Incourt perd l’Inc’Rock, mais gagne le Belgofest.

Les 4 et 5 juillet 2025, la première édition du BELGOFEST prendra place sur le site de la Carrière d’Opprebais à Incourt.Ce nouveau festival, initié après 20 années d’Inc’Rock, mettra à l’honneur une programmation exclusivement belge et s’inscrira dans une démarche conviviale, culturelle et accessible à tous. Une scène belge à l’honneur pour lancer l’été.Succédant à l’Inc’Rock, le BELGOFEST affirme une nouvelle identité résolument centrée sur la scène artistique belge.Organisé le premier week-end de juillet, il ambitionne de devenir un rendez-vous musical majeur en Brabant wallon, au croisement de la diversité musicale, de l’accessibilité et de la Belgitude assumée. La programmation du vendredi 4 juillet fera la part belle au rock, articulée autour de groupes de covers de qualité.En tête d’affiche : Helmut Lotti avec son projet « Heart Rock » reprenant les standards marquants du rock, accompagné de Mister Cover, Supervolt et The Belgians qui ne sont plus à présenter. Le samedi 5 juillet, l’accent sera mis sur des artistes phares de la scène pop francophone belge avec Axelle Red, Typh Barrow, Suarez, Kid Noize, Daddy K et DJ Didje, pour une journée festive mêlant concerts, humour, et ambiance typiquement belge. Une expérience à taille humaine Le festival met un point d’honneur à proposer une expérience complète, tant au niveau musical que gastronomique. Fidèle à l’esprit belge, le BELGOFEST offrira des mets locaux, une sélection de bières spéciales et une décoration surréaliste. L’événement se veut également à taille humaine, favorisant ainsi la convivialité.Appel aux partenaires L’équipe du BELGOFEST propose plusieurs formules de sponsoring et de visibilité pour les marques et entreprises désireuses de s’associer à un événement culturel émergent et ancré localement. Les partenaires bénéficieront de visibilité sur site, en ligne, et via des campagnes média nationales. À propos Le BELGOFEST est un festival de musique né en 2025 à Incourt (Brabant wallon), successeur de l’Inc’Rock Festival. Il propose une programmation 100% belge et vise à valoriser la scène artistique locale dans un cadre accessible et festif. Porté par une équipe expérimentée, le BELGOFEST entend devenir un rendez-vous incontournable du calendrier estival belge. Infos et tickets : www.belgofest.be
30 ans après, Richard « Gonzague » Ruben kiffe son retour à Forest.

Le 24 mars 1995, Richard Ruben remplissait Forest National, devenant le premier humoriste belge à fouler cette scène mythique bruxelloise. Depuis, l’enfant du pays (il est souvent assimilé à son personnage de Gonzague, l’archétype du BCBG des beaux quartiers d’Uccle) n’était plus revenu dans cette salle, lui préférant le Cirque Royal. Mais un tel anniversaire demandait un acte fort pour marquer les esprits. Richard Ruben a donc décidé de remettre le couvert dans son plus beau restaurant étoilé, le Forest National qui a vu tant d’artistes y mettre le feu. Le pari était osé car le stand-up n’est pas monnaie courante à cet endroit, mais Richard Ruben possède tellement d’atouts en poche qu’il pouvait se permettre de « faire tapis » avec un public fidèle qui le suit depuis désormais 35 saisons. En tournée depuis quelques temps déjà avec son spectacle « En Chanté », l’imitateur humoriste a donc décidé de s’offrir une parenthèse qui aurait pu se matérialiser par un panaché de ses sketches les plus marquants et ses parodies les plus mordantes, mais l’homme aime surfer sur l’actualité et verser quelques gouttes d’acide sur les personnages qui n’œuvrent pas vraiment pour le bien de l’humanité. C’est donc un spectacle inédit à 60% qui fut présenté ce 27 mars 2025 aux spectateurs avertis qui ne voulaient pas manquer cette représentation unique. La trame de ce show, Richard Ruben l’a mise en place avec son comparse habituel, Sam Touzani. Et oui, pour les connaisseurs, voici un duo qui prouve que la collaboration, et même l’amitié, sont bel et bien possibles entre deux peuples que tout oppose dans certaines régions du globe car si Richard Ruben incarne à merveille ce Gonzague qui semble lui aller comme une seconde peau, le personnage est bien plus complexe qu’il n’y parait. C’est d’ailleurs la base de l’une de ses réflexions scéniques. On ne peut plus se moquer que de sa communauté, sinon on s’expose à la vindicte populaire voire même à des poursuites judiciaires, mais quand l’on est le fruit d’un panaché aussi riche que le sieur Ruben, on a de quoi voir venir puisqu’il a un pied dans une vingtaine de communautés au moins. « Sur scène, je raconte l’histoire de ma grand-mère égyptienne, de mes arrière-grands-parents qui sont d’Alep. On est très loin de Gonzague. Je suis né à Cavell, je suis un vrai Belge mais mes racines viennent de partout ailleurs. Ma mère, en 1939, est née au Salvador d’une famille qui a fui l’Alsace pour ne pas être déportée. Quand ils sont revenus, toute la famille de mon grand-père était déportée. Ils ont eu tellement peur qu’ils sont allés… en 1947, en Suisse. J’ai de la famille à Milan, aux Etats-Unis, en Egypte… Mon côté juif, je le tiens par mon père séfarade et ma mère ashkénaze. Mon lien avec le judaïsme est plus de tradition que de croyance. Je suis agnostique » Cette histoire, Richard la raconte, en partie, sur scène, mais il n’hésite évidemment pas à égratigner les dirigeants mégalomanes qui mettent le monde en péril (inutile de vous faire une photo) et revient sur certaines pratiques « déshumanisantes » comme les