De Toulouse à Esch-sur-Alzette, mais avec un crochet par Mexico.

Claude Nougaro l’a chantée avec tant de poésie, cette ville rose d’où proviennent les frérots Ordonnez, Florian et Olivio, plus connus sous le patronyme de Bigflo et Oli. Cette place forte de la chanson française (JP Mader, Art Mengo, Ringo ou encore Pauline Ester en sont issus également), c’est bien sûr Toulouse. C’est donc un petit accent du Sud-Ouest qui débarqua sur les hauteurs de Esch avec le show toujours attendu de ce duo qui égaye les ondes depuis maintenant une dizaine d’années. Et oui, c’est en 2015 que Bigflo et Oli sortent leur premier album, « La Cour des grands ». Depuis lors, ils collectionnent les récompenses (dont 6 NRJ Music Awards) et les reconnaissances du public (disques d’or, de diamant, de platine…), mais ont aussi obtenu une décoration très prisée, la distinction de Chevaliers de l’ordre des Arts et des Lettres. Leurs paroles sont en effet travaillées, racontant des histoires de la vie quotidienne dans lesquelles beaucoup se reconnaissent, loin donc du flux d’insanités balancé par certains rappeurs « new generation ». Leur énergie, leur flow, et toutes ces petites attentions qu’ils accordent à leur public ont encore frappé au bon endroit, celui qui nous emmène hors des tracas de ce quotidien poétisé juste assez pour nous permettre d’y voir les rayons de soleil nécessaires sans fondre sous une chaleur torride. Et pourtant, les frèrots vont nous emmener jusqu’à Mexico, une mégalopole où la pollution atteint des sommets, et où l’astre solaire tape très (trop) fort parfois. Les billets d’avion ne sont pas inclus, mais le rythme de ce « Mexico en janvier », la dernière composition en date, fait presqu’illusion. Sans quitter le territoire luxembourgeois, le public a vibré et s’est offert une parenthèse dorée. N’est-ce pas là le but recherché par les festivaliers ? L’escapade vous tente ? Il faudra alors vous procurer un sésame pour le Dour festival, seule date belge de cette tournée d’été (19 juillet) ou faire un saut de puce jusqu’à la frontière française vu que le 14 août, Bigflo et Oli seront au Cabaret Vert (Charleville-Mézières) Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
CABARET VERT : l’intégralité de la programmation musicale dévoilée.

Du bleu, du vert, du rose… Le tableau est complet, les couleurs débordent : la programmation 2025 du Cabaret Vert est désormais pleine et entière. Une quarantaine de nouveaux noms rejoignent la fête, ajoutant autant de sons, d’histoires et d’émotions à la fresque musicale qui se dessinera du 14 au 17 août dans les Ardennes. Tous nouveaux, hyper chauds. Fidèle à l’esprit du festival, la suite du programme 2025 prévoit son lot d’artistes brûlants attendus le long de la Meuse. Remodelée cet été, la scène Razorback hurlera à la lune avec les shakers rockeurs Fat Dog, aussi remuants que sauvages, et les fulgurances post-punk des néerlandais Tramhaus. Côté dancehall, on affiche complet, propulsé par le boss Sean Paul et le prodige transalpin Kybba. Côté dancefloor, deux figures parmi les plus en vue de la scène électronique actuelle seront de la party à Charleville : le phénomène norvégien Alan Walker, couronné par ses tubes interstellaires (Faded, Alone…), et le surdoué français de la hard techno Trym. Girls first ! Dans la playlist de l’été ardennais, on trouve aussi une armada d’indie girls bien décidées à dézinguer les citadelles du rock. Dans le sillage de la it-girl Suki Waterhouse, déjà annoncée cet hiver, s’invitent désormais l’adrénaline gouailleuse de Panic Shack, le glam show de CMAT, la sève juvénile californienne de The Linda Lindas, la colère jubilatoire (et contagieuse) des Lambrini Girls, et bien sûr, le rrriot punk de la Brésilienne Karen Dió, étoile montante planétaire du genre. Français, fais ce qu’il te plaît Retour de ce côté de l’océan, avec des personnalités frenchies hors normes qui viendront également assaisonner cette édition 2025. On prend de plein fouet la déflagration Eloi, une Francilienne qui boxe quelque part entre synthpop et électro-punk. On se laisse émouvoir