Pour le show, Oscar and the Wolf est toujours partant.

Voici quelques jours à peine, Justin Timberlake a proposé un concert qui a ravi ses fans au Sportpaleis d’Anvers. Le 14 juillet, c’était une autre star connue pour son sens du spectacle qui marquait le coup en remplissant le stade Roi Baudouin, la pétillante Pink. Si ces deux concerts ont marqué les esprits pour leurs chorégraphies et mises en scènes, un artiste belge s’est également fait remarquer durant l’été pour les mêmes raisons. Cet artiste porte le nom d’Oscar and The Wolf. Un patronyme aux consonances anglophones et un style musical très électro pour un artiste qui, s’il est une vraie tête d’affiche chez nos voisins du nord, tarde à émerger hors de Flandres. Pourtant, la musique est intéressante, et régulièrement diffusée sur les ondes de la RTBF notamment, quant au show proposé, il est simplement bluffant. Si vous n’avez pas pu assister à sa prestation à Nieuport (Beach Festival), Dour ou au Suikkerrock, il ne vous reste plus qu’une opportunité, ce 11 août aux Lokerse Feesten. Car c’est effectivement un vrai show qui est proposé par Max Colombie, le chanteur qui « se cache » derrière ce nom de scène. Je mets des guillemets car Max n’est pas l’artiste le plus discret. Il a d’ailleurs publié lui-même des clichés de ses excès (alcool et drogue) et s’en est expliqué devant les médias en compagnie de sa maman grâce à qui il a pu s’écarter de ce chemin plus que sinueux et sombre. Revenons à la performance scénique de cette saison. Les premières notes de « Warrior » résonnent alors que rien n’est allumé sur le podium. Une silhouette se faufile sur scène, vêtue d’une combinaison ample semblant être recouverte de milliers de morceaux de miroirs (en fait c’est la matière qui donne cette impression). Ce détail est important car il va jouer un rôle dans la mise en scène, au moment de l’implication de lasers notamment. On suppose que cette silhouette est celle de Max Colombie, mais il a la tête baissée et recouverte d’une grande capuche qui dépasse largement la forme du visage. Au fil de la chanson, la silhouette se découvre, grâce au jeu de lumière, mais aussi par le « déshabillage » partiel de la tenue initiale. Max joue sur les expressions de visage, la gestuelle, les jeux de lumière, l’arrivée des lasers… puis des danseurs. Tout est pensé pour proposer un spectacle de qualité. Des tenues aux chorégraphies, en passant par l’échange avec le public. Assurément l’un des shows à voir à cet été. Et, chanceux que vous êtes, nous vous avons rapporté quelques clichés de cette prestation, pris lors du Beach Festival de Nieuport. Bon visionnage. Retrouvez ces clichés et ceux des festivals couverts sur la page FB – ReMarck Photos.
Dave et ses drôles de dames.

David Allan Stewart n’est pas le musicien le plus cité lorsque l’on demande aux festivaliers qui ils viennent ou voudraient venir voir et écouter sur leurs événements préférés. Et pourtant, l’homme est une sacrée pointure, impliquée dans de nombreux tubes que vous fredonnez encore régulièrement. Et la remarque est encore plus frappante lorsque l’on jette un coup d’œil sur les artistes avec lesquels il a collaboré : Bob Dylan, Mick Jagger, Aretha Franklin, Nina Hagen, Sinead O’Connor, Jon Bon Jovi, Bryan Ferry, Anastacia, Cathy Perry, Ringo Starr, Joss Stone ou encore Geri Halliwell. Mais ses tubes les plus marquants, c’est avec Candy Dulfer (Lily was here – 1989) et surtout Annie Lennox qu’il les a sortis. Dave Stewart est en effet l’un des membres du binôme marquant des eigthies, Eurythmics. A plus de 70 ans, l’ancien sportif (sans une sérieuse blessure à 13 ans, il aurait pu s’orienter vers le sport