7 février 2026

L’Ouragan Max ou Xam Hurricane

Aujourd’hui, ConFestMag s’est intéressé à un jeune prodige, une bête de scène «  Xam Hurricane « , généreux et disponible, un ouragan de fraicheur avec un potentiel incroyable. Bonjour Xam, merci de prendre le temps pour cette interview qui me tient à coeur, puis-je te demander de présenter Xam Hurricane en quelques lignes pour les rares personnes qui ne te connaîtraient pas ou qui te découvre ? Xam :  » Xam Hurricane « , c’est l’avatar que j’ai créé pour participer à The Voice. Avant l’émission, j’avais toujours chanté en groupe, il fallait que je trouve un nom de chanteur solo en me lançant dans cette aventure. Xam c’est le verlan de Max. Hurricane c’est pour la consonance avec mon nom de famille et parce que j’avais envie de tout retourner sur mon passage, à commencer par les fauteuils. Et puis ça me faisait rire de choisir un nom anglophone, pour bien accrocher avec le nom de ce télé-crochet. CFM : Tu tombes très jeune dans le chaudron de la musique, grâce à ton entourage familial, tu nous expliques ? Xam : Pour ses cinquante ans, ma maman a offert à mon père une journée de studio pour qu’il aille enregistrer avec sa guitare la première chanson qu’il avait écrit peu de temps avant. Je l’écoutais en boucle petit. Aujourd’hui, il a 68 ans et il en a écrit beaucoup d’autres, surtout depuis sa retraite. Tonton Piou c’est un vrai manouche, il ne se déplace jamais sans sa guitare. On partait faire du camping à chaque vacance et il nous apprenait à jouer à mon cousin, mon père et moi. On grattait tous les quatre autour du feu et des fois Papi râlait parce que ça durait des heures. Le chant c’est arrivé plus tard. Avec les groupes d’abord puis avec mon père pendant les fêtes de famille. Que ce soit du côté de mon père ou du côté de ma mère, ils sont 7 frères et soeurs et ils ont tous pleins d’enfants, alors les noëls, les mariages ou les anniversaires ça peut vite se transformer en concert. CFM : Comment qualifierais-tu ta musique et ton univers ? Xam : Franchement, je ne sais toujours pas exactement. Je n’ai encore rien sorti en solo parce que je cherchais une nouvelle identité. J’ai fusionné pas mal d’influences et de sonorités pour écrire mon premier album et j’ai fait se rencontrer deux générations de musiciens d’horizons différents. Ce que je sais, c’est que je suis resté moi-même mais que j’ai aussi réussi à me rendre plus accessible et dans l’air du temps. J’ai des histoires à raconter et j’ai un besoin viscéral de monter sur scène. J’espère que les gens ne passeront pas à côté de ce que j’ai à leur donner. J’ai un nouveau personnage à leur présenter et j’attends un signe pour le faire exister. CFM : Que peux-tu me dire sur Skully Circus, ton premier groupe de rock ? Xam : … Énorme ! … On était fous, arrogants, prétentieux, planqués derrière nos masques. Il y a 10 ans, il y avait encore pleins de petites salles de concerts pour jouer à Paris et aux alentours. On se foutait de tout et de tout le monde, on était là pour se lâcher, on était très jeune et je nous trouvais déjà ringards, mais ça fonctionnait quand même, parce qu’on avait une seule idée en tête, montrer aux autres groupes qu’on était meilleurs qu’eux. Au début, on ne jouait pas en place, mais on y croyait tellement qu’on réussissait quelques prouesses. Et à force de répéter on s’est beaucoup améliorer. J’ai des acouphènes depuis. Sur la fin, on a fait un virage électro et on a posé les bases du 8e Pli. La fin d’un rêve, le début d’un autre. J’ai toujours le logo du groupe tatoué sur mon avant bras par Louis, le guitar hero. CFM : Te souviens-tu du titre et du thème de la première chanson que tu aies composée? Xam :  » Little Sister « . Je lui disais de ne plus pleurer et de ne plus avoir peur. Elle avait eu un grave accident de santé et avait passé plusieurs semaines à l’hôpital. Pas de séquelles heureusement. CFM : Ancien participant de The Voice France avec des prestations phénoménales, où tu étais le favori de Pascal Obispo, que retiens-tu de cette expérience ? Xam : J’ai eu l’impression de passer les concours d’une grande école de chant. J’ai pris ça très au sérieux, le niveau était élevé, la compétition serrée, j’avais du retard sur les autres en technique vocale. J’ai dû redoubler d’efforts pour proposer des prestations originales. Je ne cherchais pas àplaire mais à me faire remarquer. J’essaie depuis de garder ce positionnement qui m’a plu. CFM : Comment et où est né le collectif 8e Pli ? Xam : 8e Pli c’est la suite du Skully Circus. On commençait à avoir d’autres aspirations que celle du simple groupe de rock. Mais franchement c’était surtout une bande de copains passionnée de musique, d’image et de poésie, coincée dans le même garage à Malakoff et forcée de rêver à travers ses créations. C’est avec eux que j’ai compris l’essence de mon métier, que j’ai cru en l’artiste que je suis aujourd’hui et que j’ai fait la plus longue fête de ma vie. Chacun a pris son envol grâce à ce collectif et on continue notre collaboration à travers les projets de chacun. CFM : La mise en scène de tes clips, est-ce important pour toi ? Xam : Ça fait presque trois ans que je n’ai pas tourné un clip dans les règles de l’art. Depuis la fin du 8e Pli en fait. À la fois c’est passionnant et en même temps je m’y suis perdu à un moment, à plus faire d’images que d’écrire des paroles ou composer des mélodies, et à dépenser tout mon argent là-dedans. On est submergé d’images aujourd’hui et je trouve ça dommage d’être obligé de passer par ce support pour diffuser ses chansons. Et encore les clips ce n’est pas le pire, maintenant on a aussi l’obligation d’être sur Instagram, le vide existentiel. Entre le moment où j’ai eu l’idée de faire ce métier et aujourd’hui les choses ont beaucoup changé. En même temps, je sais d’avance que quand je vais devoir m’y remettre je vais m’y donner à coeur joie. J’aime autant être derrière la caméra que devant, et je pense que pour les clips de mon 1er album je ferai les deux. Et même instagram, je me creuse la tête pour y faire plein de conneries, je perds des milliers d’abonnés, c’est complétement con mais je suis content. Ça me donne l’impression d’être à contre-courant alors que je suis en plein dedans. J’aime le cynisme et l’ironie du sort, ça me nourrit. CFM :  » Le Grand Bazardage  » en Live au stade MARCEL CERDAN, dis-moi tout de cette chanson et de ce moment. Xam : Cette version live est bien à l’image de la chanson et c’est pour ça que je la trouve magique. Un stade à moitié vide avec un public à moitié attentif. C’était le lendemain de la fête de la musique, on avait joué la veille, puis beaucoup trop fait la fête, rentré à 7h du mat et très peu