7 février 2026

Run To Kick 2025 : quand la musique, la course et la solidarité battent à l’unisson

Ce dimanche 28 septembre 2025, le Bois de la Cambre a vibré autrement qu’au son de ses habituelles balades dominicales. C’est une véritable marée humaine de plus de 4.700 participants qui s’est élancée sur les allées verdoyantes bruxelloises pour la 8ᵉ édition du Run To Kick, l’événement solidaire organisé par la fondation KickCancer. Objectif : récolter des fonds pour financer la recherche innovante contre le cancer pédiatrique. Et le pari est plus que réussi puisque le compteur affiche déjà 2.270.499 euros (et continue de grimper) ! https://team.kickcancer.org/en/campaign/run-to-kick Pas une course, mais un élan collectif Ici, pas de chronomètre, pas de podium ni de médailles en chocolat : chacun choisit son parcours (2, 5 ou 10 km), et se lance comme il l’entend — en courant, en marchant, voire sur les épaules d’un ami compatissant. Ce qui compte, ce n’est pas la performance sportive, mais l’énergie déployée pour récolter des fonds. Chaque “Kicker” devait réunir au minimum 200 € (100 € pour les moins de 25 ans). Une condition qui, loin de freiner les ardeurs, a créé une dynamique incroyable. Des artistes au rendez-vous Quand l’hôpital court aussi La solidarité s’est aussi incarnée dans des équipes comme Wakili, composée du personnel du service d’hémato-oncologie pédiatrique de l’Hôpital des Enfants Reine Fabiola. Leur objectif de récolte (31.850 €) témoigne d’un engagement concret : être aux côtés de leurs jeunes patients non seulement à l’hôpital, mais aussi sur le terrain de la solidarité. Une bataille qui ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée Chaque année, plus de 35.000 enfants et jeunes en Europe entendent le mot terrible : cancer. Les traitements, souvent inchangés depuis plusieurs décennies, entraînent des séquelles lourdes et un taux de survie qui peine à progresser. Avec Run To Kick, KickCancer ne se contente pas d’organiser une jolie journée sportive et musicale : elle redonne de l’espoir en finançant des projets via l’initiative européenne Fight Kids Cancer. L’événement n’a pas seulement rassemblé des coureurs : il a aussi donné une scène à la musique. Héléna, Mentissa, Berre, Linh et Puggy se sont mobilisés, offrant au public une parenthèse enchantée. Héléna a eu droit à un start-départ boosté par nos reines d’Osaka, tandis que Mentissa n’a pas hésité à enfiler ses baskets pour parcourir 5 km aux côtés des participants. Après l’effort, le réconfort : un mini-concert a réuni les artistes, dans une ambiance où les enfants — les véritables héros de la journée — ont presque grimpé sur scène pour approcher leurs idoles. Un festival de solidarité Chez Confestmag, nous parlons habituellement de festivals et de concerts. Mais comment rester insensibles à un événement qui allie musique, sport, entraide et surtout, une cause qui nous dépasse tous ? Run To Kick n’était pas seulement un rassemblement : c’était un festival d’énergie positive. Avec un record battu et des sourires qui valaient toutes les affiches de line-up du monde, Bruxelles a prouvé qu’elle sait courir… pour sauver des vies. Alors, en attendant la prochaine édition, retenons ceci : parfois, les plus belles scènes ne sont pas sur une estrade, mais au détour d’un sentier, quand des milliers de personnes courent dans la même direction — celle de l’espoir.

Lemon Straw et Puggy apportent la touche anglo-saxonne à Ere.

Les organisateurs du festival Les Gens d’Ere n’ont jamais caché leur attrait pour la langue française et la promotion des artistes locaux, essayant au maximum de mettre en avant les artistes défendant la langue de Molière, qui plus est s’ils sont issus de la Wallonie Picarde. Mais le festival se veut aussi ouvert à différents styles musicaux et différentes cultures, ce pourquoi l’affiche ressemble souvent à une sorte de rubik’s cube où chaque choisit sa couleur musicale ou sa ligne de style, les plus « gourmands » pouvant même s’offrir le menu complet puisque les deux scènes principales jouent en alternance. Un groupe néerlandophone, issu du nord du pays, a d’ailleurs été invité pour clôturer cette édition, les Truttes. Nous n’avons malheureusement pas de clichés à vous proposer, notre retour s’effectuant juste avant l’affluence liée à la sortie de la prestation de Pascal Obispo. Mais la langue la plus usitée en musique reste, vous l’imaginez bien, l’anglais (bien que l’espagnol touche énormément de populations également) pour son universalité et ses sonorités rock notamment. Ykons et Aucklane, qui se sont produits vendredi et dont nous vous avons déjà parlé dernièrement, produisent d’ailleurs leurs compositions dans la langue de Shakespeare. A ce propos, une partie du public attend d’ailleurs que Renaud (Godard) et sa bande tentent une expérience en français… ça, c’est dit. Revenons à nos sheep (moutons) avec deux groupes anglophones qui ont plus de points communs qu’il pourrait y apparaître à première vue, Puggy et Lemon Straw. -Tous deux sortent donc leurs compos en anglais. -Ils sont composés de plusieurs musiciens mais leur leader est charismatique, Matthew Irons pour Puggy, Giani Sabia pour Lemon Straw. -Ces chanteurs leaders ne sont nullement exubérants, que ce soit sur scène ou dans leur vie privée. -Le style musical s’apparente à de la pop-rock où l’orchestration s’équilibre parfaitement avec la voix du ou des chanteurs (les musiciens peuvent intervenir dans les chœurs). -Les deux groupes se sont formés avant 2010 et ont donc plus de 15 ans d’existence (2004/2005 pour Puggy, 2008 pour Lemon Straw). -Ils sont actuellement en tournée des festivals avec de nouveaux singles (ils étaient d’ailleurs tous les deux au Baudet’stival). Pour Puggy, ils sont regroupés dans l’EP « Radio Kitchen », pour Lemon Straw, il y a notamment « Jump » et « Mystery Train » -Leur nouvel album devrait sortir très bientôt (octobre 2025). Puggy a en effet confirmé que c’est durant ce mois d’octobre que sortirait enfin cet opus attendu depuis tant de saisons (« Colours » date de 2016) et la soirée de présentation de « Jump », nom du nouvel album de Lemon Straw, est programmée au 17 du même mois (à Saint-Ghislain). -Leur prochaine salle bruxelloise est déjà bookée. Pour Puggy, ce sera le 28/11/2025 à Forest National, pour Lemon Straw, il faudra attendre le 03 octobre …2026 à l’Ancienne Belgique. Côté news, on notera que le batteur habituel de Lemon Straw, Martin, s’est blessé au bras droit fin juin. C’est Jean Prat qui le remplace pour cette tournée d’été. Le nom du groupe ne semble pas si évident à retenir non plus, Bruno, le présentateur officiel de l’événement ayant annoncé Lemon street. On le rassure, cela arrive à tous, ou presque, de bafouiller à un moment donné, et Giani, attentif, a vite corrigé l’erreur. Voici quelques clichés de la prestation de ces deux groupes aux Les Gens d’Ere mais vous pouvez retrouver toutes les photos du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

