6 février 2026

Julien Doré, pas si imposteur que cela…

Imposteur, c’est évidemment le nom de son album studio sorti en novembre 2024 constitué exclusivement de reprises à la sauce Julien Doré. Il comprend notamment « Toutes les femmes de ta vie » et « les démons de minuit » mais aussi « Pourvu qu’elles soient douces » de Mylène Farmer, « Mourir sur scène » de Dalida et ce « Ah les crocodiles » qui est devenu un incontournable sur scène. Au menu, de nombreuses mélodies connues, mais adaptées au concept de l’artiste, c’est-à-dire au tempo ralenti de manière à pouvoir s’accompagner idéalement d’un piano voix simple, sobre mais efficace. Rien que la manière de retravailler ces morceaux, pour la plupart inscrits dans la mémoire auditive du public dans leur version initiale, démontre l’esprit créatif d’un artiste multi-facettes (auteur-compositeur-interprète, musicien, producteur et acteur français) qui adore le challenge. Souvenez-vous de ses débuts face au PAF (paysage audio-visuel), en 2007, dans une émission TV alors en vogue : Nouvelle Star. Il arrive devant le jury avec son ukulélé déclarant n’avoir appris qu’une chanson en anglais. Les règles étaient pourtant explicites, un morceau en français, un en anglais, sans accompagnement. C’est la porte sans avoir pu sortir une seule note. L’histoire ne retiendra que le repêchage lors duquel Julien scotche ces mêmes jurés avec « A la faveur de l’automne » de Tété et surtout son parcours aux primes où il impose son style dès sa première apparition avec « Like a virgin » de Madonna. Il faut dire que le jeune homme (il avait alors 24 ans) n’était pas un novice en terme de reprises « adaptées » puisqu’il s’y essayait déjà avec le groupe «The Jean D’Ormesson Disco Suicide ». Depuis, Julien Doré s’est forgé une histoire et un palmarès (il a reçu de nombreux prix artistiques), a fait fleurir sa discographie (il sort un nouvel album tous les trois ans en moyenne) et le nombre de ses fans, leur proposant également des talents de producteur (il s’implique dans la réalisation de ses clips) et d’acteur (son rôle le plus connu est celui de l’inspecteur Panda, un policier un peu particulier qui semble lui correspondre à merveille). Au Cabaret Vert, c’est bien en tant que chanteur que l’incontournable Julien Doré a foulé la scène de l’espace Zanzibar devant une assistance folle. Plus moyen de trouver dix centimètres carrés de libre sur l’esplanade, Julien fait bel et bien recette. Il faut avouer que ses shows sont toujours attractifs. Son énergie est communicative et le public connait la plupart de ses titres donc le concert se transforme souvent en une espèce de karaoké géant où toutes les tranches d’âges s’y retrouvent. Celui-ci n’a pas dérogé à la règle. Julien, toujours aussi souriant, a ravi l’assistance (et certainement plus encore les dames lorsqu’il a fait tomber la veste) avec ses titres iconiques, ses reprises assurées et les personnages désormais emblématiques comme ce panda arrivant en scooter ou ces crocodiles qui pourraient devenir le cauchemar des parents à force d’entendre les enfants les fredonner sans cesse. Artiste au grand cœur, Julien a même permis à un festivalier de retrouver des cheveux l’espace d’une photo ! Et oui, dans l’assistance, un chauve, disons-le, tenait fièrement un panneau avec l’inscription « Julien donne moi tes cheveux !!! Help me ». Message reçu 5 sur 5 par l’artiste qui l’a fait monter sur les planches pour une scène surréaliste, Julien a fait glisser une partie de sa longue chevelure ondulée sur le crâne du spectateur, qui aura du coup des clichés à montrer à ses amis. En conclusion, Julien Doré est une star, un de ces artistes qui sait rebondir sans rester enfermé dans une case ou un format comme on dit. Imposteur, titre d’un album, certes, mais pas qualificatif pour son interprète. Julien Doré ne fait d’ailleurs pas les choses à moitié puisque c’est bien à l’ING Arena de Bruxelles qu’il se produira le 11 avril 2026. La salle a beau être très grande (15 000 places), pas sûr que tous les amateurs puissent trouver un ticket, donc pensez à vous y prendre suffisamment tôt. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.  

Oxmo Puccino fait toujours danser les mots.

