7 février 2026

Jeudi 20 août, 1er jour de festival, Teletech va secouer le Cabaret Vert. 

Après avoir retourné de nombreux clubs et scènes d’Europe, TELETECH arrive dans les Ardennes et cela promet d’être mythique. Connu pour ses line up XXL et pointus, le collectif britannique s’est imposé en quelques années comme une référence incontournable de la scène techno internationale. De Manchester à Berlin, en passant par Paris, TELETECH a su fédérer une communauté passionnée autour d’une techno radicale, sans compromis, portée par des artistes parmi les plus respectés du genre.  Sur la désormais mythique scène GreenFloor se succéderont FUMI, nouvelle sensation de la scène techno qui mêle hip hop old school, hard groove new wave et techno pour façonner un son singulier, INTERPLANETARY CRIMINAL, figure de proue d’une nouvelle vague UK garage à la vision sincère et contemporaine, le B2B incandescent LB AKA LABAT B2B PARTIBOI69, rencontre explosive entre une nouvelle génération hybride et une icône culte des dancefloors, ainsi que X CLUB., duo australien basé à Londres, reconnu pour sa signature percussive, énergique et imprévisible. Un line up XXL, au Cabaret Vert 2026, le jeudi sera résolument TELETECH.  FUMI  Née aux États-Unis et basée à Berlin, FUMI est une nouvelle venue notable sur la scène techno. Son goût éclectique pour la musique mêle des morceaux rebondissants et brillants à des éléments sexy et énergiques de 240. S’inspirant du hip hop old school, de la hard groove new wave et de la techno, Fumi ne se limite à aucun genre, mais crée plutôt un son nouveau et unique grâce à un mixage rapide et à la construction de plusieurs plateaux. Fumi aspire à attirer des foules diverses, à collaborer avec d’autres artistes et à redéfinir la façon dont nous voyons et consommons la musique électronique d’une manière authentique et terre-à-terre.  INTERPLANETARY CRIMINAL  Interplanetary Criminal est un DJ, producteur et cofondateur du label ATW Records, basé à Manchester. Figure de proue d’une nouvelle vague UK garage, il enchaîne les sets énergiques et percutants à travers le monde – de Dekmantel à Miami, en passant par Leeds et Sydney – avec un son à la fois frais, fun et ancré dans les bases du genre.  Son approche, innovante et ancrée dans l’héritage du Nord-Ouest anglais, lui a valu plusieurs récompenses, dont le prix du Meilleur Producteur par DJ Mag et une nomination aux Brit Awards. Il a collaboré avec Skream ou Dusky, sorti des titres sur Locked On, et signé un tube avec Eliza Rose : « B.O.T.A. ».  Son nouvel EP solo, « ATW007 », conçu pour le club, inclut des morceaux bruts comme « Gunman » avec Riko Dan, et « Manchester », en hommage à sa ville.  Fidèle à l’esprit underground, Interplanetary Criminal défend une vision sincère et actuelle du UK garage à travers son label et ses productions.  LB AKA LABAT B2B PARTIBOI69  LB aka LABAT incarne avec brio cette génération de DJ-producteurs qui dynamitent les frontières des genres. Étendard vibrant d’une nouvelle vague qui célèbre la club-culture dans toute sa diversité, il fusionne house filtrée, techno, UKG et hard house en machines à danses euphoriques et mélancoliques. Ses sets, comme ses productions – invitations à lever les bras, suer et vibrer- tissent un pont audacieux entre les souvenirs fiévreux des raves old-school des 90 et les hybridations mutantes de la dance-music contemporaine. Dès 7 ans, il se lance dans le mix et il a 15 ans pour ses premières dates, payées 50 euros le set, où il révèle un penchant marqué pour la techno de Detroit et la minimale. À 20 ans, il commence ses premières scènes internationales et pose ses valises à Lyon, il débute une résidence au Café Galerie et se consacre pleinement au DJing. S’en suivent très vite une invitation à jouer aux Nuits Sonores, suivie de sa première Boiler Room. Depuis, il n’a jamais cessé de tourner !  PARTIBOI69 : leader spirituel, icône, prophète — ça, c’est aux autres d’en juger. Le seul objectif de Partiboi69 est de répandre l’amour numérique et de délivrer des techniques 69 létales, en direct et directement à vos sens. Décrit sur Internet comme un « symbole d’amour mutuel et mystère de l’underground australien », Partiboi69 est fidèle à sa réputation, sans compromis. PDG du label Mutual Pleasure Record et de Stingboi Productions, Partiboi69 fusionne des graphismes animés par ordinateur à la pointe de la technologie avec des sonorités Electro Dank, Ghetto Freak et K-Tech, afin de créer un portail vers son esprit complexe ; un lieu où le confort et le style sont primordiaux, où aucun stimulant n’est à l’abri, et où le plaisir est toujours partagé. Les exemples les plus explicites de cet univers sont « Freaky Dreamz », « Magnificent » et « Freaking You Out », ainsi que ses mixes live technologiquement avancés, aussi plaisants à regarder qu’à écouter — un peu comme le 69.  X CLUB.  X CLUB. est un duo australien basé à Londres, formé par Ben Clarke et Jesse Morath. Leur musique puise dans le techno des années 90 jusqu’à la drum’n’bass actuelle, avec une signature sonore percussive, énergique et imprévisible. Révélés par la scène warehouse de Brisbane, ils enchaînent depuis 2023 les tournées internationales (Boiler Room, III Points, Brunch Barcelona…) et sont salués comme l’un des projets techno les plus prometteurs du moment. En parallèle, ils ont lancé leur propre label, HIDE THE JUNK, pour promouvoir une techno ludique et groovy. En 2024, ils poursuivent leur ascension avec un nouvel EP et une tournée mondiale, confirmant leur place sur la scène électronique mondiale.  🌳 CABARET VERT 🌳📅  Du 20 au 23 août 2026 📅  📍 Charleville-Mézières / Ardenne 📍 • 20e édition •