anniversaires préprogrammés version FB. Richard Ruben humoriste et sociologue, c’est l’une des faces de la pièce, mais son don pour la chanson et l’imitation ne pouvait être occulté pour l’occasion. Tous les plus grands y passent, chanteurs et chanteuses, et même des fils cachés de… sorte de mix entre deux personnalités connues. A chacun ses préférences, mais nous avons été bluffés par les « grandes voix », celles de Maurane, Pavarotti ou encore Slimane, que Richard Ruben maîtrise à merveille. Sans oublier The Muscles of Bruxelles, JCVD, que Richard peut pasticher comme s’il était son jumeau. Et pour les plus jeunes, Zaho de Sagazan ou encore Pierre Garnier sont venus garnir cette galerie des stars depuis peu. Côté pratique, un humoriste, même imitateur à ses heures, seul sur l’immense scène de Forest, qu’est-ce que cela donne ? Du très bon, mais comme on vous le disait, l’artiste ne partait pas les mains vides. Il a tout d’abord invité un autre ket de Bruxelles bien connu et apprécié de tous pour chauffer la salle, le scratcheur fou, Daddy K. Et puis Richard Ruben ne monte désormais plus sur scène sans le multi instrumentistes Thom Dewatt, qui s’occupe de la partie musicale du spectacle (celui-ci, mais aussi « En Chanté »). Cela peut paraître anecdotique, mais il est une pièce essentielle du puzzle dont le point d’orgue est sans doute cette « compilation » de 49 extraits du grand Brel en 1m20 sec (NDLR : j’en ai relevé environ la moitié, mais je ne suis pas un spécialiste). Et puis le jeu de lumières était au niveau de l’événement, comme vous pouvez le voir sur les clichés. Nous n’étions pas sur un concert de Mylène Farmer ou Coldplay, mais certains chanteurs adulés des ados pourraient rougir en voyant la mise en scène de ce one shoot. Et oui, c’est loupé pour cette occasion unique, mais Richard Ruben continue de se produire avec ses spectacles « En Chanté » et « 80 min avec Richard Ruben » (dont une date, le 23 avril, au Fridge Comedy Club). Retrouvez les clichez du spectacle sur la page FB – ReMarck Photos.
Du 12 au 14 juillet, la Place des Trois Fers vibrera de toutes parts.

Vu les conditions climatiques de ces dernières semaines, et les annulations d’événements en cascades, on aurait tendance à oublier que nous sommes en été, et plus précisément dans la période des festivals musicaux tant attendus par beaucoup d’entre vous, du moins dans le sud du pays car au nord, le Grasspop a su tenir son rang entre les gouttes, malgré quelques désagréments pour les campeurs, et Werchter est en pleine ébullition actuellement. Mais pour le week-end de la fête nationale de nos voisins hexagonaux, nous effectuerons un léger déplacement vers le sud, histoire de poser pour 3 jours notre sac photo à Bertrix, en province du Luxembourg, pour le plus grand événement musical de la région, le désormais incontournable Baudet’stival. Pour l’occasion, la place du village, celle des Trois Fers, sera comme de coutume fermée à la circulation car c’est bien là, au cœur de l’entité bertrigeoise, que vont se succéder, du 12 au 14 juillet, de nombreux artistes connus ou émergents, francophones mais aussi anglophones, en solo ou en groupe, plutôt urbain, rock ou pop … vous l’aurez compris, il y en aura pour tous, car c’est l’un des atouts de ce festival qui malgré l’importance du public drainé a su garder un esprit familial. Un autre point important, l’événement se déroulant dans le centre-ville, tout est bétonné. Les habitués de festivals comprendront rapidement pourquoi j’évoque ce point de détail. Pour les aspects pratiques, on reprend quasi les mêmes ingrédients que les années précédentes à savoir un paiement des boissons et nourriture via un système de bracelet électronique rechargeable à l’aide de votre gsm ou des bornes (principe du cashless), la présence de plusieurs foodtrucks et commerces locaux pour vous sustenter ainsi que des parkings de délestage autour du site à partir desquels sont organisés (pour certains seulement) des parcours de navettes. Pour tous ces aspects pratiques, visitez le site www.baudetstival.be, tout y est détaillé. Côté artistes, on garde aussi le même principe que ces dernières éditions, à savoir deux scènes, la principale sur la place même, l’autre, intitulée « Nous construisons demain », à quelques mètres à peine. Les deux scènes étant très proches donc, le principe de l’alternance est de mise afin que les sons ne se mélangent pas, ce qui vous permet aussi, parfois (pas si le site est full malheureusement) de pouvoir apprécier tous les shows sans en manquer une seule miette. C’est bien beau tout cela, mais qui va venir fouler les planches de ces scènes ? Pour plus de lisibilité, nous dénommerons ici la scène principale la scène 1. Par extension, l’autre sera la scène 2. Programme du vendredi 12 (ouverture des portes à 16h00) Scène 2 : 17h00 Øde (Tremplin) 18h00 Emy Sakura (Tremplin) 19h10 Steffi Pacson (Tremplin) 20h40 Lumière 22h15 Minor Minor 00h15 Black Orchid Tribe Scène 1 : 17h30 Suasion 18h30 Fugu Mango 19h40 Ykons 21h15 Typh Barrow 22h45 Christophe Willem 01h00 Calumny Vous aurez remarqué que l’on évoque pour les trois premiers artistes de la scène « découverte » une mention Tremplin. Le principe est le même que ces dernières sessions, le vainqueur aura la chance de pouvoir se produire en ouverture de la scène principale dimanche. Voici (encore) l’une des caractéristiques de cette organisation conviviale, le festival n’a pas la mémoire courte avec ses artistes, et ceux-ci le lui rendent bien. Il