Inc’Rock 2023 – Acte 2 – Place au Rap.

Si le vendredi soir a fait la part belle aux disc-jockeys plus orientés électro et hip-hop (voir notre article consacré à cette journée), le samedi était entièrement consacré au rap. Changement de style donc, mais aussi de public, avec un rajeunissement assez marqué, mais très compréhensible puisque la plupart des artistes présents ont forgé leur popularité à partir des réseaux sociaux très prisés par les plus jeunes. Au programme de la scène principale, les très attendus Favé, Kerchak, Larry, RK, Niro et Naza Mais aussi, et surtout, un duo un peu plus aguerri encore à la scène, Caballero et Jeanjass. Les duettistes naviguent en effet ensemble depuis 2016 et peuvent se targuer de bien mener leur barque avec plusieurs albums, de nombreux festivals, mais aussi des salles mythiques, comme le zénith de Paris, à leur palmarès. Et si les bosses ont évidemment tenu leur rang dans ce line-up de haute-volée on retiendra aussi la prestation ultra énergique de Larry qui n’a pas hésité à interagir de manière très prononcée avec le public déjà très nombreux lors de son passage. Mais à quelques encablures à peine de cet amphithéâtre urbain où se sont multipliés les pogos en série se trouvait une seconde scène, parrainée par Mic Controller, et dont la vocation est de mettre en lumière des artistes émergents du plateau hip-hop belge. Et c’est là que nous avons découvert les plus belles surprises, en fait. On débute la présentation de cette scène bis avec OG Gold (anciennement BBK) car ce rappeur bruxellois n’est pas vraiment un petit nouveau. Depuis 2018, il a en effet multiplié les partenariats avec d’autres artistes de la même mouvance. Alors pourquoi le présenter dans ce concept me direz-vous ? Simplement parce qu’en 2021, l’homme a opéré un léger changement de cap (et de nom) pour lancer son nouveau projet solo. Passons à Mia Lena. Un petit bout de femme énergique qui a été bercée aux sonorités d’Amy Winehouse, Alicia Keys et Norah Jones. Là encore, on retrouve une artiste confirmée puisqu’elle a notamment participé au tremplin Dour festival 2022, qu’elle figure au line-up des Nuits Botaniques et qu’elle se produira aux Aralunaires (Arlon) ce 06 mai. Il y a toutefois une grande nouveauté dans le set de la Bruxelloise puisqu’elle délaisse un peu la langue de Shakespeare, pour nous livrer quelques compositions dans un français qui laisse transparaître certaines intonations proches de celles de Léa Paci. Et d’une princesse, nous passons à une déesse puisque Nephtys, nom de scène choisi par Caroline Hakim, qui signifie « La Dame (ou Maîtresse) du château », est une déesse de la mythologie égyptienne ; elle est la déesse protectrice des morts qui veille sur le sarcophage, déesse funéraire donc aux côtés de Hâpi, avec qui elle est associée pour protéger le vase canope contenant les poumons du défunt. Tout un programme en soi ! Et c’est le cas du show qui nous a été livré par cette artiste complète qui mélange le hip-hop au rap, le français et l’anglais, des chansons calmes et une explosion d’énergie par moments. On voit qu’elle est habituée à la scène et une telle prestation vaut assurément le déplacement. L’autre très bonne surprise de cette scène se nomme Bart Kobain. Originaire du Burundi, cet artiste s’est désormais établi à Bruxelles et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne passe pas inaperçu. Plantons le décor, deux guitaristes montent sur l’estrade, habillés de costumes classiques. Un dj prend place derrière les platines, lui aussi en costume strict… Surgit alors une boule d’énergie, qui rappe sans retenue sur des rifts électriques très poussés. Le mélange est surprenant et détonnant mais très appréciable. Quelle présence ! On ne vous cachera pas qu’une grande partie du public était restée aux abords de la grande scène, et que l’assistance présente au début du set de Bart Kobain était pour le moins clairsemée, mais loin de se laisser démonter ou démoraliser, le Men in Black du soir (il était vêtu d’un costume noir, lunettes noires et casquette…noire) a mis le feu et son énergie communicative a permis aux personnes présentes de passer un moment exceptionnel. Voilà de bonnes pioches que l’on reverra certainement dans les prochaines années.
