Doria D

Doria D, une artiste de 20 ans basée à Louvain-la-Neuve, est en train de se faire un nom dans le paysage musical belge. Avec des influences variées, allant de Billie Eilish à Nekfeu, en passant par Lana Del Rey et Lomepal, Doria D tire son inspiration de sa propre vie pour écrire des textes poignants et sincères. Sa musique est un mélange de mélodies mélancoliques et de rythmes enjoués, le tout porté par sa voix envoûtante et légèrement rauque. Avec un talent indéniable et une passion contagieuse pour la musique, il est facile de comprendre pourquoi Doria D est une artiste à suivre de près dans les mois à venir. Doria D : Un regard captivant sur la scène musicale à travers l’objectif et l’ouie du photographe Le 7 mai 2023, au Chapiteau du Botanique, dans le cadre des Nuits 2023, un festival dédié à la scène locale belge, une jeune chanteuse belge du nom de Doria D a illuminé la soirée en assurant la première partie de Mustii. Arborant un style pop électro teinté d’influences r&b et soul, Doria D a su captiver les spectateurs par sa voix douce et sensuelle. Accompagnée de son clavier et de son ordinateur, elle a créé une atmosphère intimiste, invitant le public à plonger dans son univers musical empreint d’amour, de liberté et de rêves. Ses chansons, interprétées en français et en anglais, ont su toucher les cœurs de tous les présents. Dès les premières notes, Doria D a envoûté le public, l’incitant à se laisser emporter par la mélodie. Sa performance énergique et passionnée a incité les spectateurs à danser et à chanter en chœur avec elle. Parmi les titres interprétés, on a pu entendre les morceaux envoûtants tels que « Loin », « Soleil » et « Vertige », extraits de son premier EP intitulé « Douce ». La jeune artiste n’a pas hésité à rendre hommage à la musique française en reprenant le célèbre tube d’Edith Piaf, « La vie en rose ». Avec une touche moderne et originale, Doria D a réussi à insuffler une nouvelle vie à cette chanson emblématique, surprenant agréablement le public. Au cours de cette soirée, Doria D a démontré l’étendue de son talent et de son charisme. Sa présence sur scène était indéniable, captivant tous les regards. En tant que photographe reporter, j’ai pu observer l’émotion sincère qui se dégageait de chacune de ses performances. Doria D est sans aucun doute une artiste à suivre de près. Son talent prometteur et son charisme indéniable en font une figure montante de la scène musicale belge. Avec son univers artistique unique, elle apporte une fraîcheur bienvenue à la pop électro, tout en captivant les fans de r&b et de soul. La soirée au Chapiteau du Botanique restera gravée dans les mémoires comme le moment où Doria D a conquis le public avec sa voix envoûtante et sa présence magnétique sur scène. Son premier EP « Douce » est un avant-goût de son immense potentiel, et nous attendons avec impatience la suite de son parcours musical.