par le performer mercurien Lucky Love. Et l’on suit les yeux fermés Adèle Castillon, dont les déambulations électroniques crèvent l’écran… et le cœur des festivaliers. Rap en orbite sur le Greenfloor Têtes chercheuses, talents explosifs : le Greenfloor offrira un panorama des rookies rap, grand cru 2025. Citons la trap façon queen pour Le Juiice ou cosmopolite pour Dina Ayada, la new jazz du phéno JRK19, TH avec sa E-TRAP rocailleuse, le caméléon Ajna, l’ovni Jyeuhair, l’uppercut mumble rap de La Mano 1.9 ou encore l’univers sous haute influence rastafari de Jeune Lion. Et pour coopter cette nouvelle génération ? Le patriarche du rap hexagonal, Oxmo Puccino, dont la venue sur le Greenfloor sera forcément incontournable le dimanche, sous vos applaudissements. L’affiche 2025 au grand complet Ces nouveaux appelés viennent grossir les rangs d’une édition 2025 qui s’annonce spectaculaire, avec 80 artistes dont Booba, MC Solaar, Will Smith, DJ Snake, Jamie xx, The Last Dinner Party, Zaho de Sagazan, Bigflo & Oli, Julien Doré, Idles, Vampire Weekend, Queens of the Stone Age, Landmvrks, Leprous, SDM, Theodora, Sammy Virji, VTSS, Genezio, Ven1, Horsegiirl, Kneecap, Wet Leg. Audacieux, indépendant et durable depuis 2005 À Charleville-Mézières, les watts font aussi vibrer les bulles. Comme chaque année, le festival célébrera la bande dessinée avec séances de dédicaces, rencontres et remise de la 3ᵉ édition du Prix BD Cabaret Vert. Les passionnés du genre se mêleront aux amateurs de cinéma et de débat dans l’espace L’IDeal, pour une expérience toujours plus libre, curieuse et collective. Enfin, le festival promet de garder son cap éternel : prendre soin du monde autant que de son public. Cette année encore, il proposera aux festivaliers de mieux se déplacer, de consommer local et de produire moins de déchets… Cabaret 2025 : le compte y est — et il est sacrément bon. Rendez-vous du 14 au 17 août 2025 dans les Ardennes.
Le Cabaret Vert joue la carte de l’innovation.

En cette période où certains festivals commencent à annoncer les premiers noms de leur line-up 2025, des nouvelles moins réjouissantes fusent ci et là en provenance également du monde de la musique. La pandémie du Covid avait déjà marqué un fameux frein au développement de certains, mais là, les dépôts de bilans et annulations tombent en cascade. L’augmentation des coûts énergétiques, l’explosion du cachet sollicité par beaucoup d’artistes, le retrait de plus en plus marqué des pouvoirs communaux dû à l’austérité ambiante… les causes sont multiples, mais la conséquence est unanime, le calendrier des festivals va s’amincir fortement cet été. Sur quelques jours, nous venons en effet d’apprendre la mise en liquidation de l’ASBL en charge du festival Feelgood à Aywaille, l’annulation définitive de Scène-sur-Sambre, qui avait déjà dû mettre son édition 2024 entre parenthèses, et la fin du festival Essonne en scène car son plus gros support, le département, se doit de restreindre ses dépenses. Et dire que nous n’avons toujours reçu aucune nouvelle de certains autres événements ce qui ne laisse rien augurer de bon ! Heureusement, d’autres festivals comme les Ardentes, La Semo, Les Solidarités, Le Baudet’stival, Werchter Boutique et Rock Werchter, le Pinkpop, les Gens d’Ere … ont d’ores et déjà lancé les invitations pour l’été. Alors que les réveillons n’ont pas encore sonné leur glas, quelques noms ronflants sortent déjà du chapeau de certains organisateurs. Mais la plus grosse surprise vient sans doute de Charleville-Mézières où un certain Will Smith devrait venir clôturer une édition anniversaire (la première du festival date de 2005) que l’équipe du Cabaret Vert concocte avec soins depuis de nombreux mois. Nous avons voulu savoir comment cet événement annuel a, au fil des ans, pris une ampleur telle qu’il est désormais l’une des places fortes des Ardennes capable d’attirer des stars mondiales dans une région pourtant pas si connue hors de nos frontières. C’est le directeur adjoint du festival, Cédric Cheminaud, qui a accepté de répondre à nos questions, et ce malgré un