avec en pole position Nicolas B le Verviétois et Mado pour compléter ces du Franc’Off 2025, ils empocheront des euros offert par la Fédération Wallonie-Bruxelles & Play Right, divers prix comme une aide à la création son et lumière au centre culturel de Welkenraedt et programmation dans la salle Glacière de Spa et summum une place pour l’édition 2026. On rentre sur le coup de 16 h et on a 15 minutes pour s’installer à la Baloise. Découverte de « Nous Etions Une Armée  » .Un début d’expérience prometteur pour ce projet à la croisée du post-punk, de l’électro minimaliste, et de la poésie urbaine. « Nous étions une Armée » donne le ton : parlé, hurlé, scandé – mais jamais forcé. Lubiana : douceur, kora et lumière On déambule ensuite vers la scène Proximus, où Lubiana, sa kora entre les bras et un sourire désarmant aux lèvres, conte l’histoire de ses racines. Sa voix, son charisme, et sa grâce laissent la foule suspendue. Elle nous embarque dans un voyage musical où se mêlent héritage africain, soul et pop. Une bulle de douceur dans un monde de décibels. Saule : énergie contagieuse et tubes fédérateurs Retour vers la plaine principale où Saule, alias Baptiste Lalieu, fait monter la température. Avec ses musiciens au taquet et son énergie de pile Duracell, il enchaîne morceaux récents et classiques, sous les chants d’un public dense, ou danse – selon votre sens du rythme. Ben l’Oncle Soul vs Superbus : le dilemme du soir Ben l’Oncle Soul nous fait du bien. De la soul funky, chaleureuse, vintage comme un bon vinyle. Il déroule un set généreux, ponctué de ses plus grands succès et de quelques surprises bien senties. Sa voix suave résonne dans tout le parc, et on se sent un peu amoureux de la vie. Mais difficile de ne pas jeter un œil du côté de Superbus, qui faisait sauter la Proximus avec son retour très attendu. Jennifer Ayache, infatigable, mène la danse et envoie tube sur tube, avec une version 2025 de Lola revisitée en collaboration avec Hoshi et Nicola Sirkis (ces derniers absent, mais présent dans les cœurs). Le public, en transe, n’a pas vu les années passer : douze ans après leur dernier passage à Spa, ils ont mis le feu comme au premier jour. IAM : Le poids des mots, le choc des générations Clou du spectacle : IAM, monument du rap français, foule la scène Pierre Rapsat. Si certains festivaliers ont appris leurs textes par cœur dans les années 90, d’autres les ont entendus via les playlists de leurs parents. Une osmose générationnelle s’opère. On rappe, on saute, on se remémore, on découvre. Et on s’assoit aussi, parce que la journée fut longue (clin d’œil à notre session « pique-nique par terre » façon fans d’Indochine). Le final céleste de -M- et Fatoumata Diawara Pas le temps de traîner : -M-, alias Mathieu Chedid, nous attend pour Lamomali, sa relecture lumineuse et métissée de l’Afrique musicale. Fatoumata Diawara illumine la scène de sa voix magistrale. Une performance artistique totale, presque spirituelle. Lubiana fait partie de cette aventure haute en couleur et pour le plaisir de nous Belges, pour un final tout en fusion. Une première journée haute en couleurs Du post-punk poétique à la soul funky, en passant par le rock vitaminé et les rythmes mandingues, le premier jour des Francofolies de Spa 2025 a tenu toutes ses promesses. Et comme on dit chez nous : « On va dormir, mais on va rêver en musique. » À demain, pour une nouvelle journée pleine de vibes, de sueur… et de frites. Pas beaucoup d’images, désolé photos prises du public on fera une release photos des réceptions validations.

Les Estivales de Trolls & Légendes 2025 la fantasy fait la fête à Mons !