Colt
Colt, le duo belge composé de Coline et Toitoine, est en train de faire son petit bout de chemin sur la scène musicale belge et internationale. En seulement quatre ans, ils ont réussi à cumuler plus de trois millions de streams et à se forger une identité propre. Leur musique, un mélange de genres entre indie, folk et électro pop, commence à être reconnue par le public. Après un premier concert à guichets fermés au Botanique, Colt a enchaîné sur plusieurs festivals tels que Ronquières, les Solidarités ou encore les Francofolies de Spa. Ils ont également réussi à se faire une place sur la scène internationale avec une tournée à New-York, en Suède et aux Pays-Bas plus récemment. Malgré leur jeune âge, les deux artistes ont réussi à produire une musique professionnelle et de qualité. C’est dans leur chambre qu’ils travaillent sur leurs compositions, mais le résultat est tout sauf amateur. Après quatre ans de musique sous le nom de « Coline & Toitoine », le duo a décidé d’entamer un nouveau chapitre en contractant son nom initial pour devenir simplement « Colt ». C’est un nom qui correspond mieux à leur musique, selon eux. Colt est un duo francophone onirique, qui ne cherche pas à se différencier, mais simplement à être reconnu pour leur véritable talent. Regard à travers l’objectif : Colt, une explosion électro-pop sur la scène musicale Le 7 mai 2023, au Chapiteau du Botanique, dans le cadre des Nuits 2023, un festival dédié à la scène locale belge, le duo francophone Colt a offert une prestation électrisante en assurant la première partie de Mustii. Composé de Coline et Toitoine, deux jeunes Bruxellois qui ont commencé leur aventure musicale dans l’intimité de leur chambre, Colt a su conquérir le public avec leur univers pop électro aux accents indie et folk. Dès les premières notes, l’énergie contagieuse de Colt a envahi la salle, transportant les spectateurs dans un tourbillon de mélodies entraînantes et rafraîchissantes. Leur musique, qui évoque leur quotidien, leurs envies et leurs rêves, a su créer une connexion immédiate avec le public. Sur scène, Coline et Toitoine étaient accompagnés de leur fidèle compagnon, leur guitare et leur clavier, qui ajoutaient une dimension organique à leur univers électro. Ensemble, ils ont créé une atmosphère festive et conviviale, incitant le public à se laisser emporter par la musique, à danser et à s’amuser sans retenue. Parmi les titres interprétés, on a pu entendre des pépites musicales telles que « L’Amour », « C’est pas grave » et « La vie est belle », extraits de leur premier EP intitulé « Colt ». Chaque chanson révélait la sincérité des sentiments et des expériences vécues par le duo, captivant ainsi l’attention de tous. Colt n’a pas hésité à rendre hommage à leurs influences en revisitant le célèbre tube « Pumped Up Kicks » de Foster The People. Ils ont apporté leur touche personnelle et originale à cette chanson emblématique, témoignant de leur créativité et de leur capacité à s’approprier des classiques pour les rendre uniques. Cette soirée a été l’occasion pour Colt de démontrer tout leur talent et leur potentiel. Le duo a su captiver le public par sa présence scénique captivante et son énergie débordante. En tant que photographe reporter, j’ai pu observer leur complicité et leur passion communicative, figeant ces moments d’émotion sur pellicule. Colt est sans aucun doute un duo à suivre de près. Leur talent, leur créativité et leur potentiel en font une révélation de la scène musicale. Leur premier EP, « Colt », est une promesse de belles réussites à venir, et nous sommes impatients de voir l’évolution de leur parcours artistique.
Mustii l’artiste complet qui plaît !

