La crise fait rage, mais le monde du spectacle ne jette pas l’éponge.

La dernière page de 2025 n’est pas encore tournée que certaines affiches du prochain millésime dévoilent déjà de beaux noms. Pourtant, en rues, la population belge gronde. L’avenir ne semble pas radieux avec le blocage de l’index sur les salaires et l’augmentation de la T.V.A. sur de nombreux « services » dont les spectacles. Il faudra sans doute revoir votre budget festival à la hausse donc, car outre le prix du ticket, l’offre de nourriture/boissons et les logements (camping compris) vont également être impactés. Mais dans un tel climat de tensions, nous avons d’autant plus besoin de ces petites bulles d’oxygène constituées par les moments d’évasion qu’un festival culturel peut apporter. Voici donc quelques pistes avec les artistes déjà annoncés histoire d’éclairer un peu votre chemin vers l’été malgré la noirceur actuelle. Notez qu’il s’agit bien d’une vue à un moment T. Il est normal que certaines affiches soient encore vides ou partiellement remplies seulement, plusieurs festivals cités ici se dérouleront seulement fin août, soit dans 9 mois… Luxembourg : -Francofolies de Esch/Alzette (12/06 au 14/06) L’édition luxembourgeoise des Francos est devenue une référence du paysage festivalier européen, et à ce titre, sa programmation est désormais très attendue. En voici déjà quelques traits : Vendredi 12 juin : Feu ! Chatterton – Macklemore – Miki. Samedi 13 juin : L2B – Niska – PLK. Dimanche 14 juin : Gims – Héléna. –LuxExpo Open-Air (01/07 au 14/07) Exit le concept de festival offrant plusieurs artistes sur une même journée pour la version opposée à savoir profiter d’une giga scène plusieurs soirs d’affilée avec des grosses pointures. Le hic, il vous faudra acheter un ticket pour chaque jour séparément, mais l’affiche est diablement alléchante avec : The Offspring le 01/07 Gorillaz le 05/07 Robbie Williams le 06/07 Jamiroquai le 07/07 Lenny Kravitz le 08/07 Katy Perry le 14/07 France : -Hellfest (18/06 au 21/06) La référence métal en termes de festival pour celui qui s’est établi à Clisson. Les amateurs du genre ne sont jamais déçu, au point que le sold-out est souvent atteint avant même la parution du line-up. Il faut dire que pour 2026 encore, cela a de la « gueule ». On ne va pas vous détailler les 180 artistes annoncés, mais juste quelques noms : Iron Maiden, Limp Bizkit, The Offspring, Deep Purple, Sabaton, Volbeat, Bad Omens, Alice Cooper, Megadeth, Ultra Vomit, Rise Again, Napalm Death, BRING ME THE HORIZON … –Main Square festival (3/07 au 05/07) Vendredi 03 juillet : Katy Perry – PAUL KALKBRENNER – Charlotte Cardin Samedi 04 juillet : L2B – ORELSAN – MARSHMELLO Dimanche 05 juillet : TWENTY ONE PILOTS – VALD x VLADIMIR CAUCHEMAR x TODIEFOR -Les Nuits secrètes (10 au 12/07) Pas encore de line-up annoncé mais c’est un peu le principe annoncé dans l’intitulé du festival. Quoi qu’il en soit, le festival a toujours fourni une affiche de qualité et on n’imagine pas qu’il en soit autrement en 2026. -Les Vieilles Charrues (16 au 19/07) Les soucis liés à l’emplacement du site et aux garanties demandées par les instances locales semblent bien éloignés quand on voit l’affiche déjà annoncée à pareille époque. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais perso, je trouve l’offre intéressante car très éclectique sans être dénuée de qualités. Jeudi 16 juillet : KATY PERRY – GIMS • JOSMAN • BIGA*RANX Vendredi 17 juillet : NICK CAVE & THE BAD SEEDS – VALD X VLADIMIR CAUCHEMAR X TODIEFOR – JEAN-LOUIS AUBERT • MOSIMANN • LUIZA Samedi 18 juillet : AYA NAKAMURA – MIKA • INTERPOL • NICO MORENO • HOUDI – DUB INC Dimanche 19 juillet : ORELSAN – VANESSA PARADIS • RILÈS • FEU! CHATTERTON • SUZANE • MIOSSEC • MAUREEN -Cabaret Vert (20 au 23/08) The Place to Be dans le Grand-Est/Nord à pareille époque, d’autant que cette édition marquera un anniversaire non négligeable : la 20e édition, et que l’équipe d’organisateurs foisonne d’idées pour améliorer le confort des festivaliers à chaque nouvelle session. Jeudi 20 août : Deftones – Body Count ft Ice-T Vendredi 21 août : Nick Cave and the Bad Seeds Dimanche 23 août : Gims – Josman -Rock-en-Seine (26 au 30/08) Le festival de la périphérie parisienne n’avait encore dévoilé que trois artistes au moment de rédiger le présent, frappant déjà fort avec deux exclusivités sur le territoire français, mais en soirée, 14 nouveaux noms sont tombés. Voici donc une belle idée déjà de l’affiche qui sera proposée. Mercredi 26 août : Tyler, The Creator – SOMBR – Miki – Ravyn Lenae … Vendredi 28 août : Nick Cave and the Bad Seeds – The Black Keys – Franz Ferdinand … Samedi 29 août : Deftones – Turnstile – Landmvrks – Lambrini Girls… Dimanche 30 août : The Cure – Interpol – Slowdive … Pays-Bas : –Pinkpop (19/06 au 21/06) Une affiche toujours alléchante chez nos voisins du nord qui s’offrent notamment Twenty One Pilots, The Cure et les Foo Fighters en têtes de proue, mais aussi les valeurs sûres que sont devenues Teddy Swims, Franz Ferdinand ou encore Yungblud. Nul doute que la billetterie est déjà prise d’assaut. VendrediTwenty One Pilots • Teddy Swims • Zara Larsson • Kingfishr • The Pretty Reckless • Roxy Dekker • The Beaches • The Plot in You • Sleep Theory • De Herfshane Band SamediThe Cure • Editors • Franz Ferdinand • IDLES • Lauren Spencer Smith • Sofi Tukker • Suzan & Freek • Alessi Rose • Giant Rooks • HEAVN • The Haunted Youth • Ski Aggu DimancheFoo Fighters • YUNGBLUD • DI-RECT • Royel Otis • Wet Leg • White Lies • BENTE • Dogstar • Fat Dog • Max McNown Belgique : -Les Nuits Botaniques (21 au 31/05) L’organisation a dévoilé ce 27 novembre les premiers noms des Nuits 2026, et l’affiche s’annonce déjà très belle. Iliona sera de la partie le 29 mai, entourée de la fine fleur de la pop alternative émergente, tandis que Shame mènera une journée indie estampillée Bota le 23. Le 24 mai, on passera à la crème de la pop et du rock francophones avec Solann, Flora Fishbach, Papooz, Léonie Pernet, Isaac, Blasé et la nouvelle sensation belge Camille
Festivals en péril : quand la musique devient un luxe pour les organisateurs

photo Marck Robert Chaque été, des milliers de festivaliers se pressent pour vibrer au rythme de leurs artistes préférés. Mais derrière les lumières et la musique se cachent des réalités beaucoup moins festives. En Belgique comme en France, de nombreux organisateurs de festivals sont aujourd’hui confrontés à une crise financière sans précédent. Le premier défi est d’ordre économique : les cachets de certains artistes ont explosé ces dernières années. La pression pour attirer les têtes d’affiche capables de remplir les scènes pousse les budgets à des sommets souvent insoutenables. À cela s’ajoutent les coûts logistiques, de sécurité, de personnel et de production, qui continuent d’augmenter. Mais le problème ne se limite pas aux revenus des artistes. Les subventions publiques, vitales pour de nombreux événements, se font rares ou restent insuffisantes. Les organismes culturels, qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux, peinent à répondre à la demande, laissant les organisateurs jongler avec des budgets serrés et des imprévus toujours plus fréquents. Résultat : certains festivals emblématiques sont menacés d’annulation, tandis que d’autres doivent réduire leur programmation ou revoir à la hausse le prix des billets. Pour les amateurs de musique et de culture, c’est une perte qui se fait sentir immédiatement, mais pour les organisateurs, c’est une véritable bataille pour la survie. Il est crucial de comprendre que derrière chaque événement réussi se cache une équation financière complexe. Les solutions existent : un soutien accru des institutions, une meilleure répartition des cachets, et une communication transparente avec le public sur les coûts réels d’organisation. Mais pour l’instant, la situation reste tendue. Alors que la musique continue de rassembler, il devient urgent de se mobiliser pour soutenir ceux qui la rendent possible. Car sans festivals, c’est toute une partie de la vie culturelle qui s’éteint, et avec elle, la magie de l’expérience collective. Festivals en crise : entre cachets astronomiques et subventions insuffisantes Les festivals belges et français, symboles de la richesse culturelle estivale, traversent une tempête économique sans précédent. Entre les cachets faramineux des artistes et des subventions publiques en baisse, l’équation financière devient de plus en plus complexe. Cachets : des montants qui explosent Ces sommes colossales, bien que justifiées par la renommée des artistes, pèsent lourdement sur les budgets des festivals, souvent contraints de revoir leur programmation ou d’augmenter les prix des billets pour compenser. Subventions publiques : un soutien en déclin Ces chiffres illustrent un déséquilibre dans le financement public, avec des régions moins soutenues malgré une offre culturelle riche et diversifiée. Une situation financière préoccupante Ces données soulignent la fragilité économique du secteur, où les marges sont de plus en plus réduites. Vers une solidarité renforcée Face à cette crise, une mobilisation collective s’avère essentielle : Conclusion Les festivals sont le reflet de notre identité culturelle. Leur pérennité dépend d’un soutien financier adapté et d’une prise de conscience collective. Il est temps d’agir pour préserver ces événements qui, au-delà du divertissement, incarnent notre patrimoine vivant.
Vitaa, le phénix de l’urbain féminin se pose à Bertrix.

