Chemise cravate… avec casquette et survêtement de sport, Gaëtan Roussel se présente sur la scène P&V du festival Namurois le dimanche soir, sur le coup de 20h45.

Les plus attentifs auront noté que le concert était annoncé dix minutes plus tôt, mais l’artiste aux multiples talents (il est mélodiste, compositeur, écrivain, animateur radio, guitariste …) réserve une petite surprise au public (et aux photographes) en n’apparaissant pas sur les planches pour l’ouverture du show. C’est en effet des coulisses qu’il présente Marjolaine, titre d’une chanson, mais aussi de ce 6e album en solo.

6 semble d’ailleurs être le chiffre du jour pour le Ruthénois d’origine puisque c’est sa 6e participation aux Solidarités. Il y est déjà venu par deux fois en compagnie de son groupe de référence, Louise Attaque, une fois avec le duo Lady Sir et à deux reprises en mode solo.

Seul comme interprète, c’est vrai, mais il est accompagné, tout de même de 5 musiciens (donc avec lui, ils sont 6 sur les planches…). Bastien Burger (basse percussions), Nicolas Musset (batterie), Paul Pavillon (guitare), Julia Jerosme et ???? font en effet partie de l’aventure. Désolé mais ne disposant pas du nom de ce 5e acolyte, il prendra la forme d’un point d’interrogation.


On avait pris l’habitude de voir un spectacle « conventionnel » avec Gaëtan Roussel, du moins dans son mode « seul » sans décor particulier, sans mise en scène élaborée. Oubliez cela, cette fois, un mur d’écrans géant remplit le fond de l’espace, projetant en alternance des vidéos préparées et la captation du concert en cours. Des lumières saturantes vont et viennent au fil des mélodies, rendant presque irréelle la prestation de l’artiste.

Mais la présence scénique de l’individu et son cellier à tubes nous rappellent à la réalité. C’est bien Gaëtan Roussel qui se trouve là sur scène.

Pour l’occasion, le chanteur/musicien a préparé un mélange de titres interprétés avec Louise Attaque (Léa – Amours – Ton invitation – J’emmène au vent dans une version de plus de 5 minutes, tous extraits de l’album Louise, enregistré en Belgique) ou en solo comme Help Myself, voire même de chansons écrites par Gaëtan pour d’autres (« Il y a » pour Vanessa Paradis ou encore « Résidents de la République » pour Bashung) ou avec d’autres (« Je vous trouve un charme fou », feat. Hoshi) mais la base de la représentation tourne évidemment autour du nouvel album de l’artiste, Marjolaine, avec ce titre éponyme en entrée et le « Je reste là » qui sonne comme une pause poétique dans cet enchaînement de chansons (re)connues.


Si ce n’était pas officiellement la dernière prestation du week-end, une after avec Alber-K de Tipik débutant dès la fin du concert de Gaëtan, beaucoup de festivaliers ont clôturé leur parenthèse musicale avec cette prestation, restant donc probablement sur une très bonne note vu l’ambiance générée par celui qui est devenu, au fil des éditions, une sorte de parrain de l’événement avec une moyenne d’une visite toutes les deux éditions.

Et comme on ne s’en lasse pas, c’est très bien ainsi.

Retrouvez les clichés du festival, au fil des parutions, sur la page FB – ReMarck Photos.
