n’est pas rare, en effet, de voir que l’un ou l’autre artiste proposé une saison revienne (rapidement) à l’affiche. Ce sera notamment le cas de Suasion, Ykons et Black Orchid Tribe, trois groupes qui avaient enchanté le public lors de leurs prestations. On salue aussi l’arrivée dans le line-up de l’une des plus belles voix de notre pays, Typh Barrow, qui réservera finalement l’exclusivité de sa prestation sur notre territoire au Baudet (elle était initialement prévue à l’Inc’Rock mais la météo en a décidé autrement). Autre artiste très attendu car aussi victime des conditions climatiques de ces dernières semaines (il devait, lui, se produire au FeelGood), l’inimitable Christophe Willem. Et pour ceux qui peuvent se libérer dans la soirée, Fugu Mango est un pur moment de détente musical, direction les tropiques. (PS : on croise les doigts pour que le groupe propose sa reprise de « Golden Brown », c’est excellent). Programme du samedi 13 (ouverture des portes à 13h30) Scène 2 : 14h30 Léa Pochet (Tremplin) 15h30 ODC (Tremplin) 17h00 The Rackers (Tremplin) 18h30 Maya Nashoba 20h10 Florent Brack 21h50 Matho et Xal 00h20 A!den Scène 1 : 15h00 Oney 16h00 Julien et Axel (Star’Ac) 17h30 – 47 Ter 19h10 Koba La D 20h50 Alonzo 22h50 Rag’n’Bone Man 01h00 Dj Pops Pour cette deuxième journée, on se tourne plus vers l’urbain et la soul, du moins au niveau de la scène principale où nous sommes particulièrement impatient d’assister au concert de Rag’n’Bone Man, l’interprète de l’une des plus belles chansons de ces dernières années (Human). Impressionnant par son physique (nombreux tatouages sur le visage, notamment sous les yeux) mais surtout par sa voix (baryton), Rory Charles Graham, de son vrai nom, est le coup de maître de la programmation 2024. Mais d’autres artistes de cette journée sont très attendus comme les rappeurs Koba La D et Alonzo. Pour notre part, nous sommes toujours heureux de voir les 47 Ter qui ne manquent jamais d’énergie (positive) et curieux de voir Maya Nashoba sur scène car son clip « L’appel du loup » est très prometteur. Programme du dimanche 14 (ouverture des portes à 12h30) Scène 2 : 14h00 Zoé Josephine 15h20 Gabriel Seize 16h40 Marion ft Nationale 3 18h10 Fily Leela 20h30 The Flints 23h00 Nice Idée Scène 1 : 14h40 Gagnant Tremplin (voir plus haut) 16h00 Doria D 17h20 Colt 19h00 Claudio Capéo 21h30 Bigflo et Oli 23h45 Daddy K Pour ce dernier jour de festival, on mélange un peu tous les genres, surtout sur la scène « Construisons demain ». Pour ceux qui n’envisagent pas de rester absolument collés aux premiers rangs de l’espace principal (on sait que Bigflo et Oli sont attendus), nous vous encourageons à aller jeter une oreille du côté de cet espace « bis » qui pourrait vous réserver
Un Inc’Rock plus intimiste mais qui tient ses promesses.

Pour ses 20 ans d’existence, le festival brabançon voulait marquer les esprits. Mais à quelques jours de l’entame de cette édition anniversaire, l’annonce d’une annulation partielle (deux jours sur trois tout de même) tombait comme un couperet sur le moral d’un public qui attendait impatiemment ce premier festival outdoor de la saison. Les organisateurs se sont rapidement expliqués sur ce choix, pris à contre cœur (trop peu de préventes en rapport aux cachets demandés par les artistes qui augmentent exponentiellement au fil des dernières années) tout en promettant de proposer une soirée festive dans les meilleurs conditions pour les festivaliers, et ce même en cas de pluie soutenue… ce qui fut le cas ces derniers jours, avouons-le. C’est donc avec un petit souffle de déception que certains se sont déplacés dans le village d’Incourt, mais ce sentiment s’est très vite transformé en esprit festif car, oui, on peut le dire, les organisateurs et leur armée de bénévoles ont tenu parole. Le site, généralement découvert, a en effet été repensé. La voilure de sa superficie a été réduite de manière à ce que l’ensemble du public puisse trouver place sous un grand chapiteau installé face à la scène principale. Bonne idée puisqu’une belle « drache » s’est invitée durant près de trois quarts d’heure, et ce pendant la prestation du premier groupe cover de la soirée, mais nous reviendrons sur ce point un peu plus tard. Les festivaliers, et les artistes de la scène 1, ont donc pu s’abriter. Mais de nombreux amateurs de ce genre d’événements savent qu’un tel climat peut engendrer un souci majeur, le stationnement, et encore plus la sortie d’un parking souvent installé dans un champ (herbe et terre + pluie = boue… et donc problème éventuel !). Ici, encore, on a anticipé en modifiant le plan initial du champ proche de l’entrée pour s’orienter vers un parking en tarmac, certes un peu plus éloigné, mais ô combien plus sécurisant (doit-on vous rappeler les déconvenues rencontrées par certains dans un festival bien connu l’an dernier ?) Restait à assurer l’ambiance malgré un temps maussade, et cette demi-déception de l’annulation de deux des trois jours de festival. Le premier à se lancer dans cette mission est l’expérimenté DJ David Goyens. Au début de son set, cinq personnes sont présentes devant le podium, mais au fil des minutes, l’assistance gonfle d’autant que l’animateur ne se démonte pas, assurant au mieux cette mise en bouche, sans oublier qu’il pourra tirer une seconde cartouche, bien plus percutante encore, sur la deuxième scène, un peu plus tard dans la soirée. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le public a apprécié les sets endiablés du DJ. Sur le coup de 19h, c’est au tour de « Place des Grands Hommes » de prendre place sur l’estrade. Comme on vient de vous l’annoncer, c’est à ce moment que les éléments se déchaînent, la pluie et le vent donnant du coffre, mais tout le monde étant à l’abri, le public ne peut que reprendre en chœur les succès de Patrick Bruel. Certes, l’artiste original n’a pas fait d’apparition à Incourt, mais ce tribute de l’artiste français connait la musique, enchaînant les tubes emblématiques que sont « Casser la voix », « Qui a le droit ? », « Décalé », « la fille de l’aéroport » … chaque morceau est évidemment connu de tous et repris (au moins le refrain) par un public qui se prend au jeu. Les minutes défilent sans en avoir l’air jusqu’au moment où le band est contraint de ponctuer son set avec ce titre si représentatif puisqu’il porte le nom du groupe. Et d’un cover, on passe à un deuxième, mettant à l’honneur un autre artiste français apprécié dans nos contrées, Jean-Jacques Goldman. Le temps d’accorder les instruments des sept musiciens et voilà le show qui reprend avec une flopée d’airs aussi connus les uns que les autres. La voix du chanteur de Goldmanmania est assurée et bien calquée sur la tessiture de JJG et les partitions sont exécutées avec dextérité par des musiciens qui semblent prendre autant de plaisir que leurs fans. Tous les ingrédients sont présents pour que la soirée soit réussie. Même la température monte de quelques degrés. Il faut dire que le chapiteau est désormais bien rempli et que rares sont ceux qui arrivent encore à ne pas onduler du bassin ou frétiller des gambettes. Une ronde (ou chenille ?) s’organise d’ailleurs au centre de l’assistance aux sons du violon et d’une flûte qui aurait pu envouter une colonie de rats (qui a la référence ? un indice, la ville de Hamelin …) Histoire de maintenir l’ambiance au top, c’est le prince des guinguettes, Oli Soquette, qui assure la transition vers les artistes suivants. Le Liégeois dispose de la recette magique pour mettre le feu, et il ne s’est pas privé de l’utiliser au fil de ses … trois sets, répartis entre les différents shows. Vous me croirez ou pas, mais c’est à ce moment-ci de la soirée qu’il faut jouer des coudes pour s’approcher de la scène. Subitement, quelques dizaines de personnes, essentiellement de sexe féminin, se précipitent vers l’avant du chapiteau. Que se passe-t-il ? Visite royale ou lancer de cadeaux ? Rien de tout cela mais l’arrivée sur le podium de Frank Delay et Chris Keller, deux ex membres de boys band bien connus des années 90-2000 réunis sous la bannière de Génération Boys Band. Il semblerait que les 2BE3 et GSquad fassent encore recette, eux aussi… On vous avoue que l’on ne savait pas trop à quoi s’attendre car nous étions plutôt Dépêche Mode ou Janet Jackson à l’époque de ces deux groupes. Finalement, oui, nous avions déjà entendu « Partir un jour » (2Be3) mais « Aucune fille au monde » ou encore « Raide dingue de toi » (G Squad) euh… comment dire… Deux trois titres issus de ces groupes et un medley de près de 12 minutes reprenant des hits d’autres formations de cette époque ont finalement enflammé encore un peu plus un public décidément parti pour passer une soirée d’enfer, Frank n’oubliant pas, au passage, de soulever son tee-shirt
Rap, oldies et Pop s’invitent à l’Inc’Rock.

Confestmag vous présente régulièrement des artistes, connus, mais aussi des découvertes qui perceront un jour… (ou pas !), et ce tout au long de l’année car notre pays est doté de nombreuses salles de spectacle(s) de tailles diverses permettant aux musiciens, chanteurs, comédiens et même circassiens de proposer leur art au public en tous temps. Toutefois, en mai débute une période assez dense en événements à ciel ouvert cette fois, celle des festivals. Evidemment, Confestmag sera partie prenante dans certains de ces festivals afin de vous faire vivre (ou revivre pour ceux qui auront l’opportunité de se rendre sur place) l’ambiance si particulière de ces événements festifs. A l’heure actuelle, le planning complet de cette saison « estivale » n’est pas encore arrêté car nous dépendons des organisateurs et staffs médias qui délivrent les accès, mais plusieurs confirmations sont d’ores et déjà tombées et des accords de principe sont noués avec des festivals que nous avons couverts les années précédentes. Le premier dans la liste, chronologiquement sera l’Inc’Rock festival qui se déroulera du 17 au 19 mai sur la commune d’Incourt (Brabant Wallon). Ceux qui ont lu le titre, le terme « Rock » est ici à prendre au sens générique, voire général car ce festival se veut ouvert à une pluralité de genres musicaux. Le vendredi, par exemple, sera entièrement dédié à l’urbain avec la présence de Koba Lad, Heuss l’Enfoiré, Soso Maness, Beendo Z, Nono la Grinta, Gotti Maras, Sahmxdew, Ombredemoi et Andras Johnson. Si les jeunes amateurs de Rap seront aux anges le vendredi, ce seront peut-être leurs parents qui prendront place sur le site du festival le lendemain, samedi, puisque le thème sera une journée «Back in Time » (retour en arrière ou bond dans le passé) avec Boris (et oui, avec ce célèbre tube « Soirée disco », ou encore « miss Camping ») qui n’est autre que l’ex chanteur du groupe ayant sorti également « Le dormeur » début des années 90, Goldmanmania (tribute to JJG), Génération Boys Band (avec un représentant de GSquad et un des 2BE3), Place des Grands Hommes (tribute to Patrick Bruel), l’inusable Daddy K qui a débuté sa carrière avec Benny B, les DJs David Goyens, Sonar