TOURNEE ACOUSTIQUE

Pianiste et compositeur inspiré, sous des allures de dandy bohème, Alain Chamfort sait conjuguer chanson populaire et chic, mélodies sophistiquées et simplicité. Un mariage de contrastes qui le rend inclassable et unique. Retrouvez Alain Chamfort dans un spectacle acoustique en toute intimité où vous pourrez réentendre Manureva, Le temps qui court, Malaise en Malaisie, La fièvre dans le sang, Bambou, Souris puisque c’est grave… mais aussi des titres issus de son dernier album Le désordre des choses. Le vendredi 01.12.2023 à 20h00au WHalll – Centre culturel de WSP https://www.youtube.com/watch?v=8vGMYZGRjSA&t=10s https://whalll.be/spectacle/alain-chamfort/www.whalll.be
Manon Hansay tout en charme, en sensualité et en full band a séduit le Whalll

Chez Branchés Culture on aime beaucoup Manon Hansay. Elle fait partie de ces artistes qu’on suit depuis ses tout débuts. Talentueuse, belle et séduisante, la jeune femme à la voix sensuelle et jazzy qui n’est pas sans rappeler celle de son idôle Norah Jones se produisait pour la première fois avec un full band au Whalll. Un concert qui affichait sold out, et qui a ravi le public. A la fois comédienne et chanteuse, Manon, après avoir mené des études d’arts du spectacle à Londres et à Bruxelles, a commencé à jouer et à chanter sur différentes scènes belges. Son univers musical qui se veut empli de douceur, de nostalgie, de rêve et de chaleur a rapidement séduit un public qui lui est fidèle et la suit régulièrement. En 2021 son premier Ep « See You Again In A Dream » sort à l’automne, et ses singles Sweet Company et See you again in a dream ont eu l’opportunité de tourner sur nos ondes nationales. Depuis, la chanteuse multiplie les prestations ci et là, la plupart du temps en version acoustique accompagnée par son fidèle guitariste Jérôme Van den Bril. Ces concerts lui ont permis de faire ses armes et de se faire connaître d’un nouveau public. Petit à petit elle s’est donné la peine d’apprendre à apprivoiser la scène ce qu’elle fait déjà depuis bien longtemps au théâtre en tant que comédienne. Mais cette fois, pour la première fois, c’est avec un groupe de quatre musiciens chevronnés et hyper talentueux que Manon s’est produite au Whalllstation, et on ne peut que constater que sa progression artistique est énorme. Entourée de « tueurs » nommés Jérôme Van Den Bril aux guitares, Barry Mc Neese à la basse et contrebasse, l’incroyable Piotr Paluch aux claviers et aux backing vocals et Hadrien Pierson à la batterie, Manon atteint désormais une nouvelle dimension artistique, donne un magnifique écrin à sa musique, se lâche totalement vocalement, et charme son public. Au programme de la soirée on reconnait des titres familiers comme Someone found you, Sweet Company, You are so kind, Wise Words, d’autres comme Faith, I start my day with you écrit en clin d’oeil aux artistes qu’elle écoute le matin sur son radio-réveil, Who are you, Perfect little dreams, l’excellent Mademoiselle M etThe most beautiful girl interprété en duo avec Jérôme. Puis Manon passe au piano pour Imaginary land, et le déjà ancien See you again in a dream. Pour For you to like me la totalité du band est de retour sur scène. Puis c’est au tour de Ecstasy over heart, superbe titre avec lequel Manon touche le sommet de son art. Le groupe enchaîne avec Energy of your mind et Superficial pour clôturer le spectacle, avant un rappel composé de Say My name et Impeccable. Le public est ravi et le traduit par une belle ovation. La jeune femme nous offrira un dernier titre en voix-piano, avant de quitter la scène. Ce concert au Whalll aura marqué à coup sûr une étape importante dans la carrière de Manon Hansay qui nous prépare son premier album pour 2024. Et de vous à moi au vu de l’équipe qui va en être et du talent de l’artiste, on s’en réjouit déjà ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagés en collaboration avec Branchéscultures, vous pouvez le retrouver via le lien : https://branchesculture.com/2023/10/16/manon-hansay-tout-en-charme-en-sensualite-et-en-full-band-a-seduit-le-whalll/