Thomas Mustin, plus connu sous le nom de Mustii, est un artiste complet. Acteur, chanteur, auteur-compositeur, metteur en scène, il est présent sur plusieurs fronts depuis ses études en théâtre. Il a notamment joué dans des pièces de théâtre, des films comme « Grave », « Un Petit Boulot », ou encore la série « La Trêve ». En 2017, il incarne le rôle principal dans le téléfilm « Je Voulais Juste Rentrer Chez Moi », qui lui permet de décrocher le Magritte du meilleur espoir masculin. Mais Mustii est également connu pour ses talents de chanteur. En 2016, il sort son premier EP « The Darkest Night », et son single « The Golden Age » séduit les radios. Depuis, il a multiplié les concerts dans de nombreux festivals tels que les Francofolies de Spa, Les Ardentes ou Les Nuits Botanique. Son premier album « 21st Century Boy » sort en 2018 chez Warner Music Benelux. Après avoir fait salle comble lors de sa dernière tournée avec plus de 13 000 personnes en Belgique, Mustii est de retour avec son nouvel album « It’s Happening Now », sorti le 21 janvier 2022. L’artiste belge promet une performance mémorable lors de son ultime concert de la tournée, qui aura lieu aux Nuits 2023. C’est une occasion unique pour le public de découvrir ou redécouvrir l’un des prodiges de la pop made in Belgium. Mustii enflamme la scène du Botanique avec un concert inoubliable Bruxelles, le 11 juin 2023 – Pour clôturer en beauté les concerts du chapiteau lors des Nuits 2023, le talentueux artiste bruxellois Mustii a offert une performance électrisante au Botanique. Le chanteur a démontré tout son talent et a donné le meilleur de sa tournée 2022/2023 lors de cette soirée mémorable. Avec un répertoire comprenant ses incontournables titres ainsi que les nouvelles chansons de son dernier album dédié à son oncle, une figure marquante dans sa vie qui lui a transmis sa passion pour la musique et le théâtre, Mustii a su captiver le public présent. La scène est l’oxygène de Thomas, alias Mustii, lui permettant de libérer le stress accumulé et de communiquer avec son public toujours plus nombreux et épris de cet artiste aux multiples talents. Toujours en quête d’innovation et de surprises, la team Mustii réserve encore de belles surprises à ses fans. Bien que sa disponibilité soit limitée et le contraigne à faire une pause sur scène, un rendez-vous est déjà pris pour très bientôt. Par ailleurs, l’une des activités de Maître Mustii a été de faire partie du jury de l’émission « Drag Race Belgique » diffusée sur la RTBF. La bande a d’ailleurs été invitée à terminer le spectacle en beauté, avec strass et paillettes, ajoutant ainsi une touche finale étincelante à cette soirée. Le concert a duré deux heures, durant lesquelles le public a été transporté dans un tourbillon de folie dont il se souviendra longtemps. Les performances de Mustii sont toujours inoubliables et sa présence sur scène est attendue avec impatience. Le prochain rendez-vous avec Mustii promet déjà d’être époustouflant. Ses fans pourront retrouver son énergie communicative et sa créativité débordante dans un futur proche. Mustii continue de repousser les limites de l’art et de ravir son public avec ses frasques uniques. Ne manquez pas les prochaines aventures de Thomas Mustin, un artiste hors du commun qui fait vibrer les foules et crée une véritable connexion avec son public.
Imperial Triumphant
Imperial Triumphant, les princes noirs du black metal avant-gardiste ! S’il est un groupe qui se caractérise par une musique atypique et radicale c’est bien le trio newyorkais Imperial Triumphant. Le groupe était en concert il y a quelques jours à Bruxelles dans le cadre des Nuits Botanique, l’occasion rêvée pour Branchés Culture de lui donner le coup de projecteur qu’il mérite et de revenir sur le parcours d’un des bands les plus intéressants de la scène jazz-black metal. Le groupe se forme en 2005 à New York sous la houlette de Zachary Ilya Ezrin, s’affranchit bien vite des étiquettes de genres musicaux, et développe un black metal expérimental teinté de touches jazz du plus bel effet. Plébiscité pour ses compositions uniques et ambitieuses où s’affrontent luxe et misère, extravagance et oppression, Imperial Triumphant s’inspire de la ville de New York et de ses différentes facettes. En 2018, leur album « Vile Luxury » est acclamé par la critique pour ses qualités expérimentales et ses