L’opération séduction de Puggy est réussie.

Voici une vingtaine d’années, Matthew Irons et Romain Descampe, deux étudiants étrangers (l’un Anglais, l’autre Français) en musique à Anvers se trouvent suffisamment d’affinités pour créer un groupe que rejoint rapidement Egil Franzen (Suède), un batteur avec qui Romain avait déjà joué précédemment. Depuis, cinq albums ont vu le jour, et le sixième est bouclé (confirmé par Matthew). Il sortira sous peu, probablement en octobre. Pourtant, en 2017, on a bien cru à la fin du groupe, Matthew intégrant un siège de juré dans l’émission The Voice Belgique, mais surtout aucun titre n’étant plus produit jusque 2023. La « retraite » publique du groupe aura donc duré 6 ans. Depuis, Puggy a repris le chemin des planches, avec son répertoire habituel, mais surtout l’excellent « Never give up » qui laisse augurer d’un nouvel opus d’une qualité au moins équivalente aux albums précédents. En 2024, l’opération séduction, ou promotion, a pris son envol, avec des apparitions dans plusieurs festivals (dont les Solidarités) et salles de concerts (AB, OM …). Les échéances principales s’approchant à grands pas (nouvel album et concerts à l’Olympia et à Forest National), le trio ne ménage pas ses efforts en multipliant les apparitions (on les verra encore aux Les Gens d’Ere, à Ronquières dans les quinze prochains jours). Un tel calendrier doit peser, moralement, mais aussi physiquement, et pourtant le groupe fut d’une disponibilité à toute épreuve lors de son passage à Bertrix. Interviews radio et presse écrite, séance photo, rencontre avec les fans … les trois gaillards étaient sur tous les fronts avec un sourire communicatif (ce ne fut pas le cas de tous les artistes, croyez-nous !) Restait à tenir son rang sur scène, mais nous n’avions pas trop d’appréhensions à ce niveau, ayant déjà assisté à la prestation du groupe aux Francos de Esch. Comme attendu, Puggy a assuré, proposant son rock mélodieux qui trotte inexorablement en tête tout en entretenant un dialogue ouvert avec un public conquis. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Bertrix a vibré durant tout le week-end.

Nous sommes loin des balbutiements du festival, lors de sa 1er édition en 2012. Au total 7500 personnes étaient venues écouter notamment Hooverphonic, mais aussi Jali, Suarez et Noa Moon. A ce moment, le festival se déroulait sur deux jours après les Francos de Spa. Dès 2013, l’organisation Bertrigeoise passait à 3 jours de concerts, à la mi-juillet cette fois. Au menu, Bastian Baker, Axelle Red, La Fouine mais aussi Machiavel et un groupe toujours bien présent dans le paysage des nuits belges, Mister Cover (dont nous reparlons très bientôt puisque le groupe participait à cette édition 2025). Aux manettes, un administrateur enthousiaste déjà bien ancré dans la politique puisqu’il était échevin du commerce. Son nom, Mathieu Rossignol. Depuis, le festival a grandi, en termes de capacité d’accueil, en termes d’organisation, et en renommée, devenant l’événement musical référence du sud du pays. Pour cette 12e édition, le festival a fait place comble, surtout le dimanche où le chiffre record de 9700 spectateurs fut atteint. Pas évident de se frayer un chemin dans une telle foule, car on était, il est vrai, un peu à l’étroit, tel un banc de sardines dans sa boite métallique. Mais les organisateurs ont besoin de cela pour pouvoir sortir la tête de l’eau, car oui les temps sont durs pour tous, y compris les festivals de musique. Heureusement, le Baudet’stival peut compter sur des partenaires (sponsors) fidèles, des bénévoles volontaires, un soutien politique non dissimulé (et oui, Mathieu Rossignol est désormais bourgmestre de l’entité), et un public réceptif. La soirée du vendredi a rencontré un peu moins de succès populaire, et le plus gros de la foule est arrivé relativement tard samedi, mais au final, ce sont plus de 20 000 personnes qui ont profité des sons d’un Baudet’stival 25 où certains s’interrogeaient sur l’opportunité d’effectuer le déplacement, soulevant une affiche moins « ronflante » que lors de certaines éditions précédentes. L’arrivée en masse du public, le temps radieux (parfois même un peu trop chaud) et la qualité des prestations proposées permet de tirer un bilan plus que positif, le Baudet’stival 2025 fut une très bonne cuvée, au point que la suivante est déjà sur les rails. Impossible de vous résumer ici un week-end aussi chargé en émotions et en images. Nous aurons besoin de beaucoup de place pour les clichés et de nombreuses lignes pour vous décrire, tant bien que mal, les prestations et anecdotes de la cuvée 25. Autant dire que le festival va se décliner en de nombreux articles qui vont vous être livrés très prochainement sur Confestmag. Vous étiez présents et vous voulez revivre cet événement, vous avez peut-être même votre portrait dans nos galeries, parmi les artistes, ou vous l’avez manqué et vous aimeriez justement pouvoir vous imprégner de l’ambiance… ne zappez pas, vous êtes au bon endroit. Ce n’est pas parce que d’autres festivals sont prêts à remettre le couvert, eux aussi, que la page est tournée. On peut déjà vous annoncer qu’il y aura des photos de (presque) tous les artistes. Nous avons en effet besoin d’un peu de sommeil, comme beaucoup, donc certaines prestations de fin de soirée sont passées à la trappe, désolé pour les DJ concernés, mais nous avons pu tirer le portrait de tous vos chouchous, y compris Vitaa, Kendji, Puggy, Aime Simon, Eddy de Pretto et Gims. Au total 15 des 17 artistes de la scène principale (sponsorisée by Mini et Bilia) et 16 des 17 artistes de la scène « Construisons demain » vont venir remplir les pages de notre webzine. On se retrouve donc très vite. Et n’oubliez que vous pouvez également retrouver nos clichés sur la page FB – ReMarck photos (après parution sur le webzine).