Envie de magie, de musique et d’aventure pour pimenter votre été ? Rendez-vous le samedi 2 août 2025 aux Anciens Abattoirs de Mons pour la 5ᵉ édition des Estivales de Trolls & Légendes, un événement gratuit, familial et 100 % convivial organisé par l’ASBL Trolls & Légendes et la Ville de Mons. Une journée festive et gratuite au cœur de l’été Les Estivales, c’est une version estivale et plus légère du célèbre festival Trolls & Légendes, né en 2005 à Mons dans la foulée de l’engouement pour Le Seigneur des Anneaux. Ce grand rendez-vous printanier – qui fêtera ses 20 ans en avril 2025 au Lotto Mons Expo – réunit chaque année des milliers de passionnés de fantasy autour de la littérature, des jeux, de l’artisanat, de la musique et du cosplay. Les Estivales, elles, offrent un condensé d’enchantement en plein air, dans une ambiance détendue et chaleureuse, ouverte à tous. Ce qui vous attend le 2 août De 10h à 19h, petits et grands pourront profiter gratuitement d’un programme riche et varié : Le tout dans un lieu atypique et inspirant : les Anciens Abattoirs de Mons, au 17 Rue de la Trouille. Infos pratiques 🗓️ Date : Samedi 2 août 2025⏰ Horaires : De 10h à 19h📌 Lieu : Anciens Abattoirs de Mons, 7000 Mons🎟️ Entrée : Gratuite – Ouvert à tous🌐 Site web : https://trollsetlegendes.be🔗 Événement : trolls.li/estivales2025 Et si vous aimez les trolls… Ne manquez pas la prochaine édition du festival Trolls & Légendes à Pâques 2026, le rendez-vous incontournable des fans de fantasy en Belgique ! Un univers magique vous y attend, entre expositions, concerts, auteurs, jeux, artisanat fantastique et bien plus encore.

Pour un show hors du commun, demandez Aime Simone !

Une coupe de cheveux tellement singulière, des bijoux et des tatouages en pagaille, une silhouette filiforme (oui, il a été mannequin, notamment pour Yves Saint Laurent) et une dégaine de loubard (pantalon à trous, veste sans manche ouverte sur son torse nu), Aime Simone ne passe pas inaperçu dans les ruelles de Bertrix. Ajoutez-y une paire de lunettes de soleil au design particulier (on dirait qu’elles sont portées à l’envers) et la capuche de sa veste bien vissée sur la tête, et vous devinez que l’on se retrouve là face à un artiste à la sensibilité exacerbée. Français, mais aux origines norvégiennes (sa maman est issue de ce pays nordique), Aime Simone choisit comme nom de scène les prénoms de ses grands-parents. Amateur de Nirvana, de post-funk mais aussi de hip-hop, c’est pourtant auprès d’un rockeur, Pete Doherty (leader des Libertines mais aussi connu pour avoir été le compagnon d’Amy Winehouse), qu’il se trouve un allié dans l’univers musical. Aime Simone n’a alors que 16 ou 17 ans lorsque lors d’un show de Doherty dans un club parisien, il la joue au culot, lançant son carnet d’écriture au guitariste anglais. Voilà un coup de poker qui aura des répercussions positives, mais pas dans l’immédiat, évidemment, Aime Simone doit encore s’épanouir et trouver sa voie. En 2017, Aime Simone déménage à Berlin, pour laisser libre court à sa vocation artistique. Il y trouvera également l’amour. Chemin faisant, il compose et l’un de ses morceaux est choisi pour la publicité de Leroy Merlin. Ce morceau, c’est le splendide « Shining light ». Rien ne dit que l’artiste n’aurait pas percé sans ce coup de projecteur mais force est de constater que cette mise en lumière va donner un bon coup d’accélérateur à sa carrière. Cette chanson recevra d’ailleurs le prix Coup de cœur de l’émission La Chanson de l’année 2023. Et Pete Doherty l’invite pour les premières parties de ses concerts. Nul n’est prophète en son pays dit le dicton ? Cette fois, si, Aime Simone est apprécié en France, mais aussi en Suisse et dans d’autres contrées car la langue qu’il met en avant dans ses compositions est bien l’anglais. Il n’était sans doute pas le plus attendu de ce samedi sur la Place des 3 Fers, Kendji Girac et Eddy de Pretto étant des chanteurs très appréciés, mais le spectacle proposé par Aime Simone fut admirable. Lui seul possède déjà une aura marquante, avec son look. Mais il sait surtout occuper la scène et les accessoires, notamment un podium incliné, qui sont mis à sa disposition. Micro avec support personnalisé, écran géant où les projections semblent prendre vie, gestuelle marquée… Chaque détail a son importance. On ne dit pas que toute l’assistance a adhéré complètement au projet, l’artiste ayant un univers assez particulier, mais il a de l’audace et assume pleinement ses choix, proposant du coup un show marquant qui aurait, semble-t-il, pu être encore plus mémorable. Nous étions en effet intrigués par la présence de trois grands miroirs en hauteur, mais dont nous n’avons pas vu l’utilité apparaître dans la mise en scène. Un membre de sa régie nous confiera qu’ils n’ont pu ajuster le placement de ces objets, faute de temps, sinon nous aurions été bluffés… Et bien nous voici curieux au point d’envisager de nous rendre le 11 février 2026 à l’Ancienne Belgique. Aime Simone s’y produira en effet pour une date exceptionnelle dans notre pays. A bon entendeur… Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Avec Eddy de Pretto, le Baudet s’offre une parenthèse poétique.