Depuis 2019 et la sortie de son septième album « La Nuit du réveil », Oxmo Puccino s’était éloigné du micro et de la musique, ayant même dû annuler la tournée qui était prévue en 2020 à cause de la pandémie qui a marqué cette période. Mais en sortant une mixtape dénommée Lafiya Sessions, le 31 janvier 2025, le poète d’origine malienne mais désormais naturalisé français (NDL : son jeune frère Mamoutou Diarra, né à Paris, a défendu les couleurs de l’équipe nationale tricolore de basketball, décrochant une médaille de bronze à l’Euro 2005) signe un retour attendu et apprécié. Il faut dire que l’artiste est une référence, mais que l’homme est aussi apprécié pour sa personnalité, son calme et ses qualités humaines. Il incarne la force tranquille, une peu à l’image de Teddy Riner, même si son point fort ne réside pas dans sa manière de combattre sur un tatami, à l’instar du célèbre judoka, mais bien dans sa verve, sa diction et son art d’aligner les mots. A ce niveau, on le comparerait donc plus à Grand Corps Malade. Abdouaye Diarra, de son vrai nom, possède de nombreux surnoms : OX, Jon Smoke, Black Desperado, Black Popeye, Black Jacques Brel, Jacques Brel du hip-hop, dont les deux derniers sont peut-être les plus étonnants, mais aussi les plus représentatifs de l’influence d’Oxmo Puccino dans l’univers urbain contemporain. Tout de blanc vêtu, le gentil colosse (1m89) se présente sur la scène du Greenfloor assisté d’un batteur et d’un dj. Il pourrait paraître étonnant de ne pas « aligner » cette valeur sûre à un autre moment et plutôt sur l’espace Zanzibar, soit la scène principale du Cabaret Vert, mais ce choix est représentatif du caractère conciliant et bienveillant du rappeur, acteur et auteur promu Officier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2019. Beaucoup d’artistes font « bonne figure » devant les caméras ou face à une assemblée massive, un peu contraints et forcés, mais tournent rapidement les talons une fois que les lumières s’éteignent. Avec Oxmo Puccino, rien de tel. L’homme a su garder une attitude humble et disponible, étant l’un des rares à s’être prêté au jeu des interviews pendant une bonne partie de la journée.   Inutile de vous préciser que sur les planches, le cinquantenaire (il vient même de passer le cap des 51 ans) assure toujours. Il fait valser les mots avec une assurance qui n’a d’égale que la poésie qui l’accompagne par moments. Après un (trop) long break, Oxmo Puccino revient gonflé à bloc, prêt à mordre à pleines dents dans cette tournée qui nous promet de beaux moments, d’autant qu’il passera par nos contrées dès ce 09 octobre 2025, dans le cadre du festival des Libertés (Bruxelles), mais qu’il y reviendra le 13 février, à Seraing cette fois, dans la salle de l’OM. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Alan Walker : l’homme au masque… de tissu.

Le samedi 16 août 2025, Charleville-Mézières a vibré au rythme des basses électro de l’un des DJs les plus en vue de la scène musicale actuelle : Alan Walker. En avant-clôture d’une journée riche en émotions au festival du Cabaret Vert (la prestation finale du jour étant laissée à Trym), le prodige britannico-norvégien a régalé les festivaliers avec un show à couper le souffle dans un cadre idyllique, sous les étoiles. Alan Walker, connu pour son style musical qui fusionne la musique électronique avec des éléments de pop et de deep house, a su captiver l’audience dès les premières notes. Sa musique, souvent marquée par des mélodies éthérées et des drops puissants, crée une atmosphère unique, où chaque morceau invite à la danse. Les spectateurs, à la fois jeunes et moins jeunes, se sont laissés emporter par ses beats entraînants, prouvant que sa musique transcende les générations. Dans un set qui n’a duré qu’une heure (line-up serré oblige), Alan a alterné des titres emblématiques tels que « Faded« , « Alone » et « Darkside« , tout en intégrant des remix de morceaux populaires et des compositions inédites. Chaque transition était minutieusement orchestrée, révélant sa maîtrise technique et son sens inné du rythme. Le DJ a également pris le temps d’interagir avec le public, le poussant à chanter ensemble sur certains refrains, renforçant ainsi cette connexion palpable qui caractérise ses performances. Au fil du concert, il a aussi introduit des éléments visuels impressionnants, avec des jeux de lumières synchronisés à la musique, créant un spectacle sensoriel inoubliable. La scène illuminée par des lasers multicolores contrastait avec la nuit noire, transformant le festival en une véritable expérience immersive. L’une des caractéristiques les plus intrigantes d’Alan Walker reste toutefois son choix de porter un masque sur scène. Ce choix, à la fois esthétique et symbolique, soulève de nombreuses interrogations et fascine son public. D’un point de vue stylistique, le masque, souvent accompagné d’un sweat à capuche, contribue à créer une image mystérieuse et identifiable. Cela permet également à l’artiste de se distancier de sa propre identité, mettant l’accent sur la musique plutôt que sur la personnalité. Ce phénomène s’apparente à une forme d’anonymat artistique, qui donne une portée universelle à ses œuvres. Dans un monde où l’apparence peut parfois prendre le pas sur le talent, Alan Walker choisit de susciter la curiosité et l’intérêt à travers sa musique, laissant les spectateurs interpréter son art sans préjugés. Ce n’est pas rappeler le parallèle avec un DJ belge qui a défrayé les chroniques dernièrement, si ce n’est qu’ici, le masque n’est pas complet et que l’artiste est tout de même reconnaissable donc difficile de glisser une doublure à sa place. Même s’il n’est pas le Dj le plus renommé passé par le festival cette année (difficile de se confronter à Snake), Alan Walker a montré qu’il en avait sous le pied et qu’il peut ambiancer un festival multi-genres comme le Cabaret Vert. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

