7 février 2026

Sprints, du garage punk irlandais qui décoiffe.

C’est en 2019 que Colm O’Reilly, Karla Chubb, Jack Callan et Sam McCann concrétisent le projet de créer un groupe. Il faut dire que les trois premiers cités jouent déjà ensemble depuis leurs 10 ans, mais l’idée se concrétise avec un premier single, Pathethic. L’engrenage est lancé. Les singles vont s’enchaîner et un premier EP verra le jour en 2022 mais il faudra attendre 2024 pour découvrir leur premier album : Letter to Self qui reçoit l’éloge des critiques. La voie du succès semble ouverte d’autant que leur tournée connait un réel succès. Alors que tout semble enfin se mettre en place pour que Sprints se faufile parmi les formations en vogue, Colm O’Reilly annonce quitter le navire avec « un désir de se retirer de la performance publique » (sic). Après plusieurs essais, c’est Stephenson qui est retenu comme nouveau guitariste. Une modification finalement non pénalisante puisque Sprints multiplie les concerts en Europe, au Royaume-Unis mais aussi aux Etats-Unis et va sortir ce 26 septembre un deuxième album intitulé « All That Is Over ». Pas encore sorti donc, mais voici comment il est déjà présenté sur le site du band : « All That Is Over est un deuxième album remarquable qui pousse la dynamique du groupe dans un territoire plus riche, en trouvant un nouvel espace et une nouvelle nuance plus dure que jamais. Écrit dans les bus de tournées, dans les contrôles sonores et très en temps réel, c’est un album qui s’inscrit dans le contexte d’une litanie d’atrocités – la guerre à Gaza, les feux de forêt de Los Angeles, le décret de Trump qui s’attaque aux populations transgenres – qui voit SPRINTS y donner l’impression d’une société devenue folle ». Et qui dit nouvel opus, dit tournée promo. Sprints termine donc à peine son tour des salles et festivals qu’il reprendra la route quasi dans la continuité avec un rythme effréné. On dénombre en effet 43 dates d’ici fin 2026 dont une en Belgique, le 11 mars au Botanique. Si le punk bien trempé ne te rebute pas et qu’une belle perf sur scène te fait kiffer, ne cherche pas plus loin, voici un concert fait pour toi. Pour vous faire une idée de ce qui vous attend, voici quelques clichés ramenés du Cabaret Vert où Karla et ses boys ont montré que Dublin n’était pas qu’une destination de vacances remplie de pubs mais aussi le berceau de quelques groupes qui valent le détour. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

SDM ouvre la porte à son parrain, Booba.

Leonard Saddam Manzambi, alias SDM, a beau avoir un physique qui nous fait étrangement penser à Michaël Jordan (SDM est même 3 cm plus grand que la légende du basket US), c’est plutôt le football qui le faisait rêver, un sport qu’il pratique d’ailleurs encore à l’occasion pour des rencontres caritatives. Ce n’est toutefois pas avec un ballon mais bien un micro que ce jeune rebelle (il aurait, selon certaines sources, passé sa première nuit de garde à vue alors qu’il n’avait encore que 13 ans, pour un vol de scooter, puis aurait arrêté ses études dès la seconde) va se faire une réputation. Le succès ne va toutefois pas lui sourire directement. Il ne porte d’ailleurs pas le même pseudo à ses débuts, à l’âge de 15 ans, se faisant appeler SADAM KADAFI 92. Il s’essaye, se teste, se perfectionne, jusqu’à se faire remarquer 8 ans plus tard, en signant pour un label qu’il va rapidement abandonner au profit de celui de Booba, le rappeur l’ayant remarqué dans certaines compositions dont un duo avec PLK. On peut donc dire que Booba, qui clôturera la soirée sur la même scène juste après le concert de SDM, est un peu son parrain de showbizz. A ce jour, SDM a sorti trois albums : Ocho, Liens du 100 et A la vie à la mort, tous certifiés disques de platine et il multiplie les apparitions et featurings avec les plus grands noms de l’urbain : Booba et PLK, évidemment, ses « potes » du début, mais aussi Koba LaD, Tiakola, Green Montana, Guy2Bezbar, Jul, Rsko, Leto, Werenoi, Bekar, Bushi, Lacrim, Gradur, KeBlack, Rim’K, Cheu-B … La liste est longue et non complète. Tous veulent travailler avec l’interprète de « Bolide allemand », un titre que SDM interpréta au Cabaret Vert, mais en clôture d’une prestation qui n’a pas laissé indifférent les fans du chanteur. Entrée de scène soignée, façon star américaine avec un podium surélevé, des jeux en ombres et lumières, fumigènes à gogo. SDM en impose. Il débute son show avec le titre « Rihanna » puis enchaîne avec « Jeux d’échecs » (perso, un de mes morceaux préféré car l’artiste y pose un flow agressif saccadé qui nous plonge dans un univers pesant qui pourrait servir de trame à une série dramatique) et « Jack Fuego ». SDM a marqué son territoire, le public ne s’y trompe pas. Vous voulez goûter à cet univers aussi ? Le SDM Tour débarque à l’ING Arena de Bruxelles ce 15 novembre 2025 (organisation de #Back In the Dayz). Dépêchez-vous, il n’y aura pas de la place pour tout le monde. SDM vient en effet de remplir 11 zéniths et 2 Accor Arena chez nos voisins français. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Théodora ou Sean Paul, telle est la question …