Charlotte (son prénom officiel, mais aussi le nom de son dernier album) a trois carrières… au moins. Dans un univers où les chanteuses ne font généralement pas de vieux os, l’urbain, Vitaa est l’une des seules figures stables, et ce depuis une vingtaine d’années. On pourrait même étendre un peu la période puisque ses premières collaborations avec Dadoo datent de 2001. Mais c’est en 2006 que le grand public la découvre grâce au duo percutant avec Diam’s dans « Confessions nocturnes », un titre qui est tellement marquant qu’il fut le sujet d’une parodie de Michaël Youn (« Mauvaise foi nocturne »). Profitant de cette vague, Vitaa sort son premier album solo, « A fleur de toi » et surfe ainsi sur le succès, trustant directement la première place des ventes en France avec plus de 60 000 exemplaires vendus sur la première semaine. En 2009, elle sort son deuxième album et quelques mois plus tard, elle se retrouve en première partie des trois concerts sur le sol français de Rihanna. Rien que ça madame… Ensuite, calme plat jusque fin 2013 où l’on voit apparaître son troisième opus qui contient notamment un duo avec Gims, encore appelé Maître à l’époque, « Game Over ». Une rencontre pas anodine du tout puisque Vitaa quitte son label des débuts pour celui monté récemment par Maître Gims (Monstre Marin Corporation). On lui reconnait alors une tendance à bercer vers un univers plus pop dès le 4e album. En 2017, son cinquième album, J4M contient plusieurs collaborations intéressantes. On y retrouve Jul, la patte de Stromae et un titre ensoleillé interprété avec Claudio Capéo (Un peu de rêve). Mais c’est sur la réédition qu’apparaît un duo qui va devenir marquant, « Je te le donne » avec Slimane, un autre coach rencontré à l’édition belge de The Voice. On connait tous la suite, l’album et la tournée « VersuS » cartonnent. En 2021, petite parenthèse qui propulse Vitaa dans un nouvel univers, l’album « Sorore » avec Amel Bent et Camelia Jordana. Pour enfin arriver à ce « Charlotte », dernier album sorti pour l’instant, en mode solo. Comme vous le voyez, Vitaa ne cesse de relever les défis, apparaissant là où l’on ne l’attend pas nécessairement. Cela c’est pour sa carrière, car derrière l’artiste se dessine également une femme coquette qui sait prendre soin de son apparence et ce malgré une vie familiale où Charlotte élève pas moins de trois enfants. Ce sont toutes ces versions, réunies en une seule enveloppe humaine, qui se sont présentées sur les planches du Baudet’stival le 13 juillet. Elle était attendue, elle n’a pas déçu, montant sur scène dans une tenue digne des ensembles portés dans les soirées niçoises. Face à elle, une place des 3 Fers pleine à craquer et deux ventilateurs géants. Vu la canicule du jour, ce n’est pas du luxe, d’autant qu’ils servent aussi à donner du mouvement à cette chevelure que Christophe Gillard, présentateur de Notélé, n’hésitera pas à comparer à la crinière d’une lionne (on concède que les lionnes n’en n’ont pas, ce sont les mâles qui se différencient ainsi… mais c’était pour l’image lié à son tempérament). Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Pour un show hors du commun, demandez Aime Simone !

Une coupe de cheveux tellement singulière, des bijoux et des tatouages en pagaille, une silhouette filiforme (oui, il a été mannequin, notamment pour Yves Saint Laurent) et une dégaine de loubard (pantalon à trous, veste sans manche ouverte sur son torse nu), Aime Simone ne passe pas inaperçu dans les ruelles de Bertrix. Ajoutez-y une paire de lunettes de soleil au design particulier (on dirait qu’elles sont portées à l’envers) et la capuche de sa veste bien vissée sur la tête, et vous devinez que l’on se retrouve là face à un artiste à la sensibilité exacerbée. Français, mais aux origines norvégiennes (sa maman est issue de ce pays nordique), Aime Simone choisit comme nom de scène les prénoms de ses grands-parents. Amateur de Nirvana, de post-funk mais aussi de hip-hop, c’est pourtant auprès d’un rockeur, Pete Doherty (leader des Libertines mais aussi connu pour avoir été le compagnon d’Amy Winehouse), qu’il se trouve un allié dans l’univers musical. Aime Simone n’a alors que 16 ou 17 ans lorsque lors d’un show de Doherty dans un club parisien, il la joue au culot, lançant son carnet d’écriture au guitariste anglais. Voilà un coup de poker qui aura des répercussions positives, mais pas dans l’immédiat, évidemment, Aime Simone doit encore s’épanouir et trouver sa voie. En 2017, Aime Simone déménage à Berlin, pour laisser libre court à sa vocation artistique. Il y trouvera également l’amour. Chemin faisant, il compose et l’un de ses morceaux est choisi pour la publicité de Leroy Merlin. Ce morceau, c’est le splendide « Shining light ». Rien ne dit que l’artiste n’aurait pas percé sans ce coup de projecteur mais force est de constater que cette mise en lumière va donner un bon coup d’accélérateur à sa carrière. Cette chanson recevra d’ailleurs le prix Coup de cœur de l’émission La Chanson de l’année 2023. Et Pete Doherty l’invite pour les premières parties de ses concerts. Nul n’est prophète en son pays dit le dicton ? Cette fois, si, Aime Simone est apprécié en France, mais aussi en Suisse et dans d’autres contrées car la langue qu’il met en avant dans ses compositions est bien l’anglais. Il n’était sans doute pas le plus attendu de ce samedi sur la Place des 3 Fers, Kendji Girac et Eddy de Pretto étant des chanteurs très appréciés, mais le spectacle proposé par Aime Simone fut admirable. Lui seul possède déjà une aura marquante, avec son look. Mais il sait surtout occuper la scène et les accessoires, notamment un podium incliné, qui sont mis à sa disposition. Micro avec support personnalisé, écran géant où les projections semblent prendre vie, gestuelle marquée… Chaque détail a son importance. On ne dit pas que toute l’assistance a adhéré complètement au projet, l’artiste ayant un univers assez particulier, mais il a de l’audace et assume pleinement ses choix, proposant du coup un show marquant qui aurait, semble-t-il, pu être encore plus mémorable. Nous étions en effet intrigués par la présence de trois grands miroirs en hauteur, mais dont nous n’avons pas vu l’utilité apparaître dans la mise en scène. Un membre de sa régie nous confiera qu’ils n’ont pu ajuster le placement de ces objets, faute de temps, sinon nous aurions été bluffés… Et bien nous voici curieux au point d’envisager de nous rendre le 11 février 2026 à l’Ancienne Belgique. Aime Simone s’y produira en effet pour une date exceptionnelle dans notre pays. A bon entendeur… Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Avec Eddy de Pretto, le Baudet s’offre une parenthèse poétique.