et Kzam ainsi que le prince des guinguettes, Oli Soquette (également membre des Gauff…). Et le dimanche, on prend un shaker car ce sera la journée la plus éclectique musicalement parlant, mais vu que ce jour est dédié aux familles, il est normal de vouloir contenter tout le monde. On y retrouvera Lisalou, une artiste bruxelloise, auteure, compositrice et interprète de psyché punk pop en français, Orlane (Willems) que certains reconnaîtront certainement suite à son passage à The Voice Belgique, Boris Motte, autre ancien participant à The Voice Belgique (Saison 3 cette fois) dont la voix est très reconnaissable grâce à cette tessiture très marquée qui fait inexorablement penser à Garou, et le groupe de rock alternatif français Babylon Circus dont certains morceaux se rapprochent du jazz manouche. Autre groupe composé d’un certain nombre de membres (Babylon Circus en compte 9), et tout aussi énergique, la Soul Caravane. C’est joyeux, rythmé et dansant. Faire danser la foule, c’est justement le leitmotiv d’Alex Germys, ce producteur et DJ belge qui multiplie les titres enivrants qui bercent les ondes de certaines stations radios. Vous en voulez encore ? C’est évident. On continue donc avec Alice On the Roof dont l’univers possède tellement de couches qu’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre avec cette artiste complète. Et si Alice a chanté « Malade », Rori l’a entendue et s’est directement rendue chez le « Docteur » car oui, on parle bien de la jeune et talentueuse chanteuse provenant de Hannut qui a lancé sa carrière solo (auparavant elle faisait partie du duo Beffroi) avec ce titre extrêmement bien construit. En deux ans, Rori a pris du galon, de l’assurance sur scène et s’est forgé un beau répertoire musical. Le lien avec le groupe suivant va de soi puisqu’on reste en province de Liège, et avec des artistes dont la carrière vient littéralement de décoller en deux années, je parle de Ykons. Ils sont 5, proposent du rock en anglais mais surtout un vrai show sur scène. Ceux qui connaissent ne les louperont assurément pas, quant aux autres, petit conseil, c’est à découvrir. Et pour finir, car il est presqu’inutile de la présenter vu que tout le monde la connait (ou alors vous viviez sur Pluton ces dernières saisons), Typh Barrow. Une voix exceptionnelle pour cette virtuose du piano amatrice de jazz qui n’hésite jamais à proposer un spectacle de qualité lors de ses sorties. Alors tenté(s) ? Pour les renseignements pratiques et la billetterie, rendez-vous sur Incrock.be ou cliquez ici.
Une Soirée Électrisante de Hip-Hop à la Grand-Place de Bruxelles en l’Honneur de la Fête de la Communauté Française
Un dernier vendredi de septembre 2023, après deux jours de pluies tempétueuses, la Grand-Place de Bruxelles s’est illuminée d’une manière bien particulière. C’était le soir du concert annuel en l’honneur de la fête de la communauté française, un événement organisé avec brio par la Fédération Wallonie-Bruxelles et retransmis en direct par la RTBF. La Grand-Place, connue pour sa beauté iconique, a attiré des touristes du monde entier, prêts à immortaliser leur passage sur ses pavés mythiques. Mais ce soir-là, votre dévoué rédacteur a vécu un moment inoubliable en posant avec des touristes asiatiques, qui étaient plus que sympathiques. Pour un instant, j’étais la star de la Grand-Place, arborant fièrement le logo de Confestmag sur mon sweat. Après tout, un webzine se regarde dans le monde entier, alors pourquoi pas ? La soirée a débuté par les balances de quelques-unes des plus grandes stars de la scène hip-hop, dont Black M, MC Solaar, Pierre de Maere et le DJ Atik. Cependant, la journée a été marquée par une habitude bien connue des autorités locales : vider la place sous prétexte de vérifier la présence éventuelle de bombes. Heureusement, il n’y avait que des bombes de beauté parmi les belles femmes qui déambulaient sur la Grand-Place. Enfin, que fait la police sinon jeter un œil discret ? Je peux vous assurer que j’en ai vu ! L’idée était de se réchauffer avec une tasse de chocolat chaud à 6 € dans une taverne voisine, tout en ayant trois adolescents rapides prêts à sprinter dès que l’organisation annoncerait l’ouverture des portes. Grâce à la vitesse de nos jeunes acolytes, nous avons réussi à obtenir les précieuses premières rangées pour assister au spectacle de la soirée, dont le thème était le Hip-Hop. Vers 19 h, la soirée a débuté avec l’émission « C’est du Belge, » offrant un aperçu des coulisses et des artistes en présence. La fermeture de la place n’était pas en reste, elle regorgeait de contenu. Place ensuite aux véritables artistes de la soirée, avec en tête d’affiche les précurseurs belges du Hip-Hop et parrains de la soirée : Benny B, Daddy K et Perfect. Le plateau était également composé de talents tels qu’Atik, YG Pablo, MC Solaar, Black M, Fugu Mango, Rori, Colt, Loic Nottet, Coely, Pierre de Maere et du collectif de danseurs 2MAD Company. Vous pouvez revivre cette soirée inoubliable en consultant les photos que nous avons prises sous le lien ci-dessous. Le Hip-Hop a électrisé la Grand-Place de Bruxelles en cette soirée mémorable de septembre 2023, et nous n’oublierons pas de sitôt cette célébration de la communauté française. Merci à tous les artistes, à l’organisation, et à la Grand-Place elle-même pour avoir offert un spectacle mémorable à tous les présents. Vive la musique, vive la communauté française, et vive la Grand-Place de Bruxelles !
Place aux Dj’s pour l’ambiance Feelgood.

