8 février 2026

Le Belgofest enchante un public conquis.

Pour sa première édition, le futur ex nouveau festival ayant pris la place de l’Inc’Rock a visé juste en alignant un line-up 100% national. Côté assistance, on était certes loin de l’affluence de Werchter ou des Ardentes, mais le public qui avait opté pour l’infrastructure bien plus cosy d’Incourt ne l’a pas regretté. Deux scènes à dimensions humaines (comprenez qu’il ne fallait pas une lance téléscopique comme à Liège pour voir les planches du premier rang), des artistes généreux et communicatifs, une mise en place à la hauteur (pas de files interminables à l’entrée, des parkings proches, des bénévoles souriants et de bonne volonté…), tout ou presque était réuni pour fêter l’anniversaire de l’organisation locale. On notera juste quelques percées d’une pluie à peine gênante, mais pas répulsive non plus. Et puis cette petite pilule difficile à avaler, celle de l’adieu car le concept a beau avoir ravi les personnes présentes, le contexte économique actuel n’est pas vraiment au beau fixe pour les festivals de moyenne importance. Du coup, cette première était aussi… une dernière. Un one shoot donc, mais qui a fait mouche, grâce notamment à un ambianceur hors pair, Dj Didjé, alias Oli Soquette, qui n’est autre que le chanteur du groupe les Gauff’ que beaucoup connaissent pour les titres aux noms révélateurs de « Vamos à Salou », « Les courses akora », « Helle » ou encore « Toutes des wasses ». Au fait, pour les nostalgiques, mais aussi pour ceux qui aimeraient passer un bon moment de fous rires et de karaoké déjanté, le groupe effectuera sa tournée d’adieu en 2026. Ce 05 juillet, ce n’est toutefois pas avec Willy, Patrick, Pol et Marcel qu’Olivier avait effectué le déplacement dans le BW, loin des travées de Sclessin, mais bien seul avec son maillot des Diables, son short coupé façon maison, et sa casquette empruntée aux cyclistes de l’immédiat après-guerre. Au programme, un set exclusivement composé d’artistes du plat pays, non pas mixé méthode scratch Benny B (non, cela c’était pour clôturer la session, avec Daddy K), mais accompagné de quelques commentaires et anecdotes façon Georges Lang à la sauce liégeoise. Dans la set-list tricolore, Annie Cordy, Adamo, Confetti’s, mais aussi Sandra Kim, la seule à nous avoir ramené le trophée de l’Eurovision, le Grand Jojo, Lou Deprijk, Machiavel, Frédéric François, Claude Barzotti ou encore Ubaldo et sa valse des boulangers. Il faut dire que la Belgique compte beaucoup de talents au kilomètre carré, sans pour autant se prendre le chou. On a beau se trouver dans le BW, on peut la faire la fête comme partout ailleurs, chenille comprise. Enfin, on appelle plutôt cela une farandole ici. Les plus jeunes apprécient, les nettement moins jeunes aussi d’ailleurs… C’est donc un public déjà bien chaud qui se déplace de quelques pas à peine pour aller prendre place face à l’autre scène, celle qui verra l’envoutante Typh Barrow sortir enfin de la tanière qu’elle occupe depuis quelques mois. La chanteuse s’est en effet montrée très discrète depuis un certain temps, mais elle dispose de la meilleure des circonstances atténuantes puisqu’elle peaufine son prochain opus. Du coup, c’est dans une composition pour le moins épurée, Typh étant seule derrière son piano, que la Bruxelloise propose un extrait de son répertoire. C’est un peu moins enjoué qu’à son habitude, normal vu le contexte expliqué, mais tout aussi mélodieux et efficace. Sourire désarmant, jeu virtuose, voix posée, Typh fait planer ses mélodies à travers les airs comme si elle n’avait jamais cessé de répéter cette scène. Même sur les morceaux des autres, ces covers qui ont participé à la reconnaissance, il est vrai, Typh Barrow frappe juste. Cette fois, c’est l’incontournable slow des Eagles qui devient son doudou de la soirée. Enfin, pas vraiment de la soirée car la chanteuse/pianiste livre en aparté que ce morceau a rapidement fait partie de ses préférés car parmi les paroles figure le prénom Tiffany. Début calme de cet « Hôtel California » qui va inexorablement bercer dans l’univers jazzy cher à mademoiselle Barrow. Nous sommes rassurés, Typh a toujours ce grain caractéristique et cette douce folie d’interprétation qui font la différence. L’assistance est subjuguée. Il n’en faut pas plus pour qu’elle reprenne en chœur les refrains les plus marquants comme celui de « Taboo » ou du planant « Aloha ». Il faut en profiter car elle se fera rare encore un petit temps, celui qui la sépare de la sortie de ce nouvel album qu’elle défendra sur scène, mais pas avant la saison prochaine, vous vous en doutez. Moment complice, exquis, où le temps se pose l’espace d’une seconde. Mais toute bonne chose a une fin, comme cette prestation qui mène toutefois à une autre forme de musique, plus pop, plus rock même, celle du groupe Suarez. Marc Pinilla se montre taquin dès la balance. Il faut dire que le Montois est l’un des artistes qui a gardé le plus de connexions avec son public, ce qui le place dans le groupe de tête des chouchous de l’assistance. Avec ses acolytes habituels, Maxim, Pata, David et l’incontournable Dada, reconnaissable à sa chevelure proéminente, il fait mouche à chaque sortie, et celle-ci ne va pas déroger à la règle. Même dame nature montre son intérêt pour le show, en arrosant l’assistance de quelques gouttes dès les premières notes. Une alerte qui aura juste l’intérêt d’attirer l’attention du chanteur qui va donner de sa personne en descendant de scène pour aller jouer sur l’esplanade, au sein d’une foule aussi admirative qu’étonnée. Et oui, Marc n’hésite pas à mouiller le maillot. Il sortira d’ailleurs des planches en sueurs, montrant qu’artiste de variété n’est pas une profession de tout repos. Suarez a beau tarder à sortir un nouvel album (la dernière version studio, Vivant, date de 2020), ses airs les plus connus restent dans les têtes, comme on peut l’entendre lors de la reprise des refrains. Et puis, tant qu’on y est, le groupe en profite pour glisser ci et là ses dernières compositions originales, les singles « La vie devant » et « Amours chiennes ». C’est frais, léger, dansant … c’est