Hyper présent l’an dernier sur notre territoire avec plusieurs festivals, mais aussi un passage par le Cirque Royal et Forest National, Eddy de Pretto a réservé sa seule date belge de 2025 aux organisateurs de Bertrix. Une aubaine pour le Baudet car le chanteur parisien est un artiste qui propose toujours des prestations de qualité qui plaisent à un nombreux public. Il faut dire que ses textes sont des œuvres littéraires qui mettent en sons et images des sujets d’actualité qui lui tiennent à cœur. Découvert par le grand public fin 2017 avec notamment le titre « Kid », Eddy de Pretto n’a jamais déçu ses fans de la première heure. Artiste complet (il a pris de cours de chant, de technique vocale, de piano mais aussi de théâtre, débutant d’ailleurs sa carrière dans cet art), il a le don de créer un univers particulier, le monde d’Eddy. Pour la tournée « Crash Cœur », l’audio-visuel se joint au musical. Pourtant ce n’est pas l’écran géant où se projettent un film montrant son band ou des messages percutants, ni la bande sonore d’accompagnement qui marque les esprits mais bien cette passerelle surélevée d’où l’artiste déclame ses premiers morceaux, à peine découvert de la brume des fumigènes. D’un pas lent, presque peureux, il s’avance vers l’extrémité de cet échafaudage incomplet où il s’installe, assis, les pieds dans le vide. Le spectacle se déroule telle une pellicule cinématographique. Cette manière de faire est somme toute assez logique car Eddy de Pretto écrit ses chansons comme une sorte d’autobiographie à peine romancée. « Bateaux-Mouches » en est un exemple flagrant. L’élément nouveau de ce troisième album n’est donc pas l’actualité des sujets, ni la mise en scène du show, mais bien l’avènement de la pop, beaucoup plus présente. La musique est plus festive, plus entraînante à l’instar de ce « être biennn » ou « LOVE’n’TENDRESSE » qui ont certainement élargi encore un peu plus le cadre de ses fans.  Par contre, ce qui persiste, et c’est d’ailleurs ce qui le rend peut-être aussi sympathique, c’est l’humilité et l’accessibilité dont l’artiste fait preuve sur les planches, mais aussi en dehors de la scène. Poli et courtois, il a un mot gentil pour toutes les personnes croisées. Parfois, pressé par le temps ou l’impossibilité de pouvoir s’adresser à tous, un geste, un sourire suffisent. Les bénévoles, les privilégiés des backstage, mais aussi et surtout vous, le public, avez, semble-t-il, apprécié la pièce que monsieur de Pretto a joué sur la Place des 3 Fers. L’an dernier, à Spa, le public avait été conquis, mais aussi trempé, une pluie diluvienne s’abattant durant une bonne partie du concert. Cette fois, rien de tel. La journée fut chaude, sèche et divertissante. Que demander de plus ? Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Les rythmes endiablés de Kendji font vibrer Bertrix.