The Last Dinner Party à Forest National le 27 février 2026.

Grâce au succès fulgurant du single « Nothing Matters » et de son premier album, The Last Dinner Party a connu un début de carrière des plus passionnants. Le groupe londonien est fin prêt pour la suite avec un nouveau disque, ‘From The Pyre’ prévu pour le 17 octobre et sa plus grande tournée à ce jour. En Belgique, les cinq dames présenteront leur deuxième album le vendredi 27 février 2026 sur la scène de Forest National. De la fac aux plus grandes scènes mondiales… Entre les bancs de la fac et les scènes obscures de Londres, c’est dans un univers à la fois rock et studieux qu’Abigail Morris, Lizzie Mayland, Emily Roberts, Georgia Davies et Aurora Nishevci commencent à se côtoyer fin 2010. Entre glam rock, pop baroque et new wave, elles composent des morceaux structurés au service de paroles sans tabou. Une recette qui fonctionne ! Avant même la sortie de leur premier single, les cinq filles assuraient déjà les premières parties de Nick Cave, Florence + The Machine ou encore des Rolling Stones. Sorti en février 2024, leur premier album ‘Prelude to Ecstasy’ s’installe directement au sommet des charts britanniques et leur permet de décrocher deux Brit Awards. Enregistré à Londres début 2025 avec le producteur Markus Dravs (Wolf Alice, Florence + The Machine, Björk), ‘From The Pyre’ est le travail d’un groupe qui, loin de céder à la pression, gagne en maturité, soudé par des mois de tournée. Conçu comme une collection de contes, le nouvel album du quintet londonien nous embarque dans un lieu allégorique appelé ‘The Pyre’. Après un concert à guichets fermés au Cirque Royal en 2024 et un set remarqué au Pukkelpop cet été, The Last Dinner Party nous invite à (re)plonger dans son univers féérique le 27 février à Forest National. Le quinquet féminin était donc au Pukkelpop cet été, mais ce n’était pas leur seule date estivale. Loin de là. Elles ont émerveillé le Lollapalooza, Garorock, les Eurockéennes, Beauregard, le Pinkpop et évidemment le Cabaret Vert, évènement auquel nous participions afin de pouvoir vous ramener quelques clichés. Décor sobre constitué de quelques colonnes style antique, composition en ligne, menée par une chanteuse charismatique habillée sobrement de clair, allusion aux péplos des femmes grecques. Et pour rester dans le bassin méditerranéen, Aurora interprète Gjuha, un morceau en albanais présent sur le premier diamant du groupe.  Jusque-là, la cadence était contenue mais Abigail débute alors une transe libérative où son corps semble s’abandonner aux sons qui s’échappent des instruments de ses compagnes de jeu. Ne vous attendez pas à des grandes envolées lyriques (même si Abigail montre de belles aptitudes dans ce domaine) ou à des riffs dévastateurs, ce n’est pas du métal, mais une sorte de pop intemporelle dont les Britanniques ont décidément la recette. Cela, c’est la version officielle, car en réalité, il y a bien un morceau qui sort du lot, un bijou non poli, brut, plus puissant et resplendissant : My Lady of Mercy. Que vous soyez plutôt british pop, rock voire limite métal lyrique, vous pourriez donc vous trouver quelques affinités avec la musique de The Last Dinner Party. Pour goûter aux sons de ces cinq anglaises, l’offre de concerts est assez extraordinaire (plus de 40 d’ici fin 2026) mais une seule date à retenir pour la Belgique, le 27 février 2026 (à Forest National). Billetterie accessible via le site de la salle ou ticketmaster.be Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.   

