7 février 2026

La crise fait rage, mais le monde du spectacle ne jette pas l’éponge.

La dernière page de 2025 n’est pas encore tournée que certaines affiches du prochain millésime dévoilent déjà de beaux noms. Pourtant, en rues, la population belge gronde. L’avenir ne semble pas radieux avec le blocage de l’index sur les salaires et l’augmentation de la T.V.A. sur de nombreux « services » dont les spectacles. Il faudra sans doute revoir votre budget festival à la hausse donc, car outre le prix du ticket, l’offre de nourriture/boissons et les logements (camping compris) vont également être impactés. Mais dans un tel climat de tensions, nous avons d’autant plus besoin de ces petites bulles d’oxygène constituées par les moments d’évasion qu’un festival culturel peut apporter. Voici donc quelques pistes avec les artistes déjà annoncés histoire d’éclairer un peu votre chemin vers l’été malgré la noirceur actuelle. Notez qu’il s’agit bien d’une vue à un moment T. Il est normal que certaines affiches soient encore vides ou partiellement remplies seulement, plusieurs festivals cités ici se dérouleront seulement fin août, soit dans 9 mois… Luxembourg : -Francofolies de Esch/Alzette (12/06 au 14/06) L’édition luxembourgeoise des Francos est devenue une référence du paysage festivalier européen, et à ce titre, sa programmation est désormais très attendue. En voici déjà quelques traits : Vendredi 12 juin : Feu ! Chatterton – Macklemore – Miki. Samedi 13 juin : L2B – Niska – PLK. Dimanche 14 juin : Gims – Héléna. –LuxExpo Open-Air (01/07 au 14/07) Exit le concept de festival offrant plusieurs artistes sur une même journée pour la version opposée à savoir profiter d’une giga scène plusieurs soirs d’affilée avec des grosses pointures. Le hic, il vous faudra acheter un ticket pour chaque jour séparément, mais l’affiche est diablement alléchante avec : The Offspring le 01/07 Gorillaz le 05/07 Robbie Williams le 06/07 Jamiroquai le 07/07 Lenny Kravitz le 08/07 Katy Perry le 14/07 France : -Hellfest (18/06 au 21/06) La référence métal en termes de festival pour celui qui s’est établi à Clisson. Les amateurs du genre ne sont jamais déçu, au point que le sold-out est souvent atteint avant même la parution du line-up. Il faut dire que pour 2026 encore, cela a de la « gueule ». On ne va pas vous détailler les 180 artistes annoncés, mais juste quelques noms : Iron Maiden, Limp Bizkit, The Offspring, Deep Purple, Sabaton, Volbeat, Bad Omens, Alice Cooper, Megadeth, Ultra Vomit, Rise Again, Napalm Death, BRING ME THE HORIZON … –Main Square festival (3/07 au 05/07) Vendredi 03 juillet : Katy Perry – PAUL KALKBRENNER – Charlotte Cardin Samedi 04 juillet : L2B – ORELSAN – MARSHMELLO Dimanche 05 juillet : TWENTY ONE PILOTS – VALD x VLADIMIR CAUCHEMAR x TODIEFOR -Les Nuits secrètes (10 au 12/07) Pas encore de line-up annoncé mais c’est un peu le principe annoncé dans l’intitulé du festival. Quoi qu’il en soit, le festival a toujours fourni une affiche de qualité et on n’imagine pas qu’il en soit autrement en 2026. -Les Vieilles Charrues (16 au 19/07) Les soucis liés à l’emplacement du site et aux garanties demandées par les instances locales semblent bien éloignés quand on voit l’affiche déjà annoncée à pareille époque. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais perso, je trouve l’offre intéressante car très éclectique sans être dénuée de qualités. Jeudi 16 juillet : KATY PERRY – GIMS • JOSMAN • BIGA*RANX Vendredi 17 juillet : NICK CAVE & THE BAD SEEDS – VALD X VLADIMIR CAUCHEMAR X TODIEFOR – JEAN-LOUIS AUBERT • MOSIMANN • LUIZA Samedi 18 juillet : AYA NAKAMURA – MIKA • INTERPOL • NICO MORENO • HOUDI – DUB INC Dimanche 19 juillet : ORELSAN – VANESSA PARADIS • RILÈS • FEU! CHATTERTON • SUZANE • MIOSSEC • MAUREEN -Cabaret Vert (20 au 23/08) The Place to Be dans le Grand-Est/Nord à pareille époque, d’autant que cette édition marquera un anniversaire non négligeable : la 20e édition, et que l’équipe d’organisateurs foisonne d’idées pour améliorer le confort des festivaliers à chaque nouvelle session. Jeudi 20 août : Deftones – Body Count ft Ice-T Vendredi 21 août : Nick Cave and the Bad Seeds Dimanche 23 août : Gims – Josman -Rock-en-Seine (26 au 30/08) Le festival de la périphérie parisienne n’avait