Run To Kick 2025 : quand la musique, la course et la solidarité battent à l’unisson

Ce dimanche 28 septembre 2025, le Bois de la Cambre a vibré autrement qu’au son de ses habituelles balades dominicales. C’est une véritable marée humaine de plus de 4.700 participants qui s’est élancée sur les allées verdoyantes bruxelloises pour la 8ᵉ édition du Run To Kick, l’événement solidaire organisé par la fondation KickCancer. Objectif : récolter des fonds pour financer la recherche innovante contre le cancer pédiatrique. Et le pari est plus que réussi puisque le compteur affiche déjà 2.270.499 euros (et continue de grimper) ! https://team.kickcancer.org/en/campaign/run-to-kick Pas une course, mais un élan collectif Ici, pas de chronomètre, pas de podium ni de médailles en chocolat : chacun choisit son parcours (2, 5 ou 10 km), et se lance comme il l’entend — en courant, en marchant, voire sur les épaules d’un ami compatissant. Ce qui compte, ce n’est pas la performance sportive, mais l’énergie déployée pour récolter des fonds. Chaque “Kicker” devait réunir au minimum 200 € (100 € pour les moins de 25 ans). Une condition qui, loin de freiner les ardeurs, a créé une dynamique incroyable. Des artistes au rendez-vous Quand l’hôpital court aussi La solidarité s’est aussi incarnée dans des équipes comme Wakili, composée du personnel du service d’hémato-oncologie pédiatrique de l’Hôpital des Enfants Reine Fabiola. Leur objectif de récolte (31.850 €) témoigne d’un engagement concret : être aux côtés de leurs jeunes patients non seulement à l’hôpital, mais aussi sur le terrain de la solidarité. Une bataille qui ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée Chaque année, plus de 35.000 enfants et jeunes en Europe entendent le mot terrible : cancer. Les traitements, souvent inchangés depuis plusieurs décennies, entraînent des séquelles lourdes et un taux de survie qui peine à progresser. Avec Run To Kick, KickCancer ne se contente pas d’organiser une jolie journée sportive et musicale : elle redonne de l’espoir en finançant des projets via l’initiative européenne Fight Kids Cancer. L’événement n’a pas seulement rassemblé des coureurs : il a aussi donné une scène à la musique. Héléna, Mentissa, Berre, Linh et Puggy se sont mobilisés, offrant au public une parenthèse enchantée. Héléna a eu droit à un start-départ boosté par nos reines d’Osaka, tandis que Mentissa n’a pas hésité à enfiler ses baskets pour parcourir 5 km aux côtés des participants. Après l’effort, le réconfort : un mini-concert a réuni les artistes, dans une ambiance où les enfants — les véritables héros de la journée — ont presque grimpé sur scène pour approcher leurs idoles. Un festival de solidarité Chez Confestmag, nous parlons habituellement de festivals et de concerts. Mais comment rester insensibles à un événement qui allie musique, sport, entraide et surtout, une cause qui nous dépasse tous ? Run To Kick n’était pas seulement un rassemblement : c’était un festival d’énergie positive. Avec un record battu et des sourires qui valaient toutes les affiches de line-up du monde, Bruxelles a prouvé qu’elle sait courir… pour sauver des vies. Alors, en attendant la prochaine édition, retenons ceci : parfois, les plus belles scènes ne sont pas sur une estrade, mais au détour d’un sentier, quand des milliers de personnes courent dans la même direction — celle de l’espoir.
Sea, Music and sun.

