Une soirée au Bota avec Francofaune

Confestmag se devait d’être présent au Botanique pour la soirée Francofaune. Ne sachant pas être présent dans les deux salles réservées pour l’occasion je me suis baladé quelques secondes à l’ Orangerie et me suit dès lors consacré à la Rotonde. Et donc de prime abord je vous parle de Lemon Félix, qui par oreilles jetées fut très interessant, je ne manquerait pas une prochaine visite de l’artiste ici où ailleurs. Lemon Felixe : L’Éclatante Aventure Musicale de Fanny Van Hammée Lemon Felixe, le tout nouveau projet musical de Fanny Van Hammée, est une plongée profonde dans un univers artistique personnel et vibrant. Fanny, déjà connue pour ses contributions à des groupes tels que Faon Faon, Dalton Télégramme, et Friday Frida, se lance en solo pour nous offrir un récit musical à la fois intime et enjoué. À travers ses chansons, l’artiste nous invite dans un monde où la vie quotidienne se mélange harmonieusement avec la magie du présent. Elle explore les sourires et les regrets d’un passé qui, par moments, semble se fondre dans le présent. Ce mélange de nostalgie et d’optimisme se traduit naturellement dans ses textes, empreints de sincérité et de simplicité. Cependant, Lemon Felixe ne se limite pas aux paroles. La musique qui accompagne ces récits est tout aussi captivante. Elle emprunte des chemins sinueux tout en restant profondément ancrée dans la pop. Le chant, qui tient une place centrale dans ce projet, vient sublimer la douceur de l’ensemble. Pour donner vie à ce projet, Fanny s’est entourée de talentueux collaborateurs. Olivier Cox, qui a déjà travaillé avec des groupes renommés tels que Sharko, Dan San, et Dalton Télégramme, a pris en charge la production de quatre des titres du projet. L’autre moitié de la magie de Lemon Felixe provient de Quentin Maquet, membre de Bérode et également de Dalton Télégramme, qui a contribué à l’écriture de deux morceaux. L’avenir s’annonce prometteur pour Lemon Felixe, et les mélomanes du monde entier ont hâte de découvrir cette nouvelle facette de Fanny Van Hammée. La combinaison de thèmes personnels, de mélodies entraînantes et d’une équipe talentueuse promet une expérience musicale inoubliable. Restez à l’écoute pour les dernières nouvelles de ce projet musical en plein essor. Toujours dans la même salle il y avait la chevronnée Emilie Simon qui a enchanté un public venu en masse découvrir son show tout en lights et apprécier le son des compositions de son nouvel opus. J’avais pu apprécier l’artiste au dernières Solidarités, mais le fait d’être dans l’obscurité donnait un autre aspect de ce spectacle-concert. Émilie Simon Deux Décennies d’Innovation Musicale et un Nouveau Chapitre en 2023 Au cours de deux décennies de carrière exceptionnelle, Émilie Simon s’est imposée comme l’une des figures emblématiques de la scène musicale, à la fois en France et à l’international. Dès ses débuts, elle a su se distinguer en tant qu’artiste avant-gardiste, laissant une empreinte indélébile sur toute une génération de mélomanes. La marque de fabrique d’Émilie Simon réside dans sa capacité à marier harmonieusement les avancées technologiques à des mélodies enchanteresses. Au fil des années, elle a forgé une carrière impressionnante, marquée par une quête incessante de nouvelles expérimentations sonores. Cette artiste polyvalente est à la fois auteure, compositrice, interprète, arrangeuse et productrice, une combinaison rare de talents qui la place parmi l’élite de l’industrie musicale. L’impressionnante liste de récompenses d’Émilie Simon, comprenant des distinctions telles que les Victoires de la Musique, le Grand Prix Sacem, et son titre honorifique d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, témoigne de la reconnaissance de ses pairs et de son influence durable. Son impact sur le paysage musical est indéniable, et son retour en 2023 promet d’être un moment clé pour les amateurs de musique du