7 février 2026

Le Belgofest enchante un public conquis.

Pour sa première édition, le futur ex nouveau festival ayant pris la place de l’Inc’Rock a visé juste en alignant un line-up 100% national. Côté assistance, on était certes loin de l’affluence de Werchter ou des Ardentes, mais le public qui avait opté pour l’infrastructure bien plus cosy d’Incourt ne l’a pas regretté. Deux scènes à dimensions humaines (comprenez qu’il ne fallait pas une lance téléscopique comme à Liège pour voir les planches du premier rang), des artistes généreux et communicatifs, une mise en place à la hauteur (pas de files interminables à l’entrée, des parkings proches, des bénévoles souriants et de bonne volonté…), tout ou presque était réuni pour fêter l’anniversaire de l’organisation locale. On notera juste quelques percées d’une pluie à peine gênante, mais pas répulsive non plus. Et puis cette petite pilule difficile à avaler, celle de l’adieu car le concept a beau avoir ravi les personnes présentes, le contexte économique actuel n’est pas vraiment au beau fixe pour les festivals de moyenne importance. Du coup, cette première était aussi… une dernière. Un one shoot donc, mais qui a fait mouche, grâce notamment à un ambianceur hors pair, Dj Didjé, alias Oli Soquette, qui n’est autre que le chanteur du groupe les Gauff’ que beaucoup connaissent pour les titres aux noms révélateurs de « Vamos à Salou », « Les courses akora », « Helle » ou encore « Toutes des wasses ». Au fait, pour les nostalgiques, mais aussi pour ceux qui aimeraient passer un bon moment de fous rires et de karaoké déjanté, le groupe effectuera sa tournée d’adieu en 2026. Ce 05 juillet, ce n’est toutefois pas avec Willy, Patrick, Pol et Marcel qu’Olivier avait effectué le déplacement dans le BW, loin des travées de Sclessin, mais bien seul avec son maillot des Diables, son short coupé façon maison, et sa casquette empruntée aux cyclistes de l’immédiat après-guerre. Au programme, un set exclusivement composé d’artistes du plat pays, non pas mixé méthode scratch Benny B (non, cela c’était pour clôturer la session, avec Daddy K), mais accompagné de quelques commentaires et anecdotes façon Georges Lang à la sauce liégeoise. Dans la set-list tricolore, Annie Cordy, Adamo, Confetti’s, mais aussi Sandra Kim, la seule à nous avoir ramené le trophée de l’Eurovision, le Grand Jojo, Lou Deprijk, Machiavel, Frédéric François, Claude Barzotti ou encore Ubaldo et sa valse des boulangers. Il faut dire que la Belgique compte beaucoup de talents au kilomètre carré, sans pour autant se prendre le chou. On a beau se trouver dans le BW, on peut la faire la fête comme partout ailleurs, chenille comprise. Enfin, on appelle plutôt cela une farandole ici. Les plus jeunes apprécient, les nettement moins jeunes aussi d’ailleurs… C’est donc un public déjà bien chaud qui se déplace de quelques pas à peine pour aller prendre place face à l’autre scène, celle qui verra l’envoutante Typh Barrow sortir enfin de la tanière qu’elle occupe depuis quelques mois. La chanteuse s’est en effet montrée très discrète depuis un certain temps, mais elle dispose de la meilleure des circonstances atténuantes puisqu’elle peaufine son prochain opus. Du coup, c’est dans une composition pour le moins épurée, Typh étant seule derrière son piano, que la Bruxelloise propose un extrait de son répertoire. C’est un peu moins enjoué qu’à son habitude, normal vu le contexte expliqué, mais tout aussi mélodieux et efficace. Sourire désarmant, jeu virtuose, voix posée, Typh fait planer ses mélodies à travers les airs comme si elle n’avait jamais cessé de répéter cette scène. Même sur les morceaux des autres, ces covers qui ont participé à la reconnaissance, il est vrai, Typh Barrow frappe juste. Cette fois, c’est l’incontournable slow des Eagles qui devient son doudou de la soirée. Enfin, pas vraiment de la soirée car la chanteuse/pianiste livre en aparté que ce morceau a rapidement fait partie de ses préférés car parmi les paroles figure le prénom Tiffany. Début calme de cet « Hôtel California » qui va inexorablement bercer dans l’univers jazzy cher à mademoiselle Barrow. Nous sommes rassurés, Typh a toujours ce grain caractéristique et cette douce folie d’interprétation qui font la différence. L’assistance est