Puggy, la note pop rock so delicious

Un groupe belge composé d’un Britannique (Matthew Irons), d’un Français (Romain Descampe) et d’un Suédois (Egil « Ziggy » Franzen) qui font les beaux jours d’un festival au Luxembourg, voilà une belle image d’une Europe multiculturelle (même si l’Angleterre ne fait plus partie de l’Union Européenne depuis le Brexit de 2020). Formé en 2004, le trio connait rapidement le succès en assurant notamment les premières parties des groupes Incubus et Smashing Pumpkins. Cinq albums et deux EP plus tard, fin 2016, l’arrivée de Matthew Irons dans le siège de coach de la session belge de The Voice (il y officiera pour les éditions 7 et 8) semble sonner le glas de la carrière du band car il disparait de la scène publique. Matthew Irons soutiendra toutefois à plusieurs reprises durant cette période qu’il n’est pas question de mettre un terme au groupe, qu’il ne s’agit que d’une parenthèse, et l’arrivée fin 2023 du single « Never Give up » lui donne raison. Ce titre, léger et dansant, donne un nouvel élan à la carrière de Puggy qui, depuis, enchaîne les performances scéniques. Le dimanche 08 juin, les membres fondateurs de Puggy se produisaient aux Francofolies de Esch/Alzette avec le succès que vous imaginez. Le trio ouvrait pourtant la session de ce dernier jour de festival au Luxembourg, mais le public était, ce jour-là, venu tôt histoire de ne pas louper cette prestation. Vous n’y étiez pas ? Don’t stress, des séances de rattrapage seront organisées tout au long de l’été en France et en Belgique. Nous vous invitons à vous rendre sur le site du groupe pour de plus amples informations concernant l’agenda des concerts (ici), mais pour les habitants du Plat Pays cher à Jacques Brel, sachez que Matthew, Romain et Ziggy vous berceront de leurs rythmes lancinants (on vous conseille notamment « How I needed you » en sirotant un cocktail au bord de la piscine) au Baudet’stival le 11 juillet (Bertrix), aux Les Gens d’Ere le 26 juillet (Tournai /Ere) et à Ronquières le 03 août.   Pssst : et si vous êtes plus de la team « move », « When you know », « Last day on earth » et « Never Give up » sont tops. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Baudet’stival et Les Gens d’Ere, pourquoi choisir ?