de haut niveau en football ou en natation) se porte encore comme un charme. Costume gris argenté, lunettes de soleil fixées sur le visage, chapeau gris assez classique, Dave Stewart se présente sur scène avec sa compagne de toujours, sa guitare. Il n’a jamais été très volubile, laissant volontairement la lumière à ses comparses de musique, et cela n’a pas changé. Ses interventions durant le concert seront brèves et juste explicatives, mais à l’instar de Sting qui le précédait sur cette même scène du Beach Festival de Nieuport la veille, son charisme emporte tout. Nous ne l’avions plus vu depuis un certain temps, et ce qui nous frappe directement, c’est ce nombre impressionnant de tatouages sur des parties visibles du corps. Le long de l’œil droit, dans le cou (même côté), les avant-bras et sur les doigts. Il avait bien exhibé deux tatoos un peu plus discrets en 1993, mais là, cela ne passe pas inaperçu. Changement de look, et de partenaires de chant puisque Annie Lennox, qui est aussi son ex-femme, ne participe pas à la tournée. On ne remplace évidemment pas facilement une telle icone, mais Dave semble avoir trouvé une remplaçante tout à fait correcte en la personne de Vanessa Amorosi, une chanteuse Australienne née en 1981, année de sortie du premier album d’Eurythmics. Exit les cheveux roux ou blonds teintés d’Annie, Vanessa les a longs en châtain foncé. Mais elle s’accorde bien avec monsieur Stewart côté tatouages, le ventre et les jambes en étant fournis. Validé donc, mais pas seule. Tel Bosley dans la série Charlie’s Angels (on reste dans la période début 80, mais la référence devrait aussi parler aux plus jeunes avec les films qui en ont découlé), Dave s’est entouré d’une véritable équipe de choc féminine avec Yasmin Ogilvie (Saxo) – Indiara Sfair (harmonica) – Julia Lamb (basse et guitare)- Ellie East (batterie) et Hannah Koppenburg (clavier). Du beau, mais surtout du bon musicalement car toutes sont des références dans leur domaine. Dave reste avant tout un musicien exigeant et on n’aurait pas imaginé qu’il abaisse ses critères sonores au détriment du visuel. Le show peut donc débuter. Ici, pas de jeux de lumières marquants (le concert se déroule durant l’après-midi, sous un soleil torride), pas de flammes ni laser, mais des hits en cascade, remis au goût du jour avec quelques accords modernes. Les premières notes sont celles de Missionary Man, sorte de clin d’œil au retour sur scène de Dave, mais aussi une superbe occasion d’entendre d’entrée de jeu l’habilité d’Indiara Sfair à l’harmonica (en lieu et place de Jimmy Zavala, soliste sur l’original). A vrai dire, chaque musicienne va avoir son moment de gloire durant la set-list, mais difficile d’occulter la performance de Yasmin Ogilvie sur le titre initialement composé avec Candy Dulfer (Lily was here – B.O. du film De Kassière). Un véritable plaisir auditif donc, mais aussi un karaoké géant car le public connait ses classiques, de « Here comes the rain again » à « The Miracle of Love » en passant par « Love is a Stranger », « There Must Be an Angel (Playing With My Heart) » ou encore « Who’s that girl », le catalogue des titres impliquant Dave Stewart est un trésor pour les radios. Mais le clou du spectacle sera, inévitablement, le titre culte par excellence d’Eurythmics, « Sweet Dreams (Are Made of This) », un morceau que l’on reconnait en quatre notes et je ne parle pas que des quadras et quinquas mais de toutes les générations car ce titre passe encore en soirée, et avec un succès toujours aussi impressionnant. Retrouvez les clichés de vos festivals et concerts sur la page FB – ReMarck Photos.
Près de 30 000 entrées pour le Beach Festival.

