11 février 2026

Aucun nuage sur la prestation de Zaho de Sagazan.

Depuis la sortie de son album « La Symphonie des éclairs », en mars 2023, l’auteure-compositrice-interprète et musicienne française multiplie les concerts, glane de nombreux récompenses et ne cesse de faire grandir le cercle de ses admirateurs. Sur les deux dernières éditions des Victoires de la Musique, la demoiselle a ramené cinq trophées dont ceux de l’album original et de la chanson de l’année (2024) ainsi que le très prisé prix de l’artiste féminine (2025). Adoubée par ses pairs, Zaho de Sagazan aurait pu se reposer sur ses lauriers, mais croire qu’elle agirait ainsi serait mal connaître celle qui n’a jamais ménagé ses efforts pour viser les sommets. Plus jeune, elle n’hésitait en effet pas à enfiler les sessions de danse, y passant jusqu’à 7h par jour. Il faut dire que l’une de ses sœurs ainées n’est autre que Leïla Ka, la chorégraphe en vogue chez nos voisins d’Outre-Quiévrain et même hors de ces frontières (elle a déjà travaillé avec Beyoncé et mis en scène le ballet national du Chili). Hypersensibles toutes deux, du moins c’est ainsi qu’elles se définissent, elles collaborent sur certains événements comme lors de la cérémonie d’ouverture du festival de Cannes 2024 où Zaho de Sagazan nous a offert une version personnelle poignante de Modern Love du regretté David Bowie. Pas de cérémonie de clôture de JO à l’horizon cette fois pour Zaho de Sagazan, mais une première remarquée dans la périphérie de Namur, sur le site Ecolys, emplacement choisi ces dernières années par le festival des Solidarités. Vous l’imaginez bien, la demoiselle était attendue par de nombreux fans. Ce n’est pas compliqué, la Place des Arts était noire de monde. Même une mouche aurait dû avoir un brevet de pilote émérite pour s’y frayer un chemin. Dans cette foule, toutes les générations se côtoient car c’est l’un des aspects du répertoire de l’artiste, il rassemble. Et si vous avez tous pris du plaisir avec cette performance investie de Zaho de Sagazan, un jeune garçon, Romain (11 ans) en gardera certainement un souvenir inoubliable, celui d’avoir interprété un refrain de « la Symphonie des éclairs » comme il l’avait sollicité sur son carton. En conclusion, les organisateurs du festival ont visé juste avec Zaho de Sagazan, la soirée fut magique. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Solann et Lovelace, deux artistes qui déploient leurs ailes à l’aide de leur plume.

Namuroise d’origine, désormais exilée à Bruxelles, Marie Goffinet, alias Lovelace, s’est vu offrir une belle plateforme de lancement avec le titre « Petite gueule » interprété dès la saison dernière avec Saule, ce doux géant poète qui est depuis longtemps une référence de la scène francophone belge. Sans Baptiste (prénom originel de Saule), on ne sait toutefois pas si le personnage Lovelace aurait vu le jour, du moins dans cette configuration d’artiste positive, pleine d’énergie, capable d’exprimer ses ressentis sur scène via le canal du chant mais aussi de la danse. La jeune demoiselle était en effet assez réservée dans son écriture, mais à l’occasion d’un atelier organisé par Saule, le déclic va s’opérer, encouragé par son nouveau mentor. Lovelace trace depuis sa route, sur un chemin bien plus électro, avec notamment « Hey Bitch », ou tendance urbaine avec « Tournesol », avant de revenir à de la pop plus sobre dans « Corps ». En fait, difficile de catégoriser l’artiste par son style musical. Par contre, sur scène, c’est dynamique, jovial, dansant