Le vendredi 15 août, jour férié et de grande affluence au Cabaret Vert (30 000 personnes, soit un sold-out) a vu les festivaliers devoir choisir entre deux artistes qui ne représentent certes pas les mêmes valeurs, ni une même génération, l’un étant beaucoup plus « aguerri » dirons-nous que l’autre, mais qui défendent une musique festive aux accents caribéens. Théodora, l’artiste franco-congolaise qui ne cesse de voir augmenter de manière affolante son fan club depuis quelques mois débutait en effet son show à 21h00 sur la scène Greenfloor, soit vingt minutes à peine après l’entame du set de l’indétrônable Sean Paul et ses 11 millions d’albums vendus, le Jamaïcain se produisant lui sur la scène Zanzibar. J’en vois qui élaborent déjà un plan : dix minutes pour Sean Paul puis on fonce à l’autre scène… Je vous arrête de suite car ce plan n’est pas applicable pour trois raisons. Choisir c’est renoncer annonce une célèbre maxime, et bien dans ce cas, choisir est obligatoire, sinon vous deviez renoncer aux deux spectacles, et cela aurait été dommage vu le niveau. On a donc tenté de faire un petit jeu des forces et faiblesses en présence grâce à un outil désormais utilisé parfois à mauvais escient, l’Intelligence Artificielle (AI). Ici, pas de devoir scolaire à rendre ni d’examen à passer, juste un test pour comparer les artistes en présence, et nous avions fourni des instructions suffisamment claires et strictes pour rester sur les rails du débat de base, consigne obligatoire lorsqu’on manie cet outil.  Théodora, alias « Boss Lady », et Sean Paul : deux figures qui, à première vue, semblent appartenir à des mondes musicaux distincts — et pourtant partagent des points de convergence qui disent beaucoup des dynamiques actuelles de la pop, du dancehall et des musiques urbaines. Sur le plan des forces, Boss Lady impose d’abord une présence scénique et symbolique : elle incarne une posture d’autorité féminine, portée par des textes qui célèbrent l’empowerment, l’indépendance et l’affirmation de soi. Son univers visuel est soigné, pensé pour la performance et le branding ; sa capacité à tisser une identité cohérente entre image, mode et discours lui permet de fédérer une communauté jeune et engagée. Musicalement, elle sait marier mélodie contemporaine et rythmiques urbaines, travaillant souvent des productions qui mettent en avant la texture de sa voix et la force du message. Sean Paul, de son côté, possède la force d’un vétéran qui a su transformer une voix et une culture locales en langage global. Sa signature vocale — syncopée, rythmée, reconnaissable dès la première syllabe — et son sens du phrasé font de lui un interprète capable de convertir les codes du dancehall en tubes internationaux. Sa longévité s’appuie sur une aptitude à collaborer, à s’adapter aux tendances tout en restant fidèle à ses racines jamaïcaines : rythmes syncopés, patois, et groove immédiat qui invite à la danse. L’efficacité de ses refrains et son instinct pour les hits font partie intégrante de son talent. Les différences entre les deux artistes sont nettes. Boss Lady s’appuie souvent sur une construction narrative et un positionnement identitaire : ses morceaux peuvent être des déclarations, des manifestes en format pop/urbain, avec une attention particulière portée à la production visuelle et aux codes du marketing contemporain. Sean Paul, lui, vient d’une tradition de performance orale et de club : son art est d’abord une énergie rythmique, une propulsion physique qui privilégie le mouvement et l’oreille. Là où Boss Lady travaille peut‑être le récit intime et politique, Sean Paul privilégie la célébration, la fête et la transmission d’un vocabulaire culturel précis. Pourtant, leurs points communs sont significatifs. Les deux misent sur la puissance du rythme : chez Boss Lady comme chez Sean Paul, le tempo et la cadence structurent le propos et définissent l’expérience d’écoute. Tous deux savent aussi tirer parti des collaborations et des mixages d’influences — pop, R&B, électronique, dancehall — pour accéder à des publics larges. Enfin, ils partagent une même exigence de performance : scène, clip et présence médiatique sont au cœur de leur pratique, et contribuent à construire une image cohérente et mobilisatrice. En somme, Boss Lady et Sean Paul incarnent deux façons complémentaires de convertir une voix et une identité en force artistique. L’une privilégie le discours, l’esthétique et l’affirmation ; l’autre, la cadence, l’efficacité contagieuse et la transmission d’un héritage culturel. Quand l’une parle pour exister, l’autre fait danser pour rayonner — mais toutes deux maîtrisent l’art de capter et de retenir l’attention dans l’arène musicale contemporaine. Comme vous le voyez, même l’IA est incapable de trancher. Dans pareil cas, ne vous prenez donc pas trop la tête, faites le choix du cœur. Pour notre part, on déteste ce genre de dilemme, on vous rapporte donc des clichés des deux prestations (même si ce ne fut pas évident de trouver un trou de souris pour notre objectif aux abords de la scène occupée par Théodora). Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Eloi mélange les genres au mixeur.