Soleil, espaces verts, bord de mer, port de plaisance et programmation de qualité, tout était réuni pour un week-end de fête national parfait à Nieuport. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisque ce sont près de 30 000 festivaliers qui sont venus apprécier les prestations d’artistes comme Clouseau, Fantastic Negrito, OYESONO, Loreen, Keane, Dave Stewart, Oscar and the Wolf ou encore Sting dont le show a rassemblé 14 000 fans sur le seul vendredi. Le concert de l’ex leader du groupe The Police était le point d’attention musical, assurément, mais quelques autres prestations valaient le détour. Nous vous avons présenté voici peu les artistes qui partageaient l’affiche du vendredi avec l’interprète de « Desert Rose », et le concert de monsieur Sting fait, lui aussi, l’objet d’un reportage à retrouver sur notre site. D’ici peu, vous aurez l’occasion de voir des clichés de la performance visuelle proposée par Max Colombie, alias Oscar and the Wolf, ainsi que ceux du retour sur les planches de Dave Stewart. Reste à vous proposer, ici, quatre artistes qui ont participé à ce succès de foule, Attention Attention, Jokke, Keane et Loreen. Attention Attention est un groupe local (tous ses membres sont issus de Koksijde et Nieuport) qui se définit lui-même comme « un orchestre de bal qui aime les chansons pop. Nick Herweyers au chant et guitare, Ellen Vanneste au violon, Arne Demoen à la batterie, Tim Duyck au clavier et Kris Demets à la basse. Jokke est le surnom de Jonas Van Langendonck. Un sacré numéro digne des troubadours du Moyen-âge. Vêtu d’une chemise et une cravate, mais pieds nus, Jokke aime jouer les amuseurs publics, échangeant sans cesse quelques mots et gestes avec l’assistance. « Pour moi, la narration est l’essence même de la musique. Votre propre histoire se confond avec celle de votre environnement et avec l’inspiration que vous voyez dans les films et les séries » commente-t-il en interview. Les problèmes de sociétés, la vie courante, ou des soucis plus graves… tout est sujet à l’écriture d’un morceau pour ce chanteur aux multiples facettes. Le fait que toutes ses compositions soient rédigées dans la langue de Vondel l’empêche toutefois de pouvoir transmettre sa bonne humeur au sud du pays. Keane. Là, on passe au calibre international avec le band britannique aux plus de 12 millions d’albums vendus. Leur chanson « Somewhere Only We Know », sortie en 2004 est terriblement efficace. Vingt ans après sa création, elle reste dans la mémoire collective, toujours aussi reposante et agréable à écouter. Un constat qui vaut également pour « This Is The Last Time ». Mais le groupe ne s’est pas arrêté à un seul album évidemment, même s’il a effectué une pause de quelques années avant de se reformer en 2019 (pour la sortie du 5e album studio). Trois des membres originaux sont toujours présents à savoir Richard Hughes à la batterie, Tim Rice-Oxley au piano, basse et chœurs, ainsi que Tom Chaplin évidemment, le chanteur attitré mais aussi guitariste et pianiste de la bande. Cette tournée fête les 20 ans de la sortie de « Hopes and Fears », le premier opus du groupe, mais n’occultons pas le fait que l’actualité du groupe comprend également un EP sorti en janvier … Et pour une fois, nous terminerons avec une représentante de la gente féminine, mais quelle femme ! En remportant le concours eurovision à deux reprises, Loreen est rentrée dans la légende. Certes, Johnny Logan a encore fait mieux en remportant le trophée à trois reprises (deux en tant que chanteur, un comme compositeur) pour l’Irlande, mais Loreen est la première interprète féminine à réussir le doublé. Avec Euphoria (2012) et Tatoo (2023), elle a aussi su ramener un peu de modernité et de qualité dans une compétition qui est connue pour s’être plus jouée au niveau des relations politiques que de l’âme artistique à plusieurs reprises ces dernières années. Une voix cristalline, puissante, un sens aiguisé du show, un personnage travaillé jusqu’au bout des ongles, voilà les pièces maîtresses du jeu de cette artiste qui ne laisse personne indifférent. Avec Maneskin, groupe italien de rock adorant la provocation, elle est aussi la seule à avoir pu tirer un réel profit médiatique de ses succès, s’exportant par-delà les frontières de sa Suède natale et surfant ainsi sur la vague créée. « Forever » et « Is It Love » sont les preuves que Loreen peut exister et se développer hors de l’enveloppe eurovision. La prestation proposée à Nieuport en est une autre, tout aussi réelle, car Loreen a montré qu’en plus de ses talents vocaux hors du commun, elle reste une artiste sensible capable de faire passer énormément d’émotions. Merci madame. Au rayon bonnes nouvelles, le festival a d’ores et déjà annoncé une édition 2025 qui se déroulera les 18, 19 et 20 juillet 2025. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Nieuport vibre sous la basse de maître Sting.