Le concert le plus attendu du samedi au Baudet’stival était indubitablement celui de Kendji Girac, le vainqueur de la troisième édition de The Voice (2014). Dès la sortie de son premier album fin 2014, le chanteur-guitariste aux origines gitanes a imposé son style et son sourire. Il faut dire que la plaque contenait déjà les titres « Color Gitano », « Andalouse », « Conmigo » et « Cool ». Pas mal pour un premier jet. En un peu plus de 10 ans, Kendji a sorti 6 albums studio, mais aussi multiplié les duos et participé à de nombreux événements, s’essayant même avec un succès non négligeable au cinéma. Il est devenu un visage incontournable du PAF (paysage audio-visuel français) et l’un des chefs de file de la chanson française actuelle, grâce notamment à une voix lyrique qu’il n’exploite pas nécessairement dans son registre habituel, mais qui en a étonné plus d’un lors de prestations exceptionnelles comme ses duos avec Florent Pagny ou Andrea Bocelli. Si le début de l’année 2024 lui a valu de faire les unes pour un dérapage dans sa sphère privée, l’homme a su rebondir en sortant « Vivre… », un album certes moins festif que les précédents, mais qui contient notamment les magnifiques morceaux « Si seulement… » et « J’ai changé ». Jeunes et moins jeunes attendaient donc avec impatience le retour du beau brun sur la Place des 3 Fers. Retour car il y avait déjà fait un carton, vous l’imaginez bien, le 12 juillet 2019. Malgré la chaleur torride régnant encore sur le coup de 20h00, Kendji lance son show avec des titres entraînant : « Me Quemo », « Color Gitano » et la reprise de « 1,2,3 – un, dos, tres – cover ». Il n’en fallait pas plus pour se mettre l’assistance dans la poche. Les titres les plus attendus sont réservés pour la clôture de la prestation, mais avec Kendji, il n’y a pas vraiment de moment creux vu le nombre de hits dans sa valise. On vous rassure toutefois, oui, « Les yeux de la mama », « Bella » et « Andalouse » font bien partie de la set-list. Une semaine plus tard, Kendji remettait le couvert à Spa, avec la même énergie et le même succès, mais il faudra désormais attendre le 12 avril 2026 pour le revoir dans nos contrées, pour son concert à Forest National. Vous n’êtes pas libres ce jour-là ! Ou les places ont déjà toutes trouvé preneurs ? Une seconde date est à l’agenda, le 06 juin, au même endroit. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.  

Edouard Van Praet marque les esprits de la journée inaugurale.