encore dévoilé que trois artistes au moment de rédiger le présent, frappant déjà fort avec deux exclusivités sur le territoire français, mais en soirée, 14 nouveaux noms sont tombés. Voici donc une belle idée déjà de l’affiche qui sera proposée. Mercredi 26 août : Tyler, The Creator – SOMBR – Miki – Ravyn Lenae … Vendredi 28 août : Nick Cave and the Bad Seeds – The Black Keys – Franz Ferdinand … Samedi 29 août : Deftones – Turnstile – Landmvrks – Lambrini Girls… Dimanche 30 août : The Cure – Interpol – Slowdive … Pays-Bas : –Pinkpop (19/06 au 21/06) Une affiche toujours alléchante chez nos voisins du nord qui s’offrent notamment Twenty One Pilots, The Cure et les Foo Fighters en têtes de proue, mais aussi les valeurs sûres que sont devenues Teddy Swims, Franz Ferdinand ou encore Yungblud. Nul doute que la billetterie est déjà prise d’assaut. VendrediTwenty One Pilots • Teddy Swims • Zara Larsson • Kingfishr • The Pretty Reckless • Roxy Dekker • The Beaches • The Plot in You • Sleep Theory • De Herfshane Band  SamediThe Cure • Editors • Franz Ferdinand • IDLES • Lauren Spencer Smith • Sofi Tukker • Suzan & Freek • Alessi Rose • Giant Rooks • HEAVN • The Haunted Youth • Ski Aggu DimancheFoo Fighters • YUNGBLUD • DI-RECT • Royel Otis • Wet Leg • White Lies • BENTE • Dogstar • Fat Dog • Max McNown   Belgique : -Les Nuits Botaniques (21 au 31/05) L’organisation a dévoilé ce 27 novembre les premiers noms des Nuits 2026, et l’affiche s’annonce déjà très belle. Iliona sera de la partie le 29 mai, entourée de la fine fleur de la pop alternative émergente, tandis que Shame mènera une journée indie estampillée Bota le 23. Le 24 mai, on passera à la crème de la pop et du rock francophones avec Solann, Flora Fishbach, Papooz, Léonie Pernet, Isaac, Blasé et la nouvelle sensation belge Camille

Solann et Lovelace, deux artistes qui déploient leurs ailes à l’aide de leur plume.

Namuroise d’origine, désormais exilée à Bruxelles, Marie Goffinet, alias Lovelace, s’est vu offrir une belle plateforme de lancement avec le titre « Petite gueule » interprété dès la saison dernière avec Saule, ce doux géant poète qui est depuis longtemps une référence de la scène francophone belge. Sans Baptiste (prénom originel de Saule), on ne sait toutefois pas si le personnage Lovelace aurait vu le jour, du moins dans cette configuration d’artiste positive, pleine d’énergie, capable d’exprimer ses ressentis sur scène via le canal du chant mais aussi de la danse. La jeune demoiselle était en effet assez réservée dans son écriture, mais à l’occasion d’un atelier organisé par Saule, le déclic va s’opérer, encouragé par son nouveau mentor. Lovelace trace depuis sa route, sur un chemin bien plus électro, avec notamment « Hey Bitch », ou tendance urbaine avec « Tournesol », avant de revenir à de la pop plus sobre dans « Corps ». En fait, difficile de catégoriser l’artiste par son style musical. Par contre, sur scène, c’est dynamique, jovial, dansant et frais. La Belgique la connaissait déjà en solo vu son passage aux Francofolies de Spa en juillet 2024, le Luxembourg pourrait bien devenir un nouveau territoire conquis vu la qualité de la prestation effectuée à Esch. Solann est, elle, plus calme sur scène, mais avec des titres comme « Rome » ou « Crash », elle capte l’attention. Ses propos sont forts, mais d’actualité. Son œuvre parle de la féminité, de son rapport au corps, de féminisme… Son stylo est aiguisé tel le plus tranchant des couteaux de cuisine. Et pourtant, Solann ne se destinait, initialement, pas à la chanson. Elle voulait fouler les planches des théâtres en tant que comédienne. « Je suis allée jusqu’au troisième tour du concours du Centre National d’Art Dramatique mais je n’ai pas été prise… Dieu merci », explique Solann au Parisien. « Devenir chanteuse, se produire à l’Olympia et avoir des millions de streams sur ses titres, n’était donc pas initialement prévu ». Débarque alors cette pandémie qui a chamboulé beaucoup de destins. Solann, comme de nombreux adolescents de son âge poste sur les réseaux sociaux. L’histoire aurait pu s’arrêter là, encore une fois, mais l’une de ses vidéos propose un duo avec une autre révélation de ces dernières saisons, Zaho de Sagazan. La toile s’enflamme. Depuis, Solann a sorti un EP, un album, et multiplie les apparitions sur scène mais aussi à la TV (notamment à Taratata), chopant au passage la Victoire de la musique de la Révélation féminine 2025. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Soyez Solidarités avant la rentrée…