et frais. La Belgique la connaissait déjà en solo vu son passage aux Francofolies de Spa en juillet 2024, le Luxembourg pourrait bien devenir un nouveau territoire conquis vu la qualité de la prestation effectuée à Esch. Solann est, elle, plus calme sur scène, mais avec des titres comme « Rome » ou « Crash », elle capte l’attention. Ses propos sont forts, mais d’actualité. Son œuvre parle de la féminité, de son rapport au corps, de féminisme… Son stylo est aiguisé tel le plus tranchant des couteaux de cuisine. Et pourtant, Solann ne se destinait, initialement, pas à la chanson. Elle voulait fouler les planches des théâtres en tant que comédienne. « Je suis allée jusqu’au troisième tour du concours du Centre National d’Art Dramatique mais je n’ai pas été prise… Dieu merci », explique Solann au Parisien. « Devenir chanteuse, se produire à l’Olympia et avoir des millions de streams sur ses titres, n’était donc pas initialement prévu ». Débarque alors cette pandémie qui a chamboulé beaucoup de destins. Solann, comme de nombreux adolescents de son âge poste sur les réseaux sociaux. L’histoire aurait pu s’arrêter là, encore une fois, mais l’une de ses vidéos propose un duo avec une autre révélation de ces dernières saisons, Zaho de Sagazan. La toile s’enflamme. Depuis, Solann a sorti un EP, un album, et multiplie les apparitions sur scène mais aussi à la TV (notamment à Taratata), chopant au passage la Victoire de la musique de la Révélation féminine 2025. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

CABARET VERT : l’intégralité de la programmation musicale dévoilée.

Du bleu, du vert, du rose… Le tableau est complet, les couleurs débordent : la programmation 2025 du Cabaret Vert est désormais pleine et entière. Une quarantaine de nouveaux noms rejoignent la fête, ajoutant autant de sons, d’histoires et d’émotions à la fresque musicale qui se dessinera du 14 au 17 août dans les Ardennes.  Tous nouveaux, hyper chauds. Fidèle à l’esprit du festival, la suite du programme 2025 prévoit son lot d’artistes brûlants attendus le long de la Meuse. Remodelée cet été, la scène Razorback hurlera à la lune avec les shakers rockeurs Fat Dog, aussi remuants que sauvages, et les fulgurances post-punk des néerlandais Tramhaus. Côté dancehall, on affiche complet, propulsé par le boss Sean Paul et le prodige transalpin Kybba. Côté dancefloor, deux figures parmi les plus en vue de la scène électronique actuelle seront de la party à Charleville : le phénomène norvégien Alan Walker, couronné par ses tubes interstellaires (Faded, Alone…), et le surdoué français de la hard techno Trym.  Girls first ! Dans la playlist de l’été ardennais, on trouve aussi une armada d’indie girls bien décidées à dézinguer les citadelles du rock. Dans le sillage de la it-girl Suki Waterhouse, déjà annoncée cet hiver, s’invitent désormais l’adrénaline gouailleuse de Panic Shack, le glam show de CMAT, la sève juvénile californienne de The Linda Lindas, la colère jubilatoire (et contagieuse) des Lambrini Girls, et bien sûr, le rrriot punk de la Brésilienne Karen Dió, étoile montante planétaire du genre. Français, fais ce qu’il te plaît Retour de ce côté de l’océan, avec des personnalités frenchies hors normes qui viendront également assaisonner cette édition 2025. On prend de plein fouet la déflagration Eloi, une Francilienne qui boxe quelque part entre synthpop et électro-punk. On se laisse émouvoir par le performer mercurien Lucky Love. Et l’on suit les yeux fermés Adèle Castillon, dont les déambulations électroniques crèvent l’écran… et le cœur des festivaliers.  