planning assez chargé, car le Cabaret Vert n’est pas qu’un festival se déroulant sur 4 jours en août. C’est aussi toute une équipe oeuvrant au quotidien pour le site occupé à l’année et d’autres événements plus thématiques comme le club Razorback de ces 20 et 21 décembre. Cédric, 2024 a vu de nombreuses modifications apportées au site du festival, avec notamment une entrée pour le public versée de l’autre côté du lac et l’inversion des scènes Illumination et Zanzibar. Quels sont les retours et enseignements de ce nouvel agencement ? « Ce fut effectivement une année charnière car nous avions besoin d’un redéploiement des scènes mais en respectant au mieux l’environnement qui nous a été confié. Nous voulions en effet que ce lac prenne une place importante dans la circulation du public. Globalement, les retours, qu’ils soient du public ou des bénévoles, sont positifs donc je pense que nous avons relevé avec brio l’important défi que nous nous étions imposés. « Le dimanche fut le point d’orgue avec une affluence record de 32000 spectateurs. Il n’y a eu aucun souci majeur mais nous avons remarqué que certains points pouvaient encore être améliorés, notamment concernant les déplacements entre les scènes. Il faut dire que les éléments météorologiques ne nous ont pas aidés, le samedi ayant fait face à d’importantes averses qui ont endommagé une partie du site. Nous avons tenté d’agir au mieux pour le confort du public mais ce n’était pas encore assez. Nous ne pouvons toutefois plus faire abstraction de la pluie et de la boue en espérant que l’on passe entre les gouttes car ces dernières années nous ont montré que les fortes pluies devaient désormais faire partie intégrante de la réflexion. » Vous avez pourtant toujours mis en œuvre des moyens pour préserver au mieux le site et le public comme en 2023 où vous aviez fait venir de nombreux camions citernes pour pomper l’eau excédentaire avant de placer des bâches en matière biodégradable, et en 2024 des camions ont également tenté de pomper le surplus ou de le couvrir de sciure mais le mal était déjà fait. « Si nous pouvions tout protéger comme en 2023, ce serait simple. Coûteux, certes, mais possible, toutefois, nous devons aussi tenir compte de nombreux paramètres liés aux spécificités de ce site naturel. Il ne nous est pas permis de tout bétonner ou de mettre de la terre ou du sable où l’on veut. Nous allons donc devoir : Concernant les scènes, Zanzibar au centre de la plaine principale est désormais acté ? « Oui, je trouve que la main stage a désormais trouvé sa place. Elle paraît même plus imposante là, trônant sans aucun édifice autour. Par contre, nous ne savions pas trop comment utiliser cette deuxième scène « mixte » qui n’arrivait pas à faire l’unanimité. Nous allons donc fusionner les scènes Razorback et Illuminations afin de créer un espace rock plus conforme au niveau des groupes et des performances proposés. Razorback était bien, et très appréciée des quadras et quinquagénaires notamment, mais elle était trop vite saturée au niveau du public. Il n’y aura donc plus que 4 espaces dont trois thématiques (urbain/rap – dance/reggae/dub – rock/metal) avec un Razorback XXL qui permettra aux métalleux de rencontrer plus d’adhérents encore ». L’entrée côté ville restera de mise aussi ? « C’est clair. A cet endroit, le public est beaucoup plus proche de la gare. Cet emplacement a sans doute contribué à l’essor récent de la mobilité douce avec une montée en puissance de l’utilisation des bus et trains. C’est une franche réussite qui nous encourage à persévérer dans cette voie avec l’aide des pouvoirs publics. Nous sommes dans une région semi-rurale où la voiture est presqu’obligatoire pour se déplacer en temps normaux. Mais avec les offres fournies en termes de services et de prix, beaucoup optent désormais pour laisser leur quatre roues au domicile, ce qui est un peu le but recherché ». Comment un festival comme le Cabaret Vert peut-il proposer chaque année une affiche aussi fournie en quantité et en qualité alors que de nombreux autres
Entre Mulhouse et Toulouse, le Baudet se tâte encore…