La saison wallonne des festivals d’été est officiellement lancée ! C’était en effet hier, jeudi 29 juin, qu’a débuté le Feelgood. Placé habituellement en fin des vacances scolaires (et même parfois en début de reprise pour certains), le festival aqualien, organisé depuis peu sous l’égide de Radio Contact, a cette année fait un bond en avant dans le calendrier, sautant du dernier…au premier rang chronologique. Et ce n’est pas la seule modification opérée puisque le site géographique a aussi migré. Désormais, le rendez-vous est donné aux amateurs de musique à côté du hall omnisports. Ne vous inquiétez toutefois pas, les personnes s’étant rendues à ce même festival les éditions précédentes vont vite retrouver leurs repères car l’agencement du site est assez similaire à son prédécesseur. On garde une seule scène, une allée dédiée à la nourriture où votre estomac et vos papilles gustatives pourront se régaler entre les saveurs des divers foodtrucks, un bar centralisé, l’espace VIP et une plateforme dédiée aux PMR. Les conditions climatiques étant de la partie (on avait annoncé de la pluie, et bien seules quelques gouttes éparses se sont invitées en soirée), tout était donc réuni pour faire de cet entame de week-end, puisque désormais le jeudredi et le nouveau vendredi soir (certains comprendront… mais peut-être pas ceux qui ont fait vœux de ne carburer qu’à l’eau plate), une fête populaire. Alors, certes, la plaine n’était pas noire de monde, surtout à l’ouverture des portes. Mais le public s’est étoffé au fil des heures et tous les participants semblent s’être bien amusés, comme vous pouvez le voir sur les clichés photographiques. Il faut dire que l’affiche était intéressante avec quelques jeunes pousses en forme, mais surtout les « machines » de compétition que sont Daddy K, Mademoiselle Luna et Kid Noize, trois Dj’s que l’on ne présente plus vu leur carrière mais aussi, et surtout, l’engouement qu’ils suscitent à chacun de leurs passages. Reprenons toutefois l’histoire au début puisque c’est H’LS qui ouvre le bal, mais pas vraiment seul, Marvin Albert, qui avait déjà foulé cette scène l’an dernier, venant vite le retrouver sur les planches. Et oui, un ancien de The Voice Belgique, et même deux si l’on compte Alyah, mais qui a préféré, elle, rester dans le public cette fois, son premier EP étant en préparation. Suivent ensuite Whoisinnocent, Dj Val et Bast One. Trois heures de sets entraînants histoire de chauffer un peu l’assemblée pour celui qui a plus de 30 ans de carrière au compteur, Daddy K. Inutile de vous dire qu’à partir de ce moment, on est passé en mode club house/RnB avec une participation active d’un public chaud bouillant. A accroupi, debout, chorégraphies groupées, mains en l’air… tout y est passé ou presque. Et ce n’est pas Mademoiselle Luna qui allait laisser redescendre le mercure. La Fiesta bat son plein. Rares sont ceux qui peuvent résister à l’appel de la danse, d’autant que la djette attitrée de Radio Contact est très hétéroclite dans ses choix musicaux, glissant ci et là quelques morceaux vintage remixés. Summer Legend n’est pas si vieux (2015) mais il est par contre l’enchainement parfait vers l’artiste suivant, le complice de Mlle Luna sur ce titre, vous aurez reconnu évidemment Kid Noize. L’homme au masque de singe a l’art de mélanger ses compos personnelles et les titres les plus emblématiques du répertoire électro donc pas de soucis là non plus, le public ne s’est nullement ennuyé. Par contre, suivre une telle brochette d’artistes confirmés n’est chose aisée. La pression était donc sur les épaules des 3210, quatre mousquetaires masqués qui ont relevé le défi avec brio. Mixes percutants, ambiance micro version MC (master of ceremony), choix judicieux de titres. On valide. Heureusement pour ceux qui ont manqué cette première soirée, le festival battra son plein jusque dimanche inclus. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire. Petit bémol toutefois pour les retardataires, c’est complètement full pour samedi. Mais il se pourrait qu’une occasion se présente ce vendredi ou dimanche… Dernier petit point pratique, pour vous éviter des frais inutiles, certaines portions de rues font l’objet d’interdictions de stationnement et la police patrouille… PS : retrouvez les clichés du festival aussi sur la page FaceBook de ReMarck Photos.
Les basses au pouvoir.

Inc’Rock 2023 – Acte 1 – un vendredi au pays de l’électro. Malgré une température encore un peu fraîche pour cette période de l’année et un crachin omniprésent pendant une bonne partie de la soirée, Incourt (et plus particulièrement le hameau d’Opprebais) fut le théâtre, ce vendredi, d’une soirée mémorable. Il faut dire que les organisateurs n’avaient pas fait dans le détail en convoquant au pupitre des pointures comme Mademoiselle Luna, Daddy K, Kid Noize, Furax ou encore Oli Soquette, le prince des guinguettes (les Liégeois comprendront peut-être plus facilement cette allusion). Points communs de tous ces artistes ? Leur meilleure amie est une table de mixage, ils n’ont pas leur pareil pour faire bouger les foules et ont tous une certaine « bouteille », et j’évoque ici, évidemment, l’expérience de la scène. Il n’est pas toujours aisé de se produire en ouverture d’un tel festival, le public tardant parfois à rejoindre le site et/ou à enclencher le mode « danse » de son architecture corporelle. Mais avec Oli Soquette, ce risque est quasi nul, l’homme aux multiples facettes (il fait aussi partie du groupe les Gauff’ qui, dimanche, risque aussi de vous réveiller les zygomatiques avec des titres détonnants comme les courses Akora, Rosette Kinkin ou encore Vamos à Salou) ayant les clés de ce type de schémas depuis belle lurette et beaucoup d’adeptes aux quatre coins de notre beau royaume. Quelques minutes ont donc suffi à Oli Soquette pour lancer les premières étincelles d’une soirée de feu. Aux sons des remixes de quelques standards des années 2000, 90, 80 et même 70 (et oui, Claude François s’est glissé dans la playlist, version un peu revue au goût du jour, évidemment), l’ambianceur