Aujourd’hui, après l’énorme succès de la vente des PASS 3 JOURS à tarif préférentiel (il n’en reste plus que 500!), nous avons le plaisir de vous annoncer près de 23 artistes qui seront à l’affiche de cette 11e édition des Solidarités.  Et parce que nous défendons inlassablement la Culture et tous ses acteurs, nous avons voulu créer une affiche colorée, énergique, diversifiée, surprenante, intergénérationnelle… LES SOLIDARITÉS 2025 seront assurément…  …FÉMININES ! Zaho de Sagazan (F) Son timbre unique a traversé les frontières à la vitesse de l’éclair et continue de déclencher les passions. La matière en serait un velours métallique ; la texture, à la fois moelleuse et rêche ; le mouvement, quelque part entre la vague d’air soulevant la soie et l’onde que fait une pierre de taille jetée à la surface d’un lac… La voix de Zaho de Sagazan a quelque chose d’étrange mais s’impose vite comme familière, puissamment proche. Une sœur ? Une meilleure amie ? Une chamane ? Une psy ? Une artiste complète et intègre que l’on attendait depuis longtemps… Hoshi (F) En 2018, Hoshi ouvrait la grande scène (à 14h00 !) des Solidarités, premier festival belge à l’accueillir. Quelques années plus tard, l’artiste est passée du stade de « découverte » au rang d’artiste féminine majeure de la scène francophone. Autrice-compositrice-interprète, elle a aujourd’hui 28 ans, 2 albums certifiés (double) platine, 2 nominations aux Victoires de la Musique, plus de 200 concerts à son actif et plus de 350 000 spectateurs. Hoshi a entamé sa tournée « Cœur Parapluie » Tour fin 2023 et a rempli tous les zéniths, l’Arena de France et Forest National le 8 décembre dernier. Alors que son album « Cœur Parapluie » qui inclut 5 titres inédits vient d’être réédité (Cœur Papillon) sa belle aventure se poursuivra en 2025… Helena (B) Avec sa voix douce et puissante, son énergie solaire et sa personnalité attachante, la révélation musicale Helena s’en va pour sa première tournée en solo en 2025. D’étudiante à jeune artiste, la vie d’Helena a radicalement changé en quelques mois ; de quelques chansons improvisées, cachée dans sa chambre, à la scène de l’Accor Arena où elle a interprété à l’occasion d’une des 74 dates de la tournée triomphale de la Star Academy, son 1ersingle « Summer body » devenu LE hit mélancolique de l’été 2024. Ses premières chansons sont à son image : aussi touchantes qu’authentiques et toujours remplies d’espoir et d’humour. Elle qui pose des mots justes sur le quotidien d’une jeune femme de 22 ans qui a du mal à réaliser tout ce qui lui arrive, c’est maintenant avec fierté et émotion qu’elle convie son public à venir chanter avec elle à l’occasion de sa première tournée en solo. Avec sa voix envoûtante et ses mélodies captivantes, Helena est sur le chemin des artistes belges (Angèle, Pierre de Maere, Stromae…) que la France nous envie tant… Santa (F) Nous pressentions l’an dernier que Santa allait devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Nous nous devions de célébrer avec elle l’immense succès qui n’a cessé de croître depuis le mois d’août 2024.Avec une voix puissante et des interprétations vibrantes, elle transcende les genres pour offrir des moments de pure intensité.Sur scène, son énergie débordante et son charisme naturel emportent le public dans un voyage musical unique, mêlant pop, rock et émotions à fleur de peau.Son dernier album « Recommence-moi », un véritable triomphe, a conquis les cœurs et les charts, confirmant son statut d’artiste incontournable. Une excellente raison supplémentaire de la réinviter aux Solidarités 2025 ! Adé (F) Les Solidarités l’avaient accueillie en 2018 avec ses comparses de Thérapie Taxi. On avait rapidement conclu qu’elle avait toutes les armes pour s’envoler vers une carrière solo.  