Si c’est avec une reprise personnelle d’un titre de Wejdene (JTM de ouf) qu’Eloi se fait connaître dès 2022, on ne peut pas dire que la Parisienne soit une adepte de ce genre de musique. Et pourtant, Eloi est très éclectique dans ses goûts musicaux, une palette large que l’on retrouve inexorablement dans son travail, qui est, paraît-il, inclassable tellement il est disparate au niveau des influences. On y retrouve de la pop, de la chanson française classique, de l’électro, voire même des accents propres à la new-wave, un flow de rap et un jeu de guitare plutôt orienté rock. En résumé, Eloi brise les barrières de genres, ajoutant ci et là des ingrédients d’un peu tous horizons. Un état d’esprit que l’on retrouve d’ailleurs dans son look. Débardeur sans manches noir, short de boxe noir avec motifs rouges, ceinture à chaînes, bottes style Santiags, manchettes blanches, quelques piercings sur le visage (nez, œil) et une coupe de cheveux faisant inexorablement penser à Lisa Stansfield dans le clip de « All Around the World » (1989). C’est avec « Lovestory_98 » que la chanteuse choisit d’entamer son set, soit un titre de son tout nouvel opus intitulé « Blast. » avant d’enchaîner sur « Call Me » de l’album « Dernier Orage ». Eloïse Leau déborde d’énergie et la communique au public. Voilà une belle entrée en matière pour le reste de la journée. PS : si vous voulez découvrir Eloi par vous-même, elle passera par le Botanique (Orangerie) ce 03 octobre, partageant l’affiche avec une autre jeune artiste qui commence à se faire un nom auprès du grand public, la Namuroise Lovelace. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.  

Le Pays de Galles se place sur la carte du punk avec Panic Shack.

Elles sont quatre, Sarah Harvey (chant), Meg Fretwell (guitare, chœurs), Romi Lawrence (guitare, chœurs), Emily Smith (basse), énergiques et volontaires. En 2018, à Cardiff, elles décident de former Panic Shack, un groupe féminin de punk. Et oui, nous connaissons le Pays Galles pour ses équipes sportives, notamment en foot et en rugby, mais côté musique, on ne peut pas dire que les artistes originaires de ce pays inondent nos ondes radios. On notera bien que Tom Jones, Michael Jones, les Manic Street Preachers et Stereophonics sont Gallois, mais derrière ces locomotives, c’est un peu le désert qui se dessine à l’horizon. Et puis voilà Panic Shack, ses riffs de guitares, ses textes à thèmes et son énergie débordante sur scène. Leur premier single, « Jiu Jits You », sorti en 2020 est une sorte de clin d’œil aux dragueurs un peu lourds qui tentent leur chance en bars. Mais d’autres sujets sont à l’ordre du jour avec la dénonciation du culte du corps, voire de la maigreur, à outrance, dans « Gok Wan » dont voici un extrait traduit : « Je m’accroupis pendant deux heures par jour pas assez pour éloigner l’anneau rouge de la honte si mon estomac est plat et que mon cul est guillerette peut-être que je peux amener tout le monde à m’aimer » Leur premier album (EP) porte le nom de Baby Shack. Et non, ce n’est pas cette comptine à peine énervante où l’on fait le compte de toute la famille de requins. Celle-là c’est Baby shark. A une lettre près, à peine … mais au final, tout un monde de différence. Ici, c’est rock, punk, audacieux et malicieux. Si vous voulez voir ces 4 mousquetaires et leur batteur Nick Doherty-Williams sur scène, profitez de l’opportunité qui s’offre à vous, Panic Shack sera ce 19 novembre 2025 au Trix à Anvers. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Les reines de la provoc’ sont de retour.