TIM DUP EN CONCERT AU WHALLL

Tim Dup – Les immortellesIl s’est passé quelque chose dans l’existence de Tim Dup. Quelque chose de l’intérieur. Dans un corps de plus en plus affûté, semble avoir soudain percé comme une lumière de fin d’après-midi, au soleil de Corse laissant éclore ses immortelles. Du nerf en muscles et une floraison, invitant au recommencement. Il s’agit bien de cela. À 27 ans, lesté de trois albums aux parcours en écharpe, Tim a pris les rênes de sa renaissance artistique. Même si cela peut paraitre évident, il a imaginé et pensé son quatrième album, débarrassé du bruit et de la fureur des attentes et des sentences, qui s’abattent tel un couvercle de plomb sur l’inspiration. Charpenté par l’amour autant que par les épreuves, le défi s’imposait à lui naturellement : redevenir l’enfant musicien, vierge de toutes les pressions, de cette quête de la performance, du grand résultat promis, et se laisser guider pour aller au bout de son intuition artistique. Tim Dup est fier de vous présenter Les immortelles, titre de l’une de ses treize pistes.Les immortelles, comme ces fleurs divines bienfaitrices d’Apollon qui de toute éternité attirent abeilles et lépidoptères. Des insectes utiles à l’humanité, comme Tim cherche à l’être dans l’exercice de son métier d’auteur-compositeur-interprète. Et c’est bien de l’écrire… Cet album réalisé en soliste, hors de sa chrysalide, parvient à faire son miel, élixir d’émotions et de réparations. Entre mise à nu bouleversante et mise à distance de l’égo naturel de l’artiste. La scène a sûrement contribué à changer le champ de vision de l’auteur-compositeur, assumant le fait dans un premier temps d’être seulaux commandes de son disque. Premières maquettes, nées sur la route, en janvier 2022. Elles ressemblent déjà aux chansons abouties. S’en suivront trois mois chez lui, à l’abri des oreilles indiscrètes et des regards attendus, dans son studio d’enregistrement, installé dans une ancienne menuiserie. Transmission inconsciente d’un artisanat à un autre. Puis mixé à New York City avec Fab Dupont, avec le goût de cette précision d’horloger qui fait parler les compresseurs au bout de leurs mystères. « Lâcher prise », le terme est lancé pour caractériser ce nouvel opus. Dans une biographie cela peut évidemment faire sourire, comme lorsqu’on écrit « album de la maturité ». Et pourtant, on peut difficilement lutter contre cette évidence propre. Tim a définitivement fait le deuil du questionnement autour de la condition métaphysique de l’artiste qui plus que tout, a envie d’être écouté, regardé, aimé. Ainsi, d’entrée de jeu il nous le dit dansune forme d’adresse à lui-même, avec une frontalité douce. Si je m’écoutais vraiment, lui Tim, serait forcément différent. Mais en creux, il nousconfesse que tout ce qu’il s’autoriserait au conditionnel, c’est aussi déjà un autre lui. Au présent. Un autre mec, qui a déjà « fait tomber les clés, déserté la ville, accepté de perdre son temps au profit de l’exil ». Un homme moins lisse, qu’il n’y paraissait lorsqu’il apparut la vingtaine frémissante avec ses premières chansons. Aujourd’hui, libéré, il pourrait même oublier son âge. billetterie@whalll.be | +32 2 435 59 99 | www.whalll.be Le jeudi 12.10.2023 à 20h00 au WHalll – Centre culturel de WSPhttps://whalll.be/spectacle/tim-dup
Dominique A