subjuguée. Il n’en faut pas plus pour qu’elle reprenne en chœur les refrains les plus marquants comme celui de « Taboo » ou du planant « Aloha ». Il faut en profiter car elle se fera rare encore un petit temps, celui qui la sépare de la sortie de ce nouvel album qu’elle défendra sur scène, mais pas avant la saison prochaine, vous vous en doutez. Moment complice, exquis, où le temps se pose l’espace d’une seconde. Mais toute bonne chose a une fin, comme cette prestation qui mène toutefois à une autre forme de musique, plus pop, plus rock même, celle du groupe Suarez. Marc Pinilla se montre taquin dès la balance. Il faut dire que le Montois est l’un des artistes qui a gardé le plus de connexions avec son public, ce qui le place dans le groupe de tête des chouchous de l’assistance. Avec ses acolytes habituels, Maxim, Pata, David et l’incontournable Dada, reconnaissable à sa chevelure proéminente, il fait mouche à chaque sortie, et celle-ci ne va pas déroger à la règle. Même dame nature montre son intérêt pour le show, en arrosant l’assistance de quelques gouttes dès les premières notes. Une alerte qui aura juste l’intérêt d’attirer l’attention du chanteur qui va donner de sa personne en descendant de scène pour aller jouer sur l’esplanade, au sein d’une foule aussi admirative qu’étonnée. Et oui, Marc n’hésite pas à mouiller le maillot. Il sortira d’ailleurs des planches en sueurs, montrant qu’artiste de variété n’est pas une profession de tout repos. Suarez a beau tarder à sortir un nouvel album (la dernière version studio, Vivant, date de 2020), ses airs les plus connus restent dans les têtes, comme on peut l’entendre lors de la reprise des refrains. Et puis, tant qu’on y est, le groupe en profite pour glisser ci et là ses dernières compositions originales, les singles « La vie devant » et « Amours chiennes ». C’est frais, léger, dansant … c’est

Incourt perd l’Inc’Rock, mais gagne le Belgofest.

Les 4 et 5 juillet 2025, la première édition du BELGOFEST prendra place sur le site de la Carrière d’Opprebais à Incourt.Ce nouveau festival, initié après 20 années d’Inc’Rock, mettra à l’honneur une programmation exclusivement belge et s’inscrira dans une démarche conviviale, culturelle et accessible à tous. Une scène belge à l’honneur pour lancer l’été.Succédant à l’Inc’Rock, le BELGOFEST affirme une nouvelle identité résolument centrée sur la scène artistique belge.Organisé le premier week-end de juillet, il ambitionne de devenir un rendez-vous musical majeur en Brabant wallon, au croisement de la diversité musicale, de l’accessibilité  et de la Belgitude assumée.  La programmation du vendredi 4 juillet fera la part belle au rock, articulée autour de groupes de covers de qualité.En tête d’affiche : Helmut Lotti avec son projet « Heart Rock » reprenant les standards marquants du rock, accompagné de Mister Cover, Supervolt et The Belgians qui ne sont plus à présenter. Le samedi 5 juillet, l’accent sera mis sur des artistes phares de la scène pop francophone belge avec Axelle Red, Typh Barrow, Suarez, Kid Noize, Daddy K et DJ Didje, pour une journée festive mêlant concerts, humour, et ambiance typiquement belge. Une expérience à taille humaine Le festival met un point d’honneur à proposer une expérience complète, tant au niveau musical que gastronomique. Fidèle à l’esprit belge, le BELGOFEST offrira des mets locaux, une sélection de bières spéciales et une décoration surréaliste. L’événement se veut également à taille humaine, favorisant ainsi la convivialité.Appel aux partenaires L’équipe du BELGOFEST propose plusieurs formules de sponsoring et de visibilité pour les marques et entreprises désireuses de s’associer à un événement culturel émergent et ancré localement. Les partenaires bénéficieront de visibilité sur site, en ligne, et via des campagnes média nationales. À propos Le BELGOFEST est un festival de musique né en 2025 à Incourt (Brabant wallon), successeur de l’Inc’Rock Festival. Il propose une programmation 100% belge et vise à valoriser la scène artistique locale dans un cadre accessible et festif. Porté par une équipe expérimentée, le BELGOFEST entend devenir un rendez-vous incontournable du calendrier estival belge. Infos et tickets : www.belgofest.be

Typh Barrow illumine le ciel chargé de Bertrix.