Hyper présent l’an dernier sur notre territoire avec plusieurs festivals, mais aussi un passage par le Cirque Royal et Forest National, Eddy de Pretto a réservé sa seule date belge de 2025 aux organisateurs de Bertrix. Une aubaine pour le Baudet car le chanteur parisien est un artiste qui propose toujours des prestations de qualité qui plaisent à un nombreux public. Il faut dire que ses textes sont des œuvres littéraires qui mettent en sons et images des sujets d’actualité qui lui tiennent à cœur. Découvert par le grand public fin 2017 avec notamment le titre « Kid », Eddy de Pretto n’a jamais déçu ses fans de la première heure. Artiste complet (il a pris de cours de chant, de technique vocale, de piano mais aussi de théâtre, débutant d’ailleurs sa carrière dans cet art), il a le don de créer un univers particulier, le monde d’Eddy. Pour la tournée « Crash Cœur », l’audio-visuel se joint au musical. Pourtant ce n’est pas l’écran géant où se projettent un film montrant son band ou des messages percutants, ni la bande sonore d’accompagnement qui marque les esprits mais bien cette passerelle surélevée d’où l’artiste déclame ses premiers morceaux, à peine découvert de la brume des fumigènes. D’un pas lent, presque peureux, il s’avance vers l’extrémité de cet échafaudage incomplet où il s’installe, assis, les pieds dans le vide. Le spectacle se déroule telle une pellicule cinématographique. Cette manière de faire est somme toute assez logique car Eddy de Pretto écrit ses chansons comme une sorte d’autobiographie à peine romancée. « Bateaux-Mouches » en est un exemple flagrant. L’élément nouveau de ce troisième album n’est donc pas l’actualité des sujets, ni la mise en scène du show, mais bien l’avènement de la pop, beaucoup plus présente. La musique est plus festive, plus entraînante à l’instar de ce « être biennn » ou « LOVE’n’TENDRESSE » qui ont certainement élargi encore un peu plus le cadre de ses fans. Par contre, ce qui persiste, et c’est d’ailleurs ce qui le rend peut-être aussi sympathique, c’est l’humilité et l’accessibilité dont l’artiste fait preuve sur les planches, mais aussi en dehors de la scène. Poli et courtois, il a un mot gentil pour toutes les personnes croisées. Parfois, pressé par le temps ou l’impossibilité de pouvoir s’adresser à tous, un geste, un sourire suffisent. Les bénévoles, les privilégiés des backstage, mais aussi et surtout vous, le public, avez, semble-t-il, apprécié la pièce que monsieur de Pretto a joué sur la Place des 3 Fers. L’an dernier, à Spa, le public avait été conquis, mais aussi trempé, une pluie diluvienne s’abattant durant une bonne partie du concert. Cette fois, rien de tel. La journée fut chaude, sèche et divertissante. Que demander de plus ? Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Les rythmes endiablés de Kendji font vibrer Bertrix.

Le concert le plus attendu du samedi au Baudet’stival était indubitablement celui de Kendji Girac, le vainqueur de la troisième édition de The Voice (2014). Dès la sortie de son premier album fin 2014, le chanteur-guitariste aux origines gitanes a imposé son style et son sourire. Il faut dire que la plaque contenait déjà les titres « Color Gitano », « Andalouse », « Conmigo » et « Cool ». Pas mal pour un premier jet. En un peu plus de 10 ans, Kendji a sorti 6 albums studio, mais aussi multiplié les duos et participé à de nombreux événements, s’essayant même avec un succès non négligeable au cinéma. Il est devenu un visage incontournable du PAF (paysage audio-visuel français) et l’un des chefs de file de la chanson française actuelle, grâce notamment à une voix lyrique qu’il n’exploite pas nécessairement dans son registre habituel, mais qui en a étonné plus d’un lors de prestations exceptionnelles comme ses duos avec Florent Pagny ou Andrea Bocelli. Si le début de l’année 2024 lui a valu de faire les unes pour un dérapage dans sa sphère privée, l’homme a su rebondir en sortant « Vivre… », un album certes moins festif que les précédents, mais qui contient notamment les magnifiques morceaux « Si seulement… » et « J’ai changé ». Jeunes et moins jeunes attendaient donc avec impatience le retour du beau brun sur la Place des 3 Fers. Retour car il y avait déjà fait un carton, vous l’imaginez bien, le 12 juillet 2019. Malgré la chaleur torride régnant encore sur le coup de 20h00, Kendji lance son show avec des titres entraînant : « Me Quemo », « Color Gitano » et la reprise de « 1,2,3 – un, dos, tres – cover ». Il n’en fallait pas plus pour se mettre l’assistance dans la poche. Les titres les plus attendus sont réservés pour la clôture de la prestation, mais avec Kendji, il n’y a pas vraiment de moment creux vu le nombre de hits dans sa valise. On vous rassure toutefois, oui, « Les yeux de la mama », « Bella » et « Andalouse » font bien partie de la set-list. Une semaine plus tard, Kendji remettait le couvert à Spa, avec la même énergie et le même succès, mais il faudra désormais attendre le 12 avril 2026 pour le revoir dans nos contrées, pour son concert à Forest National. Vous n’êtes pas libres ce jour-là ! Ou les places ont déjà toutes trouvé preneurs ? Une seconde date est à l’agenda, le 06 juin, au même endroit. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Edouard Van Praet marque les esprits de la journée inaugurale.