Comme nous vous l’avons expliqué précédemment (voir notre interview du directeur adjoint du Cabaret vert), la période des fêtes de fin d’année est souvent propice aux annonces, bonnes ou mauvaises, liées aux festivals de l’été. Voici peu, les festivals Scène-Sur-Sambre, Feelgood et Essonnes-en-scène ont annoncé leur retrait définitif du calendrier suite à des problèmes de trésorerie (ou de sponsoring, mais au final, cela ne change rien à la donne). Et nous n’avons vu aucun signal sortir du côté d’Incourt où la suppression en dernière minute de deux des trois jours de l’édition 2024 semblait sonner le glas pour ce sympathique festival qui ouvrait généralement la saison par chez nous. Mais le ciel n’est pas resté sombre si longtemps puisque depuis lors, des annonces d’artistes fleurissent ci et là concernant leur participation à des événements estivaux. Aujourd’hui, nous allons nous attarder sur deux festivals qui ont de nombreux points communs, mais pas que… histoire que vous puissiez commencer à affiner votre calendrier des vacances. Débutons par les similitudes, les deux événements du jour sont des festivals à taille humaine où il fait bon se promener en famille. Ils ont en effet, de par leur situation géographique et l’emplacement de leur structure, une jauge de public restreinte (un peu plus de 20 000 pour l’un, plus près des 30 000 pour l’autre). Un élément à prendre en compte dans le contexte actuel où certains méga festivals amortissent leurs coûts grâce aux économies d’échelles mais que ce soit à Bertrix ou à Ere, on ne compte pas changer son fusil d’épaule, cette ambiance « cosy » familiale convient très bien aux organisateurs et à leurs publics. Chacun dispose de deux scènes, mais les approches de ces deux espaces sont sensiblement différentes. A Bertrix, on distingue clairement une scène principale où se produisent les têtes d’affiche et une B-stage destinée aux découvertes et artistes locaux. A Ere, c’est moins marqué car certaines des plus belles prestations ont lieu dans le chapitô, qui pourrait être assimilée à une scène bis par sa capacité limitée (on pense notamment aux shows de Santa et Doria D qui avaient enflammé les planches). Côté prix des pass, on reste dans la même tranche puisque il vous en coûtera 110 euros pour trois jours à Bertrix (la 1ère vague des tickets à 100 euros étant sold-out) et 100 euros à Ere pour le même type d’accès (là aussi, les early tickets à 91 euros ont été victimes de leur succès, 1000 places ayant trouvé acquéreur en 24 minutes !). Nous sommes loin des sommes astronomiques sollicitées sur certains sites prisés. L’approche du ticketing pour les jeunes est par contre différente. A Bertrix, les enfants de moins de 5 ans ne paient pas, ceux entre 5 et 9 ans ont un pass à 50 euros et au-delà, rien de prévu donc probablement le prix d’un pass adulte (j’avoue que nous n’avions jamais porté attention à cette spécificité). A Ere, les kids (2021-2014) paient 21 euros, les ados (2013-2007) 41 euros. Vous pesez le pour et le contre de chacun ? Au fait, ce n’est pas vraiment nécessaire car les deux festivals sont distants de plus de 200 kms par la route, soit plus de deux heure quinze minutes pour aller de l’un à l’autre… D’autant que ce n’est pas vraiment utile d’effectuer ce trajet, le Baudet’stival se déroulant du 11 au 13 juillet, alors que le Les Gens d’Ere occupera lui le week-end du 25 au 27 juillet. A vous de voir selon vos disponibilités, votre moyen de transport et vos goûts musicaux car à l’heure actuelle, seul le groupe belge Puggy est commun aux deux affiche, même si l’on miserait bien une petite pièce sur le passage de monsieur Dieu à Ere, que ce soit avec Mister Cover ou Oh mon Dieu ! l’artiste étant un habitué des lieux. Choisir c’est renoncer consacre une citation bien connue, c’est pourquoi nous irons (du moins nous l’espérons) sur ces deux événements dont nous vous compilons quelques informations pratiques. Baudet’stival : Du 11 au 13 juillet 2025 Localisation : Place des 3 Fers à Bertrix (c’est du dur donc pas de soucis avec les chaussures et vêtements en cas de pluie…) – Province du Luxembourg. Parking : pas vraiment prévu à l’entrée du site, mais c’est une petite ville disposant de quelques parkings publics et des navettes sont mises en place pour vous y (re)conduire. 12e édition – l’édition 2024 a drainé 20 000 personnes. Vendredi : Puggy – Mister Cover … Samedi : Kendji – Eddy de Pretto … Dimanche : Vitaa… Site : https://www.baudetstival.be/fr/ mais il n’est pas encore mis à jour version 2025. Pour le ticketing : https://www.ticketmaster.be/artist/baudet-stival-billets/958152?language=fr-be Les Gens d’Ere : Du 25 au 27 juillet 2025 Localisation : village d’Ere (Wallonie Picarde), à 10 minutes environ en voiture de Tournai – Province du Hainaut. Parking : deux grands parkings (et un camping) juste à côté du site mais leur accessibilité dépend des conditions climatiques (ce sont des champs dont l’un est en pente) – prévoir des vêtements et chaussures adaptées en cas de pluie/boue. 9e édition – l’édition 2024 a drainé 30 000 personnes. Vendredi : Mélanie C (ex Spice Girls) en version DJ … Samedi : Hoshi – Puggy … Dimanche : Pascal Obispo – Cali – Amir … Site : https://www.lesgensdere.be/ Comme vous le voyez, il y a déjà du beau monde sur les affiches, alors pourquoi choisir ?

La Grand-Place de Bruxelles sous la pluie : Chronique d’une journée trempée mais inoubliable