Les conditions climatiques de ces derniers mois ne nous donnent pas vraiment l’impression d’être en été. La pluie ne cesse de s’inviter quasi quotidiennement et ce fut encore malheureusement le cas ce vendredi à Bertrix où se tenait la première journée du Baudet’stival, même si il n’y avait finalement qu’un léger crachin, et ce par intermittences. Du coup, le public est arrivé relativement tard sur la place des Trois Fers, qui était toutefois bien remplie pour les deux étoiles les plus attendus de la soirée, Typh Barrow et Christophe Willem. Beaucoup d’entre vous ont donc manqué les premiers artistes du jour, mais rassurez-vous, nous avons rapporté quelques clichés dans nos valises. Par contre, autant vous le dire, vous auriez sans doute apprécié la plupart des prestations du jour. La première à ouvrir le bal est ODE sur la scène annexe. Disons plutôt le premier puisqu’il s’agit d’un groupe, assez récent dans sa composition actuelle. Son histoire débute durant le confinement, au moment où Aude et John composent en duo. Quelques mois plus tard, ils sont rejoints par le bassiste Gino Caponi et le batteur Gilles Servais. C’est ce quatuor qui délivre donc les premières notes de cette édition 2024. Celles-ci sont mélodieuses et assez rafraichissante, comme la voix de son interprète, Aude Delcroix. Vous connaissez la ritournelle désormais, une scène succède à l’autre, et ici, en l’occurrence, un style en balaye un autre car avec Suasion, on rentre dans du rock très brut, presque bestial par moments. L’entrée du show est tonitruante et ce n’est encore qu’un aperçu de l’énergie qui va se dégager de cet autre quatuor qui n’a pas peur de mouiller le tee-shirt. Vainqueurs du podium tremplin de 2023, ils n’avaient pu profiter de leur récompense, à savoir un passage sur la main stage, le dimanche à cause d’une tempête qui avait contraint les organisateurs à décaler le planning de quelques heures. Cette fois, c’est une véritable tornade qui a déboulé sur Bertrix, mais musicale celle-là. Avec un an de barrique en plus, Suasion a encore pris de la bouteille, occupant à merveille ce grand espace qui s’est enfin offert à eux. Retour sur la catégorie « Tremplin » avec Emy Sakura. On bascule encore dans un autre monde. Visuellement d’abord car ce bijou sur le front fait penser à un dessin animé des années 90 où une petite fille sauvait le monde d’un coup de baguette magique. Musicalement, ensuite, car l’artiste joue ici plus sur le poids des mots, liés à son histoire personnelle. La transition est toute trouvée pour filer se prendre un petit bain de soleil au bord de l’océan avec Fugu Mango et ses rythmes tropicaux. Si les albums (deux actuellement) sont composés par les frères Lontie, ces derniers s’entourent de toute une troupe, métissée, pour ses tournées. Un mélange de cultures qui se retrouve dans leur musique et leurs pas de danse, mais il faudra désormais prendre en compte un nouveau paramètre, le choc de générations. Et oui, le fils de Vincent se prend lui aussi au jeu en venant accompagner, au clavier, toute la troupe sur scène lors d’un morceau sorti de l’esprit paternel voici peu. Joli moment de complicité et de professionnalisme déjà, la jeune pousse étant concentrée et appliquée jusqu’à l’ultime seconde. On bascule face B, pour retrouver une tête déjà vue un peu plus tôt dans la journée puisque Steffi Pacson concourt pour la catégorie Tremplin, mais elle fut aussi invitée à jouer un morceau sur la scène principale avec Suasion.  