La toute première à ouvrir les hostilités du Baudet’stival 2025 est la Bruxelloise Clélia, vendredi sur le coup de 17h00. Lauréate de la Draft 2024, l’artiste qui mêle pop, R’n’B et électro sur fond de paroles françaises vient avec un beau bagage puisqu’elle était aux Ardentes voici un an tout juste. Ses textes sont fouillés et réalistes. L’artiste en est l’auteure. Elle aborde d’ailleurs des sujets qui lui tiennent à cœur comme ce « TDA » (trouble de l’attention) qui perturbe parfois son quotidien. Sensibilité, second degré et originalité sont les termes les plus utilisés pour définir le carnet d’écriture de la chanteuse. Caliméro est un autre titre qui aurait pu être révélateur, mais l’artiste n’est pas si discrète sur les planches. Elle se permet même une petite frivolité gustative avec une gaufre noyée de crème fraiche. Un bel entremet pour ce début de festival. Le temps de filer sur la scène principale que prend place le groupe Lightnin’bug, un collectif créé en 1997. Et oui, il y a déjà 28 ans que ces musiciens distillent au public leur amour pour le blues typique de la région de Chicago, une passion ramenée d’Outre Atlantique par Greg Janicki. Avec Didier « Bidon » Tonneau et Phil Pahaut, Greg a sorti 3 albums, le quatrième devant voir le jour très prochainement. Quelques touches US, du bon blues posé et le soleil omniprésent, on se croirait en vacances. A quelques encablures, LN Heart, auteure-compositrice-interprète belge mêlant pop-rock, folk, soul et influences classiques, s’installe derrière son clavier. Lorine baigne dans la musique depuis très longtemps puisque son papa, bassiste de son groupe, est lui-même musicien. Rapidement Lorine s’oriente vers le piano, obtenant son diplôme à l’académie Marcel Désiron d’Amay. Et oui, LN Heart est originaire de la région liégeoise. Très calme et posée sur scène, elle propose un mélange de pop, rock et même de classique dans ses compositions, mais attention, ne vous fiez pas aux apparences, sa voix est puissante et pourrait rivaliser avec des consoeurs bien plus aguerries, comme vous pourrez l’entendre dans ses derniers titres, « About Last Night » et « Colours ». Arrive alors sur scène un artiste complètement hors format, sorte d’ovni musical à classer entre Arno et Philippe Katerine pour son décalage et ses libertés artistiques. Cet artiste se nomme Edouard Van Praet. Pantalon noir, blouse noire et lunettes…noires, on pourrait presque lui attribuer une fonction d’employé de pompes funèbres par la sobriété de son look, mais son attitude tranche fondamentalement avec ce classicisme. Il se déhanche tel un lombric sous méthadone, se roule au sol, vient taquiner ses compères de scène en ôtant ses lunettes et en multipliant les grimaces. Inclassable par son physique, il l’est tout autant par ses influences musicales. Bercé très jeune au rock et à la musique classique, il se passionne ensuite pour le rap, le métal et les rythmes électroniques. Comme vous le voyez, on balaye large. Côté références, on lui reconnait du Léonard Cohen, du Bowie, un soupçon des Doors et même du Feu !Chatterton. C’est très particulier, et à réserver à des oreilles averties car certains textes sont crus, mais visuellement, il donne le change. Certains adorent, d’autres détestent. Rares sont ceux qui restent indifférents. On délaisse alors le rock psychédélique issu de l’album « Mascarades » pour rejoindre la scène découverte où Jirino (alias Jordan Dauvin) aiguise son flow. La belle aventure débute courant 2021. Jordan écrit alors quelques textes dans sa chambre. Ses parents jouent le rôle de spectateurs test et le produit proposé semble leur plaire. Jordan franchit alors le pas en postant quelques compos sur les réseaux sociaux. Si les premiers artistes qui l’ont influencé étaient les frérots Bigflo et Oli, la plume de Jordan s’est écartée du style des Toulousains pour devenir plus acide et virulente. Bien que peu habitué aux planches (il a juste rencontré un peu de public à son école et à l’Entrepôt à Arlon), Jirino ne tremble ni du corps, ni de la voix pour ce premier festival. Son expérience face au public, il l’a eue. Et visiblement il l’a appréciée. Prochain step ? « vivre de la musique ». Il a le phrasé, le débit, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne chôme pas au niveau de la production. Le voici déjà avec 3 albums (Nova, Misère et HS7) et une vingtaine de titres dans la besace. Beaucoup plus d’expérience, mais finalement un seul album de plus dans la discographie de Lemon straw. Ce titre en anglais évoque une paille et un citron. « Cette paille que Giani Sabia (Chanteur) servait quand il vivait à New York et travaillait dans un bar. Quand il ne chantait pas quelques reprises dans le métro ou en rue. Là-bas, il enchaine les petits boulots pour payer son loyer : barman, livreur de fleurs & baby-sitter pour un couple de new-yorkais… Lemon fait référence à John Lennon ; “mon boulot de baby-sitter se trouvait d’ailleurs à quelques pas du lieu où il fut assassiné.” » relate le média Team 4 Action. Un nom évocateur pour un groupe dont l’idée a donc germé à partir des States et plus particulièrement de la Grosse Pomme. Au fil des ans et des albums, la composition du groupe va évoluer, Boris Iori et Giani Sabia étant les seuls membres fondateurs toujours présents mais l’esprit du band reste inaltérable depuis maintenant 15 ans (si l’on considère la sortie du 1er album comme « naissance » officielle de leur rencontre avec le public). Leur nouvel opus sous le bras, le groupe tournera assez bien en cette deuxième partie d’année. On les retrouvera d’ailleurs dès ce 25 juillet aux Les Gens d’Ere. Ils monteront ensuite à la capitale (la Belge cette fois) pour un concert Place du Grand Sablon le 15 août avant d’égayer les allées du célèbre Domaine viticole du Chant d’Eole le 28 août. Le public est désormais plus nombreux sur le site. Certains vont naturellement tenter de trouver la meilleure place possible pour le groupe le plus attendu de la soirée,
Naevi et Nicolas Dieu voient double au Baudet’stival.