Charlotte Gainsbourg revient avec “Blurry Moon”

Capture d’écran YouTube Charlotte Gainsbourg, ici dans le clip de « Blurry Moon », mis en ligne au mois de septembre 2025. Saint Laurent s’aventure en production musicale Charlotte Gainsbourg fait son grand retour musical avec un nouveau titre intitulé « Blurry Moon », en collaboration avec la maison de mode Saint Laurent. C’est la première chanson inédite de l’artiste depuis son album Rest en 2017, et l’occasion pour elle de renouer avec sa double identité d’actrice et de chanteuse, empreinte de mélancolie et d’atmosphère cinématographique. Production & Collaboration : Le morceau est écrit et interprété par Charlotte Gainsbourg, arrangé et produit par SebastiAn, en collaboration avec Because Music et la maison Saint Laurent. Clip & Réalisation : Le clip vidéo a été réalisé par Anthony Vaccarello, le directeur artistique de Saint Laurent. C’est sa première incursion officielle en tant que réalisateur. Esthétique & Inspirations : Le clip utilise la route de Mulholland Drive à Los Angeles pour évoquer des thématiques de souvenir, de perte, de glissement hors du temps. L’ambiance est qualifiée d’hommage décalé aux illusions hollywoodiennes, avec des références à David Lynch et Angelo Badalamenti. Saint Laurent & la Musique : C’est la première fois que Saint Laurent signe une production musicale complète, pas seulement la direction artistique de défilés ou de campagnes. Ce projet semble signifier un élargissement des ambitions de la maison, au-delà du vêtement et du film. Après huit ans sans sortie musicale, Charlotte Gainsbourg revient avec le titre Blurry Moon, collaboration spectrale avec Anthony Vaccarello de Saint Laurent et le producteur de longue date SebastiAn. Le morceau est co-produit par Saint Laurent et Because Music, arrangé par SebastiAn. Le clip est réalisé par Anthony Vaccarello (directeur artistique de Saint Laurent), pour qui c’est une première à la réalisation. On y voit Gainsbourg conduire sur la route mythique Mulholland Drive à Los Angeles, vêtue de noir, dans une décapotable. Petit à petit, la voiture semble conduire d’elle-même, métaphore subtile pour l’absence, la mémoire et le déracinement. Le visuel joue sur l’éclairage clair-obscur, à la Lynch & Badalamenti, créant une ambiance à la fois glamour et mélancolique. Tournée / concerts : où en est-on ? Concernant une tournée ou des concerts à venir de Charlotte Gainsbourg : Conclusion Avec Blurry Moon, Charlotte Gainsbourg marque un retour très attendu, donnant un nouveau souffle à sa discographie après plusieurs années de silence musical depuis Rest en 2017. L’alliance avec Saint Laurent, le clip signée Vaccarello, l’ambiance visuelle et sonore — tout converge pour faire de ce projet un pont entre mode, cinéma et musique. Pour l’instant, on ne sait pas si une tournée ou des concerts accompagneront ce retour. Mais, étant donné l’ampleur de la sortie, il y a de fortes chances qu’un ou plusieurs concerts soient projetés, peut-être à annoncer dans les semaines ou mois à venir.

Le rêve américain de Dina.

La seule Belge invitée cette année dans le line-up du Cabaret Vert est un phénomène qui vit actuellement une expérience très particulière puisque Dina Ayada, jeune anversoise d’origine marocaine, est désormais expatriée aux States où elle fréquente des artistes aussi remarquables que Kanye West. Petit flash-back sur ce qui pourrait s’apparenter à un conte de fées moderne. Dina Ayada a toujours été attirée par la musique, et le hip-hop en particulier, pour ses sons évidemment, mais aussi toute la culture qui l’entoure. Elle regarde énormément de clips, dont ceux d’un certain Kanye West qu’elle apprécie vraiment. Alors qu’elle vient de s’inscrire en droits à l’université d’Anvers, Dina reçoit plusieurs retours positifs de vidéos postées sur Tiktok. Des retours de quidams, mais aussi de professionnels du milieu artistique. Ne se démontant pas, la jeune fille, alors âgée de 19 ans, noue des contacts et fonce vers Los Angeles où elle doit passer un mois afin de rencontrer quelques personnes influentes. Le mois se passe et Dina reste aux States. En fait, l’histoire prend une tournure inattendue, Dina Ayada étant très bien accueillie dans ce monde du showbiz qui peut pourtant se montrer très cruel. Finalement, elle revient au bercail au bout de 60 jours, mais multiplie alors les allers-retours au dessus de l’océan jusqu’au jour où elle prend une décision lourde de sens: elle décide d’arrêter ses études pour se consacrer pleinement à la musique…aux Etats-Unis. Dans ses interviews, la jeune femme qui soufflera ses 22 bougies le 30 décembre, explique qu’il ne s’agissait pas vraiment d’un choix risqué mais d’une volonté de montrer que si l’on se donne les moyens de d’atteindre son objectif, à force de volonté et de travail, c’est possible. Dina Ayada est désormais bien ancrée dans le paysage musical américain. Mieux qu’en Europe d’ailleurs. Mais elle réalise une percée dans ses terres d’origine (elle est née en Belgique, contrairement à sa famille qui vient de Nador, comme celle de Hamza) dès 2024 avec des prestations à Dour et aux Ardentes. Celle qui se définit comme naturellement timide et réservée dans la vie quotidienne se transforme en véritable tigresse lorsqu’on la lâche sur un scène, micro en main. Pourtant, c’est bien une jeune fille au visage de princesse qui se présente sur la scène Greenfloor au Cabaret Vert, un sourire désarmant aux lèvres. « Je veux que le public soit joyeux et prenne du plaisir à mon concert » commente-t-elle succinctement lors de ses prises de parole dans la presse. On peut vous dire que son concert fut apprécié car Dina Ayada s’érige désormais en une vraie rappeuse qui dompte les planches et l’assistance à coups de séquences bien emballées dans un flow soutenu. Assurément une artiste à suivre. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Laura Pausini de retour en Belgique avec une nouvelle tournée mondiale : le 25 octobre 2026 à Forest National (Bruxelles)