Cette fois, c’est en solo, ou presque, que cette artiste originaire de Long Island (New-York – USA) se produit. Ne vous fiez pas à son petit air angélique et espiègle, la jeune demoiselle cumule déjà les casquettes de auteur-compositeur-interprète, productrice, pianiste et ingénieur du son, sans oublier qu’elle vient de lancer son studio d’enregistrement personnel. Pour les adeptes des télécrochets, Steffi est également passée dans la version belge de The Voice. C’était dans l’édition 5, où elle avait été sélectionnée par Quentin Mosimann. Un saut de puce nous ramène sur la Place centrale de la ville avec un groupe qui fait toujours recette, Ykons. Renaud, Yann, Dave, Patrick et … le batteur de Suasion (en remplacement de Bernard) n’en sont pas à leur coup d’essai au Baudet’stival. Les potes des hauts plateaux de Liège connaissent la musique et tous les petits tours qui vont avec pour se mettre un public en poche. La scénographie s’est enrichie d’un podium surélevé sur lequel trônent les lettres du groupe, les membres arborent désormais des tenues de scène à leur effigie (le presque célèbre logo aux losanges) et les voilà décontractés comme jamais vu le nombre d’heures de shows accumulés depuis leur dernier passage dans la région. En quelques mètres, nous passons de Herve à Montréal avec Lumière, le projet solo d’Etienne Côté, ce Canadien venu défendre seul son concept glam rock tout droit renvoyé dans les sixties / seventies. Sans accompagnement (il expliquera que ses musiciens ont été retenus), avec sa seule guitare comme comparse, il nous propose une prestation toute en simplicité, en apparence, car son personnage est complexe, fragile, comme écorché par la vie actuelle. La passerelle est belle vers une autre artiste qui n’a pas été épargnée par les aléas de la vie, Typh Barrow. Mais la chanteuse (autrice et compositrice) et pianiste originaire de Bruxelles a toujours su rebondir, utilisant ces « incidents » comme des propulseurs non conventionnels. Ainsi, son kyste posé sur les cordes vocales depuis son enfance aurait pu la priver d’une carrière artistique, mais au contraire, elle est devenue l’une des plus belles voix du royaume, ce qu’elle n’a pas manqué de nous prouver encore ce vendredi avec une longue et haute note sortie d’un autre univers. Mais mon parallèle allait encore plus loin que ce rappel de l’histoire particulière de Typh puisqu’elle s’est présentée cette fois avec un bras (le droit) en écharpe. « Je me suis malencontreusement cassé l’épaule en participant à Fort Boyard (elle était annoncée sur la version belge de la célèbre émission

Du 12 au 14 juillet, la Place des Trois Fers vibrera de toutes parts.