prises de position, et les bombarde sur les scènes européennes. Deux ans plus tard, le groupe parvient à confirmer ce succès et affirme son identité propre à travers l’album « Alphaville ». En 2022 le combo sort un nouvel album « Spirit of Ecstasy » dans lequel l’influence du jazz y est davantage présente. Une oeuvre maîtresse ! Cet album époustouflant dégage une atmosphère chaotique et dissonante qui oblige l’auditeur à sortir de sa zone de confort. Et c’est tout l’intérêt d’un tel groupe, qui construit sa musique comme une pyramide sonoredont les codes basiques sont empruntés au jazz, mais appliqués au black metal. Sur scène les trois musiciens sont affublés de masques stylisés et de tenues noires. Mais ce qui est étonnant c’est le jeu de guitare d’Ilya Ezrin. Avare de riffs répétitifs, le guitariste déploie un style de jeu plus recherché, porté sur les couches, les dissonances et la mise en ambiance. Il tisse une toile sonore qui sème la confusion. Certains éléments plus mélodiques sont néanmoins disposés çà et là afin de rendre le résultat final plus abordable au néophyte. Quant à la basse tenue par Steve Blanco , elle est aussi d’une liberté incroyable et se permet de folles envolées toastées de pédale wah wah, tandis que la rythmique implacable du batteur Kenny Grohowsky se veut impressionnante. Témoins de l’oppression et de la dérive dystopique et frénétique d’une ville comme New York, The Big Apple, la ville qui ne dort jamais, les musiciens d’Imperial Triumphant font dans le flamboyant chaotique, et dénoncent la perversion et la violence d’une société digne de Metropolis qui tourne en rond et broie ses humains. Leur projet musical rassemble au fil des albums de nombreux invités aux profils variés, parmi lesquels on peut retrouver le guitariste Alex Skolniock (Testament), Tomas Haake (Meshuggah), Trey Spruance (Mr Bungle) ou le jazzman Kenny G. Au Botanique, dimanche dernier, après un concert magistral devant un public nombreux et conquis, le trio a invité le saxophoniste Jean Jacques Duerinckx (Neptunian Maximalism) à se joindre à eux pour un dernier titre épique. Avec des titres aussi puissants et innovateurs que Tower of Glory, City of Shame, Metrovertigo, Transmission to Mercury, Devs est Machina, l’incroyable Chernobyl Blues, Death on a Highway, Rotted Futures ou Cosmopolis, Imperial Triumphant se pose comme un des plus importants groupes américains avant-gardiste en activité, et fort de son style novateur, comme un des plus grand artisans du futur du black metal. Rien de moins. Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/05/10/imperial-triumphant-les-princes-noirs-du-black-metal-avant-gardiste/ https://www.youtube.com/watch?v=afv9qAXF5NEht https://www.youtube.com/watch?v=ywcshfrpO3A
Macklemore

Macklemore, le roi du hip hop mainstream a enflammé Forest National ! Le 17 avril dernier, Macklemore était de passage à Forest National pour un concert méchamment festif qui a mis le feu à la salle bruxelloise copieusement garnie. Et vous savez quoi, petits gâtés ? Branchés Culture était présent pour vous faire une belle review de la soirée. C’est pas beau ça ? Macklemore, de son vrai nom Benjamin « Ben » Hammond Haggerty, né le 19 juin 1983 à Seattle, est un artiste américain de hip hop dont le style particulier séduit bien au delà des purs amateurs du genre. La chanson Thrift Shop qu’il a produite avec Ryan Lewis fut le premier succès du duo, et a dépassé le milliard de vues sur You Tube, avant d’atteindre la première place du Billboard Hot 100 en 2013, leur premier album studio, intitulé The Heist ayant vu le jour le 9 octobre 2012. C’est à cette époque que j’ai découvert l’artiste. Bizarrement, moi qui ai été biberonné au rock et qui suis peu friand de rap-hip hop, excepté les anciens de Cypress Hill , j’ai tout de suite trouvé son travail intéressant. Et à bien y réfléchir, ce n’est pas aussi étonnant que ça car Macklemore s’est créé un alter ego qu’il nomme Sir Raven Bowie, personnage inspiré du Glam Rock qui porte des tenues moulantes et