APRÈS SON CONCERT À GUICHETS FERMÉS EN 2024, LA SUPERSTAR ITALIENNE LAURA PAUSINI REVIENT EN BELGIQUE AVEC UNE TOUTE NOUVELLE TOURNÉE MONDIALE : LE DIMANCHE 25 OCTOBRE 2026 À FOREST NATIONAL À BRUXELLES et deux jours plus tard à la Rockhal (Esch) Icône mondiale adorée, Laura Pausini annonce son grand retour en Belgique : elle fera escale le dimanche 25 octobre 2026 au Forest National à Bruxelles dans le cadre de sa nouvelle tournée mondiale ‘IO CANTO / YO CANTO World Tour 2026/2027’. Ce concert très attendu mettra à l’honneur ses plus grands tubes ainsi que de nouvelles chansons, tout en célébrant à nouveau sa voix exceptionnelle, ses textes touchants et son incroyable présence scénique. À l’occasion de la sortie de son tout nouveau single “La Mia Storia Tra Le Dita” (disponible depuis le vendredi 12 septembre), la superstar italienne a fait une annonce surprise : son grand retour sur scène avec la tournée mondiale IO CANTO / YO CANTO 2026/2027, sa onzième tournée internationale qui reflète le statut d’une artiste qui séduit les publics du monde entier depuis plus de 30 ans. Elle y interprétera les chansons de son prochain album IO CANTO 2 / YO CANTO 2, en plus de ses titres les plus emblématiques. Pour la première fois, la tournée débutera à l’étranger, en Espagne, avant de traverser l’Amérique latine et les États-Unis. À l’automne, ce sera le tour de l’Europe, avec un arrêt en Belgique : le dimanche 25 octobre, Laura Pausini donnera un concert spectaculaire à Forest National à Bruxelles, là même salle où elle avait triomphé à guichets fermés en 2024. « Pour moi, les concerts live sont sans doute la partie la plus importante de tout projet », explique Laura Pausini. « C’est le véritable objectif de chaque sortie : le public. Cette année, j’essaie de visiter autant de villes que possible avec un spectacle qui me représente à 100 %. Je travaille dur pour définir la bonne scène, la bonne setlist et la bonne production, afin de capturer ce nouveau chapitre de ma musique. » Le prochain album IO CANTO 2 / YO CANTO 2, qui sortira dans les prochains mois chez Warner Music, fait suite au succès international de son album de reprises IO CANTO, sorti en 2006, qui rendait hommage aux classiques italiens intemporels. Un remerciement pour son premier Grammy Award, qui l’a conduite à son premier triomphe à San Siro l’année suivante. Ce nouvel album sortira également en espagnol et comprendra des chansons d’artistes latinos. L’artiste le décrit comme un hommage passionné à la musique et aux voix qui l’ont façonnée. Le premier single, ‘La Mia Storia Tra Le Dita’, sera disponible en quatre versions (italienne, espagnole, portugaise et française) et est une réinterprétation d’un morceau classique de Gianluca Grignani (1994). Laura a surpris ses fans en le chantant pour la première fois en live lors de l’inauguration du musée Laura Pausini dans sa ville natale de Solarolo. Le musée  est le premier musée en Italie dédié à un artiste italien. Laura Pausini est l’une des artistes italiennes les plus accomplies de l’histoire. Elle s’est produite dans plus de 40 pays au cours de ses 30 ans de carrière, et elle a partagé la scène avec des légendes telles que Luciano Pavarotti, Andrea Bocelli, Michael Bublé, Ray Charles, Phil Collins, Shakira, Mariah Carey, Charles Aznavour, Marc Anthony, Ricky Martin, Kylie Minogue, Alejandro Sanz, Céline Dion et Michael Jackson. Avec plus de 75 millions de disques vendus, 6 milliards de streams et de nombreuses distinctions – dont un Grammy, quatre Latin Grammy Awards, un Golden Globe, et des nominations aux Oscars et aux Emmy Awards – elle est une véritable icône mondiale, reconnue comme l’artiste féminine italienne la plus écoutée à l’étranger. Billetterie disponible via www.gracialive.be.