Vu les conditions climatiques de ces dernières semaines, et les annulations d’événements en cascades, on aurait tendance à oublier que nous sommes en été, et plus précisément dans la période des festivals musicaux tant attendus par beaucoup d’entre vous, du moins dans le sud du pays car au nord, le Grasspop a su tenir son rang entre les gouttes, malgré quelques désagréments pour les campeurs, et Werchter est en pleine ébullition actuellement. Mais pour le week-end de la fête nationale de nos voisins hexagonaux, nous effectuerons un léger déplacement vers le sud, histoire de poser pour 3 jours notre sac photo à Bertrix, en province du Luxembourg, pour le plus grand événement musical de la région, le désormais incontournable Baudet’stival. Pour l’occasion, la place du village, celle des Trois Fers, sera comme de coutume fermée à la circulation car c’est bien là, au cœur de l’entité bertrigeoise, que vont se succéder, du 12 au 14 juillet, de nombreux artistes connus ou émergents, francophones mais aussi anglophones, en solo ou en groupe, plutôt urbain, rock ou pop … vous l’aurez compris, il y en aura pour tous, car c’est l’un des atouts de ce festival qui malgré l’importance du public drainé a su garder un esprit familial. Un autre point important, l’événement se déroulant dans le centre-ville, tout est bétonné. Les habitués de festivals comprendront rapidement pourquoi j’évoque ce point de détail. Pour les aspects pratiques, on reprend quasi les mêmes ingrédients que les années précédentes à savoir un paiement des boissons et nourriture via un système de bracelet électronique rechargeable à l’aide de votre gsm ou des bornes (principe du cashless), la présence de plusieurs foodtrucks et commerces locaux pour vous sustenter ainsi que des parkings de délestage autour du site à partir desquels sont organisés (pour certains seulement) des parcours de navettes. Pour tous ces aspects pratiques, visitez le site www.baudetstival.be, tout y est détaillé. Côté artistes, on garde aussi le même principe que ces dernières éditions, à savoir deux scènes, la principale sur la place même, l’autre, intitulée « Nous construisons demain », à quelques mètres à peine. Les deux scènes étant très proches donc, le principe de l’alternance est de mise afin que les sons ne se mélangent pas, ce qui vous permet aussi, parfois (pas si le site est full malheureusement) de pouvoir apprécier tous les shows sans en manquer une seule miette. C’est bien beau tout cela, mais qui va venir fouler les planches de ces scènes ? Pour plus de lisibilité, nous dénommerons ici la scène principale la scène 1. Par extension, l’autre sera la scène 2. Programme du vendredi 12 (ouverture des portes à 16h00) Scène 2 : 17h00 Øde (Tremplin) 18h00 Emy Sakura (Tremplin) 19h10 Steffi Pacson (Tremplin) 20h40 Lumière 22h15 Minor Minor 00h15 Black Orchid Tribe Scène 1 : 17h30 Suasion 18h30 Fugu Mango 19h40 Ykons 21h15 Typh Barrow 22h45 Christophe Willem 01h00 Calumny Vous aurez remarqué que l’on évoque pour les trois premiers artistes de la scène « découverte » une mention Tremplin. Le principe est le même que ces dernières sessions, le vainqueur aura la chance de pouvoir se produire en ouverture de la scène principale dimanche. Voici (encore) l’une des caractéristiques de cette organisation conviviale, le festival n’a pas la mémoire courte avec ses artistes, et ceux-ci le lui rendent bien. Il n’est pas rare, en effet, de voir que l’un ou l’autre artiste proposé une saison revienne (rapidement) à l’affiche. Ce sera notamment le cas de Suasion, Ykons et Black Orchid Tribe, trois groupes qui avaient enchanté le public lors de leurs prestations. On salue aussi l’arrivée dans le line-up de l’une des plus belles voix de notre pays, Typh Barrow, qui réservera finalement l’exclusivité de sa prestation sur notre territoire au Baudet (elle était initialement prévue à l’Inc’Rock mais la météo en a décidé autrement). Autre artiste très attendu car aussi victime des conditions climatiques de ces dernières semaines (il devait, lui, se