colorées à paillettes, à la manière du personnage de Ziggy Stardust de David Bowie. Bowie à qui il se réfère régulièrement dans ses influences musicales comme on peut le constater dans son titre And We Danced ( feat Ziggy Stardust). Marié et père de famille, Macklemore n’hésite pas à s’engager et à soutenir la cause homosexuelle dans Same Love. L’homme bossera avec Ryan Lewis jusqu’en 2017, année où il mettra en veilleuse cette collaboration et sortira l’album Gemini qui contient le titre Glorious, un gros carton commercial. Depuis il enchaine les succès et s’est bâti une réputation mondiale non usurpée. Ce soir là donc, c’est devant un Forest National tout acquis a sa cause que l’américain d’origine irlandaise a donné un concert de feu. Un live de Macklemore c’est un show total avec changements de costumes, danseurs, danseuses, effets pyrotechniques, paillettes, lance-flammes et tout le toutim. Au programme de la soirée une setlist imparable : CHANT, Thrift Shop, No Bad Days, Downtown, Same Love, These Days, Wing$ / I NEED, Otherside, 1984, And We Danced, Glorious, et en rappel TAIL LIGHTS, Good Old Days et Can’t Hold Us. Du lourd assurément, qui a vite transformé la salle en chaudron incandescent. En résumé, Macklemore nous a offert une prestation follement énergique et bourrée de sincérité attachante. Seuls petits bémols, mais c’est pour pinailler, l’absence du single Maniac et la propension de Benà parler énormément à son public, ce qui casse un peu le rythme du show. Son sens imparable de la mélodie qui vrille votre cerveau, son autodérision amusante, et une bonne dose d’humour sur des textes engagés bien ciselés et des mélodies imparables font de Macklemore un des super héros de la (pas toujours si) jeune génération. La messe est dite ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos : Fabian Braeckman – Wizfabphotos Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/04/26/macklemore-le-roi-du-hip-hop-mainstream-a-enflamme-forest-national/ https://www.youtube.com/watch?v=Vhf5cuXiLTA https://www.youtube.com/watch?v=MkrKSgwtVk0
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Dominique A

Dominique A s’est produit jeudi dernier au Whalll devant une salle comble Après un retard pour cause de pandémie et un report dû à une mauvaise chute du chanteur, Dominique A se produisait enfin au Whalll ce jeudi 1er juin dernier devant une salle qui affichait complet. Un concert qui a soufflé le chaud et le froid, ne laissant en tout cas personne indifférent. A l’époque où est sorti La Fossette, son disque référence, soit il y a une trentaine d’années en 1992, Dominique A m’avait interpellé par sa démarche de sortir un disque minimaliste et sombre. Un disque qui sera vite récupéré par les médias comme ouvrant la porte à une nouvelle scène française en opposition avec le clinquant de la variété souvent dénigrée par ces mêmes médias. Je trouvais alors la démarche intéressante et culottée. Et puis durant toutes ces années l’artiste s’est constitué un public de convertis à son art, et en a aussi pas mal énervé d’autres par son maniérisme, son anti-conformisme devenu attendu et ses chansons volontairement déstructurées qui ne surprenaient plus vraiment. Mises bout à bout elles donnent parfois l’impression d’une grande linéarité, et de ne pas voir le bout du tunnel. Celui qui déclarait dans la presse que « si l’album La Fossette n’avait pas eu le succès qu’on lui connait il n’aurait sans doute pas pu faire autre chose et se serait peut être flingué, a aujourd’hui une belle carrière derrière lui et est apprécié par un fidèle contingent d’admirateurs présents en nombre ce soir au Whalll. Bénéficiant d’une scénographie très réussie composée de néons et de carrés lumineux multicolores, l’artiste de 54 ans au timbre très personnel et à la gestuelle ample et saccadée façon Ian Curtis de Joy Division, enchaîne ses titres, alternant moments de grâce, et autres d’agacement. Avec une légèreté feinte et souvent démonstrative Dominique A distille en musique ses messages qui demandent