C’est un véritable coup de maître que les organisateurs du Beach Festival ont réalisé pour cette édition 2024 en offrant à leur public le show, unique en Belgique cette année, de l’ancien leader emblématique du groupe Police, Gordon Matthew Thomas Sumner, alias Sting. Auteur-compositeur-interprète, musicien, producteur et acteur britannique, né le 2 octobre 1951 à Wallsend (Newcastle), Sting est l’une des références vivantes de la musique rock. Pour ne citer que quelques chiffres, ce sont 3 albums enregistrés avec Last Exit, 5 albums avec The Police, 10 pour l’artiste en solo. Plus de 100 millions de copies vendues, un catalogue de titres estimé à plus de 300 000 000 de dollars ; 18 Grammy Awards, 4 Brit Awards, 1 Golden Globe, 5 Emmy’s et 3 nominations aux Oscars. Côté collaborations, Shaggy, Mylène Farmer ou encore Mary J.Blige ont partagé un duo avec lui. Et je ne parle pas de sa carrière cinématographique au sein de laquelle ses apparitions sont toujours remarquées (comme dans Dune, ou Zoolander 2). C’est donc face au port de plaisance de Nieuport que l’artiste engagé (pour la sauvegarde de la forêt amazonienne notamment, mais aussi contre la guerre froide, à l’époque, ou encore Amnesty International) a déposé son baluchon pour une soirée, celle dédiée à son Sting 3.0 tour, car oui, il y a bien eu d’autres artistes durant la première journée de festival, ce 19 juillet, comme vous avez pu le lire dans notre article consacré à l’événement, mais aucun du calibre de Sting, véritable tête d’affiche sans concurrence aucune. Et pourtant certains ont dû être un peu déstabilisés par la configuration du plateau. L’artiste se présente en effet sur scène accompagné des seuls Dominique Miller (à la guitare) et Chris Maas (batterie) pour une version épurée de ses titres. 3.0 correspondrait-il à trio ? C’est ainsi que nous le comprenons. Pas de synthés chers à The Police, pas de cuivres habillant certains titres les plus remarquables de la carrière solo du chanteur (Englishman in New-York par exemple). Qu’à cela ne tienne, le charisme de l’artiste est toujours omniprésent. En quelques accords, il rallie l’assistance (14 000 personnes) à sa cause. Il faut dire qu’en entamant son tour de chant par l’incontournable « Message in the Bottle », il ne pouvait que faire mouche (NDLR : les anglophones comprendront). Suivent « If I Ever Lose My Faith in You » et « Englishman in New York ». Au total, ce sont 17 morceaux réarrangés qui seront offerts aux festivaliers dans cette configuration intimiste dont 8 issus du groupe The Police. Et l’homme me direz-vous ? On peut raisonnablement dire qu’il est très bien conservé et qu’il ne fait pas son âge (72 ans). Tee-shirt troué, jeans noir moulant, une basse présentant des traces d’usure en mains, c’est du Sting tout craché. Sobre mais efficace. Pour ceux qui ont manqué cette unique occasion, il vous reste une petite chance d’apercevoir l’artiste en Allemagne (Stuttgart au Jazzopen) ou en France (Festival de Carcassonne) puis il vous faudra traverser l’Atlantique puisque c’est aux Etats-Unis et au Canada que la tournée prendra fin. NB: exceptionnellement, ces clichés ne seront pas publiés sur notre page photos, en raison d’accords commerciaux. Vous êtes en effet des privilégiés car nous étions très peu à pouvoir immortaliser ce moment.
Soleil, stars internationales et restauration de qualité, le Beach festival est au top.