La toute première à ouvrir les hostilités du Baudet’stival 2025 est la Bruxelloise Clélia, vendredi sur le coup de 17h00. Lauréate de la Draft 2024, l’artiste qui mêle pop, R’n’B et électro sur fond de paroles françaises vient avec un beau bagage puisqu’elle était aux Ardentes voici un an tout juste. Ses textes sont fouillés et réalistes. L’artiste en est l’auteure. Elle aborde d’ailleurs des sujets qui lui tiennent à cœur comme ce « TDA » (trouble de l’attention) qui perturbe parfois son quotidien. Sensibilité, second degré et originalité sont les termes les plus utilisés pour définir le carnet d’écriture de la chanteuse. Caliméro est un autre titre qui aurait pu être révélateur, mais l’artiste n’est pas si discrète sur les planches. Elle se permet même une petite frivolité gustative avec une gaufre noyée de crème fraiche. Un bel entremet pour ce début de festival. Le temps de filer sur la scène principale que prend place le groupe Lightnin’bug, un collectif créé en 1997. Et oui, il y a déjà 28 ans que ces musiciens distillent au public leur amour pour le blues typique de la région de Chicago, une passion ramenée d’Outre Atlantique par Greg Janicki. Avec Didier « Bidon » Tonneau et Phil Pahaut, Greg a sorti 3 albums, le quatrième devant voir le jour très prochainement. Quelques touches US, du bon blues posé et le soleil omniprésent, on se croirait en vacances. A quelques encablures, LN Heart, auteure-compositrice-interprète belge mêlant pop-rock, folk, soul et influences classiques, s’installe derrière son clavier. Lorine baigne dans la musique depuis très longtemps puisque son papa, bassiste de son groupe, est lui-même musicien. Rapidement Lorine s’oriente vers le piano, obtenant son diplôme à l’académie Marcel Désiron d’Amay. Et oui, LN Heart est originaire de la région liégeoise. Très calme et posée sur scène, elle propose un mélange de pop, rock et même de classique dans ses compositions, mais attention, ne vous fiez pas aux apparences, sa voix est puissante et pourrait rivaliser avec des consoeurs bien plus aguerries, comme vous pourrez l’entendre dans ses derniers titres, « About Last Night » et « Colours ». Arrive alors sur scène un artiste complètement hors format, sorte d’ovni musical à classer entre Arno et Philippe Katerine pour son décalage et ses libertés artistiques. Cet artiste se nomme Edouard Van Praet. Pantalon noir, blouse noire et lunettes…noires, on pourrait presque lui attribuer une fonction d’employé de pompes funèbres par la sobriété de son look, mais son attitude tranche fondamentalement avec ce classicisme. Il se déhanche tel un lombric sous méthadone, se roule au sol, vient taquiner ses compères de scène en ôtant ses lunettes et en multipliant les grimaces. Inclassable par son physique, il l’est tout autant par ses influences musicales. Bercé très jeune au rock et à la musique classique, il se passionne ensuite pour le rap, le métal et les rythmes électroniques. Comme vous le voyez, on balaye large. Côté références, on lui reconnait du Léonard Cohen, du Bowie, un soupçon des Doors et même du Feu !Chatterton. C’est très particulier, et à réserver à des oreilles averties car certains textes sont crus, mais visuellement, il donne le change. Certains adorent, d’autres détestent. Rares sont ceux qui restent indifférents. On délaisse alors le rock psychédélique issu de l’album « Mascarades » pour rejoindre la scène découverte où Jirino (alias Jordan Dauvin) aiguise son flow. La belle aventure débute courant 2021. Jordan écrit alors quelques textes dans sa chambre. Ses parents jouent le rôle de spectateurs test et le produit proposé semble leur plaire. Jordan franchit alors le pas en postant quelques compos sur les réseaux sociaux. Si les premiers artistes qui l’ont influencé étaient les frérots Bigflo et Oli, la plume de Jordan s’est écartée du style des Toulousains pour devenir plus acide et virulente. Bien que peu habitué aux planches (il a juste rencontré un peu de public à son école et à l’Entrepôt à Arlon), Jirino ne tremble ni du corps, ni de la voix pour ce premier festival. Son expérience face au public, il l’a eue. Et visiblement il l’a appréciée. Prochain step ? « vivre de la musique ».  Il a le phrasé, le débit, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne chôme pas au niveau de la production. Le voici déjà avec 3 albums (Nova, Misère et HS7) et une vingtaine de titres dans la besace. Beaucoup plus d’expérience, mais finalement un seul album de plus dans la discographie de Lemon straw. Ce titre en anglais évoque une paille et un citron. « Cette paille que Giani Sabia (Chanteur) servait quand il vivait à New York et travaillait dans un bar. Quand il ne chantait pas quelques reprises dans le métro ou en rue. Là-bas, il enchaine les petits boulots pour payer son loyer : barman, livreur de fleurs & baby-sitter pour un couple de new-yorkais… Lemon fait référence à John Lennon ; “mon boulot de baby-sitter se trouvait d’ailleurs à quelques pas du lieu où il fut assassiné.” » relate le média Team 4 Action. Un nom évocateur pour un groupe dont l’idée a donc germé à partir des States et plus particulièrement de la Grosse Pomme. Au fil des ans et des albums, la composition du groupe va évoluer, Boris Iori et Giani Sabia étant les seuls membres fondateurs toujours présents mais l’esprit du band reste inaltérable depuis maintenant 15 ans (si l’on considère la sortie du 1er album comme « naissance » officielle de leur rencontre avec le public). Leur nouvel opus sous le bras, le groupe tournera assez bien en cette deuxième partie d’année. On les retrouvera d’ailleurs dès ce 25 juillet aux Les Gens d’Ere. Ils monteront ensuite à la capitale (la Belge cette fois) pour un concert Place du Grand Sablon le 15 août avant d’égayer les allées du célèbre Domaine viticole du Chant d’Eole le 28 août.  Le public est désormais plus nombreux sur le site. Certains vont naturellement tenter de trouver la meilleure place possible pour le groupe le plus attendu de la soirée,

Naevi et Nicolas Dieu voient double au Baudet’stival.