Après un premier album réussi en 2023, Adé a gagné en confiance. Aujourd’hui, elle le crie à la face du monde, un peu malgré elle. Débarrassée de ses longueurs, de ses santiags et de son stetson, avec ses cheveux courts et gominés, sa nouvelle identité musicale ne pouvait s’incarner autrement que physiquement. Loin de ces fameux poncifs, Adé revient sans faux-semblant, sans nulle part où se cacher, c’est donc naturellement qu’elle dégoupille sur son deuxième album « Inside Out Mvmt » un rock intense et abrasif, presque punk ; chaque morceau ne demandant qu’à imploser. Rori (B) Petit à petit, Rori fait son nid ! Propulsée par le succès de son hit « Docteur », 9e chanson la plus jouée en radio en 2022, la jeune Belge a encore marqué le coup en 2023 avec la sortie de son tout premier EP. Avec « Ma saison en enfer », RORI nous invite dans une œuvre qui mélange différentes couleurs soulignant son éclectisme et son amour pour la pop-culture.  En écoutant, « Ma Place », « Soleil », « Loser » ou « Encore », on devine aisément certaines de ces influences, celles d’une artiste qui, ado, se plongeait dans les mangas de Nana, bercée par un fond sonore qui dessinait les premières notes de « Tranquility Base Hotel & Casino » des Arctic Monkeys. En résulte un hymne vivant, destiné à tous les « losers » (dixit Rori), comme un antidote pour leur donner du courage, et leur souffler que leur vie ne s’arrête pas aux grilles de l’école.Les Solidarités lui sont fidèles et elle leur rend bien ! Charles (B) « Charles, c’est juste moi » partage la jeune chanteuse de 23 ans lorsqu’on lui demande qui est vraiment Charles. Ce nom de scène, elle l’emprunte à son grand-père maternel, qu’elle emporte partout avec elle dans cette folle aventure débutée en 2019. Avec ses deux premiers projets, l’EP « Falling While Rising » (2021) et l’album « Until We Meet Again » (2022), Charles développe ses histoires et se présente à son public en puisant dans ses influences anglo-saxonnes, tant au niveau de sonorités pop fraîches et alternatives venues d’ailleurs, que dans ses textes en anglais qui n’ont jamais peur de prendre à bras le corps les sujets qu’ils incarnent.  Elle est de retour avec un nouveau projet: « Sabotage », qui tire son nom de ce sentiment d’avoir tiré et joué les mauvaises cartes au fil des années, s’érige ainsi comme un récit initiatique chaotique, formateur et tumultueux, qui tire tout de même vers l’espoir et la métamorphose de Charles en cette femme forte souhaitant plus que jamais

Les Francos du jeudi en mode baroudeur.

Treize, le chiffre porte-bonheur… ou malheur selon vos affinités. Pour nous, pas question de superstition ici mais plutôt du nombre de prestations scéniques auxquelles nous avons pu participer, en tant que festivalier particulier. Particulier car nous avons, en tant que journaliste accrédité, le droit d’arpenter les allées des sites avec nos boîtiers (ce pourquoi nous pouvons, d’ailleurs, vous présenter des clichés de certains de ces concerts). Notre première « prise » sera un duo sur la scène Baloise, Lisette Lombé et Cloé du Trèfle. C’est assez particulier car la prestation part d’un slam à la diction appuyée de Lisette, que l’on confondrait presqu’avec un commentateur sportif lors de son introduction sur la « Remontada » tant son discours est descriptif. Puis vient un fond sonore sur lequel un minimum de paroles est répété inlassablement. C’est … particulier. Mais ce concept ne couvre pas tout le show, la dance va entrer en ligne de compte. Trop tard pour nous toutefois qui filons dans le piétonnier. Et oui, les Francos ce sont 4 scènes établies dans un parc, mais aussi une multitude de concerts hors du périmètre payant. A notre arrivée, c’est Zaïmoon qui débute sa prestation. Entre slam et rap, musique traditionnelle des pays de l’est et pop, dans des langues souvent incomprises (le Yiddish notamment), Zaïmoon et son acolyte surprennent l’assemblée. Le duo ne fait sans doute pas l’unanimité à la vue des têtes de certains, mais cela ne nous déplaît pas du tout. Nous retournons alors sur nos pas, car notre prochaine cible se produit sur la scène Proximus, soit dans l’enceinte du site. Cette chanteuse se nomme Solann. Fille de deux artistes aguerris, elle a su capter l’âme de ses origines arméniennes pour proposer un univers tout en douceur. Ayant sorti son premier single en mars 2023, elle est évidemment l’une des nouvelles du line-up.   