En 2023, le trio formé par Phoebe Lunny, Lilly Maciera et Catt Jack fut l’une des révélations de la scène Razorback. Energiques à souhait, un poil provocatrices et surtout excellant dans l’art de proposer un show dynamique auquel le public a immédiatement adhéré, les Lambrini Girls ont marqué les esprits. Il faut dire que le service de sécurité et les ingénieurs son n’ont pas été épargnés, Phoebe décidant alors d’effectuer la majeure partie de son show dans le public, montant même sur les épaules d’un festivalier pour traverser la foule. Nous ne comptions donc pas manquer leur retour à Charlevielle-Mézières. Ce fut l’un des concerts marqué d’une croix sur notre planning. Entre leur premier passage au Cabaret Vert et leur retour en bord de Meuse, les Lambrini Girls ont, de plus, gagné en notoriété en sortant leur premier album « Who Let the Dogs Out (2025) », mais aussi par quelques sorties publiques remarquées et par le boycott de deux festivals, le SXSW (Etats-Unis) et The Great Escape (Grande-Bretagne) qui sont ou ont été sponsorisés par des groupes proposant de l’armement militaire.   Les Lambrini Girls ont effet un penchant assez exacerbé pour la provocation, certes, mais toujours pour défendre au mieux leurs convictions car c’est pour crier haut et fort leurs peurs et attentes qu’elles font du bruit (sic). Leurs titres dénoncent les lieux de travail toxiques (‘Company culture’), la masculinité toxique (‘Big dick energy’), les relations toxiques (‘Love’) et les dirigeants mondiaux toxiques (‘Filthy rich nepo baby’)… la liste de leurs revendications et griefs envers une société qui ne s’adapte pas assez vite aux changements fondamentaux que l’on enregistre au sein de la population est à vrai dire assez longue. Leur progression est toutefois continue, preuve que leurs messages trouvent un écho dans le public, dans la presse mais aussi chez les organisateurs de festivals et concerts. Elles sont ainsi venues à l’AB en mars et ont foulé la scène de Werchter également. Cette fois donc, retour au Cabaret Vert. L’espace porte le même nom, à savoir Razorback, mais est beaucoup plus grand suite à son déplacement sur l’ancien terrain de rugby. Le groupe a aussi perdu Catt Jack. Phoebe Lunny reste donc la seule membre fondatrice du groupe, mais avec Lilly Maciera, venu rejoindre le band en 2022, elle a décidé de faire perdurer le concept, engageant également un renfort batterie pour les prestations live. Quelques minutes avant leur arrivée sur scène, le public est déjà au rendez-vous. L’expérience passée a sans doute joué un rôle fédérateur. Mais allait-on assister à une prestation aussi aboutie, ou devrais-je dire « déjantée », que lors de leur dernier passage ? La réponse est évidemment oui, Phoebe étant une femme forgée pour le contact du public. Son énergie, son entrain, ses interventions parlées, sa gestuelle, tout dans son comportement incite l’assistance à participer au show, d’autant qu’elle a remis le couvert en descendant de scène pour aller rejoindre les fans sur la pelouse. Retenez bien ce nom : les Lambrini Girls. C’est percutant. Et elles seront de retour à l’AB, dans la grande salle cette fois, dès ce 8 décembre (avec en opening Enola Gay). Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.  

La tornade CMAT souffle une douce folie sur la scène Razorback.