Ah, la Grand-Place de Bruxelles ! La plus belle place du monde, n’est-ce pas ? Et en ce 27 septembre 2024, elle nous a rappelé qu’elle savait aussi se montrer capricieuse… en déversant sur nous des litres et des litres d’eau. Un vrai Manneken-Pis version XXL, sauf qu’il n’y avait absolument pas le feu (quelqu’un pourrait le dire à ce cher garçon en bronze, d’ailleurs !). Mais qu’importe, car nous, les irréductibles fans de musique, équipés de nos fidèles panchos et de nos appareils photos sous plastique, étions là. Trempés, oui, mais déterminés. Ni la pluie, ni les gouttes ne nous empêcheraient de profiter d’un programme aussi alléchant de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la RTBF à l’occasion de la fête de la Francophonie. Les balances : Quand les stars se dévoilent (un peu) Comme chaque année, les balances se font devant un public restreint de connaisseurs et de badauds touristes, c’est un petit moment d’intimité entre les artistes et les fans, où tout le monde prend la mesure de ce qui va se passer plus tard dans la soirée. Clara Luciani, fraîchement revenue de son congé de maternité est attendue, Santa et Héléna aussi… Elles se succèderont dans cet exercice après henry PFR et Fusion qui ont même dû mettre des baskets pour répéter ! Clara viendra après le rituel sécurité. Elle apparaît sur scène, sous la protection de la pluie, toujours aussi élégante. Avec une petite blague sur la météo belge (évidemment !), elle salue ses fans venus tôt, sourire radieux malgré les flaques d’eau sous ses pieds. « C’est comme ça qu’on fait la fête ici, hein ? » Clara, on t’aime. L’art de la pluie : Le rituel policier et la course à la scène Vient ensuite ce moment sacré (ou plutôt, légèrement stressant) où la place est évacuée pour permettre à la police de s’assurer que tout est sous contrôle. Chaque recoin de la Grand-Place est fouillé, et pendant ce temps, nous autres fans, nous amusons à faire du surplace sous la pluie, derrière les entrées prévues à cet effet, se remémorant nos souvenirs de concerts passés. La pluie continue de tomber, mais nos esprits sont ailleurs. Mais qu’importe : le show va bientôt commencer, et la place va de nouveau être remplie. Quand enfin nous sommes autorisés à revenir, c’est une course digne des Jeux Olympiques. Tout le monde veut être au plus près de la scène, malgré les gouttes qui n’ont aucunement décidé de s’arrêter. Parapluies interdits, on se faufile, on se pousse gentiment, et on espère secrètement que la pluie sera plus clémente pendant le concert. Spoiler alert : elle ne le sera pas. Mais au fond, est-ce vraiment important ? Nous sommes là pour la musique, pour les artistes, et rien ne pourra gâcher ça. Les festivités commencent : Walid et Joëlle à la barre Le spectacle démarre avec Walid et Joëlle Scoriels, les animateurs de la soirée, qui ont la lourde tâche de galvaniser un public aussi mouillé que déchaîné. Walid, fidèle à lui-même, sort quelques blagues sur l’état lamentable de nos capuches en plastique. « On dirait une convention de sacs poubelle, mais attention, des sacs poubelle stylés ! » Joëlle, tout sourire, harangue les troupes, et l’ambiance commence à monter, malgré la pluie qui n’a toujours pas dit son dernier mot. Henry PFR et son melting pot d’artistes : Un hommage émouvant Et puis, Henry PFR arrive sur scène, piano sous les doigts, et c’est comme si la pluie devenait soudainement moins lourde. Aujourd’hui, c’est son anniversaire, et il a préparé une surprise qui fait monter les frissons : un melting pot des plus grands artistes belges. Les premières notes retentissent, et on reconnaît immédiatement des classiques de Jacques Brel, Arno, Adamo, et même Stromae. Derrière lui, un orchestre de chambre. Les voix, les instruments, la scène, tout s’accorde parfaitement. Malgré le déluge, c’est un moment suspendu, et nous sommes tous profondément touchés. Merci, Henry. Joyeux anniversaire ! Clara Luciani, le retour : « Tout pour moi » (et pour nous aussi) La pluie s’intensifie encore – qui l’aurait cru possible ? – mais personne n’y fait vraiment attention. Clara Luciani revient sur scène et entame « Tout pour moi ». Cette chanson, ce moment, tout est parfait. La voix de Clara s’élève au-dessus des parapluies (ah ben non interdit de parapluie !) , et pour quelques minutes, on oublie totalement que nos chaussettes sont désormais des éponges vivantes. Puis elle enchaînera plus tard avec « Le Reste » et « Respire encore », deux titres que les fans chantent avec elle, comme si c’était le dernier concert avant la fin du monde. Avant de quitter la scène, Clara annonce ses prochains concerts à Forest National. Les plus prévoyants sortent déjà leurs téléphones pour réserver. Mais attention à la pluie sur les écrans, hein ! Antoine Donneaux : L’humour belge au rendez-vous C’est au tour d’Antoine Donneaux, l’imitateur découvert par « La France a un incroyable talent ». Et il nous fait bien rire, ce bon vieux Antoine, surtout lorsqu’il se glisse dans la peau de Chantal Ladesou, Paul Mirabel, ou d’Édouard Baer. Le public est hilare, malgré la pluie qui commence sérieusement à tremper tout le monde jusqu’aux os. Mais l’humour, c’est comme une bonne paire de bottes en caoutchouc : ça nous protège de l’humidité ambiante. Et puis, qui pourrait se plaindre quand on a des blagues bien belges pour nous réchauffer le cœur ? Puggy et son nouvel album et leur tournée Puggy est de retour avec un nouvel album « Radio Kitchen » et fera une belle tournée qui traversera la France et Forest National le 28 novembre 2025. Saule et Lovelace Au tour de Saule et Lovelace de prester sur « Petite Gueule », qui résonne déjà à fond sur les radios. Mustii et Oscar and The Wolf : Des Belges, chacun à leur manière Voilà Mustii, notre superstar belge, bien déterminé à tourner définitivement la page Eurovision. Son single « Before The Party’s Over » nous a déjà envoûtés, mais aujourd’hui, il est là avec un tout nouveau titre. Les fans sont conquis, et il est clair que ce nouveau départ s’annonce très,

Une claque musicale nommée Talisco.