THE CURE DE RETOUR À ROCK EN SEINE EN 2026 !

Sept ans après leur premier show historique à Rock en Seine pour l’édition 2019, les anglais de The Cure annoncent leur retour sur la grande scène du Domaine national de Saint- Cloud. Dimanche 30 août 2026, ils clôtureront en beauté la dernière journée de festival, fidèles à leur réputation de livrer des performances amples et généreuses, où l’intensité ne faiblit jamais. En activité depuis quatre décennies, ces titans du rock anglais ont sorti fin 2024 leur quatorzième album studio, le sublime et puissant Songs of a Lost World, et la rumeur enfle sur une nouvelle sortie en 2026. Robert Smith, chanteur à la voix toujours juvénile et leader divinement ténébreux, sera accompagné sur scène de son fidèle bassiste Simon Gallup, le batteur Jason Cooper, le claviériste Roger O’Donnell et le guitariste Reeves Gabrels. À peine l’édition 2025 de Rock en Seine refermée, l’aventure continue déjà avec la promesse de retrouver un groupe de légende pour un show monumental. Le reste de la programmation sera annoncée prochainement, rendez-vous du 26 au 30 août 2026pour une nouvelle édition inoubliable ! Mais attention, les préventes sont déjà accessibles et avec un groupe aussi mythique que The Cure, la billetterie pourrait se voir prise d’assaut rapidement.

Glass Museum sort un 3e album et annonce plusieurs dates de concerts.

Comme une marche nocturne à travers les artères d’une ville inconnue, 4N4LOG CITY est sorti ce vendredi 19 septembre. Avec ce troisième album, Glass Museum – le duo formé par Antoine Flipo (piano) et Martin Grégoire (batterie), désormais rejoint par le bassiste Issam Labbene – quitte la nature sauvage de Reykjavik et Reflets pour embrasser la densité de la vie urbaine. Signé sur le label visionnaire Sdban Records, le trio navigue dans un univers sonore où l’asphalte vibre sous d’innombrables pas et où chaque ombre raconte une histoire. Enregistré entre la Drôme, le Volta et un ancien site industriel à Bruxelles, l’album saisit l’essence des nuits urbaines à travers un mélange de propulsion hypnotique et d’interludes empreints de soul. Il réunit des collaborations diverses : le batteur suisse Arthur Hnatek propulse « GATE 1″dans une transe inspirée du krautrock, tandis que JDS prête sa voix à « Call Me Names », lui insufflant l’élégance soulful du soul-jazz vintage, rappelant des artistes comme Jordan Rakei ou Tom Misch & Yussef Dayes. Le voyage se poursuit avec VAN GLAS, une odyssée hip-hop façonnée avec JAZZ BRAK (STIKSTOF), tandis que « III«  explore de nouveaux territoires pour le piano, fusionnant ambient et breakbeat. Chaque morceau est un instant fugace, un fragment vibrant d’un organisme vivant, brièvement illuminé avant de se fondre à nouveau dans le flux.  4N4LOG CITY capture les battements du cœur des nuits urbaines : des expérimentations audacieuses, des grooves qui palpitent comme des lampadaires, et des fragments d’un organisme vivant illuminés un instant avant de se dissoudre dans le courant. Plus qu’un simple album, 4N4LOG CITY est un paysage d’acier et de néons, de fragilité humaine et de structures monumentales – un voyage cinématographique où l’intensité et l’intimité coexistent. Et comme une bonne nouvelle vient rarement seule, le groupe va reprendre le chemin des planches pour faire connaître ce nouveau bébé. 18.10.2025 — Glaieuls Paradise – Brussels – BE 11.12.2025 — Release Party – Le Botanique – Brussels – BE 19.12.2025 — Release Party – Le Hasard Ludique – Paris – FR

Alex Henry Foster passera en Belgique pour sa tournée THE HIGH BLOOMING RITUAL.