Pour cette troisième et dernière journée du Baudet’stival, l’affiche faisait la part belle aux compositions en langue de Molière avec Doria D, Zoé Josephine, Colt, Claudio Capéo ou encore les brothers de la ville rose, BigFlo et Oli. Honneur à l’une des benjamines pour l’ouverture de cette ultime séance avec le set de Zoé Josephine, une ex candidate de The Voice Kids qui vient de sortir son premier EP, « Regarde dehors ». A 20 ans, la Liégeoise déborde d’énergie et d’enthousiasme au point d’avoir assuré seule la matérialisation de cet opus, de l’écriture des paroles à la gestion des réseaux sociaux en passant évidemment par la composition de la musique, mais aussi la gestion de son label. Etonnant direz-nous ! Et bien pas tant que cela si l’on considère qu’elle a écrit son premier titre à 10 ans, et ce en quelques minutes à peine. Et sa prestation ? Nous garderons volontairement le silence à ce propos afin que les plus curieux viennent la découvrir par eux-mêmes. Ce sera le samedi 27 juillet à Ere. A quelques encablures de Zoé (oui, c’est son vrai prénom, par contre Joséphine n’est pas son nom de famille mais le prénom de sa grand-mère), on retrouve ODE, le groupe qui s’est produit en premier dans ce festival, vendredi. En tant que vainqueur de la catégorie Tremplin, il a remporté le droit de se produire, cette fois, sur la scène principale, Place des 3 Fers. Lorsque l’on revient près du centre culturel, c’est Gabriel Seize qui s’est emparé du micro pour présenter son projet « Prologue » du nom de son synthé fétiche, instrument de prédilection aux sonorités seventies, mais aussi au double sens caché d’ouverture sur le monde ou d’entrée dans l’univers artistique. Le prologue, c’est la première phase, celle qui initie le changement ou la course si l’on s’en réfère au Tour de France cycliste. L’artiste suivante n’en n’est plus au début de sa carrière vu le succès rencontré par ses premiers singles, Dépendance, Hors tempo ou encore Sur ma tombe, que personnellement j’écouterais bien en boucle. Depuis 3 ans, la jeune louvaniste assène ses couplets aux paroles sombres et lourdes, sur des musiques tellement entraînantes aux quatre coins du pays que l’on a l’impression qu’elle fait partie intégrante du paysage audio-visuel belge depuis bien plus longtemps. Et pourtant, son premier album, Je cherche encore, vient à peine de sortir depuis deux mois. Parmi les titres les plus récents, Question qui laisse supposer que Doria D, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, est régulièrement en proie aux doutes et interrogations, comme elle le dit sans détour lors de ses intermèdes musicaux, alors que sur ou en dehors de la scène, elle est probablement l’une des chanteuses les plus souriantes et abordables de cette époque. L’an dernier, une très jeune demoiselle avait entamé son tour de chant le dimanche, mais avait dû l’écourter en raison de la tempête annoncée et de l’évacuation temporaire du site. Cette fois, pas de conditions climatiques précaires pour Marion (Duplicy), la résidente de Bertrix, et donc une set-list complète pour celle qui a représenté la région dans The Voice kids (et oui, encore une, mais n’est-ce pas là un signe que l’émission télévisée sert effectivement de belle vitrine pour certains artistes en herbe ?) Retour Place des 3 Fers pour le duo endiablé de Colt (ex- Coline et Toitoine), l’une des sensations de l’été 2024. Je ne dis pas cela pour la découverte du groupe, qui existe déjà depuis un certain temps, mais pour sa réussite actuelle. Les festivals belges s’arrachent les prestations des Bruxellois qui vont s’attaquer à des salles de renom dès l’entame de 2025. La Cigale (Paris) puis l’Ancienne Belgique sur leurs terres, excusez du peu… En attendant, c’est bien dans la province du Luxembourg que Colt a mis le feu. Fily Leela est une autre de ces artistes qui devait se produire en 2023 sans cette mini bourrasque qui a mis sur pause toute activité extérieure pendant quelques heures. Les organisateurs avaient promis de lui offrir l’opportunité de revenir dès que possible, c’est chose faite. Ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, et pourtant sa carrière musicale a déjà emprunté un beau parcours. Elle débute l’académie à 7 ans pour apprendre le chant choral, le solfège et le piano. Sa formation lui permet d’être repérée pour prendre part à des doublages de dessins animés (dont certains très connus) puis d’intégrer un groupe de gospel en tant que soliste. A elle les premières tournées. Elle se prend alors au jeu, composant ses premières chansons, mais c’est dans l’ombre d’autres stars qu’elle évolue pendant un certain temps, accompagnant notamment Lara Fabian, Zap Mama, Daniel Lévi… En 2020, la voilà au chômage technique avec l’arrêt de toutes les festivités, confinement oblige. Cette pause forcée lui fait prendre conscience qu’il est temps de prendre un peu la lumière en proposant ses morceaux, sa voix, sa personnalité au public. Le concept Fily Leela est né. Depuis, il grandit progressivement au fil des singles et de sa vie de maman. Artiste de l’ombre, Claudio Ruccolo (son nom de baptême) le fut aussi tout un temps avant de prendre part à une émission télévisée très connue (The Voice) qui va permettre au public de mettre en exergue l’extraordinaire voix rauque, mais surtout la personnalité attachante du bonhomme. Il ne gagne certes pas l’édition à laquelle il participe, mais sa première chanson sortie après cette expérience fait un carton. Qui n’a jamais chanté ou fredonné « Un homme debout » ? Claudio Capéo a fait mouche et enchaîne depuis les titres à succès en français, mais aussi en italien, la langue originale de sa famille. Toujours accompagné de ses « Capéos », musiciens mais surtout amis, Claudio nous a encore livré un spectacle de toute beauté, tantôt énergique, tantôt attachant, à l’image même de son interprète qui se donne toujours à 100 % sur scène. La place est désormais noire de monde et il devient impossible de circuler, tant le public est massé devant la scène en attente des brothers de Toulouse.
Du 12 au 14 juillet, la Place des Trois Fers vibrera de toutes parts.

Vu les conditions climatiques de ces dernières semaines, et les annulations d’événements en cascades, on aurait tendance à oublier que nous sommes en été, et plus précisément dans la période des festivals musicaux tant attendus par beaucoup d’entre vous, du moins dans le sud du pays car au nord, le Grasspop a su tenir son rang entre les gouttes, malgré quelques désagréments pour les campeurs, et Werchter est en pleine ébullition actuellement. Mais pour le week-end de la fête nationale de nos voisins hexagonaux, nous effectuerons un léger déplacement vers le sud, histoire de poser pour 3 jours notre sac photo à Bertrix, en province du Luxembourg, pour le plus grand événement musical de la région, le désormais incontournable Baudet’stival. Pour l’occasion, la place du village, celle des Trois Fers, sera comme de coutume fermée à la circulation car c’est bien là, au cœur de l’entité bertrigeoise, que vont se succéder, du 12 au 14 juillet, de nombreux artistes connus ou émergents, francophones mais aussi anglophones, en solo ou en groupe, plutôt urbain, rock ou pop … vous l’aurez compris, il y en aura pour tous, car c’est l’un des atouts de ce festival qui malgré l’importance du public drainé a su garder un esprit familial. Un autre point important, l’événement se déroulant dans le centre-ville, tout est bétonné. Les habitués de festivals comprendront rapidement pourquoi j’évoque ce point de détail. Pour les aspects pratiques, on reprend quasi les mêmes ingrédients que les années précédentes à savoir un paiement des boissons et nourriture via un système de bracelet électronique rechargeable à l’aide de votre gsm ou des bornes (principe du cashless), la présence de plusieurs foodtrucks et commerces locaux pour vous sustenter ainsi que des parkings de délestage autour du site à partir desquels sont organisés (pour certains seulement) des parcours de navettes. Pour tous ces aspects pratiques, visitez le site www.baudetstival.be, tout y est détaillé. Côté artistes, on garde aussi le même principe que ces dernières