une écoute attentive. C’est ce qui emballe ses défenseurs, mais que ses détracteurs qualifient de rasoir et plutôt prétentieux. A chacun sa sensibilité ! Il est vrai que sur scène notre homme n’est pas vraiment affable, et assez replié sur sa petite personne. Entre deux morceaux, il s’exprime assez maladroitement, et ironise sur la salle qui l’accueille, sa situation dans Bruxelles, et au sujet des artistes has been dont il a croisé les affiches dans sa loge (Hervé Vilard, Yves Duteil et d’autres). Ses réflexions cyniques n’ont pas été d’une grande élégance. Un spectateur lui rétorquera d’ailleurs un : « Yves Duteil c’est bien ! » auquel il répondra laconiquement : « oui peut être, à part Le petit pont de bois, je ne le connais pas, mais vous avez le droit d’aimer si vous voulez !« Je ne suis pas personnellement un grand admirateur de Duteil, loin de là, mais ce dédain envers des artistes confrères dont l’énorme carrière n’est plus à démontrer, ne sert pas positivement son personnage. Beaucoup de spectateurs ont été choqués par cet épisode et en reparlaient entre eux à la sortie du show. Mais revenons-en au concert lui-même. Durant 2h30 (c’est très long) Dominique A a enchainé vingt six titres devant un public attentif avec lequel il interagissait peu, ou souvent assez mal à propos. Un set au cours duquel les guitares sont quasi absentes et que, malgré les très beaux arrangements joués par de très bons musiciens, j’ai personnellement trouvé interminable, glacial et pauvre en émotion, et dont découle une uniformité dans le tempo qui porte préjudice sur la durée à l’intérêt qu’on lui porte. Un set de 2 heures aurait pour ma part amplement suffit. Néanmoins, son public lui a réservé deux standing ovations, preuve que l’artiste a ses fervents admirateurs qui lui ont fait un triomphe, et peut donc facilement se passer de moi pour venir écouter ses titres patrimoniaux et humanistes au ressort narratif bobo intello. Et tant mieux pour ses fans ! Moi à sa prochaine visite je passerai mon chemin, mais il ne sera pas dit que je n’aurai pas essayé. Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/06/06/dominique-a-sest-produit-jeudi-dernier-au-whalll-devant-une-salle-comble/
Riffless et Dop

Riffless et son power rock teinté de hard a brûlé les planches du C.C. Perwez ! Sympathique fiesta du rock jeudi dernier au Centre Culturel de Perwez avec La Fête Rock n’ Roll soirée de clôture de la saison, qui proposait un beau programme: en ouverture la projection d’un documentaire sur le rock, puis un concert de Riffless, le tout ponctué par un set frappadingue de notre Dop Massacre national aka DJ Saucisse. Situé Grand place, le Centre Culturel de Perwez est une salle agréable à l’infrastructure moderne et accueillante. Ce soir c’est à une soirée de clôture que nous ont convié les organisateurs avec un programme en trois chapitres plutôt attractifs. En ouverture nous assistons à la projection du documentaire Rock (And Roll) Isn’t Only Rock And Roll de Céline Charlier et Didier Gesquière. » Que veut encore dire le mot Rock en 2015 ? Et, c’est quoi « être » Rock and Roll aujourd’hui…?Entre clichés et vraie façon d’exister, Céline Charlier et Didier Gesquière aventurent une caméra pour dépiauter ce que véhicule le mot Rock. » Ce film qui date un peu, nous propose des témoignages assez inégaux d’artistes ou d’intervenants du monde du rock, chacun ajoutant de manière plus ou moins heureuse, sa petite pierre à l’édifice. Pas mal de lieux communs, quelques traits d’humour, et de temps à autre l’une ou l’autre prise de position qui sort du lot. Un bel effort à saluer malgré tout qui nous permet de revoir à l’écran de belles gloires disparues et regrettées comma Arno ou Christophe. Place ensuite au hard rock live avec Riffless ! Formé durant le confinement dû à la pandémie du Covid 19, voici en quelques lignes la saga de Riffless de sa naissance à ce jour. Riffless est incarné au départ par le duo JP Devox (Bunny Black Bones, Vox Populi, JJ Dogs, Da Familia, Shah Mat) et Benoît