Alex Henry Foster (AHF) est un musicien, auteur, producteur et compositeur canadien, ancien leader du groupe post-rock/noise Your Favorite Enemies (YFE), nommé aux Juno Awards. Salué comme un « artiste DIY imprévu » par le magazine Rolling Stone, Alex Henry Foster a sorti son premier album solo, Windows in the Sky, au Canada en 2018 puis à l’international en 2020. Majoritairement écrit lors d’un exil à Tanger après le décès de son père, Windows in the Sky est un « souffle onirique de post-rock » (NME), qui « évoque des artistes comme Hammock et Asche & Spencer, avec des influences marquées de Mogwai et Explosions in the Sky » (BrooklynVegan). Défenseur acharné des droits humains, Foster s’est imposé comme une voix engagée au cours des dix dernières années, prenant la parole sur des sujets tels que le racisme, la prolifération des gangs de rue – milieu dans lequel il a grandi –, ainsi que la montée du populisme et de l’extrémisme. Il s’est associé à Amnesty International et War Child pour plusieurs campagnes de sensibilisation sur la réalité des enfants soldats et a également créé The Hope Project à la suite du tsunami de Tōhoku en 2011. En 2024, Foster a parcouru l’Europe et l’Amérique en tournée à l’occasion de la sortie de deux albums et d’un EP. Il vient tout juste de revenir de Tanger, au Maroc, où il a passé 4 mois à travailler sur une prochaine sortie. Entre ces périodes riches en productions musicales, Alex Henry Foster s’offre une « pause » dans le processus créatif en venant au contact du public. Bien que peu connu encore dans nos contrées, l’artiste canadien voit sa popularité grandir à vue de concerts, comme l’atteste la vitesse à laquelle se remplissent les salles où il se produit. Pour la Belgique, ce sera le 16 novembre à Bocholt (région d’Anvers) à De Kouter. A quoi s’attendre? Pour quelques éclaircissements, voici un communiqué de presse transmis à notre rédaction. « À la suite de sa tournée réussie The High Blooming Ritual, le visionnaire canadien de l’art-rock Alex Henry Foster attire de plus en plus l’attention, les médias soulignant que les salles deviennent « plus pleines et plus grosses » à chaque concert. La tournée a récemment célébré une performance à guichets fermés à Cologne le 14 novembre, témoignant de l’ampleur croissante de son public et de l’énergie de ses prestations. Alex mentionne: « On m’a informé que notre concert à Cologne est MAINTENANT COMPLET!!! Chaque concert proposera une setlist différente, sera plutôt long, et j’y jouerai aussi pour la première fois de nouvelles chansons. J’ai hâte de partager avec vous ces prochaines célébrations de vie, d’art et de communauté… Tous ensemble, unis, ne faisant qu’un ». Avec la tournée The High Blooming Ritual Alex compte redéfinir ce que signifie fusionner art-rock, noise-rock, vulnérabilité émotionnelle et expérience cathartique partagée. Alex Henry Foster & The Long Shadows réaffirment leur place parmi les formations scéniques les plus audacieuses et profondément humaines de notre époque — transformant chaque scène en un sanctuaire où la musique devient à la fois blessure et guérison. Cette étape importante survient alors que la créativité de Foster continue de recevoir une reconnaissance de part et d’autre de l’Atlantique. Des médias tels que Le Journal de Québec, La Presse, Showbizz et Journal L’Express ont mis en lumière ses succès récents au Gala de l’ADISQ, tandis que Magazine SOCAN a mentionné : « Ayant reçu 3 nominations artistiques, on retrouve Ariane Roy, Elisapie, Ariane Moffatt, 2Frères, Alex Henry Foster, Aliocha Schneider, Billie du Page et Souldia. », soulignant les albums de Foster de 2024, Kimiyo et A Measure of Shape and Sounds — ce dernier nommé dans la catégorie « Album de l’année – Succès populaire ». Foster mentionne: « Cette distinction prend d’autant plus de signification pour moi puisque, au-delà de la reconnaissance qu’elle représente et qu’il s’agit en quelque sorte d’un retour aux sources, la nature de ces deux albums m’est profondément personnelle. Ils sont tous deux nés d’une période particulièrement éprouvante de ma vie pendant laquelle j’ai dû apprendre à survivre à une double greffe cardiaque qui aurait pu me coûter la vie, suivie de la perte de mon chien MacKaye, décédé après un long combat contre un cancer très rare. » Alors que son nouvel album A Nightfall Ritual a été inscrit sur la longue liste GAMIQ 2025 dans la catégorie Post-Punk/Post-Rock, Foster se prépare actuellement pour ses prochains projets musicaux et a déjà partagé une version en session d’écriture de la chanson In the Valley of the Sun avec les membres de son club. Le morceau est également disponible sur un vinyle collector gravé au tour, inclus dans l’adhésion. » Crédit photo (pour la couverture): Stephanie Bujold Pour la billetterie : https://alexhenryfoster.com/fr/tour/ ou cliquez simplement ici.

Le Cabaret Vert s’est offert le must du rock US.