L’histoire de Naevi débute en mai 2019, dans les ruelles de la cité universitaires de Louvain-la-Neuve. Florian et Amaury lancent l’idée de monter un groupe de rock en français. William les rejoint rapidement en tant que bassiste mais aussi arrangeur. Cette première vie, in utero, du groupe prend fin à l’aube de 2022 lorsque Pablo et Bastien viennent insuffler une nouvelle énergie au groupe en basculant notamment vers de l’hyperrock (mélange de styles avec de l’électro sur une base rock). Mais au fait, que signifie Naevi ? Sur internet, on tombe directement sur les termes « naevi mélanocytaires » ou naevus qui sont des troubles dermatologiques qui se présentent sous la forme de grains de beauté. Samedi, sur le coup de 17h30, Naevi était le dernier groupe à entrer en lice pour le concept « Tremplin » du festival qui voit, depuis quelques saisons maintenant, des artistes moins connus ou débutants se produire sur la scène annexe avec comme rêve ultime de sortir vainqueur(s) aux yeux du jury pour obtenir le graal, le droit de se produire le dimanche en ouverture de la scène principale sur la place des 3 Fers. L’affaire n’était pas dans le sac car la concurrence fur rude avec les cinq autres artistes participants, mais le quintet n’a pas compté ses efforts pour montrer ce dont il était capable. Déjà vainqueurs du trophée des jeunes talents du Brabant Wallon en 2022, les cinq rockeurs ont une nouvelle fois fait mouche, remportant le « contest » leur ouvrant les portes d’une seconde prestation, de 45 minutes cette fois (la prestation du samedi n’en comptant que 30) sur leur première scène principale. Dimanche donc, rendez-vous avec Naevi dès 14h45 (et non 18h39, du nom de leur premier EP). La scène est beaucoup plus grande, plus haute aussi. Les premiers rangs, déjà occupés par les afficionados de Gims et Vitaa, ne verront sans doute pas bien les musiciens les plus en retrait, mais l’énergie est bien là. « Evidemment » résonne comme une ouverture idéale pour cette journée qui attend 9700 personnes. Avec deux prestations lors du week-end, Naevi se place comme le groupe ayant le plus profité du festival, d’autant que les cinq amis ont foulé les deux scènes. Ils ne sont pourtant pas les seuls à avoir multiplié les séances de plaisir auditif au Baudet édition 2025 puisque Louis Jassogne a affuté ses baguettes derrière Essyla avant de courir sur l’autre scène pour accompagner Bob Doug. Un exercice qui lui a valu un démontage / remontage sportif de sa batterie. C’est à ce moment qu’un musicien se demande pourquoi il n’a pas opté pour la flûte à bec… Les plus attentifs, mais aussi les plus courageux, puisque l’on va aborder ici des chanteur/musiciens s’étant produits en clôture du vendredi et en ouverture du dimanche, auront aussi remarqué un trio intégré dans deux groupes. Ces formations sont « Oh mon Dieu » et « Mister Cover ». Les personnes concernées ? Le claviériste, le bassiste et Dieu himself ! Nicolas Dieu est en effet le chanteur historique et emblématique du groupe de reprise le plus festif de Wallonie, mais aussi la voûte de « Oh mon Dieu », un projet qui lui tient à cœur car il peut y proposer ses compositions originales en français. Vendredi, vous imaginez bien que Nico, Simona, Christophe et tous les musiciens ont mis le feu à la place bertrigeoise avec leurs reprises endiablées. Dimanche, l’ambiance était beaucoup plus feutrée pour la prestation de « Oh mon Dieu » sur la scène bis. A cette occasion, le groupe a pu notamment présenter « La vague scélérate », le premier titre extrait de son deuxième album. Celui-ci, peaufiné depuis près de deux ans, sortira tout prochainement dans les bacs. Petite particularité de ce concert intimiste : le groupe est venu à la rencontre du public, descendant dans l’assistance pour les derniers morceaux. Cette configuration nous a donc permis de voir Nicolas, guitare à la main, au centre d’un cercle de festivaliers captivés. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
L’opération séduction de Puggy est réussie.

Voici une vingtaine d’années, Matthew Irons et Romain Descampe, deux étudiants étrangers (l’un Anglais, l’autre Français) en musique à Anvers se trouvent suffisamment d’affinités pour créer un groupe que rejoint rapidement Egil Franzen (Suède), un batteur avec qui Romain avait déjà joué précédemment. Depuis, cinq albums ont vu le jour, et le sixième est bouclé (confirmé par Matthew). Il sortira sous peu, probablement en octobre. Pourtant, en 2017, on a bien cru à la fin du groupe, Matthew intégrant un siège de juré dans l’émission The Voice Belgique, mais surtout aucun titre n’étant plus produit jusque 2023. La « retraite » publique du groupe aura donc duré 6 ans. Depuis, Puggy a repris le chemin des planches, avec son répertoire habituel, mais surtout l’excellent « Never give up » qui laisse augurer d’un nouvel opus d’une qualité au moins équivalente aux albums précédents. En 2024, l’opération séduction, ou promotion, a pris son envol, avec des apparitions dans plusieurs festivals (dont les Solidarités) et salles de concerts (AB, OM …). Les échéances principales s’approchant à grands pas (nouvel album et concerts à l’Olympia et à Forest National), le trio ne ménage pas ses efforts en multipliant les apparitions (on les verra encore aux Les Gens d’Ere, à Ronquières dans les quinze prochains jours). Un tel calendrier doit peser, moralement, mais aussi physiquement, et pourtant le groupe fut d’une disponibilité à toute épreuve lors de son passage à Bertrix. Interviews radio et presse écrite, séance photo, rencontre avec les fans … les trois gaillards étaient sur tous les fronts avec un sourire communicatif (ce ne fut pas le cas de tous les artistes, croyez-nous !) Restait à tenir son rang sur scène, mais nous n’avions pas trop d’appréhensions à ce niveau, ayant déjà assisté à la prestation du groupe aux Francos de Esch. Comme attendu, Puggy a assuré, proposant son rock mélodieux qui trotte inexorablement en tête tout en entretenant un dialogue ouvert avec un public conquis. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
La Chill zone, la bonne idée 2025 du Baudet’stival.