Rap en orbite sur le Greenfloor Têtes chercheuses, talents explosifs : le Greenfloor offrira un panorama des rookies rap, grand cru 2025. Citons la trap façon queen pour Le Juiice ou cosmopolite pour Dina Ayada, la new jazz du phéno JRK19, TH avec sa E-TRAP rocailleuse, le caméléon Ajna, l’ovni Jyeuhair, l’uppercut mumble rap de La Mano 1.9 ou encore l’univers sous haute influence rastafari de Jeune Lion. Et pour coopter cette nouvelle génération ? Le patriarche du rap hexagonal, Oxmo Puccino, dont la venue sur le Greenfloor sera forcément incontournable le dimanche, sous vos applaudissements.  L’affiche 2025 au grand complet Ces nouveaux appelés viennent grossir les rangs d’une édition 2025 qui s’annonce spectaculaire, avec 80 artistes dont Booba, MC Solaar, Will Smith, DJ Snake, Jamie xx, The Last Dinner Party, Zaho de Sagazan, Bigflo & Oli, Julien Doré, Idles, Vampire Weekend, Queens of the Stone Age, Landmvrks, Leprous, SDM, Theodora, Sammy Virji, VTSS, Genezio, Ven1, Horsegiirl, Kneecap, Wet Leg.  Audacieux, indépendant et durable depuis 2005 À Charleville-Mézières, les watts font aussi vibrer les bulles. Comme chaque année, le festival célébrera la bande dessinée avec séances de dédicaces, rencontres et remise de la 3ᵉ édition du Prix BD Cabaret Vert. Les passionnés du genre se mêleront aux amateurs de cinéma et de débat dans l’espace L’IDeal, pour une expérience toujours plus libre, curieuse et collective. Enfin, le festival promet de garder son cap éternel : prendre soin du monde autant que de son public. Cette année encore, il proposera aux festivaliers de mieux se déplacer, de consommer local et de produire moins de déchets…  Cabaret 2025 : le compte y est — et il est sacrément bon. Rendez-vous du 14 au 17 août 2025 dans les Ardennes. 

Soyez Solidarités avant la rentrée…

Aujourd’hui, après l’énorme succès de la vente des PASS 3 JOURS à tarif préférentiel (il n’en reste plus que 500!), nous avons le plaisir de vous annoncer près de 23 artistes qui seront à l’affiche de cette 11e édition des Solidarités.  Et parce que nous défendons inlassablement la Culture et tous ses acteurs, nous avons voulu créer une affiche colorée, énergique, diversifiée, surprenante, intergénérationnelle… LES SOLIDARITÉS 2025 seront assurément…  …FÉMININES ! Zaho de Sagazan (F) Son timbre unique a traversé les frontières à la vitesse de l’éclair et continue de déclencher les passions. La matière en serait un velours métallique ; la texture, à la fois moelleuse et rêche ; le mouvement, quelque part entre la vague d’air soulevant la soie et l’onde que fait une pierre de taille jetée à la surface d’un lac… La voix de Zaho de Sagazan a quelque chose d’étrange mais s’impose vite comme familière, puissamment proche. Une sœur ? Une meilleure amie ? Une chamane ? Une psy ? Une artiste complète et intègre que l’on attendait depuis longtemps… Hoshi (F) En 2018, Hoshi ouvrait la grande scène (à 14h00 !) des Solidarités, premier festival belge à l’accueillir. Quelques années plus tard, l’artiste est passée du stade de « découverte » au rang d’artiste féminine majeure de la scène francophone. Autrice-compositrice-interprète, elle a aujourd’hui 28 ans, 2 albums certifiés (double) platine, 2 nominations aux Victoires de la Musique, plus de 200 concerts à son actif et plus de 350 000 spectateurs. Hoshi a entamé sa tournée « Cœur Parapluie » Tour fin 2023 et a rempli tous les zéniths, l’Arena de France et Forest National le 8 décembre