The Jackets, la preuve évidente que le garage rock from Switzerland n’a rien à envier à personne !
C’est au Filousophe à Schaerbeek, le nouveau lieu branché pour les musiques alternatives qu’a eu lieu le concert belge des Jackets, dynamique groupe suisse de garage rock énergique et mélodique. Une soirée très réussie dans cet endroit fort sympathique que je vous invite à découvrir si ce n’est déjà fait. La soirée démarre avec Thee Andrew Surfers Le band de Jens De Waele, Bart Rosseau et Steven Gillis, est un trio composé de membres de Fifty Foot Combo qui pratique un garage punk teinté de surf et de rock n’roll boosté au maximum. Le combo a proposé un set bien festif, et leur drunkabilly a bien vite fait taper du pied et remuer un public bien réceptif à leur musique. Surprise du soir, une version à leur sauce de Ca plane pour moi avec l’aide de Crystal Dawn au chant (Tuesday Violence) , clin d’oeil à Lou Deprijk récemment décédé. Sympa ! Mais le band très attendu ce soir c’est The Jackets ! Les Jackets sont basés à Berne, en Suisse et se composent de la chanteuse Jackie Brutsche (chant et guitare), de Chris Rosales (batterie) et de Samuel « Schmidi » Schmidiger ( basse ). Le band est reconnu pour ses performances live hyper énergiques qui rendent chaque concert unique. Les Jackets créent un son authentique et très rafraîchissant qui capture la simplicité et l’honnêteté du genre. En mélangeant des influences du punk rock avec des touches psyché des 60’s, le band propose des titres irrésistibles comme « Be Myself », « Wasting My Time », « Keep Yourself Alive » avec lequel ils ont ouvert le show, « Misery of Men », « Attracted », ou. « Hang Up ». De quoi faire remuer une foule de la plus belle manière! Formés en 2008 les Jackets ont parcouru les scènes de toute l’Europe, des USA, du Canada et du Mexique. Relativement indépendants dans leur manière de mener leur carrière, ils se sont constitué une solide base de fans fidèles répartis un peu partout dans le monde. Le combo a bossé avec plusieurs labels et a sorti quatre LP’s – Stuck Inside (2009, Subversiv Records), Way Out (2012, Soundflat Records), Shadows Of Sound (2015, Voodoo Rhythm Records) et leur quatrième LP Queen Of The Pill (2019). Autant vous dire tout de suite que si vous êtes collectionneur, trouver ces albums en version LP vinyle relève un peu du miracle aujourd’hui. Espérons qu’il y ai un jour des rééditions, en attendant certains singles sont disponibles en concert ainsi que des cds. En 2022, les Jackets ont formé leur propre label, Wild Noise Records et ont sorti le single 7″, Pie in the Sky/Misery of Man en mars, et un deuxième single, Life’s Not Like The Movies / Attracted on Chaputa ! Records (Portugal) en mai 2023. Quand au concert de ce mardi il a tenu toutes ses promesses avec une Jackie Brutsche en grande forme, remuante comme une pile électrique et transmettant son bel enthousiasme aux spectateurs présents dans la salle. Petit incident de parcours sans gravité du côté de Schmidi le bassiste, qui est parvenu à claquer une corde de sa basse, ce qui l’a forcé à réclamer une basse de secours et de continuer le set sur un instrument qu’il ne connaissait pas et qui au départ n’était pas adapté à sa taille en ce qui concerne le règlage de la sangle. Un petit détail qui a vite été résolu et le show a pu continuer dans soucis. Une fois de plus, les absents ont eu tort car ils ont loupé une super soirée de garage rock, une formidable prestation des Jackets, rehaussée à son terme par la disponibilité et la sympathie de Jackie qui s’est prêtée de bon coeur aux demandes de selfies ou d’autographes. Des soirées comme celles là on en redemande ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/09/28/the-jackets-la-preuve-evidente-que-le-garage-rock-from-switzerland-na-rien-a-envier-a-personne/
The SoapGirls

… vous savonnent solidement l’âme et les oreilles avec leurs hymnes punk rock chargés de sens Samedi dernier The SoapGirls se produisaient au Filousophe à Bruxelles à deux pas de la gare de Schaerbeek, et le moins qu’on puisse dire c’est que ce girls band, dont le punk rock est un cri, y a donné une prestation cinq étoiles et bourrée d’énergie. En un mot, les absents ont eu tort, et si vous ne connaissez pas encore ces filles, il est grand temps pour vous de les découvrir. Suivez le guide ! Camille et Noémie Debray sont soeurs. Camille l’ainée chante et joue de la basse et Noémie de onze mois sa cadette chante et est guitariste. Les deux demoiselles sont nées à Paris et ont grandi