Queens of the Stone Age devait être la tête d’affiche de l’édition 2024 du festival du Grand-Est, mais les Californiens ont dû annuler une partie de leur tournée suite à des soucis de santé de leur chanteur. La déception était grande, mais, finalement, temporaire, le mythique groupe qui soufflera sur 30 bougies l’an prochain (bien que le premier titre ne date que de 1998) assurant son engagement le 16 août 2025. Si sa barbe a disparu, Josh Homme est bien là au rendez-vous, visiblement en forme. Chemise rouge à carreaux noirs, type bucheron, à moitié ouverte, jeans serré, le seul membre fondateur encore présent de Queens of the Stone Age, entame le show avec les riffs répétitifs de « No One Knows », l’un des titres du groupe les plus appréciés à travers le monde. Il est en effet loin ce temps où Josh et ses potes de l’époque, Alfredo Hernández, Nick Oliveri et Dave Catching, devaient mettre en place des concerts « pirates » dans le désert, comptant sur la seule alimentation de générateurs d’appoint. Depuis de nombreuses années, le groupe affiche complet lors de ses tours du monde, réservant ses prestations à des salles de renom ou aux plus grands festivals, mais à un rythme effréné. En quelques jours, Queens of The Stone Age a ainsi enchainé 10 prestations en Allemagne, Pays-Bas, France, Irlande, Angleterre et Belgique puisqu’ils étaient au Pukkelpop le lendemain de leur show à Charleville-Mézières. On comprend d’autant mieux pourquoi Josh Homme préférait préserver sa santé à un moment où elle était un peu plus précaire. Qu’à cela ne tienne, Queens of the Stone Age n’a pas levé le pied pour la cause. Josh et ses acolytes du moment, Troy Van Leeuwen, Dean Fertita, Michael Shuman et Jon Theodore, ont en effet offert aux festivaliers un concert plein d’entrain et de ces enchaînements lourds et répétitifs qui entrent inexorablement en tête. Présenté ainsi, cela pourrait paraître rébarbatif, mais ce n’est nullement le cas. Au contraire, même les non adeptes de rock ne mettent pas longtemps à sentir leur corps bouger sur le rythme de ces sons envoûtants. Ce n’est pas pour rien que Queens of The Stone Age reste l’un des groupes les plus prisés des amateurs de concerts. Ecouter un album du groupe, c’est bien. Mais vivre un de ses concerts, c’est une autre dimension. Josh Homme nous offre même, parfois, un petit trait d’humour, comme en fin de ce premier morceau ou il se présente, en français, comme suit « Bonjour, je suis Will Smith… » faisant référence à son compatriote rappeur qui allait se produire le lendemain sur cette même scène. Point de rap, mais du rock, proche par moments du métal le plus doux. Un genre qui fait, semble-t-il, encore recette, de nombreuses dates de cette tournée, y compris celle du 27 octobre 2025 à Anvers, au Queen Elisabeth Hall affichent en effet complet. A vrai dire, mis à part quelques sièges pour une représentation à Las Vegas ou l’un des deux concerts au Mexique, tout est sold-out jusque juin 2026, soit le moment où le groupe se joindra à une autre grosse machine américaine, System Of A Down, pour une tournée européenne où la Belgique ne semble pas au menu. Il y aura, par contre, deux dates au stade de France, le 02 et 04 juillet. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Karen Dió, de l’énergie punk issue du Brésil.

Les festivals donnent l’occasion de voir des artistes confirmés, ceux que l’on nomme généralement les têtes d’affiche, mais aussi de découvrir des artistes émergents ou connus dans une certaine région du monde sans nécessairement avoir pu percer sur l’entièreté du globe. Karen Dió est à classer dans cette deuxième catégorie. La chanteuse brésilienne n’est en effet ni une débutante ni une artiste boudée par le public, mais simplement une chanteuse qui se produit très rarement en Europe. Karen a débuté dans la musique très tôt, dès ses 13 ans, mais c’est surtout avec le groupe « Violet Soda » qu’elle se fait connaître sur le continent sud-américain. A l’arrêt du band (2021), Karen Dió se lance en solo avec un style plus punk encore. Sa musique est décrite, en fait, comme du punk rock, avec une énergie débordante et une attitude rebelle. Pourtant en voyant ce petit bout de femme, très mignon, se présenter sur les planches, on ne s’attend pas nécessairement à l’explosion qui va suivre. C’est assurément l’une des très belles découvertes du festival, l’une de ces pépites que seul le programmateur du Cabaret Vert est capable de dénicher. A vrai dire, Karen Dió nous fait étrangement penser à Delilah Bon, une autre chanteuse engagée qui est capable de faire le show à chaque sortie publique. Certes, la Brésilienne n’a pas le look apprêté du sosie d’Harley Quinn, mais les deux femmes ont en commun les thèmes abordés dans leurs compositions, à savoir la défense des droits des femmes et de la communauté queer, et ce débordement d’énergie qui sied si bien aux amateurs de punk. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.