En sortant du site, nous longeons la terrasse d’un café où se produisent les membres du groupe Paradis Blanc. Le duo s’est spécialisé dans les reprises de Michel Berger et le concept plaît visiblement beaucoup car il n’y a plus une place disponible devant le commerce. Après une courte pause en salle de presse, nous prenons la direction de la scène Pierre Rapsat, située juste face à l’entrée de l’hôtel Van Der Valk. Quelques chambres ont d’ailleurs vue sur cet espace qui est considéré comme la mainstage du festival. La scène est très haute, ce qui ne nous facilite pas la tâche pour la prise de photos et n’agrée pas vraiment les spectateurs des premiers rangs. Mais un tel dispositif permet par contre aux visiteurs plus éloignés d’eux aussi pouvoir apprécier le spectacle dans sa quasi intégralité. Les premiers à inaugurer cette scène pour l’édition des 30 ans forment un duo qui a actuellement le vent en poupe puisqu’il s’agit de Coline et Antoine, alias Colt, qui se produiront en février à la Cigale, célèbre salle parisienne. C’est dynamique, rythmé, pétillant et c’est en français. Insomnies, Ramenez-moi, Esquive… chaque titre se laisse écouter avec délectation. C’est aussi le premier des six concerts signés des Francos, grâce à la participation de Muzic’ En Signes. Nous serions bien restés à profiter du spectacle tout le concert mais les Francos sont en perpétuelle ébullition et nous ne voudrions en perdre aucune miette (ou bulle, c’est selon). Notre petite escapade en ville nous amène devant la performance de Cactus et Mammuth. Disons que nous sommes un peu interloqués par les morceaux proposés. Cela parle de toilettes d’autoroute notamment. Personnellement, nous n’accrochons pas vraiment au style ni à la présentation donc nous en profitons pour grignoter un bout avant d’entamer la deuxième partie de journée, une soirée qui promet d’être bien remplie car toutes les scènes vont, désormais, tourner en continu. Nous débutons donc la fin d’après-midi avec une artiste à l’univers très très particulier, An Pierlé. Née à Deurne, près d’Anvers, An chante pourtant en anglais et en français. Elle a notamment repris « Il est 5h, Paris s’éveille » début des années 2000. Comme à son habitude, l’artiste aime se faire remarquer dès son entrée de scène, et c’est encore bien joué puisque son chapeau lampadaire attire d’office le regard et laisse toute l’assistance médusée. Cela mis à part, An Pierlé est solaire et très expressive dans sa gestuelle. Quelques ténors de la chanson française sont annoncés en gare de Spa, mais il nous reste encore quelques minutes pour faire un crochet par ce piétonnier qui réserve parfois de belles surprises. Cette fois, pas de réelle découvertes car nous connaissions déjà les deux derniers artistes du jour à s’y produire, et vous aussi certainement, mais une joie non dissimulée de retrouver d’abord Alice, alias Essyla, finaliste de The Voice Belgique en 2021, et le roi du lapsteel, Thomas Frank Hopper. Pour ces artistes, nous vous renvoyons à notre article paru précédemment évoquant les bienfaits des concerts gratuits. Si vous faites le compte, nous en sommes à 9. C’est bien, mais cela ne fait qu’environ 70% du chiffre annoncé en début de texte. Il nous reste en effet quatre concerts au programme. Et quel programme : Françis Cabrel, Puggy, Alain Chamfort et Christophe Maé.  Si vous nous suivez régulièrement, vous aurez déjà pris connaissance de nos articles liés aux prestations des deux derniers cités, Alain Chamfort et Christophe Maé (à retrouver sur notre site, onglet festival, rubrique Francos de Spa ou cliquez simplement sur le nom de l’artiste ci dessus, le lien étant interactif). On débute donc notre sprint final avec l’une des références de la chanson française, Francis Cabrel. Poète des temps modernes, capable de déclarer sa flamme en musique, mais aussi de dénoncer une situation qu’il juge intolérable, l’ancien conseiller municipal d’Astaffort est l’une des références du paysage audio-visuel français. Dix-sept albums studio recelant notamment « Petite Marie », « Les Murs de poussière », « Je l’aime à mourir », «  A l’encre de tes yeux », « la dame de Haute-Savoie », « Il faudra leur dire », « Sarbacane », « Corrida », « C’est écrit » ou encore « Octobre » … ce n’est pas rien. Il en ferait rougir des auteurs / compositeurs /