Incourt perd l’Inc’Rock, mais gagne le Belgofest.

Les 4 et 5 juillet 2025, la première édition du BELGOFEST prendra place sur le site de la Carrière d’Opprebais à Incourt.Ce nouveau festival, initié après 20 années d’Inc’Rock, mettra à l’honneur une programmation exclusivement belge et s’inscrira dans une démarche conviviale, culturelle et accessible à tous. Une scène belge à l’honneur pour lancer l’été.Succédant à l’Inc’Rock, le BELGOFEST affirme une nouvelle identité résolument centrée sur la scène artistique belge.Organisé le premier week-end de juillet, il ambitionne de devenir un rendez-vous musical majeur en Brabant wallon, au croisement de la diversité musicale, de l’accessibilité  et de la Belgitude assumée.  La programmation du vendredi 4 juillet fera la part belle au rock, articulée autour de groupes de covers de qualité.En tête d’affiche : Helmut Lotti avec son projet « Heart Rock » reprenant les standards marquants du rock, accompagné de Mister Cover, Supervolt et The Belgians qui ne sont plus à présenter. Le samedi 5 juillet, l’accent sera mis sur des artistes phares de la scène pop francophone belge avec Axelle Red, Typh Barrow, Suarez, Kid Noize, Daddy K et DJ Didje, pour une journée festive mêlant concerts, humour, et ambiance typiquement belge. Une expérience à taille humaine Le festival met un point d’honneur à proposer une expérience complète, tant au niveau musical que gastronomique. Fidèle à l’esprit belge, le BELGOFEST offrira des mets locaux, une sélection de bières spéciales et une décoration surréaliste. L’événement se veut également à taille humaine, favorisant ainsi la convivialité.Appel aux partenaires L’équipe du BELGOFEST propose plusieurs formules de sponsoring et de visibilité pour les marques et entreprises désireuses de s’associer à un événement culturel émergent et ancré localement. Les partenaires bénéficieront de visibilité sur site, en ligne, et via des campagnes média nationales. À propos Le BELGOFEST est un festival de musique né en 2025 à Incourt (Brabant wallon), successeur de l’Inc’Rock Festival. Il propose une programmation 100% belge et vise à valoriser la scène artistique locale dans un cadre accessible et festif. Porté par une équipe expérimentée, le BELGOFEST entend devenir un rendez-vous incontournable du calendrier estival belge. Infos et tickets : www.belgofest.be

L’Inc’Rock Festival – Day 3 – L’esprit de famille…

Des fables rappées des Compagnons du temps au rock bien assis de Sharko, il y en avait pour tous les goûts dans ce dimanche ouvert à tous. Si les deux premiers jours du festival étaient dédiés à des styles musicaux précis (électro le vendredi, rap le samedi), le dimanche faisait place à l’éclectisme nécessaire pour plaire à l’ensemble des membres d’une famille. Un petit coup d’œil dans l’assistance permet en effet de rapidement prendre conscience que l’atmosphère est cette fois beaucoup plus cool et que les enfants sont mis à l’honneur, des grimages et un manège leur étant d’ailleurs dédiés. Le premier à produire des notes de musique, assez mielleuses afin de permettre aux plus petits de rallier son univers, est Bérode. Il faut dire que l’homme sait comment s’adresser aux petites têtes blondes, lui-même étant papa. S’en suit la prestation peu commune des Compagnons du temps. Ce duo revisite en effet les fables de Lafontaine sur un fond de rap/hip-hop très visuel. Juste le temps de revoir quelques classiques de la littérature française que c’est le pétillant et toujours souriant Jali qui s’installe, seul, sur les planches de la scène. Et oui, l’interprète de « Espanola » a décidé de revenir aux fondamentaux pour défendre son nouvel opus intitulé « Paysages » mais on vous en dira un peu plus très prochainement puisque Jali s’est livré pour nous en interview quelques minutes à peine après sa prestation à l’Inc’Rock. Et comme Jali nous a emmenés sur son bateau, nous rejoignons les rives d’un pays imaginaire où les rythmes tropicaux bercent la sieste des nouveau-nés. C’est ainsi que le set de Fugu Mango mixe afrobeat, pop, bossa nova et autres sons caribéens à base de percussions enivrantes avec notamment cette perle de reprise planante de Golden Brown (The Stranglers). A quelques encablures à peine, nous atteignons cette fois Madagascar, terre d’origine des compagnons de Marc Pinilla dans le groupe Suarez. Inutile de vous dire que nous sommes loin de la morosité d’un lundi matin en plein centre de Bruxelles (je parle des embouteillages, évidemment). Non, avec Suarez, nous restons dans cette entre-couche entre la terre et le ciel, prêts à se laisser conduire n’importe où ou presque (c’est quand même lui qui veut nous faire faire un pas en avant alors que nous sommes au bord du gouffre – rire) par celui qui détient les clés du domaine, ou presque. Six passages au festival, tout de même, pour Marc et ses troupes, ce n’est pas négligeable. Et c’est surtout un signe que sa jovialité, son entrain et sa musique plaisent. Changement de décor et d’ambiance avec Sharko puisqu’on rentre cette fois dans l’univers du rock. Membre fondateur, et seul encore présent depuis 1997, David Bartholomé ne vieillit pas (ou plus). Comme sa musique, il semble intemporel. Et surtout, il semble toujours prendre autant de plaisir sur scène, surtout lorsqu’il se lance dans une joute acoustique avec Guillaume Vierset, que l’on connait aussi pour accompagner habituellement Typh Barrow. It was so « Excellent » … Et comme présenté par Gaetan Bartosz (Radio Contact), après une telle dose de rock, une petite friandise musicale ne serait pas de refus. On vous sert Trois Cafés Gourmands ? Evidemment. Le trio issu de Corrèze, bien connu pour son hymne à la région, « A nos souvenirs », vient de sortir son 3e album, quoi de mieux que de venir le présenter sur une scène aussi sympathique que celle d’Incourt. Histoire de finaliser la digestion de cette douceur auditive, nous vous invitons à une petite marche afin de rejoindre la deuxième scène pour un émouvant hommage à Charlotte, surnommée affectueusement (et avec son accord) « Madame poubelles » pour son investissement en tant que responsable entretien/environnement du site comme bénévole. Décédée il y a quelques jours à peine, elle était l’une des figures emblématiques du festival. A ce titre, tous ses amis et son frère lui avaient adressé quelques mots sur des ballons qui ont été lancés en direction du ciel, et de cette lune mise en avant par son groupe préféré, Indochine. Nicola (Sirkis) n’était pas là, mais bien Oli Soquette, qui, selon la rumeur, a placé « La bonne du curé » à l‘enterrement de Charlotte car, et c’est là aussi le message passé par son entourage, la vie doit être vécue comme un amusement, dans la bonne humeur. Quoi de mieux alors que de retrouver Oli Soquette, mais en Dj Didjé cette fois, avec ses compères des Gauff’ pour un show anniversaire. Et oui, les Liégeois ont 30 ans d’existence. Rosette Kinkin n’a qu’à bien se tenir si elle sort au Chtalaming car elle pourrait y rencontrer un homme capable de lui déclarer sa flamme d’un « Vamos à Salou » Rosette.  Vous l’aurez compris, les Gauff n’ont pas fait dans le détail. Les titres les plus connus ont tous été passés en revue dans une mise en scène propre à ces saltimbanques intemporels. Après autant d’émotions, et les heures défilant, on s’approche inexorablement du terme de cette édition 2023, avec toutefois un dernier show à proposer, et non des moindres puisque c’est Mister Cover qui eut le privilège de récupérer les nombreux fêtards non encore rassasiés. Vous connaissez la musique, et eux aussi, donc on ne s’inquiétait pas trop pour l’ambiance. Tout le monde y a trouvé son compte. A la revoyure en 2024 ? PS: pour voir les clichés du festival, vous pouvez aussi aller sur la page FB de ReMarck Photos.

INC’ROCK à Incourt

Vendredi – Soirée electro ! Le plus grand Dance Floor de Wallonie. Achetez votre ticket pour le vendredi avant qu’il ne soit trop tard ! Check les horaires de passage sur scène >>> ICI <<< Samedi- Soirée 100% RAP ! Achetez votre ticket pour la soirée 100% RAP avant qu’il ne soit trop tard ! Check les horaires de passage sur scène >>> ICI <<< Dimanche – Journée famille et bonne ambiance !

De A comme Amir au S de Suarez, les artistes ont illuminé la plaine du Feelgood vendredi et samedi.

Alors, oui, je vous vois venir, le festival sponsorisée par Radio Contact durait 4 et non 2 jours. Mais on a déjà évoqué la journée initiale dans un post précédent et la programmation du dimanche est si spécifique qu’elle méritera un reportage à elle seule. Revenons donc à nos moutons, ou plutôt à nos dauphins, si l’on s’en réfère au symbole de la radio chère à Gaëtan Bartosz, Mlle Luna, David Antoine ou encore Maria Del Rio, qui ont tous rendu visite à leurs auditeurs à l’occasion de ce dernier festival de l’été. Et pour bien entamer le week-end, c’est la gagnante du concours Radio Contact, Manon Hansay, qui ouvre le bal, avec en prime un cover de la regrettée Amy Winehouse, disparue voici déjà 11 ans. Juste le temps de profiter encore un peu du soleil que se présente déjà sur scène l’un des chanteurs les plus attendus par ces demoiselles, Amir. Toujours aussi souriant, pétillant et sympathique, l’ancien candidat de The Voice (France) a livré un show qui n’a déçu personne. Au contraire, il a fait l’unanimité. En mode décontracté, Amir, qui avait fait choix de passer tout le week-end en région liégeoise avec sa famille, a surfé entre ses tubes sans tomber une seule fois de sa planche. C’est clair, ce genre de prestation est validée. Il fallait un fameux showman pour tenir le niveau après une si belle entrée en matière. Et de ce côté, Mustii est assurément l’homme de la situation. Toujours aussi impliqué physiquement et vocalement dans sa prestation, l’artiste aux multiples facettes (il peut passer de Shakespaere au rôle de Patrick Dils dans la fiction d’Yves Régnier en un tour de baguette magique) ne s’est pas fait prier pour jouer une nouvelle fois avec un public conquis. Thomas (et oui, c’est son prénom) est une nouvelle fois descendu dans l’arène et au moins l’une des spectatrices gardera un souvenir impérissable de cette soirée, une partie du show ayant été filmé avec son GSM par Mustii lui-même. Pour avoir entendu quelques conversations dans les files menant aux foodtrucks, on peut vous confirmer que la plupart des gens ayant vus un tel spectacle s’en souviennent. Pffff, il est temps de reprendre quelques forces car ce qui suit n’est pas de tout repos non plus, avec le rock français du groupe Kyo. Là, on attaque un autre style de musique, mais qui fait également recette car qui ne connait pas les paroles du Chemin cette ballade saccadée sur laquelle le petit accent de Sita faisait des ravages? Puis sont arrivés Le Graal, Dernière danse, Contact (tient donc, ça nous rappelle le nom d’un radio)… Benoit et son band enchaînent les sonorités percutantes pour le plus grand bonheur des puristes. Après ces trois « machines » de guerre, c’était au tour de l’inusable Plastic Bertrand de venir faire planer le public. Je vous avoue que j’ai opté pour un retour prématuré au gîte histoire de pouvoir trier les clichés et vous aurez donc droit à une photo supplémentaire de Kyo à la place. Après quelques heures de repos, on remet le couvert, et bien plus tôt cette fois puisque c’est sur le coup de 14h25 que Manon Hansay reprend le micro. Et c’est devant une assistance déjà bien formée que la jeune femme lance la journée, le fan club de Patrick Bruel ayant investi les lieux dès l’ouverture pour être aux premières loges. Mais avant Patrick et sa prestation tant attendue, c’est notamment Rori qui va défendre ses titres, dont le très prenant « Docteur » cartonne actuellement sur toutes les radios. Un peu déstabilisée par le décalage horaire (elle était de retour du Canada, où elle s’était produit sur le même festival que Bruel…), Rori va toutefois ravir les festivaliers qui ne cessent d’affluer sur le site. Et oui, autant le dire de suite, ce samedi c’est sold out. Et tant qu’à parler du Canada, où se trouvaient encore Rori et Patrick Bruel 48h plus tôt, on accueille une résidente du pays qui a la feuille d’érable comme symbole, avec Naya Ali qui, selon sa story, a profité d’un long vol en avion avant de faire connaissance avec notre réseau ferroviaire (3 trains pour rejoindre Aywaille). Qu’à cela ne tienne, la rappeuse a super bien fait le taf comme on dit par ici. Du rap canadien, on passe à la pop française, ou plutôt belge avec la révélation de l’année, Doria D, qui est probablement l’artiste qui a foulé le plus de scènes de festivals dans notre pays cette saison. Il faut dire de « Dépendance » a fait le buzz, que sa reprise de « Jeune et con » de Damien Saez est une merveille (on double d’ailleurs le plaisir avec une intro guitare/voix calme avant de se rapprocher de l’original, plus rock). Mais personnellement, c’est « Sur ma tombe » qui m’a définitivement conquis. C’est rythmé, dansant à souhait, et il suffit de l’entendre une fois pour que ce tube reste en tête. Les heures passent ainsi, dans la joie et l’allégresse, et pour peaufiner encore un peu l’ambiance avant l’arrivée du maestro tant attendu, c’est à Suarez qu’est confiée la baguette de chef d’orchestre. Il n’en fallait pas plus à Marc Pinilla pour qu’il se sente pousser des ailes, traversant la foule avant d’escalader l’échafaudage de la régie. Et oui, qu’attendiez-vous de quelqu’un qui vous demande de faire un pas en avant en étant « Au bord du gouffre« ? Ne vous inquiétez pas, il n’éprouve « Ni rancoeur ni colère« . Juste l’envie de faire swinger la foule. Et c’est chose faite avec brio. Avec ses musiciens malgaches (dont l’incontournable Dada), Marc se met l’assistance dans la poche, permettant même à une festivalière de venir le rejoindre sur scène pour un morceau. Suarez est dans la place, tout baigne. C’est emprunté à Ménélik (notamment), mais je trouvais que ça sonnait bien. Après cet intermède rythmé, il est temps de faire place au grand homme (en référence à son titre, évidemment) , celui pour qui certaines (et certains, mais il y avait quand même beaucoup de

Maria Del Rio, son rêve se réalise ! :

Marc Pinilla du groupe Suarez et Maria Del Rio, animatrice de Radio Contact, un duo improbable, qui a pourtant vu le jour. Ce 28 septembre, ils présentent la sortie de leur reprise de Ricchi e Pooveri de 1981, avec « Sara perche ti amo« . Tout a commencé le 9 septembre dans les studios de Radio Contact, lorsque Marc Pinilla est venu faire la promo de son nouvel album « Vivant », sorti le 4 septembre dernier. Marc Pinilla reprend en direct sa reprise de « Sara perche ti amo« , accompagné par Maria Del Rio. Il n’a fallu que quelques notes pour que le charme opère, les auditeurs ont directement réagi. Vu le succès , Marc Pinilla a proposé d’enregistrer ce duo à l’ICP et de la coacher tout en gardant une pointe d’humour. Ce matin, sortait officiellement cette reprise, Marc Pinilla avait rejoint Maria Del Rio et son équipe du Good Morning, nous avons pu l’entendre sur Radio Contact et vu les réactions du public, un nouveau défi a été lancé, s’ils atteignent les 10.000 partages, ils referont un autre duo mais cette fois-ci, c’est le public qui pourra choisir entre quelques propositions . Un sondage avait été fait pour le top 3 des musiques italiennes : 1) Umberto Tozzi : Ti amo 2) Andrea Bocelli : Con te partiro 3) RICCHI E POVERI : Sara perche ti amo

Fédération Wallonie-Bruxelles à la Grand-Place…

Le traditionnel rendez-vous du concert à la Grand-Place, malgré le Covid 19, le vent, le froid et la pluie, bref la tempête « Odette », a bien eu lieu. Les gagnants du concours « Vivacité » sur la radio et sur le site ont eu la « chance »(si on veut) d’y assister en live. , Des tables trempées, de 4 personnes « courageuses et téméraires » de la même bulle, ont pu applaudir des artistes belges francophones, pendant que des plus « malchanceux » ont du se contenter de leur écran de télévision (la une diffusant le concert en direct) bien au chaud et dans leurs pénattes… Ont a donc pu voir, entre trois millions de gouttes de pluie, de vents tourbillonnants et de froid polaire, et sous des parapluies offert par les organisateurs !, l’enregistrement de l’émission « c’est du Belge » , avec la jolie Joelle Scoriels (sans chichis et tout le bazar) et son compère Gerald Watelet . A peine le temps de se dégourdir les pieds et jambes, le temps n’aidant pas trop a faire des folies, qu’on est prêt pour les vedettes du soir. Maureen et Walid en place , débutons avec Suarez, en pleine forme, pour son titre « Bienvenue »… ça y est le public est chaud, on bouge les parapluies… A peine le temps de placer le synthé, la belle et talentueuse et fluorescente verte Typh Barrow nous enchante et chante avec sa voix si particulière, « Colour », on arrive presque a en oublier la pluie et tout le tralala (on dit ça a Bruxelles tu sais !), surprise après l’interprétation, un nouveau disque d’or, pour « Aloha » et sa future cheminé. Noé Preszow, lauréat des « Découverte » des Médias Francophones Publics, viens a son tour présente son single  » A nous » premier titre d’un album futur. Saule à la guitare et une belle blonde et rose au doux nom de Alice on the Roaf, le décor est planté pour un titre bizarre mais évocateur en ces temps spéciaux « Mourir plutôt crever ». S’en suit un « Happy Birthday » pour les 43 ans de Baptiste Lalieu (« Saule » pour les intimes). Au tour de Blanche tout en vert, de montrer le temps d’une chanson « Fences », qu’il y a des artistes de talents en Belgique. Le grand attendu du public est de retour, Loïc Nottet, les cris de fans et de femmes pour l’entendre sur Mr/Madame, une chanson inattendue dans le répertoire de Loïc, car en français pour une première fois et surtout avec des paroles digne d’ un chanteur à texte et une prestation mimique qui nous rappelle qu’il fut gagnant d’un « danse avec les stars »… Les concerts seront attendus et complet, c’est sur… Les amis de Roméo Elvis étaient là aussi, les rappeurs Caballero & JeanJass, nous ont emmenés en Californie,…l’idée était bonne, mais le temps ne nous permettait pas d’y croire. Ils ont quand même essayé de nous faire bouger de nos tabourets, sans succès, mais si on bougeait les assises se mouillaient aussi vite, foutu virus. Après sa belle prestation de la veille, à la ferme du Bierraux de Louvain la neuve, Tanaé nous propose sont dernier titre, « Heart Wide open »avec deux danseurs et une jolie prestation. Le petit coup de coeur de la soirée pour Confestmag. ( sa prestation de la veille sera aussi en ligne ici ). Avant une petite pause, le duo Delta, avec « Comme tu donnes », un air bien spécifique au groupe, et qui augure une suite, c’est à dire un album bientôt, on vous informera ! La pluie, le froid et le vent tétanise le public, la pause publicité, et on reprend mais les intempéries nous ont empêchés d’ être encore aux premiers rangs. Mais il restait encore les prestations de Plastic Bertrand qui a interprété « l’ expérience humaine » d’un nouvel album, Claire Laffut avec « Etrange Mélange », Charles la gagnante de ma saison 8 The Voice Belgique avec « Wasted Times » et Typh Barrow & Jasper Stervelinck pour un duo « The Gift ». Résumé et Photos : BRAECKMAN Fabian