produire au FeelGood), l’inimitable Christophe Willem. Et pour ceux qui peuvent se libérer dans la soirée, Fugu Mango est un pur moment de détente musical, direction les tropiques. (PS : on croise les doigts pour que le groupe propose sa reprise de « Golden Brown », c’est excellent). Programme du samedi 13 (ouverture des portes à 13h30) Scène 2 : 14h30 Léa Pochet (Tremplin) 15h30 ODC (Tremplin) 17h00 The Rackers (Tremplin) 18h30 Maya Nashoba 20h10 Florent Brack 21h50 Matho et Xal 00h20 A!den Scène 1 : 15h00 Oney 16h00 Julien et Axel (Star’Ac) 17h30 – 47 Ter 19h10 Koba La D 20h50 Alonzo 22h50 Rag’n’Bone Man 01h00 Dj Pops Pour cette deuxième journée, on se tourne plus vers l’urbain et la soul, du moins au niveau de la scène principale où nous sommes particulièrement impatient d’assister au concert de Rag’n’Bone Man, l’interprète de l’une des plus belles chansons de ces dernières années (Human). Impressionnant par son physique (nombreux tatouages sur le visage, notamment sous les yeux) mais surtout par sa voix (baryton), Rory Charles Graham, de son vrai nom, est le coup de maître de la programmation 2024. Mais d’autres artistes de cette journée sont très attendus comme les rappeurs Koba La D et Alonzo. Pour notre part, nous sommes toujours heureux de voir les 47 Ter qui ne manquent jamais d’énergie (positive) et curieux de voir Maya Nashoba sur scène car son clip « L’appel du loup » est très prometteur. Programme du dimanche 14 (ouverture des portes à 12h30) Scène 2 : 14h00 Zoé Josephine 15h20 Gabriel Seize 16h40 Marion ft Nationale 3 18h10 Fily Leela 20h30 The Flints 23h00 Nice Idée Scène 1 : 14h40 Gagnant Tremplin (voir plus haut) 16h00 Doria D 17h20 Colt 19h00 Claudio Capéo 21h30 Bigflo et Oli 23h45 Daddy K Pour ce dernier jour de festival, on mélange un peu tous les genres, surtout sur la scène « Construisons demain ». Pour ceux qui n’envisagent pas de rester absolument collés aux premiers rangs de l’espace principal (on sait que Bigflo et Oli sont attendus), nous vous encourageons à aller jeter une oreille du côté de cet espace « bis » qui pourrait vous réserver

Rap, oldies et Pop s’invitent à l’Inc’Rock.

Confestmag vous présente régulièrement des artistes, connus, mais aussi des découvertes qui perceront un jour… (ou pas !), et ce tout au long de l’année car notre pays est doté de nombreuses salles de spectacle(s) de tailles diverses permettant aux musiciens, chanteurs, comédiens et même circassiens de proposer leur art au public en tous temps. Toutefois, en mai débute une période assez dense en événements à ciel ouvert cette fois, celle des festivals. Evidemment, Confestmag sera partie prenante dans certains de ces festivals afin de vous faire vivre (ou revivre pour ceux qui auront l’opportunité de se rendre sur place) l’ambiance si particulière de ces événements festifs. A l’heure actuelle, le planning complet de cette saison « estivale » n’est pas encore arrêté car nous dépendons des organisateurs et staffs médias qui délivrent les accès, mais plusieurs confirmations sont d’ores et déjà tombées et des accords de principe sont noués avec des festivals que nous avons couverts les années précédentes. Le premier dans la liste, chronologiquement sera l’Inc’Rock festival qui se déroulera du 17 au 19 mai sur la commune d’Incourt (Brabant Wallon). Ceux qui ont lu le titre, le terme « Rock » est ici à prendre au sens générique, voire général car ce festival se veut ouvert à une pluralité de genres musicaux. Le vendredi, par exemple, sera entièrement dédié à l’urbain avec la présence de Koba Lad, Heuss l’Enfoiré, Soso Maness, Beendo Z, Nono la Grinta, Gotti Maras, Sahmxdew, Ombredemoi et Andras Johnson. Si les jeunes amateurs de Rap seront aux anges le vendredi, ce seront peut-être leurs parents qui prendront place sur le site du festival le lendemain, samedi, puisque le thème sera une journée «Back in Time » (retour en arrière ou bond dans le passé) avec Boris (et oui, avec ce célèbre tube « Soirée disco », ou encore « miss Camping ») qui n’est autre que l’ex chanteur du groupe ayant sorti également « Le dormeur » début des années 90, Goldmanmania (tribute to JJG), Génération Boys Band (avec un représentant de GSquad et un des 2BE3), Place des Grands Hommes (tribute to Patrick Bruel), l’inusable Daddy K qui a débuté sa carrière avec Benny B, les DJs David Goyens, Sonar et Kzam ainsi que le prince des guinguettes, Oli Soquette (également membre des Gauff…). Et le dimanche, on prend un shaker car ce sera la journée la plus éclectique musicalement parlant, mais vu que ce jour est dédié aux familles, il est normal de vouloir contenter tout le monde. On y retrouvera Lisalou, une artiste bruxelloise, auteure, compositrice et interprète de psyché punk pop en français, Orlane (Willems) que certains reconnaîtront certainement suite à son passage à The Voice Belgique, Boris Motte, autre ancien participant à The Voice Belgique (Saison 3 cette fois) dont la voix est très reconnaissable grâce à cette tessiture très marquée qui fait inexorablement penser à Garou, et le groupe de rock alternatif français Babylon Circus dont certains morceaux se rapprochent du jazz manouche. Autre groupe composé d’un certain nombre de membres (Babylon Circus en compte 9), et tout aussi énergique, la Soul Caravane. C’est joyeux, rythmé et dansant. Faire danser la foule, c’est justement le leitmotiv d’Alex Germys, ce producteur et DJ belge qui multiplie les titres enivrants qui bercent les ondes de certaines stations radios. Vous en voulez encore ? C’est évident. On continue donc avec Alice On the Roof dont l’univers possède tellement de couches qu’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre avec cette artiste complète. Et si Alice a chanté « Malade », Rori l’a entendue et s’est directement rendue chez le « Docteur »  car oui, on parle bien de la jeune et talentueuse chanteuse provenant de Hannut qui a lancé sa carrière solo (auparavant elle faisait partie du duo Beffroi) avec ce titre extrêmement bien construit. En deux ans, Rori a pris du galon, de l’assurance sur scène et s’est forgé un beau répertoire musical. Le lien avec le groupe suivant va de soi puisqu’on reste en province de Liège, et avec des artistes dont la carrière vient littéralement de décoller en deux années, je parle de Ykons. Ils sont 5, proposent du rock en anglais mais surtout un vrai show sur scène. Ceux qui connaissent ne les louperont assurément pas, quant aux autres, petit conseil, c’est à découvrir. Et pour finir, car il est presqu’inutile de la présenter vu que tout le monde la connait (ou alors vous viviez sur Pluton ces dernières saisons), Typh Barrow. Une voix exceptionnelle pour cette virtuose du piano amatrice de jazz qui n’hésite jamais à proposer un spectacle de qualité lors de ses sorties. Alors tenté(s) ? Pour les renseignements pratiques et la billetterie, rendez-vous sur Incrock.be ou cliquez ici.

Belgofolies à Spa

Du 20 au 25 juillet, Spa accueillera une trentaine de concerts d’artistes de la fédération Wallonie Bruxelles. Mélange d’artistes confirmés et de découvertes  » On ne pouvait pas rester une année de plus sans être aux côtés des artistes surtout de la Fédération Wallonie Bruxelles et également aux côtés du public qui attend ces concerts. Il y a encore beaucoup d’incertitudes pour juillet, néanmoins, nous avons voulu travailler à une programmation la plus forte, la plus belle possible avec un mix d’artistes totalement confirmés et d’artistes que l’on espère voir à Spa depuis 2019″, explique Charles Gardier, le directeur des Francofolies et organisateur de ces Belgofolies avec le centre culturel. Sur scène, on pourra applaudir : Typh Barrow, Hooverphonic, Loïc Nottet, Suarez, Ykons, Sharko et Glauque qui a d’ailleurs été choisi pour tourner dans les différentes Francofolies en France et à Québec notamment. Le nombre de place sera sans doute limité, certains seront peut-être déçus mais les choses peuvent encore évoluer « si on avait dû attendre vraiment d’y voir clair, je pense qu’on ne faisait rien », ajoute Charles Gardier. textes : Françoise Dubois