Un festival, cela s’imagine, se construit, s’adapte au fil du temps en fonction du lieu mis à disposition (Les Ardentes et les Solidarités ont dû déménager ces dernières années), des moyens qui y sont alloués mais aussi des attentes du public. A Bertrix, on était déjà dans le bon à de nombreux niveaux puisque l’on ne doit pas nécessairement s’inquiéter outre mesure des conditions climatiques variables (les scènes sont construites sur du sol en béton, et le public ne se retrouve pas non plus les pieds dans la boue), que le village dispose de nombreux emplacements de stationnement (en rues, mais aussi avec plusieurs parkings publics à distance raisonnable), que les PMR ne sont pas oubliés (plateforme surélevée accessible aux fauteuils roulants en face de la main stage, parkings à proximité immédiate du site, entrée dédiée…) et que la plupart des besoins peuvent être rencontrés (toilettes en suffisance à divers endroits, plusieurs bars et foodtrucks). Vous avez même le choix entre prendre place devant une des scènes ou alterner au gré de vos attentes, ce dernier scénario n’étant juste plus vraiment possible lors des pics d’affluence comme ce fut le cas dimanche soir entre les prestations de Vitaa et de Gims. Depuis cette édition 2025, une troisième option s’offre même à vous grâce à la mise en place d’une « Chill zone ». Certains connaissent déjà le terme pour avoir fréquenté un tel endroit dans certains lieux de vacances ou d’autres festivals, mais ce n’est pas le cas de tous. La traduction des termes anglais donne une « zone de refroidissement ». En pratique, pas de frigo, ni même de climatisation, et encore moins de décor faisant penser à l’Antarctique, mais un espace un peu à l’écart, ombragé (grâce à une immense tente khaïma), avec une musique d’ambiance « lounge ». Située dans la cour de l’école (entre l’entrée PMR et la scène principale), la chill zone propose donc une alternative « reposante » où l’on peut s’asseoir pour siroter un cocktail sur fond d’airs planants. L’idée est top, mais fut victime de son succès. Il n’y avait en effet pas place pour tous au niveau des bancs. Il faut dire que le « drinktruck » d’une célèbre marque de sodas avait de quoi ravir les gosiers des amateurs, qu’ils apprécient l’alcool ou non (des versions non alcoolisées étaient aussi au programme). Assurément un concept à garder pour les éditions prochaines. Le seul bémol relevé, et je me permets de le relayer car plusieurs personnes en parlaient ouvertement, l’accompagnement musical de ce genre d’endroits doit être adapté. Du jazz et du lounge oui, mais pas du rap agressif où les insultes s’alignent à foison, de grâce. Quoi qu’il en soit, cette innovation made in 2025 montre que le Baudet se modernise et pense au confort de ses clients. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Bertrix a vibré durant tout le week-end.

Nous sommes loin des balbutiements du festival, lors de sa 1er édition en 2012. Au total 7500 personnes étaient venues écouter notamment Hooverphonic, mais aussi Jali, Suarez et Noa Moon. A ce moment, le festival se déroulait sur deux jours après les Francos de Spa. Dès 2013, l’organisation Bertrigeoise passait à 3 jours de concerts, à la mi-juillet cette fois. Au menu, Bastian Baker, Axelle Red, La Fouine mais aussi Machiavel et un groupe toujours bien présent dans le paysage des nuits belges, Mister Cover (dont nous reparlons très bientôt puisque le groupe participait à cette édition 2025). Aux manettes, un administrateur enthousiaste déjà bien ancré dans la politique puisqu’il était échevin du commerce. Son nom, Mathieu Rossignol. Depuis, le festival a grandi, en termes de capacité d’accueil, en termes d’organisation, et en renommée, devenant l’événement musical référence du sud du pays. Pour cette 12e édition, le festival a fait place comble, surtout le dimanche où le chiffre record de 9700 spectateurs fut atteint. Pas évident de se frayer un chemin dans une telle foule, car on était, il est vrai, un peu à l’étroit, tel un banc de sardines dans sa boite métallique. Mais les organisateurs ont besoin de cela pour pouvoir sortir la tête de l’eau, car oui les temps sont durs pour tous, y compris les festivals de musique. Heureusement, le Baudet’stival peut compter sur des partenaires (sponsors) fidèles, des bénévoles volontaires, un soutien politique non dissimulé (et oui, Mathieu Rossignol est désormais bourgmestre de l’entité), et un public réceptif. La soirée du vendredi a rencontré un peu moins de succès populaire, et le plus gros de la foule est arrivé relativement tard samedi, mais au final, ce sont plus de 20 000 personnes qui ont profité des sons d’un Baudet’stival 25 où certains s’interrogeaient sur l’opportunité d’effectuer le déplacement, soulevant une affiche moins « ronflante » que lors de certaines éditions précédentes. L’arrivée en masse du public, le temps radieux (parfois même un peu trop chaud) et la qualité des prestations proposées permet de tirer un bilan plus que positif, le Baudet’stival 2025 fut une très bonne cuvée, au point que la suivante est déjà sur les rails. Impossible de vous résumer ici un week-end aussi chargé en émotions et en images. Nous aurons besoin de beaucoup de place pour les clichés et de nombreuses lignes pour vous décrire, tant bien que mal, les prestations et anecdotes de la cuvée 25. Autant dire que le festival va se décliner en de nombreux articles qui vont vous être livrés très prochainement sur Confestmag. Vous étiez présents et vous voulez revivre cet événement, vous avez peut-être même votre portrait dans nos galeries, parmi les artistes, ou vous l’avez manqué et vous aimeriez justement pouvoir vous imprégner de l’ambiance… ne zappez pas, vous êtes au bon endroit. Ce n’est pas parce que d’autres festivals sont prêts à remettre le couvert, eux aussi, que la page est tournée. On peut déjà vous annoncer qu’il y aura des photos de (presque) tous les artistes. Nous avons en effet besoin d’un peu de sommeil, comme beaucoup, donc certaines prestations de fin de soirée sont passées à la trappe, désolé pour les DJ concernés, mais nous avons pu tirer le portrait de tous vos chouchous, y compris Vitaa, Kendji, Puggy, Aime Simon, Eddy de Pretto et Gims. Au total 15 des 17 artistes de la scène principale (sponsorisée by Mini et Bilia) et 16 des 17 artistes de la scène « Construisons demain » vont venir remplir les pages de notre webzine. On se retrouve donc très vite. Et n’oubliez que vous pouvez également retrouver nos clichés sur la page FB – ReMarck photos (après parution sur le webzine).