monde entier. Le nouvel opus tant attendu d’Émilie Simon en 2023 suscite une grande excitation parmi ses fans. Son habileté à maintenir le secret autour de ses projets ajoute une dose de mystère qui pique la curiosité de ses auditeurs. Le disque promet d’explorer de nouvelles frontières de l’expérimentation musicale, offrant ainsi un avant-goût des innombrables talents de l’artiste. Mais ce n’est pas tout. En cette année anniversaire marquant deux décennies depuis la sortie de son premier album éponyme, Émilie prévoit de célébrer cet événement majeur sur scène. Le public peut s’attendre à un spectacle exceptionnel, entièrement dédié à cette étape importante de sa carrière. Des surprises sont au rendez-vous, promettant une soirée inoubliable pour les fans de longue date et les nouveaux venus. En fin de compte, Émilie Simon incarne l’excellence artistique, la créativité audacieuse et la persévérance. Tandis que nous anticipons la sortie de son prochain chef-d’œuvre, nous ne pouvons qu’espérer que les années à venir seront tout aussi marquantes que celles qui ont précédé, car Émilie Simon continue de repousser les limites de l’art musical. Ensuite à l’Orangerie j’ ai d’une part découvert le nouvel univers et du coup le nouveau band à Lucie. J’étais sceptique car fan de la première version avec Leslie et Alice notamment, je fût agréablement surpris de la qualité encore supérieure ajoutée à Lou K. Alice expliquant par ailleurs qu’elle avait d’autres aventures… C’est donc une nouvelle Lou K qui est entre le concert et la rédaction de cet article passé en studio. On a hâte de découvrir le résultat. Lou K : L’Exploration d’un Rock Mélancolique et Rebelle Lou K, c’est l’artiste aux multiples facettes qui nous emmène dans un voyage musical à la croisée du rêve et de la réalité. Avec une vision acide et une guitare rugissante, Lou K explore des univers peuplés de monstres surgissant dans l’obscurité de la nuit. Elle utilise la métaphore comme réconfort pour un imaginaire qui, d’une manière ou d’une autre, parvient à sauver. L’une des caractéristiques les plus frappantes de Lou K est sa capacité à chanter en français sur des thèmes sombres tout en cherchant constamment à apporter une lueur d’espoir. Le paradoxe devient ainsi sa signature musicale, jonglant habilement entre la confidence intime et la rébellion contre les ombres qui hantent
Un dimanche familial aux accents français.

Si le samedi avait fait place à une parenthèse plutôt urbaine, destinée essentiellement aux adolescents, le dimanche a retrouvé l’essence même du festival, à savoir son ancrage familial et multi culturel avec une artiste belge émergente, une chanteuse qui a connu une première carrière en duo mais qui a décidé de s’émanciper, un concept entier proposé par une artiste solo à l’univers particulier, un rocker lover venu du nord du pays, l’indémodable interprète de « Déjeuner en paix » et, en apothéose, le concert événement signant le grand retour des comparses de Gaëtan Roussel. Tout ceci accompagné de quelques battles et démos de breakdance/hip-hop, de nombreuses activités pour les petits et grands enfants, de quelques débats sur des thèmes de société … Premier constat du jour, le soleil a décidé de faire son grand retour, lui qui s’était éclipsé samedi pour l’arrivée des rappeurs. Deuxième élément marquant, le public arrive tôt pour ce dernier jour de festival. Tous ceux qui désiraient profiter au plus près de la prestation de Stephan Eicher ne trouveront d’ailleurs pas place devant la scène. Le Suisse étant victime de son succès et, peut-être aussi, du fait qu’il est rare de pouvoir le rencontrer dans nos contrées. Mais reprenons la journée dans son déroulement chronologique. Si les plus petits sont mis à l’honneur dès 14h00 avec le spectacle de Monsieur Nicolas, c’est bien Elia Rose qui sera la première à réveiller les conduits auditifs des festivaliers adultes. Tournaisienne d’origine, née d’un père