Le dernier jour des Solidarités débute dès 14h00 pour nous, dans cet espace restreint mais très chaleureux qu’est le Magic Mirrors. De nombreuses familles sont déjà présentes sur le site car les activités non musicales ont débuté depuis midi. C’est justement à ces familles que s’adresse le spectacle « Jamais Contents ! Carrément Souchon ». Ben Ricour, Jean-Pierre Bottiau dit Cheveu et François Guernier s’attaquent au répertoire riche et subtil de l’homme aux multiples hits, mais surtout à la plume d’argent. « J’ai dix ans », « Poulailler’s song », « Allo maman bobo » et même le sublime « Et si en plus y a personne » sont réinterprétés dans une histoire qui nous conte la vision pas toujours idyllique (malbouffe, chasse, disputes entre humains…) de ce monde par ce poète toujours délicat qu’est Alain Souchon. La mise en scène est simple mais efficace. Point fort de la prestation : elle s’adresse à tous ! Les jeunes découvrent ce répertoire et assistent à des scénettes entre les morceaux, les moins jeunes peuvent apprécier la puissance des mots dans leur contexte. Si vous adhérez au concept et que vous en voulez plus encore, sachez qu’il existe un album du spectacle et que nos trois amis se sont également attaqués, précédemment, aux répertoires du provocant Serge et du gentleman Joe dans Gainsbourg for kids (qui tournera encore en 2025) et Wanted Joe Dassin. En arpentant les allées du site, nous entendons quelques notes de musiques qui nous font penser que le village Urban n’est peut-être pas désert. Et nous avons raison. Quelques danseurs s’échauffent avant les battles de la journée. Un régal pour nous car d’habitude, le monde massé autour des compétiteurs nous empêche de prendre des clichés. Retour de l’autre côté de l’esplanade pour l’entrée en lice d’OK Panda, un quintet d’électro pop rock Bruxellois fondé en décembre 2020 par Aurélien Genot (basse), Vincent De Puydt (lead guitar), Alexis André (synthé et guitare), Sander Villers (batterie) et Till De Saeger (chant et guitare rythmique). A voir la date, vous comprenez bien que les pauvres ont vite dû modifier leurs plans à cause de la pandémie, travaillant exclusivement en mode visio, chacun chez soi. Mais au bout de quelques mois, ils peuvent enfin se rendre ensemble au studio et leur appétit de musique semble intact. Ok Panda sort un premier EP en 2022, « Perspectives », et voici qu’un deuxième vient de voir le jour en 2024 intitulé « Chasing Home ». A découvrir. Un peu plus loin, sur la scène P&V, nous allons à la rencontre de Jérôme Amandi. Ce nom ne vous dit rien ? A vrai dire, à nous non plus. Mais c’est normal, son nom de scène est Talisco. Certains ont la paupière légèrement plissée, mode interrogatif activé. Oui, ce nom ne m’est pas totalement inconnu, mais comme ça, je ne situe pas trop … Jérôme est chanteur et auteur-compositeur-interprète français. Il est à la base de plusieurs succès dont les titres « Your Wish » et « The Keys » extraits de son premier album Run. Toujours pas sur la voie ? Pourtant, vous avez tous déjà entendu un voire deux morceaux de l’artiste, et ce assez souvent. « The Keys » est en effet la bande sonore d’une publicité pour Bouygues Télécom, quant à « Sun », sorti en 2019, il n’est autre que le générique d’une célébrissime série quotidienne française (Un si grand soleil). Si son nom ne vous marque pas, ses chansons oui. Et bien après ce concert, nous retiendrons son nom (de scène tout du moins) car Talisco nous a proposé un concert comme on aurait aimé en voir plus. Son énergie, son dynamisme… sa voix. Probablement l’une des plus belles découvertes de cette édition, du moins pour nous car l’homme est dans le monde musical depuis 2011 (NDR : premier EP sorti en 2013) mais se fait assez discret dans nos contrées. Dommage car son univers, changeant au fil des époques (ses dernières compos sont en français), même si un fil conducteur est décelable, est une belle bulle d’air musicale. D’une bulle, nous passons à un océan de bien être avec Jain. Française d’origine malgache, Jain a exploré de nombreux pays, de nombreuses cultures musicales donc et n’en n’a retiré que le meilleur pour nous proposer quelques-uns des airs les plus entraînants de ces dernières années avec « Come », « Makeba », « Alright » ou plus récemment « The Fool ». Artiste multifacettes (Auteure – compositrice – interprète et musicienne, elle dessine également, notamment la décoration de ses instruments de musique voire même de ses chaussures), Jain est une acrobate de la musique qui sait nous tenir en haleine par ses rythmes lancinants et répétitifs qui sonnent inexorablement dans la tête. Nous sommes presque dans l’opposé viscéral du slam avec ces gimmicks qui font inexorable mouche. Un air de Jain vous trotte dans l’esprit et y reste un bon bout de temps, mais n’est-ce pas là l’effet escompté justement ? Notre dernier arrêt de cet article se fera à la gare Puggy vu que les autres prestations de la journée font l’objet d’articles séparés (Soviet Suprem, Helmut Lotti et Shaka Ponk). Qu’à cela ne tienne, il y a pire comme terminus. La bande chère à Matthew Irons est un effet une référence de notre univers musical, même si aucun de ses membres n’est Belge. Et oui, c’est un peu particulier mais un Britannique, un Français et un Suédois composent en effet ce trio qui porte haut les couleurs de notre plat pays. Difficile de vous faire visiter la discographie de Puggy, tant elle est riche, et pourtant le groupe a cessé temporairement ses activités créatrices pendant quelques années (de 2016 à 2023). Mais pour notre plus grand bonheur, il est de retour à l’avant-scène avec des titres qui fracassent déjà les ondes et notre esprit comme ce percutant « Never give up » que je ne me lasse décidément pas d’écouter. Puggy a collectionné les récompenses (5 Octaves de la musique et 1 D6Bels Music Awards) jusqu’en 2017… gageons que la récolte va reprendre dès 2024 car ces nouveaux morceaux sont de la trempe des meilleurs pièces confectionnées jusqu’ici par ce sympathique groupe de pop rock qui

Les Francos du jeudi en mode baroudeur.