dernier. Alors que son album « Cœur Parapluie » qui inclut 5 titres inédits vient d’être réédité (Cœur Papillon) sa belle aventure se poursuivra en 2025… Helena (B) Avec sa voix douce et puissante, son énergie solaire et sa personnalité attachante, la révélation musicale Helena s’en va pour sa première tournée en solo en 2025. D’étudiante à jeune artiste, la vie d’Helena a radicalement changé en quelques mois ; de quelques chansons improvisées, cachée dans sa chambre, à la scène de l’Accor Arena où elle a interprété à l’occasion d’une des 74 dates de la tournée triomphale de la Star Academy, son 1ersingle « Summer body » devenu LE hit mélancolique de l’été 2024. Ses premières chansons sont à son image : aussi touchantes qu’authentiques et toujours remplies d’espoir et d’humour. Elle qui pose des mots justes sur le quotidien d’une jeune femme de 22 ans qui a du mal à réaliser tout ce qui lui arrive, c’est maintenant avec fierté et émotion qu’elle convie son public à venir chanter avec elle à l’occasion de sa première tournée en solo. Avec sa voix envoûtante et ses mélodies captivantes, Helena est sur le chemin des artistes belges (Angèle, Pierre de Maere, Stromae…) que la France nous envie tant… Santa (F) Nous pressentions l’an dernier que Santa allait devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Nous nous devions de célébrer avec elle l’immense succès qui n’a cessé de croître depuis le mois d’août 2024.Avec une voix puissante et des interprétations vibrantes, elle transcende les genres pour offrir des moments de pure intensité.Sur scène, son énergie débordante et son charisme naturel emportent le public dans un voyage musical unique, mêlant pop, rock et émotions à fleur de peau.Son dernier album « Recommence-moi », un véritable triomphe, a conquis les cœurs et les charts, confirmant son statut d’artiste incontournable. Une excellente raison supplémentaire de la réinviter aux Solidarités 2025 ! Adé (F) Les Solidarités l’avaient accueillie en 2018 avec ses comparses de Thérapie Taxi. On avait rapidement conclu qu’elle avait toutes les armes pour s’envoler vers une carrière solo.  Après un premier album réussi en 2023, Adé a gagné en confiance. Aujourd’hui, elle le crie à la face du monde, un peu malgré elle. Débarrassée de ses longueurs, de ses santiags et de son stetson, avec ses cheveux courts et gominés, sa nouvelle identité musicale ne pouvait s’incarner autrement que physiquement. Loin de ces fameux poncifs, Adé revient sans faux-semblant, sans nulle part où se cacher, c’est donc naturellement qu’elle dégoupille sur son deuxième album « Inside Out Mvmt » un rock intense et abrasif, presque punk ; chaque morceau ne demandant qu’à imploser. Rori (B) Petit à petit, Rori fait son nid ! Propulsée par le succès de son hit « Docteur », 9e chanson la plus jouée en radio en 2022, la jeune Belge a encore marqué le coup en 2023 avec la sortie de son tout premier EP. Avec « Ma saison en enfer », RORI nous invite dans une œuvre qui mélange différentes couleurs soulignant son éclectisme et son amour pour la pop-culture.  