a « fait monter la sauce » comme on dit dans certaines régions, histoire de céder le témoin dans des conditions optimales au célèbre duo de Radio Contact, Mademoiselle Luna et Gaëtan Bartosz. Et ne comptez pas sur Delphine, euh pardon, vous la connaissez sous le nom de scène de Mademoiselle Luna, pour faire descendre l’ambiance et la température ! Son set d’électro dance très actuel (le titre « Flowers » de Miley Cyrus qui passe en boucle partout s’y est habillement invité) a rallié les générations. Difficile d’ailleurs, à partir de ce moment, de rejoindre le centre du « dancefloor », celui-ci étant littéralement pris d’assaut. Il était temps qu’arrive un premier temps mort… allez, je rigole, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Le changement de discobar (Daddy K utilise son propre matériel) aurait en effet pu laisser un petit instant de répit à ces jambes déjà bien mises à l’épreuve, mais le personnel de scène est tellement efficace qu’on ne s’est même pas aperçu de cette subtilité technique. Et c’est donc Daddy K himself (membre des Benny B, breakdancer, 3 x champion de Belgique et multiples fois finaliste du championnat du monde de DMC) qui se lance avec ses célèbres scratches qui lui ont forgé une réputation mondiale (il mixe aux quatre coins du globe, faisant régulièrement l’aller-retour entre la Belgique et Dubaï). Une fois n’est pas coutume, c’est le hip-hop qui enfile alors son costume de lumière, ce qui n’est pas pour déplaire aux plus jeunes de l’assistance qui ne tiennent toujours pas en place. Bien qu’ayant des affinités (re)connues avec ce style musical, Daddy K en livre un bon panel dans sa partition, mais il est suffisamment intelligent et habile pour parsemer ci et là des standards d’autres univers qui permettent à tout un chacun d’y trouver son compte (ou ses notes musicales préférées). Après un tel show, difficile de prendre la succession… sauf pour Kid Noize, une autre pointure de la scène électro belge qu’on ne présente plus. Il est même le personnage principal d’une BD en trois tomes dont le graphisme est mortel (« l’héritage de Nowera »). Le DJ/producteur issu de la région carolo, auréolé de la sortie de son troisième opus musical cette fois, intitulé Nowera, n’allait pas faillir à sa tâche : maintenir, voire même augmenter encore un peu le curseur de l’ambiance festive du moment. L’homme à la tête de singe (ou plutôt au masque) a rempli sa mission avec brio. Même la pluie a cessé son œuvre pour se mettre à bouger en cadence. Toutes les générations confondues (et oui, je vous assure avoir vu des personnes qui ne sont en âge légal de travailler se trémousser juste contre les barrières) se sont retrouvées dans sa playlist évolutive. Et je dis évolutive car les derniers morceaux étaient résolument axés sur des basses soutenues, de quoi fournir au dernier intervenant, Furax, une assistance toute prête à engloutir auditivement le célèbre « Big Orgus » qui fête cette année ses 20 ans. Et qui dit Furax, dit techno hard style, l’homme traînant encore régulièrement avec ses anciens compères de festivals, les Djs du label Bonzaï records. Voilà donc un tour assumé et presque complet de tout ce qui se propose en électro, qui a égayé la soirée de tous les festivaliers, avec une petite spécificité (voulue ou non ?), on a balayé un peu toute la Wallonie avec le grand Liège de Dj Didjé (alias Oli Soquette), le BW (Mlle Luna), Bruxelles (le ket de service étant Daddy K), le Hainaut (Kid Noize) et Namur puisque Furax était, à une époque, sur la province de Namur, et plus particulièrement à Andenne, où il travaillait chez un disquaire. Note aux organisateurs : « inviter un artiste luxembourgeois pour la prochaine édition ». (rire) Trêve de plaisanterie. Vous l’aurez compris, cet entame de festival Inc’Rock fut une réussite musicale, mais aussi en termes de fréquentation (le site était bien rempli malgré une météo maussade) et d’organisation. Aujourd’hui, on remet ça, mais avec du rap, et dimanche, l’affiche sera plus hétéroclite, histoire de plaire à tous les membres d’une famille. A bon entendeur…
L’été sera show.

Les plus anciens, ou les plus mélomanes, auront de suite fait le lien avec la chanson d’Eric Charden, qui date quand même de 1979, mais vous aurez remarqué que c’est ici un jeu de mots (le titre réel est : l’été s’ra chaud) car nos météorologues ne peuvent évidemment pas encore prévoir précisément quelles seront les conditions climatiques entre fin juin et début septembre. On évoque en effet une période qui débutera (seulement) dans cinq mois. Et pourtant, il est déjà temps de prendre vos dispositions. Et je ne m’adresse pas ici à ceux qui partiront hors de nos contrées, et qui ont donc sûrement déjà pensé à prévoir budget, période de congé et réservation(s) dans leur lieu de villégiature, histoire de ne pas être pris au dépourvu. Non, je parle, ou plutôt j’écris, à ceux qui passeront au moins une partie des « grandes » vacances en Belgique. Le soleil ne sera peut-être pas tous les jours présent, ou au contraire jouera l’incruste en montant le chauffage un cran trop fort ; la pluie s’invitera probablement de temps à autres ; et il vous faudra certainement compter quelques minutes supplémentaires pour vos trajets car les chantiers routiers se multiplient en cette période, mais la Belgique est un territoire où l’on sait faire la fête. Et cet été ne dérogera pas à cette règle, du moins si vous ne tardez pas à prendre quelques dispositions car c’est maintenant que les sésames pour les plus beaux événements se négocient encore à des prix raisonnables. Chaque saison apporte son lot d’artistes, confirmés ou émergents, sur le parquet des scènes wallonnes, bruxelloises et flamandes, mais cette fois, on dirait que quelques grosses pointures se sont mises d’accord pour nous offrir un véritable feu d’artifice de sensations musicales. Nous allons donc vous détailler ici les principales informations déjà disponibles afin que vous puissiez d’ores et déjà vous planifier un été « concertisé ». Les plus impatients seront déjà à pied d’œuvre