Fédération Wallonie-Bruxelles à la Grand-Place…
Le traditionnel rendez-vous du concert à la Grand-Place, malgré le Covid 19, le vent, le froid et la pluie, bref la tempête « Odette », a bien eu lieu. Les gagnants du concours « Vivacité » sur la radio et sur le site ont eu la « chance »(si on veut) d’y assister en live. , Des tables trempées, de 4 personnes « courageuses et téméraires » de la même bulle, ont pu applaudir des artistes belges francophones, pendant que des plus « malchanceux » ont du se contenter de leur écran de télévision (la une diffusant le concert en direct) bien au chaud et dans leurs pénattes… Ont a donc pu voir, entre trois millions de gouttes de pluie, de vents tourbillonnants et de froid polaire, et sous des parapluies offert par les organisateurs !, l’enregistrement de l’émission « c’est du Belge » , avec la jolie Joelle Scoriels (sans chichis et tout le bazar) et son compère Gerald Watelet . A peine le temps de se dégourdir les pieds et jambes, le temps n’aidant pas trop a faire des folies, qu’on est prêt pour les vedettes du soir. Maureen et Walid en place , débutons avec Suarez, en pleine forme, pour son titre « Bienvenue »… ça y est le public est chaud, on bouge les parapluies… A peine le temps de placer le synthé, la belle et talentueuse et fluorescente verte Typh Barrow nous enchante et chante avec sa voix si particulière, « Colour », on arrive presque a en oublier la pluie et tout le tralala (on dit ça a Bruxelles tu sais !), surprise après l’interprétation, un nouveau disque d’or, pour « Aloha » et sa future cheminé. Noé Preszow, lauréat des « Découverte » des Médias Francophones Publics, viens a son tour présente son single » A nous » premier titre d’un album futur. Saule à la guitare et une belle blonde et rose au doux nom de Alice on the Roaf, le décor est planté pour un titre bizarre mais évocateur en ces temps spéciaux « Mourir plutôt crever ». S’en suit un « Happy Birthday » pour les 43 ans de Baptiste Lalieu (« Saule » pour les intimes). Au tour de Blanche tout en vert, de montrer le temps d’une chanson « Fences », qu’il y a des artistes de talents en Belgique. Le grand attendu du public est de retour, Loïc Nottet, les cris de fans et de femmes pour l’entendre sur Mr/Madame, une chanson inattendue dans le répertoire de Loïc, car en français pour une première fois et surtout avec des paroles digne d’ un chanteur à texte et une prestation mimique qui nous rappelle qu’il fut gagnant d’un « danse avec les stars »… Les concerts seront attendus et complet, c’est sur… Les amis de Roméo Elvis étaient là aussi, les rappeurs Caballero & JeanJass, nous ont emmenés en Californie,…l’idée était bonne, mais le temps ne nous permettait pas d’y croire. Ils ont quand même essayé de nous faire bouger de nos tabourets, sans succès, mais si on bougeait les assises se mouillaient aussi vite, foutu virus. Après sa belle prestation de la veille, à la ferme du Bierraux de Louvain la neuve, Tanaé nous propose sont dernier titre, « Heart Wide open »avec deux danseurs et une jolie prestation. Le petit coup de coeur de la soirée pour Confestmag. ( sa prestation de la veille sera aussi en ligne ici ). Avant une petite pause, le duo Delta, avec « Comme tu donnes », un air bien spécifique au groupe, et qui augure une suite, c’est à dire un album bientôt, on vous informera ! La pluie, le froid et le vent tétanise le public, la pause publicité, et on reprend mais les intempéries nous ont empêchés d’ être encore aux premiers rangs. Mais il restait encore les prestations de Plastic Bertrand qui a interprété « l’ expérience humaine » d’un nouvel album, Claire Laffut avec « Etrange Mélange », Charles la gagnante de ma saison 8 The Voice Belgique avec « Wasted Times » et Typh Barrow & Jasper Stervelinck pour un duo « The Gift ». Résumé et Photos : BRAECKMAN Fabian