Patigny (High Voltage, Back On Stage, Bedlam In Belgium). Le projet trouve sa ligne directrice dans des compositions Power-Rock composées et enregistrées à distance depuis leurs domiciles respectifs. C’est au mois de mars 2020 que tout commence avec le morceau Homeless Man sous le nom de groupe AB/DC (imaginé au départ pour passer le temps entre musiciens). Le résultat de ce premier titre est publié sur les réseaux sociaux, et les retours sont alors extrêmement positifs. Personnellement je prend assez rapidement contact avec le groupe, leur fait part de mon enthousiasme pour leur travail, et les encourage à aller plus loin et pourquoi pas à enregistrer un album. Surpris par cet engouement général pour ce premier titre, les deux musiciens décident d’en composer un deuxième. A partir de ce moment, les morceaux s’enchaînent, et très vite ils comprennent le potentiel du projet car l’alchimie est bel et bien présente. Quelques mois plus tard, le duo change de nom et rebaptise le groupe Riffless. Trois autres musiciens rejoignent alors l’aventure en prévision d’un premier enregistrement d’album et de performances scéniques futures. Vincent Fis (High Voltage, Now), Jean-Philippe Dirix (High Voltage, Marka), et Marcus Weymaere (Alain Pire Experience). Le groupe donnera un de ses premiers concerts à Bruxelles à l’Espace Toots dans le cadre de Rock Oasis en première partie du bluesman américain Neal Black . L’accueil du public qui les découvre est plus qu’enthousiaste. Depuis Riffless écume les scènes belges et se retrouve ce soir sur scène à Perwez, à deux pas du domicile de son chanteur. Composé de musiciens expérimentés, le band a donné ce soir là un excellent concert et a fait preuve d’une belle énergie devant un public enthousiaste qu’on aurait voulu plus nombreux. Après l’épisode Covid, il est de plus en plus difficile pour les petits organisateurs d’attirer le public et de le convaincre de sortir de chez lui, car beaucoup ont changé leurs habitudes et sont devenus casaniers. Tant pis pour eux, les absents ont eu tort et ont raté une excellente prestation composée de quatorze titres brûlants parmi lesquels on peut citer Yes I Sold my Soul, Switch Off, It’s a Zoo, No Easy Way Out et une superbe reprise de Whole Lotta Rosie d’AC/DC en rappel. Bravo ! Mais la soirée était loin d’être finie car c’était au tour de Dop Massacre, le DJ le plus déjanté de Belgique, de prendre le relais et de nous balancer un DJ set dont il a le secret. Envié par le restant de la planète, notre DJ national préféré qui se fait aussi appeler DJ Saucisse a réinventé le set DJ en lui apportant un côté spectacle totalement punk et délirant qui renvoie David Guetta bien loin dans les cordes. Guetta c’est pour les bobos, Dop Massacre, lui, enchante les rockers ! Point barre. C’est donc avec son tempérament de feu, sa gouaille inégalable et sa bonne humeur légendaire que notre Dop a ravi les derniers fêtards en enchaînant les classiques du rock et du punk, allant d’Elvis aux Sex Pistols en passant par les Ramones et Au Bonheur des Dames. Si à 50 ans t’as jamais assisté à un show de Dop Massacre, t’as raté ta vie ! Merci aux organisateurs de cette énergique et chaleureuse soirée rock, merci à Renaud Flemal, responsable communication du C.C. de Perwez, et merci aux artistes sans qui rien n’est possible. Alors, sortez de chez vous, soyez curieux et passionnés, allez voir les groupes en live, soutenez les, la place des passionnés de rock est dans les salles de concert ou dans les festivals, pas dans un fauteuil ! A bon entendeur salut. Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/05/14/riffless-et-son-power-rock-teinte-de-hard-a-brule-les-planches-du-c-c-perwez/ https://youtube.com/watch?v=owJxkTY34Tw%3Fversion%3D3%26rel%3D1%26showsearch%3D0%26showinfo%3D1%26iv_load_policy%3D1%26fs%3D1%26hl%3Dfr-FR%26autohide%3D2%26wmode%3Dtransparent
Corrosion of Conformity