dès le 17 juin puisque c’est à ce moment que le WERCHTER BOUTIQUE accueillera le groupe One Republic et la toujours phénoménale Pink ! On commence donc très fort, mais il faudra aussi délier les cordons de la bourse car l’entrée « normale » est à 108 euros. Et pour les inconditionnels de l’artiste aux cheveux roses, bien qu’elle change régulièrement de teinte, un accès au Golden ring est aussi proposé à 159 euros. Oui, je sais, ça pique un peu, mais je ne doute pas une seconde que l’événement sera rapidement sold-out vu les noms proposés. Quinze jours plus tard, vous devrez déjà faire des choix en fonction de vos genres musicaux et de votre budget, peut-être, aussi puisque deux festivals d’une certaine importance occuperont le week-end du 29 juin au 2 juillet. On ne présente plus ce festival mondialement connu qui accueille à chaque édition des stars de tous horizons. Au programme 4 scènes pour permettre à chacun d’y (re)trouver son style favori. Le planning annoncé est déjà, à cette période de l’année, bien fourni, preuve que la mécanique est là bien huilée. Je vous invite donc à aller voir directement sur le site de l’événement mais à la louche, je vous servirai quand même les noms de Arctic Monkeys, Christine and the Queens (il me semblait pourtant qu’elle avait changé de nom d’artiste…), Muse, Oscar and the Wolf, Paolo Nutini, Queens of the Stone Age, Rosalia, Red Hot Chili Peppers, Tamino, Stromae… Une liste d’invités impressionnante, mais qui a un prix. Le combi ticket pour les 4 jours est à 292 euros. L’ancien Yes2day, repris sous le nom du FeelGood depuis qu’il est chapeauté par Radio Contact, avait pour habitude de clôturer la saison wallonne, en prenant place dans le calendrier le premier week-end de septembre. Avec la réforme du rythme scolaire, le festival aqualien change son fusil d’épaule en visant cette fois l’ouverture de la saison sur le sol des francophones. Et ce n’est pas la seule modification annoncée puisque le site du festival va (légèrement) se déplacer histoire de permettre aux organisateurs d’accueillir le double du public pouvant arpenter l’ancienne infrastructure. On parle aussi d’une capacité de parking plus importante. Pour les détails pratiques, je vous renverrais vers le site officiel, mais voici déjà quelques noms des artistes de 2023. Le jeudi sera réservé à une soirée DJ’s avec Kid Noize, Daddy K, Mademoiselle Luna… le vendredi, c’est le solaire Christophe Maé qui emmènera l’affiche, laissant sa place le samedi à M.Pokora et Juicy notamment. Pour le dimanche, les clés seront confiées à Oli Soquette, Barbar O Rhum, Oli Tombeur et quelques autres. Pour le pass 4 jours, il vous en coutera ici 115 euros. Le week-end suivant, ce ne sont pas deux mais bien trois festivals qui pourront égayer vos vacances. Mais le choix ne devrait pas être trop difficile pour vous vu les styles très différents proposés et les localisations respectives de ces événements. 1. Les Ardentes (du 06 au 09 juillet). On fait le grand écart avec Werchter puisque qu’on rentre ici dans le monde de la musique urbaine avec ce rendez-vous désormais incontournable pour les amateurs du genre. Le line-up se dévoile au fil des semaines, mais certains noms font déjà parler d’eux avec notamment Aya Nakamura – Kendrick Lamar – Travis Scott – Disiz (la Peste) – Niska… Petit hic toutefois relevé par ceux qui se sont déjà rendus sur la billetterie, le prix des places a été revu à la hausse depuis la dernière édition. On parle désormais de 247 euros pour un pass 4 jours. Les organisateurs se sont rapidement expliqués en argumentant que vu le statut du festival, ils devaient désormais s’aligner sur les tarifs appliqués dans les autres événements de cette catégorie. 2. LaSemo (du 07 au 09 juillet) Un des pionniers dans l’approche écologique. Le festival se définit d’ailleurs maintenant comme 100% eco-responsable. Et le site du parc d’Enghien n’est pas à dénigrer. Il est généralement apprécié pour son ambiance conviviale et chaleureuse qui permet notamment à toute la famille de passer un moment agréable. Côté artistes,
Daddy K le message fort pour le gouvernement

le message est bien passé desolé pour ceux qui on été heurté c’était pas une blague de mauvais gout mais pour ceux qui l’ont compris avec moi l’heure est très grave …fallait choquer vu que les manifestations ne portent plus vraiment leurs fruits ..ce post CHOC étant destiné à nos dirigeants qui nous laissent mourir peu à peu nous les Artistes,nous les gens de l’evenementiel en nous empêchant tout simplement de faire notre métier …tellement d’incohérence dans les décisions gouvernementales. On nous interdit tout alors que dans les pays voisins on autorise…c’est complètement fou ce qui se passe.Alors oui securité avant tout et je peux le comprendre mais alors que notre bien aimé gouvernement puisse nous octroyer de vraies aides comme ils l’on fait pour les autres secteurs …des milliers de personnes issues des millieux de l’evenementiel souffrent de cette situation, de milliers d’artistes dj/chanteurs /peintres / comédiens /stage managers /organisateurs souffrent de cette situation …ça touche du plus petit d’entre nous au plus grand je ne parle pas que de finances mais aussi psychologiquement …Nous avon beau manifester pacifiquement ou pas rien ne change.Alors ce post était pour moi un cri d’alerte,un au secours pour ne pas être oublié… nos métiers comptent comme tous les métiers,et j’espère sincèrement que notre gouvernement en prendra conscience et nous aidera à notre juste valeur. Je tiens évidemment à m’excuser auprès des gens qui ont eu vraiment peur en voyant mon post mais beaucoups aussi avaient compris le sens du post l’heure est grave pour NOUS les artistes et je sais que je pourrai compter sur le soutien du public comme toujours.Je ne suis pas encore Mort mais chaque jour je meurs un petit peu plus.Ne nous oubliez pas Vous me manquez Daddy K Le message est bien passé en haut lieu Merci pour votre réponse M. DI RUPO la suite au prochain conseil de sécurité nationale …#sauvonslesartistes #sauvonslevenementiel