Ce vendredi 19 juillet, le Beach festival lançait son week-end fou avec une programmation anglo-saxonne qui a visiblement plu au public puisque ce sont 14 000 festivaliers qui ont arpenté le site pour cette journée inaugurale. Il faut dire que le soleil était de la partie, ce qui est évidemment un plus. Même si ces températures torrides peuvent incommoder. Mais le site est ainsi dessiné qu’il existe de nombreux coins ombragés. Et oui, c’est l’une des spécificités du Beach Festival, le client est servi comme un prince. Le site est vaste, propre et dispose de beaucoup d’infrastructures (toilettes, foodtrucks, tables, bancs et même des jeux d’enfants). Ici, si il y a de files, elles seront limitées et inutile de vous ruer vers la scène et d’attendre 5h sans bouger. Certains le font, évidemment, mais une grosse majorité des festivaliers optent pour une version « chill », couchés sur l’herbe, un verre en main. Bières (pils ou spéciales), vins, cocktails mais aussi champagne. Et côté cuisines, les frites sont évidemment présentes, mais à certains endroits vous trouverez des huitres. Les gastronomes ne sont en effet pas perdus au NBF. Ce petit coin de paradis (musical) présenté, attaquons nous aux artistes du jour. La circulation sur l’autoroute des vacances étant toujours aussi fluide (euh, c’est du second dégré, nous avons mis plus de 4h pour rejoindre Nieuport depuis la région liégeoise), nous avons manqué Dagny. Notre menu débutera donc avec OYESONO, composé, à la base d’un duo, Jasper Maekelberg et Billie Leyers, cette dernière étant la fille de l’un des membres du groupe Soulsister (1986-1995). Découverte pour nous, et belle surprise. C’est très agréable à écouter, et Billie est un showwoman comme on les aime. Autre ambiance mais avec un personnage haut en couleurs aussi, Fantastic Negrito. Tout droit débarqué des States, Xavier Amin Dphrepaulezz arpente la scène dans tous les sens, armé d’une gestuelle très expressive. Vous ne connaissez pas ? Il a pourtant remporté 3 Grammy awards dans la catégorie du meilleur album de blues contemporain. Nous ne sommes pas face à un novice, cela se voit et s’entend. Huitième enfant d’une famille de 15, il quitte le foyer dès ses douze ans, jugeant l’éducation de son père trop sévère. Pour survivre, il va se rendre coupable de nombreuses infractions en lien notamment avec la drogue. Il connait les foyers et la prison puis se remet en question à 18 ans, en appréciant l’album Dirty Mind de Prince. De là débute une existence parallèle au sein de laquelle il apprend, en autodidacte, à jouer de plusieurs instruments. Il est repéré, sort un album (X-Factor sous le nom de Xavier), puis est victime d’un grave accident, source de nouvelle remise en question et de décrochage temporaire du monde artistique pendant 5 ans. Il reviendra sous le pseudonyme de Fantastic Negrito voici 10 ans. Depuis, les opus se suivent (6) et la consécration avec. On reste aux Etats-Unis avec Seasick Steve, un musicien et chanteur de blues né en 1951 à Oackland (Californie). Point commun avec son compatriote passé sur scène juste avant, il part seul à 13 ans, histoire de découvrir le monde. Rapidement, il rencontre Janis Joplin avec qui il se lie d’amitiés. Ses voyages le mènent en Norvège où il va rencontrer son épouse mais aussi trouver son surnom, des amis remarquant qu’il ne peut pas monter sur un bateau sans être victime d’un sérieux mal de mer. Il revient toutefois aux Etats-Unis, à Seattle, où un certain Kurt Cobain devient son ami. Sa carrière se poursuit « underground », son premier album ne sortant qu’en 2004. Depuis, il est sorti de l’anonymat avec plus de 2 millions de disques vendus et 3 albums classés dans le top 10 du UK album chart. Chemise de bucheron, grosses bottines, barbe à la ZZtop, Steve s’assied dans son coin avec une guitare faite maison, et une planche lui permettant de donner le rythme au pied. En quelques secondes, nous voici transportés en Louisiane ou même dans le Bayou, et le public adore. Bien (ré)chauffée, l’assistance est prête pour le clou du spectacle, le chanteur emblématique du groupe Police, désormais aussi prolifique en solo sous le nom de Sting, mais cela, ce sera pour un autre épisode. Retrouvez les photos du festival (sauf celles de Sting, contrat oblige) sur la page facebook – ReMarck Photos.
D’avril à septembre, les notes vont swinger un peu partout.