Cachée derrière le Royaume-Unis, l’Irlande est une île riche en monuments culturels, dives boissons et légendes en tous genres. C’est en effet de ce lopin de terre où le trèfle s’affiche comme un symbole immuable, appelé là-bas shamrock, que nous viennent les Banshees (messagères de la mort) mais aussi le Leprechaun qui a sans doute inspiré quelques personnages de la Saga du Seigneur des Anneaux. Mais l’Irlande est aussi une terre de musiques. On peut en effet utiliser le pluriel car si le Dublin moderne accueille désormais les sonorités pop et électro actuelles, on n’oublie nullement les racines celtiques mais surtout l’ancrage rock qui est lié ce territoire.  Sinéad O’Connor, Bob Geldof, The Dubliners, Enya, The Cranberries, Hozier, Dermot Kennedy, Van Morrisson et l’incontournable U2 sont effectivement bien tous issus de cette Irlande qui a également brillé à l’Eurovision notamment grâce au phénomène Johnny Logan, seul détenteur de trois trophées du concours, deux en tant qu’interprète et un comme auteur. On est donc prévenu, quand un artiste irlandais (ou représentant l’île) s’exporte, il peut marquer les esprits. Ciara Mary-Alice Thompson alias CMAT ne déroge pas à cette règle. Il faut dire qu’elle a reçu les conseils avisés d’une certaine Charli XCX. Maniant l’humour à forte dose, elle définit son style ainsi : « Dolly Parton rencontre Weird Al Yankovic, mélangé à Katy Perry » (from le réseau social X). Je ne sais si vous imaginez bien la scène, mais c’est un peu perturbant. Et côté musique, cela donne une sorte de goulash pop – rock- country assaisonnée à l’humour maison comme dans ce « I Don’t Really Care For You » au titre évocateur. Visuellement, pour comprendre l’humour décalé du personnage, on vous conseille le clip de « Have fun ! ». Tout ceci, ce sont des chansons et des clips, mais sur scène, le personnage se transforme. Elle semble comme sortir de son enveloppe charnelle, prête à faire feu de tout bois. Elle sautille, se roule au sol, entame une danse lascive puis s’immobilise telle une statue de sel. CMAT est un être de scène, assurément. Elle est de ces artistes qui se transcendent sur les planches, prenant conscience que là c’est son domaine, celui où elle guide le troupeau. Nous espérons que ces clichés vous ferons un peu découvrir l’univers complétement déphasé de cette artiste à découvrir, sinon, la vidéo de son morceau « Stay For Something » (BBC Introducing) interprété au festival Glastonbury 2025 est disponible sur le net. Vous êtes fans ou simplement curieux ? Sachez que CMAT s’est produite récemment au Pukkelpop où elle a conquis la foule, mais c’est bien au Botanique qu’elle a découvert les salles belges dès 2022 (avec un autre passage en février 2024). Chance unique pour vous, CMAT se produira à l’Ancienne Belgique le 16 mars 2026. Les tickets seront en vente dès ce 05 septembre 2025 sur Livenation.be Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

DJ Snake s’offre une parenthèse verte à Charleville-Mézières.

Il remplit le Stade de France, se produit au Superbowl, embrase le Japon et l’Inde. Ses shows sont percutants, visuellement attractifs et toujours endiablés. Il a travaillé avec Lady Gaga, Kenye West, Justin Bieber et bien d’autres. Ce 25 septembre, il deviendra le 1er Français à se produire dans la Sphère, cette salle américaine d’une capacité de 18 000 places qui fait preuve d’innovations techniques sans précédents (le plus grand bâtiment sphérique en superficie, le plus grand écran led au monde, un son 4d orientable…) mais au prix d’une consommation énergétique hallucinante également. Soit, passons sur ce point car ce n’est pas vraiment en équation avec les valeurs du Cabaret Vert. DJ Snake n’en finit plus d’affoler le paysage musical depuis la sortie de cet ovni qui a lancé sa carrière, « Turn down for What » avec Lil Jon. Et pourtant, c’est bien à Charleville-Mézières, à l’occasion du Cabaret Vert, que le phénomène mondial du mix urbain, le Serpent himself, est venu proposer ses titres les plus emblématiques comme « Let me Love you » (ft Justin Bieber), « Taki Taki » (Cardi B) ou encore « Loco Contigo » (J.Balvin et Tyga), preuve que l’événement du Grand Est s’est forgé, au fil des éditions, un nom dans l’univers des places fortes de l’été. Le pari était toutefois risqué de placer William Sami Étienne Grigahcine, et oui, c’est son vrai nom, en clôture du jeudi, car le public allait-il attendre 01h du matin pour le show du grand Snake en sachant que son prédécesseur sur ces mêmes planches, Jamie XX, est lui spécialisé dans de l’électro aux basses répétitives et qu’à quelques encablures de là, sur Razorback, on se la jouait femmes rockeuses déterminées avec CMAT, Panic Shack et les Lambrini Girls ? Pari osé, pari risqué. La plaine était en effet encore remplie à l’heure fatidique, celle où le Parisien désormais exilé aux States rentre sur la scène Zanzibar, vêtu d’un tee-shirt orange floqué du numéro 1. Le Serpent est dans la place et il ne vous lâchera plus. Ses sons vous bercent, ses lights vous distraient et le feu vous pique… La stratégie est bien huilée et la machine tourne à plein régime. L’assistance est conquise. J’en connais qui ont peu dormi cette nuit-là, mais c’était pour la bonne cause, un moment fort en émotions. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.   