Dominique A s’est produit jeudi dernier au Whalll devant une salle comble Après un retard pour cause de pandémie et un report dû à une mauvaise chute du chanteur, Dominique A se produisait enfin au Whalll ce jeudi 1er juin dernier devant une salle qui affichait complet. Un concert qui a soufflé le chaud et le froid, ne laissant en tout cas personne indifférent. A l’époque où est sorti La Fossette, son disque référence, soit il y a une trentaine d’années en 1992, Dominique A m’avait interpellé par sa démarche de sortir un disque minimaliste et sombre. Un disque qui sera vite récupéré par les médias comme ouvrant la porte à une nouvelle scène française en opposition avec le clinquant de la variété souvent dénigrée par ces mêmes médias. Je trouvais alors la démarche intéressante et culottée. Et puis durant toutes ces années l’artiste s’est constitué un public de convertis à son art, et en a aussi pas mal énervé d’autres par son maniérisme, son anti-conformisme devenu attendu et ses chansons volontairement déstructurées qui ne surprenaient plus vraiment. Mises bout à bout elles donnent parfois l’impression d’une grande linéarité, et de ne pas voir le bout du tunnel. Celui qui déclarait dans la presse que « si l’album La Fossette n’avait pas eu le succès qu’on lui connait il n’aurait sans doute pas pu faire autre chose et se serait peut être flingué, a aujourd’hui une belle carrière derrière lui et est apprécié par un fidèle contingent d’admirateurs présents en nombre ce soir au Whalll. Bénéficiant d’une scénographie très réussie composée de néons et de carrés lumineux multicolores, l’artiste de 54 ans au timbre très personnel et à la gestuelle ample et saccadée façon Ian Curtis de Joy Division, enchaîne ses titres, alternant moments de grâce, et autres d’agacement. Avec une légèreté feinte et souvent démonstrative Dominique A distille en musique ses messages qui demandent une écoute attentive. C’est ce qui emballe ses défenseurs, mais que ses détracteurs qualifient de rasoir et plutôt prétentieux. A chacun sa sensibilité ! Il est vrai que sur scène notre homme n’est pas vraiment affable, et assez replié sur sa petite personne. Entre deux morceaux, il s’exprime assez maladroitement, et ironise sur la salle qui l’accueille, sa situation dans Bruxelles, et au sujet des artistes has been dont il a croisé les affiches dans sa loge (Hervé Vilard, Yves Duteil et d’autres). Ses réflexions cyniques n’ont pas été d’une grande élégance. Un spectateur lui rétorquera d’ailleurs un : « Yves Duteil c’est bien ! » auquel il répondra laconiquement : « oui peut être, à part Le petit pont de bois, je ne le connais pas, mais vous avez le droit d’aimer si vous voulez !« Je ne suis pas personnellement un grand admirateur de Duteil, loin de là, mais ce dédain envers des artistes confrères dont l’énorme carrière n’est plus à démontrer, ne sert pas positivement son personnage. Beaucoup de spectateurs ont été choqués par cet épisode et en reparlaient entre eux à la sortie du show. Mais revenons-en au concert lui-même. Durant 2h30 (c’est très long) Dominique A a enchainé vingt six titres devant un public attentif avec lequel il interagissait peu, ou souvent assez mal à propos. Un set au cours duquel les guitares sont quasi absentes et que, malgré les très beaux arrangements joués par de très bons musiciens, j’ai personnellement trouvé interminable, glacial et pauvre en émotion, et dont découle une uniformité dans le tempo qui porte préjudice sur la durée à l’intérêt qu’on lui porte. Un set de 2 heures aurait pour ma part amplement suffit. Néanmoins, son public lui a réservé deux standing ovations, preuve que l’artiste a ses fervents admirateurs qui lui ont fait un triomphe, et peut donc facilement se passer de moi pour venir écouter ses titres patrimoniaux et humanistes au ressort narratif bobo intello. Et tant mieux pour ses fans ! Moi à sa prochaine visite je passerai mon chemin, mais il ne sera pas dit que je n’aurai pas essayé. Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/06/06/dominique-a-sest-produit-jeudi-dernier-au-whalll-devant-une-salle-comble/
