11 février 2026

Eloi mélange les genres au mixeur.

Si c’est avec une reprise personnelle d’un titre de Wejdene (JTM de ouf) qu’Eloi se fait connaître dès 2022, on ne peut pas dire que la Parisienne soit une adepte de ce genre de musique. Et pourtant, Eloi est très éclectique dans ses goûts musicaux, une palette large que l’on retrouve inexorablement dans son travail, qui est, paraît-il, inclassable tellement il est disparate au niveau des influences. On y retrouve de la pop, de la chanson française classique, de l’électro, voire même des accents propres à la new-wave, un flow de rap et un jeu de guitare plutôt orienté rock. En résumé, Eloi brise les barrières de genres, ajoutant ci et là des ingrédients d’un peu tous horizons. Un état d’esprit que l’on retrouve d’ailleurs dans son look. Débardeur sans manches noir, short de boxe noir avec motifs rouges, ceinture à chaînes, bottes style Santiags, manchettes blanches, quelques piercings sur le visage (nez, œil) et une coupe de cheveux faisant inexorablement penser à Lisa Stansfield dans le clip de « All Around the World » (1989). C’est avec « Lovestory_98 » que la chanteuse choisit d’entamer son set, soit un titre de son tout nouvel opus intitulé « Blast. » avant d’enchaîner sur « Call Me » de l’album « Dernier Orage ». Eloïse Leau déborde d’énergie et la communique au public. Voilà une belle entrée en matière pour le reste de la journée. PS : si vous voulez découvrir Eloi par vous-même, elle passera par le Botanique (Orangerie) ce 03 octobre, partageant l’affiche avec une autre jeune artiste qui commence à se faire un nom auprès du grand public, la Namuroise Lovelace. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.  

Un cocktail musical à déguster savoureusement

Du 24 au 28 avril 2024, j’ai eu le privilège de vivre les premiers jours des Nuits Botanique 2024 en tant que photographe/chroniqueur pour Confestmag webzine et webradio. Un festival riche en découvertes et en émotions fortes, qui a su conquérir un public nombreux et varié. La 31ème édition des Nuits du Botanique, baptisée « Les Nuits 2024 », a entamé son périple avec une nouveauté excitante : l’incursion des Halles de Schaerbeek, une salle mythique qui résonne encore des échos des grands noms qui l’ont foulée à l’époque où Bruxelles bruxellait de culture. Cette association prometteuse a pris en charge cinq soirées, du 20 avril au 10 mai, marquant ainsi le début d’un chapitre inédit dans l’histoire du festival. Le 24 avril, tout était prêt. Les salles Orangerie, Museum et Rotonde se tenaient prêtes à accueillir les vagues de sonorités variées, avec le chapiteau traditionnel lançant les festivités. Yvnnis, Ben PLG et Malo & Absolem ont enflammé le public, déjà nombreux. À l’Orangerie, le groupe CLIPPING. a fait vibrer les spectateurs au rythme du rap, tandis que la Rotonde s’est parée des accords envoûtants de Bibi Club et de la douceur de Strawberry Guy. Pendant ce temps, le Museum a été transcendé par Zemlya et le génie excentrique de Keiji Haino, créant une atmosphère mystique. Nochka, quant à elle, s’est permise le luxe de réchauffer le chapiteau, indispensable face à la météo capricieuse de ce 25 avril 2024. Mélange de genres et d’ émotions. Mon coup de cœur de ce début de festival fut assurément Bonnie Banane, celle qui chante ses propres textes, espiègle, absurde et sensuelle dans sa dérision, nous a complètement emmené dans son univers fou, étonnant une majorité du public pas préparé à cette performance et laissant un peu dans les fumigènes Lewis Ofman dont on attendait un peu plus . Pendant ce temps, JESHI, FINN FOXELL et LOUIS CULTURE ont pris d’assaut l’Orangerie avec leur hip-hop, tandis que le Museum a accueilli le trio slovène expérimental Širom après le forfait du Cri du Caire. Je passerai sous silence, les concerts au Bota du 26 et la suite de la soirée délocalisée aux Halles de Schaerbeek, où les Rainbowarriors & Co ont fait danser le public jusqu’aux premières lueurs de l’aube, offrant ainsi une surprise inattendue. Le samedi 27, le chapiteau a été le centre d’attention avec des performances enflammées de Zonmai que j’ai hâte de revoir avec des musicos à l’arrière, Babymorocco tordant, sexy, et envoûtant ce fût sympa passant la deuxième niveau ambiance et Tohji le talentueux Japonais, offrant une diversité musicale électrisante, indéfinissable comme ce que le pays du soleil levant peut nous offrir. Le clou de la soirée et un nouveau coup de cœur perso et mon collègue photographe de la soirée a été Eloi. L’énergie débordante et les performances scéniques impressionnantes un batteur de folie et des riffs et battle de guit ont marqué les esprits. La foule au merchandising fût la résultante de ce moment intense. Hannah Diamond a clôturé la soirée du 27 avril, qui malgré son charme rose bonbon, a laissé certains sur leur faim après l’éclat de la performance précédente. La nuit s’est prolongée avec le Bota By Night, illuminant les couloirs du Botanique jusqu’aux petites heures du matin. Le dimanche, dernier jour de la première semaine, a été résolument rock avec Murkage Dave, Folly Group et le phénomène Yard Act, dont le premier album, « The Overload », a fait sensation en 2022. Le public, très présent et enthousiaste, a été témoin de performances époustouflantes, marquant ainsi la fin en apothéose de cette première semaine du festival au chapiteau. Dans l’obscurité de l’Orangerie, les amateurs de folk ont trouvé leur bonheur avec Timber Timbre, River into Lake et Scarlett O’Hanna, offrant une soirée mémorable malgré les défis lights rencontrés par les photographes. Pendant ce temps, à la Rotonde, Osmoze a brillamment remplacé Ferdi, tandis que Morgan a séduit le public avec son show captivant. Au Museum, Antoine Flipo a enchanté les spectateurs avec sa virtuosité, clôturant ainsi une semaine riche en découvertes et en émotions. La première semaine des Nuits 2024 s’est achevée dans une explosion de sons et de sensations, laissant présager une suite tout aussi palpitante. Les festivités reprendront dès mardi, et pour ceux qui veulent participer à cette folie, il est conseillé de réserver rapidement, car les places risquent de s’envoler, tout comme les prévisions météo annoncent un temps chaud et électrique. Couvrir les Nuits Botanique 2024 est une expérience enrichissante et inoubliable. On découvre de nouveaux talents, vit des moments d’émotion intense et partager ma passion pour la photographie avec un public enthousiaste.