Adèle Castillon inaugure la scène Zanzibar en mode festival de Cannes.

A 23 ans, Adèle Castillon du Perron semble avoir déjà vécu deux vies pleines. Dès ses 15 ans, elle est repérée par un agent et intègre le casting d’un film de Dominique Farrugia, aux côtés de Gilles Lellouche et Louise Bourgoin. Quelques mois plus tard, la voilà envoyée à Dharamsala (Inde du Nord) pour interviewer le dalaï-lama. De retour de ce voyage particulier, la jeune demoiselle crée le groupe Videoclub avec Matthieu Reynaud, son compagnon du moment, tout en continuant en parallèle sa carrière d’actrice. Lorsque le couple, et donc aussi le duo, éclate en 2021, Adèle ne se démonte pas, termine la tournée en solo et décide d’ailleurs de lancer, dans le prolongement, son projet musical personnel avec un premier titre directement remarqué, Impala. Un nouveau phénomène de l’électro-pop française est né. Adèle Castillon se livre à coeur ouvert sur ses attentes, ses peines, ses addictions, et tout ceci avec un grain de voix qui nous fait inexorablement penser à Adé, l’ancienne chanteuse de Thérapie Taxi partie elle aussi désormais en solitaire. C’est résolument pop, assez dansant, répétitif, mais du coup … addictif. Adèle Castillon est une étoile dont la courbe semble bien ascendante, au point d’avoir été invitée dans 22 festivals entre mai et septembre 2025. Des Nuits Botaniques au Rose festival cher à Bigflo et Oli, en passant par les Vieilles Charrues, Décibulles ou encore les Ardentes, les titres « A la Folie » ou « Amour plastique » ont résonné un peu partout cet été. Il était donc normal d’offrir à cette grande demoiselle la grande scène du Cabaret Vert. Malgré une température à faire fondre un eskimo en une fraction de seconde, Adèle avait ses moon boots qui font désormais presque partie du décor, mais surtout son enthousiasme et sa bonne humeur. Petite tenue estivale noire, lunettes de star… il ne manquait plus que le tapis rouge pour se retrouver au pied des marches du plus célèbre festival de cinéma de l’Hexagone. Pour plus de détails, et bien il faudra vous rendre à l’un de ses concerts. Retrouvez les clichez du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Le Cabaret Vert en mode Blue a brillé tel le soleil omniprésent sur toute cette édition.