italien et d’une mère anglaise, Elia Rose explose véritablement cette saison avec la sortie de son album, I love it, et ses premières grosses scènes, alors qu’en 2001 elle était déjà en finale de Pour la gloire, cette émission télévisée de la Rtbf et qu’en 2011 c’est dans The Voice Belgique qu’elle tentait sa chance. Adepte du kitsch qui inondait nos téléviseurs durant les eighties, la jeune femme propose un show rempli de légèreté et de sourires communicatifs. C’est juste ce dont nous avions besoin pour entamer sous les meilleurs auspices cette journée finale des Solidarités. On reste dans le rayon féminin avec la deuxième artiste de la journée, Adé. Ex membre de Thérapie Taxi, Adélaïde Chabannes de Balsac a laissé de côté son comparse et son « Hit sale » un peu provocateur pour les mélodies tantôt planantes, tantôt emballantes de Sunset, Insomnies et Tout savoir. Un concert qui est, et c’est devenu une habitude que l’on aime souligner aux Solidarités, traduit en live en langage des signes. Comme la célèbre maxime nous relate qu’on ne s’arrête jamais à deux, voici une troisième dame sur les planches, Emilie Simon. Là, c’est particulier. Seule en scène, l’artiste alterne les instruments, parfois aux sonorités électroniques et nous emmène dans un univers parallèle, le sien. Active dans le monde de la musique depuis 2003, elle a remporté plusieurs victoires de la musique dans des catégories différentes. Elle est en effet inclassable et indéfinissable. C’est d’ailleurs elle qui a réalisé la BO de la Marche de l’Empereur. De l’univers très végéto-animal d’Emilie Simon à celui assez dark de Tamino, il n’y a, à Suarlée, que quelques pas. Petit-fils de l’acteur et chanteur égyptien Moharram Fouad, Tamino est un véritable petit prodige de la musique adoré de l’autre côté de Bruxelles. Doté de l’oreille absolue et d’une tessiture de quatre octaves, il est habitué à chanter en quart de ton, car il a « écouté de la musique arabe toute sa vie » et l’a « chantée dès le début ». Auteur, compositeur, interprète, musicien et mannequin, ce grand gaillard d’1m98 vient de sortir son deuxième album Sahar (« juste avant l’aurore » en arabe) contenant dix titres dont un duo avec Angèle (Sunflower) qu’il défend avec conviction. Ses prestations sont investies et impliquées. Le second homme de la soirée nous vient de Suisse comme le laisse deviner son petit accent reconnaissable. Il faut dire que l’interprète originaire de Münchenbuchsee est à la base germanophone d’expression, mais il chante aussi en italien, en romanche, en anglais et … en français. C’est d’ailleurs dans la langue de Molières que Stephan Eicher a connu ses plus grands succès dans nos contrées avec « Combien de temps » « Pas d’ami comme toi » ou encore « Déjeuner en paix ». Plus discret ces dernières années, l’ex membre du groupe Eisbär n’a toutefois pas perdu son pouvoir d’attraction sur le public francophone, comme l’atteste le succès de foule devant la scène sur laquelle il prend place. Malheur aux retardataires, ils ne pourront plus approcher cette « plage » un peu étroite pour permettre à tous les festivaliers intéressés par la performance de Stephan et son band. Assurément l’un des moments forts de cette édition. Mais le meilleur reste toutefois à venir avec les ambianceurs intemporels de Louise Attaque, mais pour cette prestation, nous vous renvoyons à notre article particulier dédié au quatuor parisien (cliquez ici) Nous quitterons donc ce nouveau site Ecolys avec un sentiment mitigé car nous n’y retrouvons pas encore le charme que la Citadelle offrait grâce à son cadre imposant et historique, mais compte-tenu des impératifs de déménagement forcé, cet endroit propose une belle alternative. Avec quelques ajustements, gageons que la prochaine édition se rapprochera des meilleurs souvenirs forgés sur les hauteurs de la capitale wallonne. Retrouvez les clichés de cette journée et des autres sur la page FB – ReMarck Photos.