Eloi, une chanteuse prometteuse

ELOI, une artiste pluridisciplinaire, poursuit son parcours artistique aux Beaux-Arts de Paris après avoir obtenu son diplôme des arts décoratifs en 2020. Elle navigue entre les pratiques visuelles et musicales avec une harmonie et une fusion remarquables. Elle est une productrice, compositrice et interprète autodidacte unique qui prouve que la pop française a un bel avenir devant elle. En décembre 2020, Eloi a sorti son premier EP « Acadia », après une courte aventure en duo, qui présente des influences de la minimal wave et de la pop allemande des années 80. L’EP est rempli de pépites comme « Divorce » et « Flamme », qui surprennent par leur fraîcheur et leur justesse. La voix d’Eloi est hybride, évoquant à la fois la fin de l’adolescence déchue et la découverte d’un monde adulte prometteur. En mai 2022, Eloi sort son deuxième EP intitulé « Pyrale » sur le label Nadsat, qui contient notamment une reprise de « Jtm de ouf » de Wejdene en version eurodance. La virtuosité de ses textes et sa manière de produire sont des éléments prometteurs qui attirent l’attention. Elle est également dotée d’une véritable aisance scénique qui impressionne son public grâce à son charisme. Les premières dates de concert se sont enchaînées et il ne fait aucun doute qu’Eloi est une artiste à ne pas perdre de vue, car les émotions qu’elle partage sont universelles. Sous l’oeil et l’ouie du photographe. Eloi est l’une des artistes les plus prometteuses que j’ai eu le plaisir de rencontrer lors du festival des nuits 2023 du Botanique. En tant que photographe, j’ai pu voir de près son énergie et son talent lors de sa performance sur scène. Avec son attitude fougueuse et son envie de rencontrer un public qui aime ce qu’elle fait, Eloi incarne la nouvelle génération des chanteuses du futur. Ce qui m’a particulièrement impressionné chez Eloi, c’est sa capacité à créer des sons intéressants qui ont touché le public présent dans la salle. Malgré son jeune âge, elle a déjà un style bien défini et une présence scénique captivante. En travaillant dur et en persévérant, Eloi et sa comparse adolescente ont démontré qu’il est possible de réaliser ses rêves et d’atteindre un public qui apprécie leur musique. Au-delà de son talent, Eloi représente également l’espoir d’une nouvelle ère de la musique, où les artistes sont plus engagés et plus authentiques que jamais. Je suis convaincu que le public continuera de la soutenir et de la suivre dans son parcours artistique. En conclusion, je ne peux que souhaiter un bon vent à Eloi et à son acolyte, en espérant que leur talent et leur passion pour la musique les mèneront vers un avenir radieux.