Baudet’stival et Les Gens d’Ere, pourquoi choisir ?

Comme nous vous l’avons expliqué précédemment (voir notre interview du directeur adjoint du Cabaret vert), la période des fêtes de fin d’année est souvent propice aux annonces, bonnes ou mauvaises, liées aux festivals de l’été. Voici peu, les festivals Scène-Sur-Sambre, Feelgood et Essonnes-en-scène ont annoncé leur retrait définitif du calendrier suite à des problèmes de trésorerie (ou de sponsoring, mais au final, cela ne change rien à la donne). Et nous n’avons vu aucun signal sortir du côté d’Incourt où la suppression en dernière minute de deux des trois jours de l’édition 2024 semblait sonner le glas pour ce sympathique festival qui ouvrait généralement la saison par chez nous. Mais le ciel n’est pas resté sombre si longtemps puisque depuis lors, des annonces d’artistes fleurissent ci et là concernant leur participation à des événements estivaux. Aujourd’hui, nous allons nous attarder sur deux festivals qui ont de nombreux points communs, mais pas que… histoire que vous puissiez commencer à affiner votre calendrier des vacances. Débutons par les similitudes, les deux événements du jour sont des festivals à taille humaine où il fait bon se promener en famille. Ils ont en effet, de par leur situation géographique et l’emplacement de leur structure, une jauge de public restreinte (un peu plus de 20 000 pour l’un, plus près des 30 000 pour l’autre). Un élément à prendre en compte dans le contexte actuel où certains méga festivals amortissent leurs coûts grâce aux économies d’échelles mais que ce soit à Bertrix ou à Ere, on ne compte pas changer son fusil d’épaule, cette ambiance « cosy » familiale convient très bien aux organisateurs et à leurs publics. Chacun dispose de deux scènes, mais les approches de ces deux espaces sont sensiblement différentes. A Bertrix, on distingue clairement une scène principale où se produisent les têtes d’affiche et une B-stage destinée aux découvertes et artistes locaux. A Ere, c’est moins marqué car certaines des plus belles prestations ont lieu dans le chapitô, qui pourrait être assimilée à une scène bis par sa capacité limitée (on pense notamment aux shows de Santa et Doria D qui avaient enflammé les planches). Côté prix des pass, on reste dans la même tranche puisque il vous en coûtera 110 euros pour trois jours à Bertrix (la 1ère vague des tickets à 100 euros étant sold-out) et 100 euros à Ere pour le même type d’accès (là aussi, les early tickets à 91 euros ont été victimes de leur succès, 1000 places ayant trouvé acquéreur en 24 minutes !). Nous sommes loin des sommes astronomiques sollicitées sur certains sites prisés. L’approche du ticketing pour les jeunes est par contre différente. A Bertrix, les enfants de moins de 5 ans ne paient pas, ceux entre 5 et 9 ans ont un pass à 50 euros et au-delà, rien de prévu donc probablement le prix d’un pass adulte (j’avoue que nous n’avions jamais porté attention à cette spécificité). A Ere, les kids (2021-2014) paient 21 euros, les ados (2013-2007) 41 euros. Vous pesez le pour et le contre de chacun ? Au fait, ce n’est pas vraiment nécessaire car les deux festivals sont distants de plus de 200 kms par la route, soit plus de deux heure quinze minutes pour aller de l’un à l’autre… D’autant que ce n’est pas vraiment utile d’effectuer ce trajet, le Baudet’stival se déroulant du 11 au 13 juillet, alors que le Les Gens d’Ere occupera lui le week-end du 25 au 27 juillet. A vous de voir selon vos disponibilités, votre moyen de transport et vos goûts musicaux car à l’heure actuelle, seul le groupe belge Puggy est commun aux deux affiche, même si l’on miserait bien une petite pièce sur le passage de monsieur Dieu à Ere, que ce soit avec Mister Cover ou Oh mon Dieu ! l’artiste étant un habitué des lieux. Choisir c’est renoncer consacre une citation bien connue, c’est pourquoi nous irons (du moins nous l’espérons) sur ces deux événements dont nous vous compilons quelques informations pratiques. Baudet’stival : Du 11 au 13 juillet 2025 Localisation : Place des 3 Fers à Bertrix (c’est du dur donc pas de soucis avec les chaussures et vêtements en cas de pluie…) – Province du Luxembourg. Parking : pas vraiment prévu à l’entrée du site, mais c’est une petite ville disposant de quelques parkings publics et des navettes sont mises en place pour vous y (re)conduire. 12e édition – l’édition 2024 a drainé 20 000 personnes. Vendredi : Puggy – Mister Cover … Samedi : Kendji – Eddy de Pretto … Dimanche : Vitaa… Site : https://www.baudetstival.be/fr/ mais il n’est pas encore mis à jour version 2025. Pour le ticketing : https://www.ticketmaster.be/artist/baudet-stival-billets/958152?language=fr-be Les Gens d’Ere : Du 25 au 27 juillet 2025 Localisation : village d’Ere (Wallonie Picarde), à 10 minutes environ en voiture de Tournai – Province du Hainaut. Parking : deux grands parkings (et un camping) juste à côté du site mais leur accessibilité dépend des conditions climatiques (ce sont des champs dont l’un est en pente) – prévoir des vêtements et chaussures adaptées en cas de pluie/boue. 9e édition – l’édition 2024 a drainé 30 000 personnes. Vendredi : Mélanie C (ex Spice Girls) en version DJ … Samedi : Hoshi – Puggy … Dimanche : Pascal Obispo – Cali – Amir … Site : https://www.lesgensdere.be/ Comme vous le voyez, il y a déjà du beau monde sur les affiches, alors pourquoi choisir ?