En écoutant, « Ma Place », « Soleil », « Loser » ou « Encore », on devine aisément certaines de ces influences, celles d’une artiste qui, ado, se plongeait dans les mangas de Nana, bercée par un fond sonore qui dessinait les premières notes de « Tranquility Base Hotel & Casino » des Arctic Monkeys. En résulte un hymne vivant, destiné à tous les « losers » (dixit Rori), comme un antidote pour leur donner du courage, et leur souffler que leur vie ne s’arrête pas aux grilles de l’école.Les Solidarités lui sont fidèles et elle leur rend bien ! Charles (B) « Charles, c’est juste moi » partage la jeune chanteuse de 23 ans lorsqu’on lui demande qui est vraiment Charles. Ce nom de scène, elle l’emprunte à son grand-père maternel, qu’elle emporte partout avec elle dans cette folle aventure débutée en 2019. Avec ses deux premiers projets, l’EP « Falling While Rising » (2021) et l’album « Until We Meet Again » (2022), Charles développe ses histoires et se présente à son public en puisant dans ses influences anglo-saxonnes, tant au niveau de sonorités pop fraîches et alternatives venues d’ailleurs, que dans ses textes en anglais qui n’ont jamais peur de prendre à bras le corps les sujets qu’ils incarnent.  Elle est de retour avec un nouveau projet: « Sabotage », qui tire son nom de ce sentiment d’avoir tiré et joué les mauvaises cartes au fil des années, s’érige ainsi comme un récit initiatique chaotique, formateur et tumultueux, qui tire tout de même vers l’espoir et la métamorphose de Charles en cette femme forte souhaitant plus que jamais

Les Francos de Esch, c’est maintenant…

Mi-juillet, La Rochelle sera encore ambiancée par les sons des artistes qui défendent la francophonie, c’est un des incontournables de la saison des festivals. Une semaine plus tard, c’est la citée thermale belge de Spa qui fera son show en déclinaison « Francofolies ». Mais celui qui ouvre le triptyque, c’est le petit dernier de la famille, le cousin luxembourgeois. Ce vendredi, le micro était confié aux artistes représentant la culture urbaine, Ninho en maître de cérémonie, mais il est trop tard pour vous… Bonne nouvelle toutefois, il vous reste deux jours de festival dont voici le programme. Et pour finir en beauté, l’affiche du dimanche (oui, pour nous, Belges, ce sont les élections, mais à 14h les bureaux de vote seront fermés, et si vous voulez être sûrs de ne rien louper, ces mêmes bureaux seront ouverts dès 8h00 et quelques minutes suffisent pour remplir votre devoir citoyen puisque chez nous, le vote est obligatoire). Comme vous le voyez, il y a encore moyen d’écouter du bon son. Pour le samedi, on vous conseille évidemment la révélation de l’année dernière en France, l’excellente Zaho de Sagazan, qui vit véritablement ses prestations sur scène, les incontournables Shaka Ponk dont la tournée d’adieu est un triomphe et l’étonnant Apashe qui mêle musique électronique et classique en promenant sur le podium un véritable orchestre. Mais un festival est aussi, et surtout, l’occasion de brasser les genres et de permettre à des artistes moins connus de rencontrer un public dont une partie sera peut-être conquise par leur vision de la musique, donc n’hésitez pas à aller à leur rencontre, ne fut-ce qu’écouter quelques chansons afin de balayer les à priori. Vous pourriez être agréablement surpris. Et pour le dimanche, on vous laisse carte blanche car quoi que vous choisissiez, ce sera fatalement bon, même si perso, je sais que je n’aurais pas voulu perdre une miette des performances de la scène des Clairières… Et pour vous repérer dans les lieux, on vous fournit même le plan. Voilà, vous avez toutes les cartes en mains. Sauf peut-être la principale, celle d’accès au site? Pas d’inquiétude, pour la billeterie, rdv sur le site du festival ou cliquez ici (billeterie). Bonne et mauvaise nouvelles de dernière minute. Il n’y a plus de billet pour dimanche, mais il en reste quelques-uns pour samedi…

D’avril à septembre, les notes vont swinger un peu partout.