L’histoire de Naevi débute en mai 2019, dans les ruelles de la cité universitaires de Louvain-la-Neuve. Florian et Amaury lancent l’idée de monter un groupe de rock en français. William les rejoint rapidement en tant que bassiste mais aussi arrangeur. Cette première vie, in utero, du groupe prend fin à l’aube de 2022 lorsque Pablo et Bastien viennent insuffler une nouvelle énergie au groupe en basculant notamment vers de l’hyperrock (mélange de styles avec de l’électro sur une base rock). Mais au fait, que signifie Naevi ? Sur internet, on tombe directement sur les termes « naevi mélanocytaires » ou naevus qui sont des troubles dermatologiques qui se présentent sous la forme de grains de beauté. Samedi, sur le coup de 17h30, Naevi était le dernier groupe à entrer en lice pour le concept « Tremplin » du festival qui voit, depuis quelques saisons maintenant, des artistes moins connus ou débutants se produire sur la scène annexe avec comme rêve ultime de sortir vainqueur(s) aux yeux du jury pour obtenir le graal, le droit de se produire le dimanche en ouverture de la scène principale sur la place des 3 Fers. L’affaire n’était pas dans le sac car la concurrence fur rude avec les cinq autres artistes participants, mais le quintet n’a pas compté ses efforts pour montrer ce dont il était capable. Déjà vainqueurs du trophée des jeunes talents du Brabant Wallon en 2022, les cinq rockeurs ont une nouvelle fois fait mouche, remportant le « contest » leur ouvrant les portes d’une seconde prestation, de 45 minutes cette fois (la prestation du samedi n’en comptant que 30) sur leur première scène principale. Dimanche donc, rendez-vous avec Naevi dès 14h45 (et non 18h39, du nom de leur premier EP). La scène est beaucoup plus grande, plus haute aussi. Les premiers rangs, déjà occupés par les afficionados de Gims et Vitaa, ne verront sans doute pas bien les musiciens les plus en retrait, mais l’énergie est bien là. « Evidemment » résonne comme une ouverture idéale pour cette journée qui attend 9700 personnes. Avec deux prestations lors du week-end, Naevi se place comme le groupe ayant le plus profité du festival, d’autant que les cinq amis ont foulé les deux scènes. Ils ne sont pourtant pas les seuls à avoir multiplié les séances de plaisir auditif au Baudet édition 2025 puisque Louis Jassogne a affuté ses baguettes derrière Essyla avant de courir sur l’autre scène pour accompagner Bob Doug. Un exercice qui lui a valu un démontage / remontage sportif de sa batterie. C’est à ce moment qu’un musicien se demande pourquoi il n’a pas opté pour la flûte à bec… Les plus attentifs, mais aussi les plus courageux, puisque l’on va aborder ici des chanteur/musiciens s’étant produits en clôture du vendredi et en ouverture du dimanche, auront aussi remarqué un trio intégré dans deux groupes. Ces formations sont « Oh mon Dieu » et « Mister Cover ». Les personnes concernées ? Le claviériste, le bassiste et Dieu himself !  Nicolas Dieu est en effet le chanteur historique et emblématique du groupe de reprise le plus festif de Wallonie, mais aussi la voûte de « Oh mon Dieu », un projet qui lui tient à cœur car il peut y proposer ses compositions originales en français. Vendredi, vous imaginez bien que Nico, Simona, Christophe et tous les musiciens ont mis le feu à la place bertrigeoise avec leurs reprises endiablées. Dimanche, l’ambiance était beaucoup plus feutrée pour la prestation de « Oh mon Dieu » sur la scène bis. A cette occasion, le groupe a pu notamment présenter « La vague scélérate », le premier titre extrait de son deuxième album. Celui-ci, peaufiné depuis près de deux ans, sortira tout prochainement dans les bacs. Petite particularité de ce concert intimiste : le groupe est venu à la rencontre du public, descendant dans l’assistance pour les derniers morceaux. Cette configuration nous a donc permis de voir Nicolas, guitare à la main, au centre d’un cercle de festivaliers captivés. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

L’opération séduction de Puggy est réussie.