Corrosion Of Conformity en mode mur du son difficilement audible, et Plainride la nouvelle pépite du heavy rock from Germany ont fait trembler l’Orangerie du Botanique Le dimanche 21 mai dernier Corrosion of Conformity faisait halte à l’Orangerie du Botaniquepour la dernière date de sa tournée européenne. Un concert énergique qui a certainement ravi les fans mais qui malheureusement fut pénalisé par un son excécrable qui ne s’est amélioré qu’après environ quarante cinq minutes de prestation. L’Orangerie commence seulement à se remplir lorsque Plainride monte sur les planches. Ce groupe de heavy rock allemand fut incontestablement pour moi LA révélation de la soirée. En trio, deux guitares et une batterie, le combo brille par son énergie scénique incroyable et des compos dignes de ce nom. C’est d’ailleurs ce qui manque à beaucoup de groupes, une bonne qualité de compos, qui laisse souvent la place à un bétonnage en règle assez creux. Avec Plainride, rien de tout ça, on soigne la forme autant que le fond. Bénéficiant d’un très bon son (comme quoi c’est possible), le band composé de Max Rebel à la guitare et au chant, de Florian Schlenker à la batterie et de Bob Vogston à la guitare envoie du lourd, et a vite fait d’attirer comme un aimant un public bien plus nombreux dans l’Orangerie. Avec trois albums à son actif – le dernier éponyme vient de sortir dans les bacs en avril – Plainride mérite réellement qu’on lui prête une oreille attentive, et possède tous les atouts en main pour faire une belle carrière et séduire les amateurs de rock puissant et de heavy rock. Bluffant ! Le temps d’aller s’en jeter une au bar, et Corrosion Of Conformitymonte sur scène. Groupe de sludge metal américain originaire de Raleigh, la formation a vite acquis le statut de band culte auprès de ses fans les plus ardus. Le groupe n’a plus rien sorti depuis No Cross No Crown sorti en 2018 et est donc attendu ce soir de pied ferme par son public. Hélas passé la grande satisfaction de retrouver nos chevelus sur scène, c’est un sentiment moins joyeux qui va m’envahir car le son est réellement épouvantable. La voix est inaudible et c’est un brouhaha sonore qui arrive aux oreilles de mon photographe et de moi même qui sommes placés en bord de scène, position stratégique si l’on veut faire de bonnes photos. Je me dis que les choses vont sans doute s’arranger au fil des titres, mais rien n’y fait, exception faite d’un morceau un peu plus calme qui permet enfin de découvrir un bref moment la voix de Woody Weatherman. Je décide alors de quitter le frontstage et de reculer dans la salle. Le son s’améliore un peu à plus grande distance mais ça reste tout de même désastreux, et il faudra attendre les trois derniers titres de la setlist pour enfin avoir un son plus correct. Des groupes de metal et de hard j’en ai vu des tonnes sur scène et je suis habitué à ce qu’un groupe joue fort, mais là on ne parle pas de son puissant, mais simplement de mauvais son ! En réalité le band fait tout passer par le son façade ce qui est très bien, mais le souci c’est qu’en plus les musiciens mettent les potentiomètres de leurs amplis à fond et du coup ce son direct noie tout et couvre le son mixé de la façade et les voix. D’accord le son de C.O.C. est d’origine assez sale volontairement on le sait, mais là ça gâchait réellement le plaisir d’écoute. Si l’on excepte ce détail (qui en fait n’en est pas un), nous avons néanmoins eu droit à de très bons titres comme Seven Days, Paranoid Opioid, Shake Like You, Vote with a Bullet, Born Again for the Last Time, Clean My Wounds, ou Albatross . De jolies salves de tir d’un band rouleau compresseur hyper efficace et décidé à tout écraser sur son passage, même nos oreilles malheureusement ce soir là. Dommage donc, mais gageons que la prochaine fois ce genre de détail ne gâchera plus notre plaisir d’aller applaudir un groupe de référence de la musique metal dont le talent n’est plus à démontrer ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/05/25/corrosion-of-conformity-en-mode-mur-du-son-difficilement-audible-et-plainride-la-nouvelle-pepite-du-heavy-rock-from-germany-ont-fait-trembler-lorangerie-du-botanique/