Loizeau fait s’envoler le public du Whalll

Emily Loizeau fait son grand retour avec un nouvel album né de l’isolement du confinement, enregistré en Angleterre avec le célèbre musicien et producteur John Parish (connu pour son travail avec PJ Harvey). Après avoir parcouru le monde et s’être engagée pour des causes qui lui tenaient à cœur, tels que le climat et la cause migratoire, Emily a ressenti le besoin de revenir à ses racines et de s’approprier son territoire musical. En tant qu’autrice, compositrice, interprète et productrice de son œuvre, elle fait un geste de réappropriation de sa musique et de ses valeurs, en réponse aux crises économiques, sanitaires et climatiques de notre société. Son nouvel opus se veut un message d’espoir pour l’avenir de nos enfants, en nous invitant à repenser notre mode d’existence et à agir pour la durabilité de notre monde. La soirée de concert avec Emily au Whalll a enfin pu avoir lieu après un report à cause des inondations. La chanteuse, pieds nus, a su transporter son public dans son univers unique rempli de messages forts. Piano droit qui laisse transparaître les cordes, endroit propice exigeant une présence récurrente de Madame Loizeau qui donne l’étendue de son talent de pianiste. Petite chorégraphie de vidage de sacs de sables et danse à l’indienne pour pour illustré l’amour depuis l’enfance d’Emily pour les indiens d’Amérique. Petit bémol, le niveau son était assez inaudible niveau chant, ce qui a rendu difficile la compréhension de certaines paroles lors de quelques morceaux, dommage pour certains spectateurs qui découvrent l’artiste, y compris pour l’auteur de cet article. Malgré cela, les musiciens étaient excellents et la salle a été conquise par cette artiste fascinante et fascinée, applaudissant debout pour elle. Pour les déçus courrez vous approprier son new album : https://www.emilyloizeau.com/discographie/
Saule au Whalll

Saule, le surdoué du partage, revient frapper à nos cœurs : attendez-vous à des tendresses, des cavalcades, des cuivres, quelques larmes, des amertumes, de la lumière, une valse, et partout, partout, de la beauté. Avant même que vous n’ayez écouté la première chanson, ce titre, « Dare-dare », vous raconte deux histoires. D’abord le « dare-dare » littéral de l’urgence, de l’envie impérieuse, celle de donner de la musique aux gens (qui en ont légèrement besoin : vous l’avez bien regardée, la conjoncture ?). Et puis, parce que Saule (Soul) adore faire ricocher les doubles sens dans nos cervelles, il y a « to dare », en anglais : pour l’audace. L’audace de franchir le cap d’une écriture renouvelée, mordante, parfois plus âpre, celle d’un auteur profondément singulier, affranchi des suavités rassurantes de la pop. Douze fois la voix tellement intègre et inimitable de Saule : douze chansons, « douze belles dans la peau », comme aurait dit l’autre ; sincères, ultra modernes, souvent cinématographiques, tirant parfois vers un lyrisme très brit-pop, vers le reggae façon Souchon, parmi des morceaux plus graves, qui nous font parfois chavirer du côté de Johnny Cash, des chœurs de Leonard Cohen. Saule a écrit, composé, orchestré, joué, tout ou presque, depuis chez lui, dans son nouveau biotope, la campagne sublime et inspirante de Gaume. Mais, bien sûr, il n’a pas pu s’empêcher d’inviter des amis, sur trois de ses chansons. Cali est venu à l’ICP, et la session d’enregistrement a (naturellement) tourné à la course-poursuite exultante entre deux gamins en liberté : « Avant qu’il ne soit trop tard » est un galop urgent, ample et glorieux. Il y a eu Ours (Monsieur le fils de Monsieur Souchon), qui s’est emparé de « 24 heures et des poussières » : au studio Ferber, c’est lui qui