éditions, à savoir deux scènes, la principale sur la place même, l’autre, intitulée « Nous construisons demain », à quelques mètres à peine. Les deux scènes étant très proches donc, le principe de l’alternance est de mise afin que les sons ne se mélangent pas, ce qui vous permet aussi, parfois (pas si le site est full malheureusement) de pouvoir apprécier tous les shows sans en manquer une seule miette. C’est bien beau tout cela, mais qui va venir fouler les planches de ces scènes ? Pour plus de lisibilité, nous dénommerons ici la scène principale la scène 1. Par extension, l’autre sera la scène 2. Programme du vendredi 12 (ouverture des portes à 16h00) Scène 2 : 17h00 Øde (Tremplin) 18h00 Emy Sakura (Tremplin) 19h10 Steffi Pacson (Tremplin) 20h40 Lumière 22h15 Minor Minor 00h15 Black Orchid Tribe Scène 1 : 17h30 Suasion 18h30 Fugu Mango 19h40 Ykons 21h15 Typh Barrow 22h45 Christophe Willem 01h00 Calumny Vous aurez remarqué que l’on évoque pour les trois premiers artistes de la scène « découverte » une mention Tremplin. Le principe est le même que ces dernières sessions, le vainqueur aura la chance de pouvoir se produire en ouverture de la scène principale dimanche. Voici (encore) l’une des caractéristiques de cette organisation conviviale, le festival n’a pas la mémoire courte avec ses artistes, et ceux-ci le lui rendent bien. Il n’est pas rare, en effet, de voir que l’un ou l’autre artiste proposé une saison revienne (rapidement) à l’affiche. Ce sera notamment le cas de Suasion, Ykons et Black Orchid Tribe, trois groupes qui avaient enchanté le public lors de leurs prestations. On salue aussi l’arrivée dans le line-up de l’une des plus belles voix de notre pays, Typh Barrow, qui réservera finalement l’exclusivité de sa prestation sur notre territoire au Baudet (elle était initialement prévue à l’Inc’Rock mais la météo en a décidé autrement). Autre artiste très attendu car aussi victime des conditions climatiques de ces dernières semaines (il devait, lui, se produire au FeelGood), l’inimitable Christophe Willem. Et pour ceux qui peuvent se libérer dans la soirée, Fugu Mango est un pur moment de détente musical, direction les tropiques. (PS : on croise les doigts pour que le groupe propose sa reprise de « Golden Brown », c’est excellent). Programme du samedi 13 (ouverture des portes à 13h30) Scène 2 : 14h30 Léa Pochet (Tremplin) 15h30 ODC (Tremplin) 17h00 The Rackers (Tremplin) 18h30 Maya Nashoba 20h10 Florent Brack 21h50 Matho et Xal 00h20 A!den Scène 1 : 15h00 Oney 16h00 Julien et Axel (Star’Ac) 17h30 – 47 Ter 19h10 Koba La D 20h50 Alonzo 22h50 Rag’n’Bone Man 01h00 Dj Pops Pour cette deuxième journée, on se tourne plus vers l’urbain et la soul, du moins au niveau de la scène principale où nous sommes particulièrement impatient d’assister au concert de Rag’n’Bone Man, l’interprète de l’une des plus belles chansons de ces dernières années (Human). Impressionnant par son physique (nombreux tatouages sur le visage, notamment sous les yeux) mais surtout par sa voix (baryton), Rory Charles Graham, de son vrai nom, est le coup de maître de la programmation 2024. Mais d’autres artistes de cette journée sont très attendus comme les rappeurs Koba La D et Alonzo. Pour notre part, nous sommes toujours heureux de voir les 47 Ter qui ne manquent jamais d’énergie (positive) et curieux de voir Maya Nashoba sur scène car son clip « L’appel du loup » est très prometteur. Programme du dimanche 14 (ouverture des portes à 12h30) Scène 2 : 14h00 Zoé Josephine 15h20 Gabriel Seize 16h40 Marion ft Nationale 3 18h10 Fily Leela 20h30 The Flints 23h00 Nice Idée Scène 1 : 14h40 Gagnant Tremplin (voir plus haut) 16h00 Doria D 17h20 Colt 19h00 Claudio Capéo 21h30 Bigflo et Oli 23h45 Daddy K Pour ce dernier jour de festival, on mélange un peu tous les genres, surtout sur la scène « Construisons demain ». Pour ceux qui n’envisagent pas de rester absolument collés aux premiers rangs de l’espace principal (on sait que Bigflo et Oli sont attendus), nous vous encourageons à aller jeter une oreille du côté de cet espace « bis » qui pourrait vous réserver