en Afrique du Sud, où à l’âge de huit / neuf ans, elles ont commencé à se produire dans la rue en chantant et en vendant des savons afin de récolter des fonds pour pour des causes caritatives. C’est de là que vient le nom du groupe. Vers 13 ans elles envisagent la musique sur un plan professionnel, enregistrent un titre qui se retrouve sur une compilation japonaise avant d’être remarquées et de signées avec Universal Records. Elles sortent alors un album Xperience (2011) qui leur vaudra d’être bien exposées dans des shows tv en Afrique du Sud, de récolter un joli succès, et de faire plusieurs tournées nationales. Mais très vite les sisters sentent que la major bride leur créativité et tente de les modeler vers une image qui ne correspond pas du tout à ce qu’elle désirent être. Et ce constat engendre une souffrance quotidienne qui ne s’arrêtera qu’avec la fin de leur contrat avec Universal .Elles quittent ensuite le pays pour New York avant de revenir en Afrique du Sud, de changer de style, et de se tourner vers un punk énergique qu’elles qualifient de Revolt Rock ! Dorénavant elles ne signeront plus avec un label, et sortiront leurs albums et leurs singles en autoproduction, le seul moyen pour elles de garder une liberté absolue sur leur musique et leurs moyens d’expression. Le single Hater marque un tournant dans l’évolution de leur carrière. En 2015 un autre single Champagne Cocaine est porté par un clip animé très cartoonesque, et bien sympa. C’est l’époque du premier album punk Calls For Rebellion. « Dans une société où les gens sont déjà réduits au silence et à l’esclavage sans s’en rendre compte. Le fait de les déranger est un moyen de se faire entendre ! » ( Camille Debray 2019 ) En 2017 sort leur deuxième album punk Societys Rejects et le band tourne en Angleterre et en Europe pour défendre sa musique et sa philosophie de la liberté absolue : « Avec notre Revolt Rock, nous créons des espaces pour que les gens expriment leur unicité, qu’ils osent être soi sans se soucier des autres, des regards ou commentaires, mais qu’ils se sentent juste libres dans leurs actions et décisions. » Ces filles là savent ce qu’elles veulent et vont au bout de leurs rêves. Deux autres albums suivront, Elephant in the Room en 2019 et le petit dernier In My skin en 2022. Sur scène The SoapGirls se permettent tout et dégagent une énergie folle avec leur musique jubilatoire qui fait bouger les têtes et les corps. Non ces filles là ne sont pas uniquement belles et sexy ! Elles ont des choses à dire, et elles le font savoir par leurs textes mais aussi durant leur show où elles s’expriment librement et sans fards, au propre comme au figuré ! Sachez qu’un concert des SoapGirls est une expérience unique qu’il faut vivre en live. Leur musique brute, authentique et originale, évoque des sujets que la société préfère ignorer ou éviter de peur de bousculer les idéaux des gens, souvent asservis au système. The SoapGirls sont révoltées en voyant à quel point le monde est censuré et par la peur qu’ont les gens d’exprimer une opinion différente. Elles prônent la liberté et la tolérance, et leur arme est leur musique ! Durant leurs concerts The SoapGirls peuvent par moment partiellement se dénuder, comme leur batteur qui jouera une bonne partie du show à poil, mais elles ne sont jamais “sexuelles” ! Leur peau est un espace libre, et la manière dont elles s’habillent ou se déshabillent est leur plus grande liberté ! Leur message est de ne pas juger les gens sur les apparences. Alors quand Noémie demande aux gens du public d’enlever leur t-shirts et de se mettre le torse à nu comme elle, chacun s’exécute avec le sourire car ce n’est pas gratuit, et la communion est totale entre les filles et leur public. Impossible de vous donner une setlist complète, c’était ça et prendre des notes ou vivre le concert frontrow, ce que j’ai choisi. Bien sûr on a entendu des titres comme Johnny Rotten, Champagne Cocaine, Psycho, Charlie Brown et plein d’autres, mais je ne peux les citer tous de mémoire, le concert ayant duré quasi 105 minutes de folie, de sueur et de pogos endiablés. De toute façon l’important avec les SoapGirls est dans le moment, le fun et les messages partagés durant ce putain de bon concert bien déjanté. Quand on y réfléchit bien, The SoapGirls portent parfaitement leur nom, car elles vous savonnent solidement l’âme et les oreilles avec leurs hymnes punk rock chargés de sens.Et ça fait un bien fou. Longue vie à elles ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien :