La revanche d’Ykons, le marathon de Mister Cover.

Les plus attentifs, mais aussi les habitués, auront remarqué que deux groupes déjà présents en 2024 faisaient partie de l’affiche du vendredi de ce Les Gens d’Ere 2025. Ces groupes sont Mister Cover et Ykons, deux monstres de scène qui savent mettre une ambiance torride et qui n’ont jamais déçu, même si les expériences précédentes du collectif liégeois réservèrent quelques surprises dont le band garde un souvenir assez précis comme l’explique Renaud Godard, leur chanteur emblématique et sympathique. « La première fois, nous avons joué sous un soleil de plomb, un deuxième fois sous une drache nationale. En 2024, la technique nous a lâchés et nous avons terminé a cappella. Ce fut un beau moment de partage avec le public, mais c’était sport et pas vraiment ce que nous comptions leur offrir comme performance. J’espère que cette fois … » Comme Rocky, Ykons est remonté sur le ring, matérialisé par la scène extérieure, celle là même où un câble avait rendu l’âme l’an dernier, pour prendre sa revanche. Finalement, pour les spectateurs, ce fut double dose de bonheur car si la performance de la saison 2024 est inoubliable par cette adaptation de fait en version acoustique, celle de 2025 a montré un Renaud survolté prêt à fendre le public pour prendre un bain de foule bien mérité. Mais aussi une surprise de dernière minute avec un remix d’un titre bien connu du groupe proposé par Calumny. « On a entendu la version quelques heures avant notre prestation, dans la voiture. On a de suite pris la décision qu’il fallait que le duo la propose durant notre set. On a enlevé un morceau de la liste pour inclure ce remix et ils ont mis le feu ». Avec ses comparses habituels, Yann Vanchaze, Dave Modave et Patrick Loffet, ainsi que Louis Jassogne à la batterie (qui remplace Bernard Delvenne depuis l’an dernier), Renaud a livré une prestation haute en couleurs. Sans brûler les étapes (les membres du groupe préfèrent tous garder un travail fixe, les prestations artistiques étant un plus), Ykons gravit les échelons de la notoriété et place Herve sur la carte de la scène musicale belge, mais aussi internationale, le groupe étant désormais diffusé en France, avec une ligne de conduite bien définie : Ykons se donne toujours à 100% sur scène. Pas de pluie (elle a gardé ses forces pour se déchaîner en fin de festival, durant la prestation de Pascal Obispo notamment), pas de soleil de plomb (il était présent, mais juste assez pour ne pas être dérangeant) et pas d’entrave technique, on peut dire que cette fois tous les astres étaient alignés (c’était notre petite référence à Cloud Nine, l’album qui cartonne). On parle astre, on parle nuage, on va donc se tourner naturellement vers Dieu. Je ne compte pas aborder ici la théologie ni lancer une guerre de religions, non, mais Dieu est bien le nom de famille du chanteur de Mister Cover (ce qui donne d’ailleurs le jeu de mots lié à son deuxième groupe, Oh mon Dieu). Nicolas et son band (Simona, Christophe, Marie, … ) sont désormais des habitués du festival. Les mauvaises langues disent même que c’est toujours le premier nom couché sur l’affiche. Il faut dire que le show proposé est toujours rythmé et que le public s’amuse, quelle que soit la tranche d’âges prise en compte. En alliant l’actuel à l’ancien, le rock, la pop, le festif, la tendresse (et oui, il y eut un slow avec Reality, la musique de la Boum interprétée initialement par Richard Sanderson), à plusieurs voix, il y en a pour tous les goûts. Côté performance, on soulignera l’endurance et le cardio de toute la troupe car leur show durera 3 heures. Et oui, 180 minutes de covers endiablées, ce n’est pas donné à tous. D’autant que de nombreux membres du groupe étaient déjà sur le site en début d’après-midi, avant l’ouverture au public, pour répéter quelques chorégraphies avec les danseuses/danseurs de 2Mad. Mister Cover multiplie en effet les apparitions dans les festivals et soirées, mais sa date aux Les Gens d’Ere est toujours particulière à plus d’un titre. Cette fois, le show était une sorte de test grandeur nature pour le concert que le band proposera à l’Ancienne Belgique le 27 mars 2026. Si vous voulez passer une soirée d’ambiance folle, et même vous essayer au karaoké sans avoir tous les regards braqués sur vous, vous savez quoi faire… Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Du 12 au 14 juillet, la Place des Trois Fers vibrera de toutes parts.

Vu les conditions climatiques de ces dernières semaines, et les annulations d’événements en cascades, on aurait tendance à oublier que nous sommes en été, et plus précisément dans la période des festivals musicaux tant attendus par beaucoup d’entre vous, du moins dans le sud du pays car au nord, le Grasspop a su tenir son rang entre les gouttes, malgré quelques désagréments pour les campeurs, et Werchter est en pleine ébullition actuellement. Mais pour le week-end de la fête nationale de nos voisins hexagonaux, nous effectuerons un léger déplacement vers le sud, histoire de poser pour 3 jours notre sac photo à Bertrix, en province du Luxembourg, pour le plus grand événement musical de la région, le désormais incontournable Baudet’stival. Pour l’occasion, la place du village, celle des Trois Fers, sera comme de coutume fermée à la circulation car c’est bien là, au cœur de l’entité bertrigeoise, que vont se succéder, du 12 au 14 juillet, de nombreux artistes connus ou émergents, francophones mais aussi anglophones, en solo ou en groupe, plutôt urbain, rock ou pop … vous l’aurez compris, il y en aura pour tous, car c’est l’un des atouts de ce festival qui malgré l’importance du public drainé a su garder un esprit familial. Un autre point important, l’événement se déroulant dans le centre-ville, tout est bétonné. Les habitués de festivals comprendront rapidement pourquoi j’évoque ce point de détail. Pour les aspects pratiques, on reprend quasi les mêmes ingrédients que les années précédentes à savoir un paiement des boissons et nourriture via un système de bracelet électronique rechargeable à l’aide de votre gsm ou des bornes (principe du cashless), la présence de plusieurs foodtrucks et commerces locaux pour vous sustenter ainsi que des parkings de délestage autour du site à partir desquels sont organisés (pour certains seulement) des parcours de navettes. Pour tous ces aspects pratiques, visitez le site www.baudetstival.be, tout y est détaillé. Côté artistes, on garde aussi le même principe que ces dernières éditions, à savoir deux scènes, la principale sur la place même, l’autre, intitulée « Nous construisons demain », à quelques mètres à peine. Les deux scènes étant très proches donc, le principe de l’alternance est de mise afin que les sons ne se mélangent pas, ce qui vous permet aussi, parfois (pas si le site est full malheureusement) de pouvoir apprécier tous les shows sans en manquer une seule miette. C’est bien beau tout cela, mais qui va venir fouler les planches de ces scènes ? Pour plus de lisibilité, nous dénommerons ici la scène principale la scène 1. Par extension, l’autre sera la scène 2. Programme du vendredi 12 (ouverture des portes à 16h00) Scène 2 : 17h00 Øde (Tremplin) 18h00 Emy Sakura (Tremplin) 19h10 Steffi Pacson (Tremplin) 20h40 Lumière 22h15 Minor Minor 00h15 Black Orchid Tribe Scène 1 : 17h30 Suasion 18h30 Fugu Mango 19h40 Ykons 21h15 Typh Barrow 22h45 Christophe Willem 01h00 Calumny Vous aurez remarqué que l’on évoque pour les trois premiers artistes de la scène « découverte » une mention Tremplin. Le principe est le même que ces dernières sessions, le vainqueur aura la chance de pouvoir se produire en ouverture de la scène principale dimanche. Voici (encore) l’une des caractéristiques de cette organisation conviviale, le festival n’a pas la mémoire courte avec ses artistes, et ceux-ci le lui rendent bien. Il n’est pas rare, en effet, de voir que l’un ou l’autre artiste proposé une saison revienne (rapidement) à l’affiche. Ce sera notamment le cas de Suasion, Ykons et Black Orchid Tribe, trois groupes qui avaient enchanté le public lors de leurs prestations. On salue aussi l’arrivée dans le line-up de l’une des plus belles voix de notre pays, Typh Barrow, qui réservera finalement l’exclusivité de sa prestation sur notre territoire au Baudet (elle était initialement prévue à l’Inc’Rock mais la météo en a décidé autrement). Autre artiste très attendu car aussi victime des conditions climatiques de ces dernières semaines (il devait, lui, se produire au FeelGood), l’inimitable Christophe Willem. Et pour ceux qui peuvent se libérer dans la soirée, Fugu Mango est un pur moment de détente musical, direction les tropiques. (PS : on croise les doigts pour que le groupe propose sa reprise de « Golden Brown », c’est excellent). Programme du samedi 13 (ouverture des portes à 13h30) Scène 2 : 14h30 Léa Pochet (Tremplin) 15h30 ODC (Tremplin) 17h00 The Rackers (Tremplin) 18h30 Maya Nashoba 20h10 Florent Brack 21h50 Matho et Xal 00h20 A!den Scène 1 : 15h00 Oney 16h00 Julien et Axel (Star’Ac) 17h30 – 47 Ter 19h10 Koba La D 20h50 Alonzo 22h50 Rag’n’Bone Man 01h00 Dj Pops Pour cette deuxième journée, on se tourne plus vers l’urbain et la soul, du moins au niveau de la scène principale où nous sommes particulièrement impatient d’assister au concert de Rag’n’Bone Man, l’interprète de l’une des plus belles chansons de ces dernières années (Human). Impressionnant par son physique (nombreux tatouages sur le visage, notamment sous les yeux) mais surtout par sa voix (baryton), Rory Charles Graham, de son vrai nom, est le coup de maître de la programmation 2024. Mais d’autres artistes de cette journée sont très attendus comme les rappeurs Koba La D et Alonzo. Pour notre part, nous sommes toujours heureux de voir les 47 Ter qui ne manquent jamais d’énergie (positive) et curieux de voir Maya Nashoba sur scène car son clip « L’appel du loup » est très prometteur. Programme du dimanche 14 (ouverture des portes à 12h30) Scène 2 : 14h00 Zoé Josephine 15h20 Gabriel Seize 16h40 Marion ft Nationale 3 18h10 Fily Leela 20h30 The Flints 23h00 Nice Idée Scène 1 : 14h40 Gagnant Tremplin (voir plus haut) 16h00 Doria D 17h20 Colt 19h00 Claudio Capéo 21h30 Bigflo et Oli 23h45 Daddy K Pour ce dernier jour de festival, on mélange un peu tous les genres, surtout sur la scène « Construisons demain ». Pour ceux qui n’envisagent pas de rester absolument collés aux premiers rangs de l’espace principal (on sait que Bigflo et Oli sont attendus), nous vous encourageons à aller jeter une oreille du côté de cet espace « bis » qui pourrait vous réserver