Treize, le chiffre porte-bonheur… ou malheur selon vos affinités. Pour nous, pas question de superstition ici mais plutôt du nombre de prestations scéniques auxquelles nous avons pu participer, en tant que festivalier particulier. Particulier car nous avons, en tant que journaliste accrédité, le droit d’arpenter les allées des sites avec nos boîtiers (ce pourquoi nous pouvons, d’ailleurs, vous présenter des clichés de certains de ces concerts). Notre première « prise » sera un duo sur la scène Baloise, Lisette Lombé et Cloé du Trèfle. C’est assez particulier car la prestation part d’un slam à la diction appuyée de Lisette, que l’on confondrait presqu’avec un commentateur sportif lors de son introduction sur la « Remontada » tant son discours est descriptif. Puis vient un fond sonore sur lequel un minimum de paroles est répété inlassablement. C’est … particulier. Mais ce concept ne couvre pas tout le show, la dance va entrer en ligne de compte. Trop tard pour nous toutefois qui filons dans le piétonnier. Et oui, les Francos ce sont 4 scènes établies dans un parc, mais aussi une multitude de concerts hors du périmètre payant. A notre arrivée, c’est Zaïmoon qui débute sa prestation. Entre slam et rap, musique traditionnelle des pays de l’est et pop, dans des langues souvent incomprises (le Yiddish notamment), Zaïmoon et son acolyte surprennent l’assemblée. Le duo ne fait sans doute pas l’unanimité à la vue des têtes de certains, mais cela ne nous déplaît pas du tout. Nous retournons alors sur nos pas, car notre prochaine cible se produit sur la scène Proximus, soit dans l’enceinte du site. Cette chanteuse se nomme Solann. Fille de deux artistes aguerris, elle a su capter l’âme de ses origines arméniennes pour proposer un univers tout en douceur. Ayant sorti son premier single en mars 2023, elle est évidemment l’une des nouvelles du line-up.   En sortant du site, nous longeons la terrasse d’un café où se produisent les membres du groupe Paradis Blanc. Le duo s’est spécialisé dans les reprises de Michel Berger et le concept plaît visiblement beaucoup car il n’y a plus une place disponible devant le commerce. Après une courte pause en salle de presse, nous prenons la direction de la scène Pierre Rapsat, située juste face à l’entrée de l’hôtel Van Der Valk. Quelques chambres ont d’ailleurs vue sur cet espace qui est considéré comme la mainstage du festival. La scène est très haute, ce qui ne nous facilite pas la tâche pour la prise de photos et n’agrée pas vraiment les spectateurs des premiers rangs. Mais un tel dispositif permet par contre aux visiteurs plus éloignés d’eux aussi pouvoir apprécier le spectacle dans sa quasi intégralité. Les premiers à inaugurer cette scène pour l’édition des 30 ans forment un duo qui a actuellement le vent en poupe puisqu’il s’agit de Coline et Antoine, alias Colt, qui se produiront en février à la Cigale, célèbre salle parisienne. C’est dynamique, rythmé, pétillant et c’est en français. Insomnies, Ramenez-moi, Esquive… chaque titre se laisse écouter avec délectation. C’est aussi le premier des six concerts signés des Francos, grâce à la participation de Muzic’ En Signes. Nous serions bien restés à profiter du spectacle tout le concert mais les Francos sont en perpétuelle ébullition et nous ne voudrions en perdre aucune miette (ou bulle, c’est selon). Notre petite escapade en ville nous amène devant la performance de Cactus et Mammuth. Disons que nous sommes un peu interloqués par les morceaux proposés. Cela parle de toilettes d’autoroute notamment. Personnellement, nous n’accrochons pas vraiment au style ni à la présentation donc nous en profitons pour grignoter un bout avant d’entamer la deuxième partie de journée, une soirée qui promet d’être bien remplie car toutes les scènes vont, désormais, tourner en continu. Nous débutons donc la fin d’après-midi avec une artiste à l’univers très très particulier, An Pierlé. Née à Deurne, près d’Anvers, An chante pourtant en anglais et en français. Elle a notamment repris « Il est 5h, Paris s’éveille » début des années 2000. Comme à son habitude, l’artiste aime se faire remarquer dès son entrée de scène, et c’est encore bien joué puisque son chapeau lampadaire attire d’office le regard et laisse toute l’assistance médusée. Cela mis à part, An Pierlé est solaire et très expressive dans sa gestuelle. Quelques ténors de la chanson française sont annoncés en gare de Spa, mais il nous reste encore quelques minutes pour faire un crochet par ce piétonnier qui réserve parfois de belles surprises. Cette fois, pas de réelle découvertes car nous connaissions déjà les deux derniers artistes du jour à s’y produire, et vous aussi certainement, mais une joie non dissimulée de retrouver d’abord Alice, alias Essyla, finaliste de The Voice Belgique en 2021, et le roi du lapsteel, Thomas Frank Hopper. Pour ces artistes, nous vous renvoyons à notre article paru précédemment évoquant les bienfaits des concerts gratuits. Si vous faites le compte, nous en sommes à 9. C’est bien, mais cela ne fait qu’environ 70% du chiffre annoncé en début de texte. Il nous reste en effet quatre concerts au programme. Et quel programme : Françis Cabrel, Puggy, Alain Chamfort et Christophe Maé.  Si vous nous suivez régulièrement, vous aurez déjà pris connaissance de nos articles liés aux prestations des deux derniers cités, Alain Chamfort et Christophe Maé (à retrouver sur notre site, onglet festival, rubrique Francos de Spa ou cliquez simplement sur le nom de l’artiste ci dessus, le lien étant interactif). On débute donc notre sprint final avec l’une des références de la chanson française, Francis Cabrel. Poète des temps modernes, capable de déclarer sa flamme en musique, mais aussi de dénoncer une situation qu’il juge intolérable, l’ancien conseiller municipal d’Astaffort est l’une des références du paysage audio-visuel français. Dix-sept albums studio recelant notamment « Petite Marie », « Les Murs de poussière », « Je l’aime à mourir », «  A l’encre de tes yeux », « la dame de Haute-Savoie », « Il faudra leur dire », « Sarbacane », « Corrida », « C’est écrit » ou encore « Octobre » … ce n’est pas rien. Il en ferait rougir des auteurs / compositeurs /

Les Solidarités

Découvertes, coups de coeur et…quelques grands retours !Après une vente “historique” de tous les PASS 3 Jours en moins d’un mois, et un véritable engouement pour les tickets journaliers, nous avons le plaisir de vous présenter la suite de notre programmation. Depuis leurs débuts, LES SOLIDARITÉS, et surtout notre public, soutiennent des artistes émergents ou des découvertes « coup de cœur ». On pense à Clara Luciani, Aya Nakamura, Hoshi, Juliette Armanet, 47ter, Gauvain Sers, Rori…invités lors de leurs débuts scéniques et dont on connait maintenant le formidable parcours.  On pense aussi à de nombreux artistes que nous avons continué à inviter  lors de leur deuxième (voire troisième) album, souvent les plus difficiles, car c’est aussi à ce moment-là qu’ils ont parfois le plus besoin de notre soutien et de notre fidélité.  Cette année encore, une multitude de beaux projets musicaux dans des genres très diversifiés seront proposés, avec quelques artistes (Saule, Grandgeorge, …) déjà bien connus du grand public…et une multitude de coups de cœur émanant de la Fédération Wallonie-Bruxelles.  Le lieu prestigieux et tellement chaleureux du Magic Mirrors fera également son grand retour aux Solidarités.  VENDREDI 23/08 COLINE BLF ORLANE ESSYLA ISAAC SAMEDI 24/08 NSANGU SAULE FUGU MANGO ZOÉ JOSÉPHINE DIMANCHE 25/08 OK PANDA Lisette Lombé & Cloé du Trèfle GRANDGEORGE ­ JOUR ADULTE 54 € TTC­ 59 € à PARTIR DU 5/08/2024­ JOUR -18 ANS 40 € TTC Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans ATTENTION : pour des questions d’accueil et de confort, les tickets ENFANTS sont obligatoires et limités à deux par ticket adulte acheté. 1 ADULTE acheté = 2 ENFANTS GRATUITS * En exclusivité cet été PARKING + NAVETTE en prévente ­ Ticket Parking 3 jours14 € / véhicule 20 € sur place(Paiement uniquement par carte)­­ Ticket Parking 1 Jour6 € / véhicule 8 € sur place(Paiement uniquementpar carte) Des concerts mais pas que…Au mois de mai prochain, nous vous présenterons toutes les animations et spectacles familiaux ainsi que le contenu de LA CASA devenu dès l’année dernière le point de rencontre favori de toutes et de tous ! lessolidarites.be