2024 s’éveille à peine qu’il est déjà grand temps pour les amateurs de festivals de commencer à cocher les dates importantes dans leur calendrier car il se pourrait que cette année, encore plus que les précédentes, certains soient confrontés à des choix manichéens. Il n’est en effet pas rare de voir plusieurs festivals se « partager » un week-end, mais l’agencement du nouveau calendrier scolaire en Belgique, qui « limite » depuis peu la période de vacances d’été de début juillet à fin août (alors que précédemment il n’était pas rare de voir des étudiants libérés de leurs obligations dès le 20 juin et ne reprendre le chemin des amphithéâtres qu’à la mi-septembre), et, surtout, l’organisation des Jeux Olympiques à Paris (et quelques autres sites un peu partout en France) chamboule encore un peu plus un agenda qui pouvait déjà générer quelques prises de têtes chez certains. Quel est le rapport entre les JO et des festivals demanderont certains d’entre vous? Et bien la sécurité. De nombreux services publics (pompiers, police, services travaux des collectivités….) vont être à pied d’œuvre durant toute la période des jeux (du 26 juillet au 11 août). Sans oublier que les jeux paralympiques suivront rapidement (du 28 août au 08 septembre). Voilà quelques week-ends durant lesquels de nombreux élus de l’Hexagone ne pourront donc accepter d’événements majeurs sur leur territoire, et cela sans tenir compte des heures de récupération qui devront aussi être allouées dans la foulée. Les organisations sur terrain privé ne nécessitant pas de personnel des services publics (ils sont rares car la gestion du flux de public incombe en partie à la police) pourraient contourner ce problème avec des services de sécurité privés… mais ils sont tous (ou presque) occupés par ces JO et tout ce qui tourne autour. Ces paramètres évoqués juste ci-dessus expliquent pourquoi quelques week-ends, et deux particulier, ceux des 13-14 et 20-21 juillet, vont voir exploser le nombre de festivals organisés à ce moment. Hormis pour ceux d’entre-vous qui manient habilement le don d’ubiquité, l’heure des choix va donc sonner. Afin de ne pas vous retrouver le bec dans l’eau, ou pour le moins assez démuni face à une billetterie qui afficherait déjà complet, nous vous avons concocté un petit agenda avec les renseignements qui sont déjà disponibles, et ce concernant les festivals que nous connaissons. Il ne s’agit donc pas d’une bible ou d’un annuaire complet reprenant toutes les organisations musicales « estivales », mais juste de quelques pistes pour organiser votre agenda en fonction des événements que nous avons présélectionnés (vous verrez, certains très connus ne figurent pas dans cette liste). Pourquoi attendre juillet pour s’amuser ? Nous ne sommes pas les seuls à nous poser la question puisque certains organisateurs ont pris le pari d’entamer cette saison des festivals dès avril. Chez nous, les Nuits Botaniques sont devenues incontournables au fil des années (ce sera la 31e édition en 2024). Il est donc tout naturel de débuter cette présentation par ce festival un peu particulier puisqu’il s’étale du 24 avril au 05 mai. Bonne nouvelle pour ceux qui ne pourraient se déplacer, cet événement sera couvert par l’un des artisans de ce site, Fabian Braeckman. Vous pourrez donc retrouver des reportages sur ce festival sur notre webzine. Mais comme c’est quand même toujours mieux de vivre l’expérience en live, nous vous invitons à vous rendre sur le site du Botanique pour prendre connaissance de la programmation complète (et réserver vos places). Plusieurs lieux, une programmation assez hétéroclite, des artistes à découvrir … Pour ceux qui se rendraient en France fin avril, on aura aussi Le Printemps de Bourges (du 23 au 28)  avec des artistes d’un certains calibre – 24 : Mika / Kyo / Martin Solveig /  Santa / Zaho de Sagazan – 25 : Hoshi / Shaka Ponk / Matmatah / Oliva Ruiz – 26 : Silly Boy Blue / Luidji – Bon Entendeur / PLK … – 27 : Bekar / Niska …  – 28 : M.Pokora / NEJ) – Accès, 49 euros par jour (sauf le dimanche, 45) mais le 25 et le 27 sont déjà complets et les passes Week-ends sont aussi écoulés. Le temps de vous remettre de ces premières émotions musicales, on fait le pont jusqu’au 17 mai, jour initial de l’Inc’Rock festival (du 17 au 19 mai). Aucune info n’a encore filtré et c’est le mystère donc concernant l’affiche de cette nouvelle édition de l’événement qui se déroule à Incourt. Le week-end suivant, c’est à Anthisnes en province de Liège, que nous irons probablement déclencher quelques rafales à l’occasion des Anthisnoises, un festival de musiques celtiques très accueillant. La date est connue (du 24 au 26 mai) mais là aussi, le voile n’est pas tombé concernant les groupes qui se produiront. De mai, on passe à juin, avec les Francofolies d’Esch-Sur-Alzette au Luxembourg du 06 au 09. L’affiche complète n’est pas encore disponible, mais les amateurs de rap/hip-hop apprécieront le line-up du vendredi (Ninho, Tiakola, Luidji…), le samedi, on aura du très prisé avec Lost Frequencies, Zaho De Sagazan, Apashe et Shaka Ponk notamment. Quant au dimanche, il ne sera pas en reste avec David Guetta, l’Impératrice, Olivia Ruiz, Mentissa, Santa et Julien Granel. Le pass 3 jours est à 130 euros, les tickets journaliers à 56 ou 64 euros selon le jour. Pour le dernier week-end du mois, un choix cette fois géographique et musical s’impose puisque d’un côté nous aurons le rock consistant du Hellfest, et de l’autre la bande de Contact qui sera aux commandes du Feelgood à Aywaille, et tout ceci du 27 au 30 juin. Hellfest (Clisson en France) : un line-up de folie pour les amateurs du genre avec Megadeth, Metallica, Queens of the Stone age, Mass Hysteria, Lofofora … mais aussi  Foo Fighters, The Prodigy, The Dropkick Murphys, Bodycount ft Ice-T et Shaka Ponk qui pour sa tournée finale s’est concocté un beau calendrier. Petit bémol, tous les pass 4 jours ont été écoulés depuis un certain temps et il est quasi impossible de pouvoir encore trouver un ticket, même pour une seule

Chamarande, nouvelle place forte de la rentrée ?

Alors que les étudiants belges ont retrouvé les bancs de l’école dès fin août, nos voisins d’Outre-Quiévrain disposaient encore de quelques jours de « libre » avant leur rentrée officielle, celle-ci étant programmée le 4 septembre. C’est ce week-end particulier coincé entre vacances et rentrée qui a été choisi par les édiles départementaux de l’Essonne pour proposer au sein du magnifique domaine de Chamarande, le festival RTL2 Essonne en Scène. Peu connu dans nos contrées, ce nouveau venu dans le calendrier (sa première édition s’est déroulée en 2019) se fait toutefois, au fil des saisons, une place de choix dans la liste des activités de la région. Son succès est tel que tous les billets pour les deux jours de l’événement étaient écoulés en dix jours à peine. Avec des pointures comme Juliette Armanet, M et Shaka Ponk, pas étonnant me direz-vous. Et oui, l’affiche est alléchante. L’arrivée du groupe RTL, via sa radio RTL2 notamment, et de l’équipe artistique des Francofolies de la Rochelle n’est sans doute pas étrangère à ce coup de boost…modéré. Modéré car les organisateurs veulent prendre le temps de voir grandir leur bébé. Vu le succès rapide rencontré par la billetterie, il était en effet encore possible d’élargir un peu l’offre, le domaine étant très vaste et l’espace dédié aux festivaliers assez aéré, mais cela aurait sans doute grignoté un peu du confort que cet événement peut encore fournir dans sa configuration actuelle, et cela ni les membres du conseil départemental, ni les organisateurs ne l’entendaient de cette oreille. Ce sont donc les 20 000 spectateurs attendus (10 000 chaque jour), et pas un de plus, qui fouleront finalement les allées de ce rassemblement musical « champêtre ». Ne voyez pas de connotation négative dans le terme ici employé entre guillemets, il est juste là pour souligner, comme le précise le représentant du département, que la périphérie peut rivaliser, à un certain niveau, avec la ville lumière. Ah