Voici une vingtaine d’années, Matthew Irons et Romain Descampe, deux étudiants étrangers (l’un Anglais, l’autre Français) en musique à Anvers se trouvent suffisamment d’affinités pour créer un groupe que rejoint rapidement Egil Franzen (Suède), un batteur avec qui Romain avait déjà joué précédemment. Depuis, cinq albums ont vu le jour, et le sixième est bouclé (confirmé par Matthew). Il sortira sous peu, probablement en octobre. Pourtant, en 2017, on a bien cru à la fin du groupe, Matthew intégrant un siège de juré dans l’émission The Voice Belgique, mais surtout aucun titre n’étant plus produit jusque 2023. La « retraite » publique du groupe aura donc duré 6 ans. Depuis, Puggy a repris le chemin des planches, avec son répertoire habituel, mais surtout l’excellent « Never give up » qui laisse augurer d’un nouvel opus d’une qualité au moins équivalente aux albums précédents. En 2024, l’opération séduction, ou promotion, a pris son envol, avec des apparitions dans plusieurs festivals (dont les Solidarités) et salles de concerts (AB, OM …). Les échéances principales s’approchant à grands pas (nouvel album et concerts à l’Olympia et à Forest National), le trio ne ménage pas ses efforts en multipliant les apparitions (on les verra encore aux Les Gens d’Ere, à Ronquières dans les quinze prochains jours). Un tel calendrier doit peser, moralement, mais aussi physiquement, et pourtant le groupe fut d’une disponibilité à toute épreuve lors de son passage à Bertrix. Interviews radio et presse écrite, séance photo, rencontre avec les fans … les trois gaillards étaient sur tous les fronts avec un sourire communicatif (ce ne fut pas le cas de tous les artistes, croyez-nous !) Restait à tenir son rang sur scène, mais nous n’avions pas trop d’appréhensions à ce niveau, ayant déjà assisté à la prestation du groupe aux Francos de Esch. Comme attendu, Puggy a assuré, proposant son rock mélodieux qui trotte inexorablement en tête tout en entretenant un dialogue ouvert avec un public conquis. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

La Chill zone, la bonne idée 2025 du Baudet’stival.

Un festival, cela s’imagine, se construit, s’adapte au fil du temps en fonction du lieu mis à disposition (Les Ardentes et les Solidarités ont dû déménager ces dernières années), des moyens qui y sont alloués mais aussi des attentes du public. A Bertrix, on était déjà dans le bon à de nombreux niveaux puisque l’on ne doit pas nécessairement s’inquiéter outre mesure des conditions climatiques variables (les scènes sont construites sur du sol en béton, et le public ne se retrouve pas non plus les pieds dans la boue), que le village dispose de nombreux emplacements de stationnement (en rues, mais aussi avec plusieurs parkings publics à distance raisonnable), que les PMR ne sont pas oubliés (plateforme surélevée accessible aux fauteuils roulants en face de la main stage, parkings à proximité immédiate du site, entrée dédiée…) et que la plupart des besoins peuvent être rencontrés (toilettes en suffisance à divers endroits, plusieurs bars et foodtrucks). Vous avez même le choix entre prendre place devant une des scènes ou alterner au gré de vos attentes, ce dernier scénario n’étant juste plus vraiment possible lors des pics d’affluence comme ce fut le cas dimanche soir entre les prestations de Vitaa et de Gims. Depuis cette édition 2025, une troisième option s’offre même à vous grâce à la mise en place d’une « Chill zone ». Certains connaissent déjà le terme pour avoir fréquenté un tel endroit dans certains lieux de vacances ou d’autres festivals, mais ce n’est pas le cas de tous. La traduction des termes anglais donne une « zone de refroidissement ». En pratique, pas de frigo, ni même de climatisation, et encore moins de décor faisant penser à l’Antarctique, mais un espace un peu à l’écart, ombragé (grâce à une immense tente khaïma), avec une musique d’ambiance « lounge ». Située dans la cour de l’école (entre l’entrée PMR et la scène principale), la chill zone propose donc une alternative « reposante » où l’on peut s’asseoir pour siroter un cocktail sur fond d’airs planants. L’idée est top, mais fut victime de son succès. Il n’y avait en effet pas place pour tous au niveau des bancs. Il faut dire que le « drinktruck » d’une célèbre marque de sodas avait de quoi ravir les gosiers des amateurs, qu’ils apprécient l’alcool ou non (des versions non alcoolisées étaient aussi au programme). Assurément un concept à garder pour les éditions prochaines. Le seul bémol relevé, et je me permets de le relayer car plusieurs personnes en parlaient ouvertement, l’accompagnement musical de ce genre d’endroits doit être adapté. Du jazz et du lounge oui, mais pas du rap agressif où les insultes s’alignent à foison, de grâce. Quoi qu’il en soit, cette innovation made in 2025 montre que le Baudet se modernise et pense au confort de ses clients. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.