a fait venir les copains Albin de la Simone et Seb Martel, et, outre sa voix, il a apposé sur les arrangements son coup de griffe chic et dandy. Enfin, vous reconnaîtrez la touche enivrante de Jasper Maekelberg (Faces On TV), l’homme qui produit tous les albums de Balthazar ; sur « Demande pas la lune », duo en chiasme subtil, la tension est superbe, et l’orchestration prend des allures de générique grandiose. Le mix s’est noué à Paris, au studio La Frette, grâce au doigté génial et humble de Nicolas Querre (Arctic Monkeys, Jean-Louis Aubert ou encore le dernier Nick Cave : c’était lui). C’est là que les copains Franck Marco et Jug ont été faire « vivre » la section guitare-basse- batterie. Pour le reste des instrumentations, on a échangé des pistes via WeTransfer (vous vous souvenez ? la conjoncture), avec des artistes excellents : Rafgee (du band français Delgrès) est l’auteur de cuivres renversants ; les violons de Cédric Sottiaux virevoltent en altitude ; vous allez vous dissoudre sous l’effet de l’harmonica de Ben Henry Edwards (qui accompagne Charlie Winston) : la conclusion de l’album, une reprise des « Démons de Minuit », traitée à la loupe, paradoxale, époustouflante, languide, est faite pour le frisson. Il faudra vous attendre à d’autres coups au coeur. Ainsi, « Dare-dare », en ouverture du disque, plonge l’ordinaire d’un couple bancal dans des abîmes gainsbouriens, choeurs langoureux en contrepoint. Dans « Je suppose », la voix de Saule, enregistrée sur dictaphone dans la rue, interprète de façon confondante l’émotion d’un homme qui s’adresse à une ancienne amoureuse : l’effet, tellement filmique, est troublant. « Quand l’amer monte » est une chanson qui doit son épaisseur à la nuit, nuit de doute, de spleen, dans laquelle subsiste une seule lueur : celle de la clope grillée. Et comment parler de « Marta danse » la puissance évocatrice de Saule touche ici au petit miracle, sur une espèce de valse ralentie et fière que lui a inspirée cette vidéo (vous l’avez certainement vue sur les réseaux), dans laquelle l’ancienne ballerine Marta C. Gonzalez, atteinte d’Alzheimer, retrouve les gestes du Lac des Cygnes dans son fauteuil roulant. Et voilà, c’est brillant. Ce qui brille, c’est encore le jeu des sonorités rebondissantes qui invitent l’esprit de Bashung sur « Tu boudes » ; ou cet assemblage improbable de couleur disco et d’éloge de la douceur dans « La tendresse (tu sais !) » ; ou encore la sémillance de « Regarde autour de toi », hymne faussement ingénu, profondément sincère, qui nous redit à quel point, dans les veines de Saule, courent, aussi, des cascades d’eau pétillante. Le tout emmené, bien sûr, par ce délicieux premier single, « Rebelle Rêveur » – dont le titre résulte d’un véritable test de personnalité, auquel Saule s’était prêté comme à un jeu : le questionnaire a débouché sur ce profil ambivalent, cette espèce d’anomalie – que le chanteur a eu tôt fait d’adopter, avec l’irrésistible sourire en coin qu’on lui connaît. Et voilà comment « Dare-dare » nous parvient : intense, riche, évident. À l’écouter, vous ne penseriez pas un instant que sa fabrication a pu être une aventure compliquée. Et pourtant. Un an avant la pandémie, Saule avait enregistré, à Paris, un tout autre disque. Mais au moment de le finaliser, en juin 2019, il a décidé, en tremblant un peu, de n’en (presque) rien garder. Parce que, quinze ans de métier plus tard, il a acquis les bonnes certitudes et des audaces inédites. Il a donc fallu emprunter un nouveau chemin, sur lequel Saule a rencontré son manager,Cyril Prieur (il s’occupe aussi d’Arno), et puis Michel Boulanger (le directeur artistique de Dutronc, Cabrel entre autres) et le voici mis en confiance. Il trouve et retrouve des comparses chéris : les gars de Puggy, de Girls in Hawaii, Alice On The Roof. Avec eux, il regoûte à la joie de faire de la musique, tous azimuts. Et puis c’est l’interruption de tout : la pandémie isole à nouveau Saule. Mais désormais il est en veine, et il compose de plus en plus, d’une façon qui le satisfait de mieux en mieux. Les premiers indices de cette inspiration revivifiée nous parviennent au printemps et à l’été 2020 : « Dans nos maisons », bulle de douceur en plein confinement, antidote à la cruauté de l’enfermement; puis un duo avec Alice On The Roof, pour brandir, les ailes en plein ciel et les deux pieds