oui, j’avais oublié, pour ceux qui ne maîtrisent pas la géographie de l’Hexagone, de vous préciser que l’Essonne, et plus particulièrement ici Chamarande, se trouve au sud de Paris. De Liège, comptez entre 4h30 et 5h15 en évitant les péages, un peu moins si vous tracez sur l’autoroute. On vous conseille donc de trouver une chambre ou un camping à proximité (il y en avait encore, à des prix très décents, lors de mon trip) et de rester sur place deux ou même trois jours. La région est belle et les espaces verts nombreux. Maintenant que vous situez un peu l’endroit, pénétrons dans ce superbe domaine arboré de Chamarande. Inutile de vous dire que vous n’y rentrerez pas avec votre véhicule. Les parkings sont situés en bordure du site, parfois un peu loin, mais cela n’est pas nécessairement un inconvénient. Le festival a en effet prévu plusieurs parkings (6) dispersés en fonction de votre itinéraire d’arrivée… et de départ. Spliter ainsi le public permet en effet de limiter l’effet bouchon des départs simultanés en fin de soirée. J’ai bien dit limiter et non éviter ! Vous aurez inexorablement des ralentissements, comme dans tout rassemblement. Mais là, personne n’a encore trouvé de solution miracle si ce n’est interdire purement et simplement les moyens de déplacements privés (et ne me faites pas ça hein. Lol) Après un fouille minutieuse de votre sac (et pas un trop gros, sinon il restera à la consigne), vous pouvez découvrir le site. Petit conseil supplémentaire au cas où, seules les gourdes molles sont autorisées (donc pas de verre ni de plastique dur). Nous disons donc que la visite débute par l’allée des foodtrucks et le bar. Le festival a en effet opté pour placer les points nourriture/boissons de part et d’autre de la scène, un peu à l’écart. Certains s’en plaindront sans doute, mais cela offre aussi ses avantages. Il y a du choix et les prix sont de l’ordre de ceux rencontrés dans les festivals en Belgique. Durant les concerts et avant 20h, c’est relativement fluide et vous serez servi en quelques minutes, mais si vous manquez le créneau et que vous décidez finalement de calmer votre estomac entre deux têtes d’affiches, armez-vous de patience. Mais là encore, c’est logique, attendu, prévisible… Pour nous, pas encore d’arrêt au pit stop car nous apercevons, juste là, sur l’allée principale, un jeune garçon habillé tout de blanc dont la tête ne nous est pas inconnue. Et pour cause, il s’agit de Durel, le tout récent vainqueur de The Voice Kids, couronné il y a moins de soixante-douze heures. Accompagné de quelques membres de sa famille, il pose pour quelques clichés rapides avant d’entamer, lui aussi la visite des lieux. On le retrouvera sur scène durant la soirée, pour un court extrait a capella d’un morceau qui lui a porté chance durant l’émission télévisée car en fait, cette graine de star provient du département, à l’instar d’un autre petit bout d’homme qui a aussi brillé lors du programme de TF1. Le décor étant planté, il est grand temps de s’attaquer à votre menu préféré, celui de la scène musicale. A Essonne en Scène, comme le titre le laisse grammaticalement deviner, on opte pour une seule scène car on veut que les talents essonniens puissent profiter de la même visibilité que les grandes stars qui se produisent un peu plus tard en soirée. Le public ne doit donc pas faire de choix, parfois manichéen, entre deux espaces, loupant ci et là des prestations parfois intéressantes. Non, le festivalier essonnien voit et entend tout…s’il le désire. Cela dit, les premières notes à retentir, hors balance, sont celles du groupe Kriill, un trio formé par Klaar, chanteur franco-brésilien formé aux USA, Richard, batteur franco-catalan et Eliott, l’ingénieur du son parisien multi-intrumentiste. Ce groupe connaissait, cela dit, déjà bien le domaine puisque cette performance est leur troisième à cet endroit, mais a aussi connu les planches de The Voice. Et oui, et si vous cherchez ce qu’est un krill,  il n’y a pas un mais bien des krills. Ce sont de petits organismes