Pour sa 19e édition, le désormais célèbre festival du Grand Est avait choisi le bleu comme couleur représentative. Ne vous inquiétez pas, les valeurs basiques de protection de l’environnement, de recyclage, circuit-court et tout ce qui définit l’essence même de l’événement depuis ses débuts restent d’actualité, mais l’organisation tenait à rappeler que l’eau, représentée ici par la Meuse qui traverse le site d’ailleurs, est aussi un élément essentiel à la vie. Au niveau du site, la team n’a pas effectué de grosses modifications par rapport à l’année dernière, l’entrée et l’emplacement des scènes ayant (presque) pleinement donné satisfaction en 2024. N’oublions pas que l’équipe du Cabaret Vert est soumise à de nombreuses contraintes liées à la protection des espèces végétales et à l’implantation même du secteur. A quoi bon prôner le respect de la nature si c’est pour la …dénaturer. Non, ici, on s’adapte. On fait avec, même si cela limite la capacité d’accueil du public sur un espace précis et qu’il en va de même pour le matériel pouvant être mis en place sur la scène concernée. Les habitués auront deviné que l’on parle ici de la Greenfloor, sorte d’oasis perdu dans un coin de forêt, de l’autre côté du fleuve. Pas de modification de ce côté-là donc, ni sur l’espace principal réservé désormais à Zanzibar, la main stage (qui se trouvait initialement sur l’ancien terrain de rugby). Par contre, Razorback, l’espace métal qui avait pris cher les deux dernières années avec les pluies, promettant un beau bain de boue aux fanas du genre, a été déplacé sur l’ancien stade, soit en lieu et place de la défunte scène Iluminations, passée à la trappe. Ce n’est un secret pour personnes, les festivals doivent se battre pour survivre. La moindre économie est donc la bienvenue. Pour cela, plusieurs solutions. Obtenir un contrat de sponsoring avec des trademarks. Le Cabaret Vert n’en veut pas, préférant donner la priorité aux producteurs du coin. Rogner sur la qualité. Il n’en n’est pas question. Tant d’efforts et d’énergie déployés pour s’ériger en événement référence de la région ne peuvent ainsi être mis aux oubliettes. A Charleville-Mézières, on a préféré diminuer légèrement l’offre, sans toucher aux services ni à la qualité, et ce sans non plus augmenter outre mesure le ticket d’entrée (ce qui était aussi une possibilité). Une scène en moins, sur 4 jours, c’est une économie sur les cachets d’une vingtaine d’artistes, les frais d’accueil de ces personnes et de leur entourage, les frais liés à l’acheminement de tout ce monde, ainsi que tout ce qui est lié au montage, à l’aménagement en son et lumières, au gardiennage et au démontage de cette scène. Certains se plaindront évidemment d’une « offre » moins alléchante en nombre de concerts, mais avec la version actuelle de quatre espaces (Zanzibar, Razorback, Greenfloor et n’oublions pas Zion), il y a de quoi rassasier les plus affamés des amateurs de musique. D’autant que le Cabaret Vert n’est pas qu’un espace dédié aux concerts. Il s’agit d’un festival multi arts. Ainsi, le cinéma (l’Idéal) propose des projections thématiques et les amateurs de BD retrouvent chaque saison leur Eden. Un espace qui leur est entièrement dédié avec 70 auteurs près à dédicacer leurs œuvres, une librairie, une exposition et un service de garde livres. Cela peut paraître anodin pour ceux qui sont braqués sur l’aspect musical du festival, mais soyez assurés que les premiers à faire la file dès le matin se dirigeront en courant vers l’espace BD, sac à dos, voire valises, remplis de planches qui deviendront uniques grâce au dessin, à la dédicace ou au cachet particulier qui sera apposé dessus. Pour y être passé à quelques occasions cette année encore, je peux vous assurer qu’il y avait de quoi ravir les amateurs. Et nous soulignerons également la disponibilité et la bienveillance de tous les auteurs qui malgré la chaleur ambiante de ces jours d’août se sont appliqués bien souvent le sourire aux lèvres. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt nos scènes musicales. Certains avaient peur de perdre du choix avec la disparition de l’espace Illuminations. Et bien voici quelques chiffres pour vous représenter l’offre proposée sur ces 4 jours. 83 groupes musicaux dont 37 issus de l’étranger. On dénombre 16 pays différents. Outre la France, évidemment, on notera la forte colonie britannique (12) mais aussi américaine (4) emmenée notamment par Queens of the Stone Age, Vampire Weekend, Brigitte Calls me Baby et le très attendu Will Smith. Mais des artistes sont venus d’Irlande (3), d’Italie (1), d’Ecosse (2), d’Australie (1), d’Allemagne (2), de Pologne (1), de Jamaïque (3), de Norvège (2), des Pays-Bas (2), du Pays de Galle (1), de Suisse (1), du Brésil (1) et de Belgique, avec la jeune Dina Ayada. Si cela ce n’est pas un voyage autour du monde à moindres frais ! On se demanderait juste où sont nos voisins Luxembourgeois et Espagnols. Nous allons bien évidemment revenir sur certains de ces artistes dans nos articles. J’ai bien dit certains et non tous. Vous comprenez qu’il nous est matériellement impossible de couvrir tous les concerts, certains étant d’ailleurs programmés en même temps ou avec un si léger décalage qu’il n’était pas physiquement possible de courir d’une scène à l’autre. Ce fut d’ailleurs l’un des dilemmes du « week-end » pour certains festivaliers : Théodora ou Sean Paul. La jeune star montante se produisait en effet sur le Greenfloor quelques minutes à peine après l’entame du show de la vedette Jamaïcaine aux plus de 10 millions d’albums vendus. Autre contrainte pour nous, vous commencez à le savoir maintenant, les accès et validations des photos. Pour ces raisons donc, nous occulterons (pas toujours volontairement) certains artistes. Mais on vous rapporte quand même du bon, du très bon. Et pas que dans le connu. Non, l’un des points forts du Cabaret Vert est de nous permettre de découvrir des artistes qui ne se produisent pas (encore) régulièrement dans nos contrées. On saluera aussi la capacité de réaction de l’organisation qui a dû faire face à deux annulations de dernière