Zidani …

PUBLIÉ LE11 MARS 2023 par JPROCKBRUXELLES En mode stand-up au Whalll avec son personnage de Mamie Georgette, Zidani séduit, ose tout et dit tout! Gros succès pour Sandra Zidani, Mamie Georgette, ce jeudi soir au Whalll, Centre Culturel de Woluwe St Pierre. L’humoriste tenait la grande forme et a séduit l’Auditorium qui affichait complet. En Belgique francophone, tout le monde connait Zidani. Si vous n’en avez jamais entendu parler c’est que vous habitez sur une île ou que vous étiez en prison ces trente dernières années. Sandra manie l’humour avec causticité, bonne humeur, intelligence et dextérité, et cette touche de belgitude qui n’appartient qu’à elle. Un humour irrésistible teinté d’humanisme et d’un certain franc parlé, qui au fil des années ont forgé sa réputation. Avant les objets duraient longtemps, et les hommes mourraient vite. Maintenant c’est l’inverse. C’est l’obsolescence programmée ! (Zidani) Après Les Pingouins à l’Aube joué il y a quelques mois dans cette même salle, dont je vous avais dit le plus grand bien dans un précédent article, Zidani nous revient cette fois avec son personnage de Mamie Georgette en mode Stand- Up. En effet depuis le décès de son mari Marcel (qu’on appelait Léon), qu’elle aimait tant, Georgettevit son veuvage d’une manière bien différente de ce qu’on pourrait imaginer. Elle part en voyage à Pigalle, découvre « le droit » d’avoir une carte bancaire, organise des soirées tupperware ou des après-midi sextoys par Zoom, mais surtout elle écrit. Oui ! Georgette écrit un livre sur la place de la femme dans la chanson française. L’occasion pour Zidani de nous parler de la grande Georgette Plana – qui aurait influencé Diam’s – et d’autres chanteuses réalistes comme Damia. Toujours avec humour, bien sûr, et en nous ressortant quelques chansons d’époque dont les interprétations irrésistibles n’appartiennent qu’à elle. » De manière générale, c’est toujours la femme qui paye aujourd’hui. » (Zidani) En mode stand-up, Zidani harponne son public dès son entrée en scène et ne le lâche plus jusqu’à la fin du spectacle. On rit vraiment beaucoup et de bon coeur tout au long des 90 minutes environ que dure le spectacle. Georgette est impertinente, drôle, parfois insupportable, et elle défend ardemment le droit des femmes. La scène clin d’oeil à Jacqueline Sauvage est d’une grande drôlerie, mais avec Zidani il faut savoir aussi lire entre les lignes car le message qu’elle véhicule est celui d’un droit à la liberté en toutes circonstances. Et sur ce plan là, Mamie Georgette ose tout et peut tout dire. Et ça fait un bien fou ! Mamie Georgette continue sa tournée avec des dates à Liège (10/03) , Mons (11/03) , Mouscron (17 et 18/03), Namur (24/03) avant de revenir à Bruxelles (14 et 15/04). Un bon conseil, ne la ratez pas ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman et Axel Tihon article partagé avec https://branchesculture.com/2023/03/11/en-spectacle-au-whalll-avec-son-personnage-de-mamie-georgette-zidani-seduit-ose-tout-et-dit-tout/ Partager : POSTÉ DANS ONE WOMAN SHOW, SPECTACLETAGUÉ AXEL TIHON, CENTRE CULTUREL DE WOLUWE ST PIERRE, FABIAN BRAECKMAN, HUMOUR, MAMIE GEORGETTE, MAMIE GEORGETTE EN MODE STAND-UP, ONE WOMAN SHOW, SANDRA ZIDANI, WHALLL, ZIDANI