Ce n’est pas le titre du célèbre morceau de Serge Gainsbourg, sorti en 1978, mais presque… C’est surtout le résumé de notre passage au Beach Festival Nieuwpoort, un événement auquel nous ne pensons pas nécessairement, vu que le déplacement vers la côte est parfois annoncé comme chronophage (on ne compte plus les zones de travaux et autres ralentissements sur les grands axes durant les vacances scolaires). Et bien, c’est un tort car l’organisation, sous l’égide de radio Nostalgie, en ferait rougir plus d’un et l’affiche, souvent méconnue du public francophone, n’est pas dénuée d’intérêt. Tout d’abord, parlons de la date. Le festival fait calendrier commun avec Ronquières. C’est une sacrée concurrence donc. Mais le NBF, comme il s’expose sur son logo, dispose de quelques atouts majeurs pour attirer les amateurs de musique. Et l’un de ses points forts et assurément son cadre. Le site est effectivement implanté le long du vieux port de la cité balnéaire. Vous avez donc vue sur les voiliers, mais aussi sur une partie de la jetée et sur quelques phoques qui aiment se prélasser dans le sable. Deuxième atout, votre déplacement peut être amorti par un séjour en bord de mer. Le festival se déroule en effet sur deux jours, vendredi et samedi, vous laissant ainsi encore le dimanche pour l’une ou l’autre excursion, les activités ne manquant pas à quelques encablures à peine du spot festivalier. Côté parking, notons que nous n’avons pas rencontré de problème, mais l’organisation nous avait, il est vrai, donné l’accès à un espace réservé. Et oui, on sait recevoir à Nieuport. Rentrons donc sur le site, qui est installé sur un espace herbeux plat (ou presque) compris entre le bras de mer (entrée de la marina) et un petit coin arboré longeant les premiers appartements du quartier. Les plus attentifs auront donc vite compris qu’en cas d’omniprésence du soleil, il est possible de se dégoter un petit coin à l’ombre, et qu’au contraire si les pluies devaient être diluviennes, ce qui n’a nullement été le cas lors de notre passage, le risque de chute est très limité, voire presque nul, vu l’absence de déclivité du sol. Sur ce terrain est évidemment installée la scène où se produisent tous les artistes à l’affiche, l’organisation ayant opté pour un seul podium, mais aussi de nombreux bars, certains dédiés à une marque en particulier, plusieurs foodtrucks avec des plats très variés, deux zones de toilettes (une pour chaque sexe), l’espace lounge VIP, un coin « Dj », une plateforme PMR et des appareils de gym en plein air. C’est particulier direz-vous. Et bien pas tant que cela car en temps normaux, cet espace sert de parc et ces appareils y restent à demeure toute l’année. Dernier petit détail, et pas des moindres, nous retrouvons aussi un immense container servant de studio radio, le sponsor principal étant, rappelons-le, Nostalgie, l’une des rares stations encore présente des deux côtés de la frontière linguistique. Pourquoi précise-je cette particularité ? Simplement parce que des animateurs de l’aile francophone étaient, cette année, dépêchés sur place pour couvrir également l’événement. Le décor étant planté, il est grand temps d’accueillir le premier groupe, totalement inconnu dans nos contrées puisque CLEYMANS & VAN GEEL est un duo s’exprimant exclusivement en néerlandais. Mais chez nos compatriotes maniant la langue de Vondel, Jelle Cleymans et Jonas Van Geel sont des références. Amis de longue date, ils ont débuté leur carrière en 2003 sous le patronyme de Mannen op de Baan. Ils étaient alors spécialisés dans les reprises (cover) de chansons pop et rock. Ce n’est qu’en 2012 qu’ils se présentent sur scène avec leur nom actuel, un premier changement qui en annonce un plus prononcé en 2020 avec la sortie de leur premier album, cette fois composé de chansons inédites de leur composition. Et le succès est directement au rendez-vous puisqu’ils grimpent à la 1er place du palmarès flamand des albums. La deuxième à se présenter devant le public est Emmy D’Arc, un petit bout de jeune femme de 26 ans qui se plante seule sur les planches, guitare à la main. Comme son nom l’indique, Emmy, ou plutôt Ineke (de son vrai prénom) voue une passion à Jeanne d’Arc. Sa musique est catégorisée Indie, alors que son style fait plus penser au country, mais une chose est sûre, sa prestation ne laisse pas indifférent. La plupart des morceaux débutent calmement puis subitement le rythme des doigts de l’artiste s’accélère, sa posture se fixe au sol et sa voix prend de l’ampleur. Ce n’est pas pour rien qu’elle écoutait, dès sa plus tendre enfance, Bruce Springsteen, la regrettée Sinead O’Connor ou encore Johnny Cash. Et pourtant, personnellement, c’est plus à Dolores O’Riordan, la chanteuse des Cranberries, qu’Ine la Limbourgeoise, nous fait penser. On reste chez les jeunes pousses avec Berre Vandenbussche alias Berre qui, à 21 ans, peut déjà se targuer d’avoir cumulé plus de 10 millions de vues avec ses covers de morceaux actuels (en fait, ce chiffre était déjà atteint rien qu’avec « Lost without you »). A l’instar de l’artiste précédente, Berre chante en anglais et a été repéré par Universal Music, label sous lequel il a notamment sorti « Say my name », un premier single qui a directement fait mouche auprès du public. On enchaine avec un duo des Pays-Bas cette fois, Suzan & Freek. Formé voici près de 10 ans par Suzan Stortelder et Freek Rikkerink, ce groupe, qui est aussi un couple à la vie, s’est fait connaître avec sa reprise de « Don’t Let Me Down » des Chainsmokers, les artistes originaux ayant « validé » le cover. Depuis lors, Suzan & Freek ont sorti deux albums, avec des titres personnels dans leur langue maternelle comme « Als het avond is ». Avec Arsenal, on change de style, de langue et de vitesse. Créé en 2003 par John Roan et Hendrik Willemyns, le band s’est élargi et diversifié dès 2005. Ouvert à toutes les cultures, l’ancien duo propose désormais des compositions en portugais, anglais, néerlandais, français… Sur scène, ça pétille de partout car on retrouve un