Festivals en péril : quand la musique devient un luxe pour les organisateurs

photo Marck Robert Chaque été, des milliers de festivaliers se pressent pour vibrer au rythme de leurs artistes préférés. Mais derrière les lumières et la musique se cachent des réalités beaucoup moins festives. En Belgique comme en France, de nombreux organisateurs de festivals sont aujourd’hui confrontés à une crise financière sans précédent. Le premier défi est d’ordre économique : les cachets de certains artistes ont explosé ces dernières années. La pression pour attirer les têtes d’affiche capables de remplir les scènes pousse les budgets à des sommets souvent insoutenables. À cela s’ajoutent les coûts logistiques, de sécurité, de personnel et de production, qui continuent d’augmenter. Mais le problème ne se limite pas aux revenus des artistes. Les subventions publiques, vitales pour de nombreux événements, se font rares ou restent insuffisantes. Les organismes culturels, qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux, peinent à répondre à la demande, laissant les organisateurs jongler avec des budgets serrés et des imprévus toujours plus fréquents. Résultat : certains festivals emblématiques sont menacés d’annulation, tandis que d’autres doivent réduire leur programmation ou revoir à la hausse le prix des billets. Pour les amateurs de musique et de culture, c’est une perte qui se fait sentir immédiatement, mais pour les organisateurs, c’est une véritable bataille pour la survie. Il est crucial de comprendre que derrière chaque événement réussi se cache une équation financière complexe. Les solutions existent : un soutien accru des institutions, une meilleure répartition des cachets, et une communication transparente avec le public sur les coûts réels d’organisation. Mais pour l’instant, la situation reste tendue. Alors que la musique continue de rassembler, il devient urgent de se mobiliser pour soutenir ceux qui la rendent possible. Car sans festivals, c’est toute une partie de la vie culturelle qui s’éteint, et avec elle, la magie de l’expérience collective. Festivals en crise : entre cachets astronomiques et subventions insuffisantes Les festivals belges et français, symboles de la richesse culturelle estivale, traversent une tempête économique sans précédent. Entre les cachets faramineux des artistes et des subventions publiques en baisse, l’équation financière devient de plus en plus complexe. Cachets : des montants qui explosent Ces sommes colossales, bien que justifiées par la renommée des artistes, pèsent lourdement sur les budgets des festivals, souvent contraints de revoir leur programmation ou d’augmenter les prix des billets pour compenser. Subventions publiques : un soutien en déclin Ces chiffres illustrent un déséquilibre dans le financement public, avec des régions moins soutenues malgré une offre culturelle riche et diversifiée. Une situation financière préoccupante Ces données soulignent la fragilité économique du secteur, où les marges sont de plus en plus réduites. Vers une solidarité renforcée Face à cette crise, une mobilisation collective s’avère essentielle : Conclusion Les festivals sont le reflet de notre identité culturelle. Leur pérennité dépend d’un soutien financier adapté et d’une prise de conscience collective. Il est temps d’agir pour préserver ces événements qui, au-delà du divertissement, incarnent notre patrimoine vivant.

Le Cabaret Vert 2025: H – 48

💙CABARET VERT 2025 C’EST PARTI, SOUS UN SOLEIL RADIEUX !☀️ Cette année, le Cabaret Vert s’ouvrira (c’est ce jeudi 14 août que résonneront les premiers sons) sous un ciel bleu éclatant et des températures parfaites pour vibrer, chanter, lire, débattre… et danser jusqu’au bout de la nuit ! Sortez les lunettes de soleil, la crème solaire, et préparez-vous à un week-end mémorable. 🎶 Programmation musicale Objectifs : Enflammer Zanzibar, retourner Greenfloor, chiller à Zion Club et tout casser à Razorback ! Retrouvez Queens of the Stone Age, Booba, Sean Paul, Bigflo & Oli, Idles, et des pépites venues du monde entier. Rock, punk, rap, électro, pop ou métal : il y en aura pour toutes les oreilles ! 📚 BD : Goldorak et Capitaine Flam’ en tête d’affiche !  Les bulles et les planches prennent vie avec des auteurs incontournables, des séances de dédicaces et des ateliers pour petits et grands. 🎥 Idéal Cinéma Une sélection audacieuse de films cultes, avant-premières et découvertes qui feront vibrer les cinéphiles.  🍻 Estaminet Entre deux concerts, détendez-vous à l’Estaminet autour de bières locales, de douceurs ardennaises et d’ambiances conviviales :  Retrouvez les programmations de ces trois espaces, mais également des scènes musicales, sur le site www.cabaretvert.com 🕒 Infos pratiques Horaires d’ouverture : ➡️ HORAIRES D’OUVERTURE DU FESTIVAL : 📱 Suivez le direct : photos, annonces et surprises en live sur nos réseaux sociaux. Le Cabaret Vert n’attend plus que vous ! 🌿 Confestmag sera, vous l’aurez compris, encore une fois sur place et vous ramènera quelques articles et clichés de ce festival qui est devenu, au fil des années, l’événement de référence de cette région frontalière.