Horizon 2030 Aperçu de l’Avenir au Cinquantenaire

Le Cinquantenaire, lieu emblématique chargé d’histoire, s’anime pour une journée hors du commun lors de l’événement Horizon 2030. Samedi dernier, les portes se sont ouvertes pour une journée immersive où passé et futur se sont rencontrés dans un tourbillon d’activités variées, dans le cadre du Bright Festival. La journée a débuté avec l’annonce d’une série d’événements inédits qui émailleront les mois à venir, insufflant un vent de renouveau dans le parc du Cinquantenaire et ses musées. Cette initiative, portée par l’ASBL Horizon 50-200 avec le soutien de la Loterie Nationale et de la Ville de Bruxelles, promet une redynamisation du site pour les années à venir. L’événement phare de la journée a été le Bright Brussels Festival, où le Musée Royal d’Art et d’Histoire a ouvert ses portes jusqu’à tard dans la nuit, permettant aux visiteurs de découvrir des installations artistiques uniques et de redécouvrir les collections muséales sous un nouvel éclairage, projetées sur les façades des bâtiments. Thomas Dermine, Secrétaire d’État pour la Relance et les Investissements stratégiques, chargé de la Politique scientifique, a souligné l’importance de cette initiative pour rassembler la communauté bruxelloise autour de la culture et de la créativité, en vue de la Présidence européenne de la Belgique en 2030. Philippe Close, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, a exprimé son soutien à cette démarche visant à mettre en valeur les richesses culturelles et historiques du Cinquantenaire, en vue du bicentenaire de la Belgique. L’ASBL Horizon 50-200, avec le soutien des joueurs de la Loterie Nationale, impulse une nouvelle dynamique pour Horizon 2030, avec pour ambition de faire du Cinquantenaire un lieu de rencontre et d’échange tourné vers l’avenir. La journée a offert une pléthore d’activités pour tous les goûts. De l’initiation au skateboard aux démonstrations de danse hip-hop, en passant par des ateliers de street art et des performances musicales, le parc du Cinquantenaire était le théâtre d’une effervescence créative. Arrivé sur les lieux vers 16 h je n’ai pas pu profiter des activités du début d’après-midi, mais je me suis baladé entre la foule afin de vous apporter quelques clichés. Vous pouviez trouver un endroit sympa où immortaliser votre photo en poster noir et blanc et collé sur le sol juste à côté du mini skate park organisé par www.max-extreme.com. Les activités du parc se terminant vers 18 h j’ai donné rendez-vous à mes trois invités chanceux de pouvoir assisté au show case de Mentissa et de Puggy. Petit bémol à l ‘encontre de profiteurs qui se sont rués sur les places « gratuites », et qui ont privés des vrais fans d’assister à ce moment,( vous auriez pu en faire profiter d’autres, pensez-y la prochaine fois !) merci. Et HONTE aux escrocs qui revendait ces mêmes places sur internet, pas de pitié pour ce genre de procédé… Accompagné de mes acolytes d’un soir, nous étions en place, bien devant la scène avec une salle parsemée, mais bien remplie, pour applaudir Mentissa en piano-voix. Un moment intense avec émotion lors de sa chanson « et Bam ». Le public présent lui a rendu un applaudissement digne d’une très belle voix de la chanson belge (une de plus !). Vous pourrez retrouver Mentissa en festival à LaSeMo à Enghien et …Ronquières, où encore à travers une tournée française. Un petit break pour mettre les instruments en place et c’est au tour de Puggy de nous envoûter avec un mix du nouvel album et d’anciens tubes. Faut savoir qu’après un petit break ils sont de retour nos p’tits Belges avec « Radio Kitchen », clin d’oeil au fait qu’il enregistre souvent dans la cuisine du studio d’enregistrement. Un moment que Matthew, Romain et Ziggy sont parvenus à dérouiller les spectateurs fatigués mais contents d’être venus assister à cette journée intéressante. Vous pourrez retrouver Puggy en concerts à Mons en France ou dans bien longtemps malheureusement à Forest National le 28 novembre 2025. Cette journée fut pour moi bien plus qu’une simple immersion dans les festivités. Elle représente une plongée profonde dans ce que pourrait être le futur de notre société, un futur où la culture, la créativité et la rencontre occupent une place centrale. En tant que membre de Confestmag, cette journée fut l’occasion d’explorer de nouvelles perspectives et de nourrir notre imagination pour les projets à venir. En somme, Horizon 2030 s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent plonger dans l’avenir tout en célébrant le passé, dans un écrin chargé de promesses et d’histoires à venir. https://www.facebook.com/stories/107081372074813/UzpfSVNDOjQxMDU1ODQ4MTcyNjM5Mg==/?view_single=1