Solidarités 2023

Nouveau Lieu, Mêmes Vibrations Les Solidarités, festival emblématique organisé habituellement à la citadelle de Namur, ont amorcé un chapitre captivant en investissant le site Ecolys de Suarlée, en raison des travaux en cours à la citadelle. Malgré ce changement d’emplacement, plus de 57 000 festivaliers ont répondu à l’appel pour vivre trois jours de célébrations enjouées. Un festival mémorable ponctué de découvertes musicales, de moments intenses et de réjouissances avant la rentrée scolaire. Lorsque le festival Solidarités a dû quitter son habitat traditionnel à la citadelle de Namur en raison des travaux de rénovation, une nouvelle aventure a commencé au site Ecolys de Suarlée. Un nouveau chapitre s’est ouvert pour ce festival bien-aimé, qui a réussi à captiver les cœurs et à créer des souvenirs indélébiles malgré ce changement de décor. Pendant trois jours, les festivaliers ont été plongés dans un univers où la musique, la convivialité et la joie de vivre ensemble ont été les maîtres-mots. Côté musical, le festival a rassemblé une constellation d’artistes qui ont illuminé les scènes de leur talent. Des noms tels qu’Onha, Rive, Gabrielle Verleyen, Benjamin Vndredi, Mentissa, Bérode, Aloise Sauvage, Camille Lellouche, Juyci, Zazie, The Magician, Rori, Léo Fifty Five, Suzane, Chilla, 47TER, Lujipeka, Big Flo et Oli, Kid Francescoli, Elia Rose, Adé, Emilie Simon, Tamino, Alice Martin, Stephan Eicher et Louise Attaque ont créé des instants de pure magie musicale. Le public a été transporté par des performances vibrantes et généreuses, où la symbiose entre les artistes et leurs fans a créé une atmosphère unique de partage et de connexion. Vous pouvez retrouver les articles de Remark sous l’onglet Solidarités https://test.confestmag.be/category/festivals/solidarites/ En parallèle des prestations musicales, le nouvel espace « LA CASA » s’est avéré être le point de convergence des retrouvailles, de la camaraderie et de l’expression citoyenne. Le festival a su maintenir sa réputation de proposer une programmation diversifiée en proposant une myriade d’activités : conférences enrichissantes, spectacles pour les plus jeunes, activités ludiques et même des plongées captivantes dans la culture urbaine en plein essor. La mise en avant du monde associatif a également été une partie intégrante de l’événement, illustrant l’engagement profond des Solidarités envers les causes sociales. Un autre aspect qui a marqué cette édition a été le choix exceptionnel de Food Trucks, offrant une variété de choix culinaires. Cependant, la disposition de ces stands a parfois créé des encombrements entre les scènes, soulignant ainsi la nécessité d’une meilleure organisation pour l’avenir. Bien sûr, tout changement apporte son lot de défis. La mobilité et l’accessibilité ont été des enjeux, mais ces problèmes sont loin d’être uniques aux Solidarités. Des efforts sont nécessaires pour gérer efficacement les flux de personnes et assurer une expérience fluide pour tous. L’équipe des Solidarités n’a pas manqué de noter les points à améliorer en vue de la prochaine édition. Ils tiennent à exprimer leur gratitude envers le public pour sa présence, sa patience et sa compréhension face aux défis rencontrés. En clôturant cette édition mémorable, les Solidarités ont déjà annoncé les dates de leur 10e édition, fixées aux 23, 24 et 25 août 2024. Ce festival iconique continuera d’inspirer, de divertir et de rassembler, avec l’engagement de créer encore de nombreux moments magiques et inoubliables pour les festivaliers à venir. retrouvez ici les artistes