2024 s’éveille à peine qu’il est déjà grand temps pour les amateurs de festivals de commencer à cocher les dates importantes dans leur calendrier car il se pourrait que cette année, encore plus que les précédentes, certains soient confrontés à des choix manichéens. Il n’est en effet pas rare de voir plusieurs festivals se « partager » un week-end, mais l’agencement du nouveau calendrier scolaire en Belgique, qui « limite » depuis peu la période de vacances d’été de début juillet à fin août (alors que précédemment il n’était pas rare de voir des étudiants libérés de leurs obligations dès le 20 juin et ne reprendre le chemin des amphithéâtres qu’à la mi-septembre), et, surtout, l’organisation des Jeux Olympiques à Paris (et quelques autres sites un peu partout en France) chamboule encore un peu plus un agenda qui pouvait déjà générer quelques prises de têtes chez certains. Quel est le rapport entre les JO et des festivals demanderont certains d’entre vous? Et bien la sécurité. De nombreux services publics (pompiers, police, services travaux des collectivités….) vont être à pied d’œuvre durant toute la période des jeux (du 26 juillet au 11 août). Sans oublier que les jeux paralympiques suivront rapidement (du 28 août au 08 septembre). Voilà quelques week-ends durant lesquels de nombreux élus de l’Hexagone ne pourront donc accepter d’événements majeurs sur leur territoire, et cela sans tenir compte des heures de récupération qui devront aussi être allouées dans la foulée. Les organisations sur terrain privé ne nécessitant pas de personnel des services publics (ils sont rares car la gestion du flux de public incombe en partie à la police) pourraient contourner ce problème avec des services de sécurité privés… mais ils sont tous (ou presque) occupés par ces JO et tout ce qui tourne autour. Ces paramètres évoqués juste ci-dessus expliquent pourquoi quelques week-ends, et deux particulier, ceux des 13-14 et 20-21 juillet, vont voir exploser le nombre de festivals organisés à ce moment. Hormis pour ceux d’entre-vous qui manient habilement le don d’ubiquité, l’heure des choix va donc sonner. Afin de ne pas vous retrouver le bec dans l’eau, ou pour le moins assez démuni face à une billetterie qui afficherait déjà complet, nous vous avons concocté un petit agenda avec les renseignements qui sont déjà disponibles, et ce concernant les festivals que nous connaissons. Il ne s’agit donc pas d’une bible ou d’un annuaire complet reprenant toutes les organisations musicales « estivales », mais juste de quelques pistes pour organiser votre agenda en fonction des événements que nous avons présélectionnés (vous verrez, certains très connus ne figurent pas dans cette liste). Pourquoi attendre juillet pour s’amuser ? Nous ne sommes pas les seuls à nous poser la question puisque certains organisateurs ont pris le pari d’entamer cette saison des festivals dès avril. Chez nous, les Nuits Botaniques sont devenues incontournables au fil des années (ce sera la 31e édition en 2024). Il est donc tout naturel de débuter cette présentation par ce festival un peu particulier puisqu’il s’étale du 24 avril au 05 mai. Bonne nouvelle pour ceux qui ne pourraient se déplacer, cet événement sera couvert par l’un des artisans de ce site, Fabian Braeckman. Vous pourrez donc retrouver des reportages sur ce festival sur notre webzine. Mais comme c’est quand même toujours mieux de vivre l’expérience en live, nous vous invitons à vous rendre sur le site du Botanique pour prendre connaissance de la programmation complète (et réserver vos places). Plusieurs lieux, une programmation assez hétéroclite, des artistes à découvrir … Pour ceux qui se rendraient en France fin avril, on aura aussi Le Printemps de Bourges (du 23 au 28) avec des artistes d’un certains calibre – 24 : Mika / Kyo / Martin Solveig / Santa / Zaho de Sagazan – 25 : Hoshi / Shaka Ponk / Matmatah / Oliva Ruiz – 26 : Silly Boy Blue / Luidji – Bon Entendeur / PLK … – 27 : Bekar / Niska … – 28 : M.Pokora / NEJ) – Accès, 49 euros par jour (sauf le dimanche, 45) mais le 25 et le 27 sont déjà complets et les passes Week-ends sont aussi écoulés. Le temps de vous remettre de ces premières émotions musicales, on fait le pont jusqu’au 17 mai, jour initial de l’Inc’Rock festival (du 17 au 19 mai). Aucune info n’a encore filtré et c’est le mystère donc concernant l’affiche de cette nouvelle édition de l’événement qui se déroule à Incourt. Le week-end suivant, c’est à Anthisnes en province de Liège, que nous irons probablement déclencher quelques rafales à l’occasion des Anthisnoises, un festival de musiques celtiques très accueillant. La date est connue (du 24 au 26 mai) mais là aussi, le voile n’est pas tombé concernant les groupes qui se produiront. De mai, on passe à juin, avec les Francofolies d’Esch-Sur-Alzette au Luxembourg du 06 au 09. L’affiche complète n’est pas encore disponible, mais les amateurs de rap/hip-hop apprécieront le line-up du vendredi (Ninho, Tiakola, Luidji…), le samedi, on aura du très prisé avec Lost Frequencies, Zaho De Sagazan, Apashe et Shaka Ponk notamment. Quant au dimanche, il ne sera pas en reste avec David Guetta, l’Impératrice, Olivia Ruiz, Mentissa, Santa et Julien Granel. Le pass 3 jours est à 130 euros, les tickets journaliers à 56 ou 64 euros selon le jour. Pour le dernier week-end du mois, un choix cette fois géographique et musical s’impose puisque d’un côté nous aurons le rock consistant du Hellfest, et de l’autre la bande de Contact qui sera aux commandes du Feelgood à Aywaille, et tout ceci du 27 au 30 juin. Hellfest (Clisson en France) : un line-up de folie pour les amateurs du genre avec Megadeth, Metallica, Queens of the Stone age, Mass Hysteria, Lofofora … mais aussi Foo Fighters, The Prodigy, The Dropkick Murphys, Bodycount ft Ice-T et Shaka Ponk qui pour sa tournée finale s’est concocté un beau calendrier. Petit bémol, tous les pass 4 jours ont été écoulés depuis un certain temps et il est quasi impossible de pouvoir encore trouver un ticket, même pour une seule
Sea, Music and sun.

Ce n’est pas le titre du célèbre morceau de Serge Gainsbourg, sorti en 1978, mais presque… C’est surtout le résumé de notre passage au Beach Festival Nieuwpoort, un événement auquel nous ne pensons pas nécessairement, vu que le déplacement vers la côte est parfois annoncé comme chronophage (on ne compte plus les zones de travaux et autres ralentissements sur les grands axes durant les vacances scolaires). Et bien, c’est un tort car l’organisation, sous l’égide de radio Nostalgie, en ferait rougir plus d’un et l’affiche, souvent méconnue du public francophone, n’est pas dénuée d’intérêt. Tout d’abord, parlons de la date. Le festival fait calendrier commun avec Ronquières. C’est une sacrée concurrence donc. Mais le NBF, comme il s’expose sur son logo, dispose de quelques atouts majeurs pour attirer les amateurs de musique. Et l’un de ses points forts et assurément son cadre. Le site est effectivement implanté le long du vieux port de la cité balnéaire. Vous avez donc vue sur les voiliers, mais aussi sur une partie de la jetée et sur quelques phoques qui aiment se prélasser dans le sable. Deuxième atout, votre déplacement peut être amorti par un séjour en bord de mer. Le festival se déroule en effet sur deux jours, vendredi et samedi, vous laissant ainsi encore le dimanche pour l’une ou l’autre excursion, les activités ne manquant pas à quelques encablures à peine du spot festivalier. Côté parking, notons que nous n’avons pas rencontré de problème, mais l’organisation nous avait, il est vrai, donné l’accès à un espace réservé. Et oui, on sait recevoir à Nieuport. Rentrons donc sur le site, qui est installé sur un espace herbeux plat (ou presque) compris entre le bras de mer (entrée de la marina) et un petit coin arboré longeant les premiers appartements du quartier. Les plus attentifs auront donc vite compris qu’en cas d’omniprésence du soleil, il est possible de se dégoter un petit coin à l’ombre, et qu’au contraire si les pluies devaient être diluviennes, ce qui n’a nullement été le cas lors de notre passage, le risque de chute est très limité, voire presque nul, vu l’absence de déclivité du sol. Sur ce terrain est évidemment installée la scène où se produisent tous les artistes à l’affiche, l’organisation ayant opté pour un seul podium, mais aussi de nombreux bars, certains dédiés à une marque en particulier, plusieurs foodtrucks avec des plats très variés, deux zones de toilettes (une pour chaque sexe), l’espace lounge VIP, un coin « Dj », une plateforme PMR et des appareils de gym en plein air. C’est particulier direz-vous. Et bien pas tant que cela car en temps normaux, cet espace sert de parc et ces appareils y restent à demeure toute l’année. Dernier petit détail, et pas des moindres, nous retrouvons aussi un immense container servant de studio radio, le sponsor principal étant, rappelons-le, Nostalgie, l’une des rares stations encore présente des deux côtés de la frontière linguistique. Pourquoi précise-je cette particularité ? Simplement parce que des animateurs de l’aile francophone étaient, cette année, dépêchés sur place pour couvrir également l’événement. Le décor étant planté, il est grand temps d’accueillir le premier groupe, totalement inconnu dans nos contrées puisque CLEYMANS & VAN GEEL est un duo s’exprimant exclusivement en néerlandais. Mais chez nos compatriotes maniant la langue de Vondel, Jelle Cleymans et Jonas Van Geel sont des références. Amis de longue date, ils ont débuté leur carrière en 2003 sous le patronyme de Mannen op de Baan. Ils étaient alors spécialisés dans les reprises (cover) de chansons pop et rock. Ce n’est qu’en 2012 qu’ils se présentent sur scène avec leur nom actuel, un premier changement qui en annonce un plus prononcé en 2020 avec la sortie de leur premier album, cette fois composé de chansons inédites de leur composition. Et le succès est directement au rendez-vous puisqu’ils grimpent à la 1er place du palmarès flamand des albums. La deuxième à se présenter devant le public est Emmy D’Arc, un petit bout de jeune femme de 26 ans qui se plante seule sur les planches, guitare à la main. Comme son nom l’indique, Emmy, ou plutôt Ineke (de son vrai prénom) voue une passion à Jeanne d’Arc. Sa musique est catégorisée Indie, alors que son style fait plus penser au country, mais une chose est sûre, sa prestation ne laisse pas indifférent. La plupart des morceaux débutent calmement puis subitement le rythme des doigts de l’artiste s’accélère, sa posture se fixe au sol et sa voix prend de l’ampleur. Ce n’est pas pour rien qu’elle écoutait, dès sa plus tendre enfance, Bruce Springsteen, la regrettée Sinead O’Connor ou encore Johnny Cash. Et pourtant, personnellement, c’est plus à Dolores O’Riordan, la chanteuse des Cranberries, qu’Ine la Limbourgeoise, nous fait penser. On reste chez les jeunes pousses avec Berre Vandenbussche alias Berre qui, à 21 ans, peut déjà se targuer d’avoir cumulé plus de 10 millions de vues avec ses covers de morceaux actuels (en fait, ce chiffre était déjà atteint rien qu’avec « Lost without you »). A l’instar de l’artiste précédente, Berre chante en anglais et a été repéré par Universal Music, label sous lequel il a notamment sorti « Say my name », un premier single qui a directement fait mouche auprès du public. On enchaine avec un duo des Pays-Bas cette fois, Suzan & Freek. Formé voici près de 10 ans par Suzan Stortelder et Freek Rikkerink, ce groupe, qui est aussi un couple à la vie, s’est fait connaître avec sa reprise de « Don’t Let Me Down » des Chainsmokers, les artistes originaux ayant « validé » le cover. Depuis lors, Suzan & Freek ont sorti deux albums, avec des titres personnels dans leur langue maternelle comme « Als het avond is ». Avec Arsenal, on change de style, de langue et de vitesse. Créé en 2003 par John Roan et Hendrik Willemyns, le band s’est élargi et diversifié dès 2005. Ouvert à toutes les cultures, l’ancien duo propose désormais des compositions en portugais, anglais, néerlandais, français… Sur scène, ça pétille de partout car on retrouve un