Le Cabaret Vert dévoile encore un peu plus son affiche…

Le Cabaret Vert – festival associatif et indépendant – continue de dévoiler les noms à l’affiche de sa 20ᵉ édition. Un avant-goût des festivités prévues du 20 au 23 août 2026, qui devrait vous faire oublier pour quelques minutes l’hiver qui pointe le bout de son nez. Au programme : 4 jours de fête intergénérationnelle et décarbonée dans un cadre idyllique. Qu’avons-nous fait de nos vingt ans ? À cet exercice de style, le Cabaret Vert répond par sa signature éternelle : une programmation éclectique, un lieu d’exception et une volonté toujours renouvelée de sensibiliser aux défis écologiques. La 20ᵉ édition du festival carolomacérien marque une nouvelle occasion de réunir les styles et les générations, pour célébrer ensemble la musique sous toutes ses formes.    Jeudi et vendredi : les guitares sont de sortie  Que vous veniez accompagné de votre neveu emo, de votre cousine fan de rap ou de cet ami qui ne jure que par la chanson, il y a fort à parier que vous trouviez votre bonheur dans cette programmation 2026. Et ça commence le jeudi par un véritable tour du monde rock et métal, intégrant trois étoiles montantes françaises (Last Train, Ultra Vomit et Rise of the Northstar), les mythiques Deftones (premier groupe international programmé par le festival en 2009 et sold-out partout en 2025) ou encore le rap metal scandale de Body Count ft. Ice-T. Ça ne vous suffit pas ? Alors ajoutons la relève américaine Turnstile, notamment responsable d’avoir éparpillé façon puzzle le Zénith de Paris en novembre. Le lendemain, ce sont deux générations de dandys rock qui enchanteront la forêt ardennaise : le légendaire Nick Cave and the Bad Seeds, et le poétique Arthur Teboul, de Feu! Chatterton. Vendredi toujours, votre tour du monde guitaristique fera escale sur la plage d’Alicante pour découvrir le flamenco moderne du prodige Yerai Cortés. Enfin, la nuit ardennaise vibrera au son des ritournelles électro de l’iconique Sébastien Tellier. Ciel ! C’est le week-end au Cabaret Vert On passe au week-end et au rap avec les phénos Josman et La Rvfleuze, deux figures majeures de la scène tricolore actuelle, rejoints par le marathonien disiz, dont la voix et la plume défient les styles et les époques. Comme dans son tube Melodrama, le rimeur partagera l’affiche du festival 2026 avec Theodora. Après une sortie remarquée sur le GreenFloor l’an dernier, la « Boss Lady » revient en tant que superstar cet été sur Zanzibar. Préparez-vous à dégainer votre plus beau déhanché. Un week-end qui résonnera également au son des nouvelles voix féminines, avec Charlotte Cardin (pop), Faye Webster (folk), Eve La Marka (rap) et enfin Miki (pop), découverte francophone de l’automne. Bien sûr, vous ne quitterez pas le festival sans avoir bossé votre cardio au rythme de l’EDM d’Ofenbach et de la techno médiévale de Perceval. Et pour la fiesta finale ? GIMS enflammera Zanzibar et vous fera chanter comme jamais pour le concert – et le karaoké – de toutes les générations en clôture de cette 20ᵉ édition. Rien n’a changé depuis 2005 : le Cabaret Vert continue de créer des ponts, sur la Meuse, mais surtout entre les genres et les publics. Vingt ans, le bel âge. 🌳 CABARET VERT 🌳📅  Du 20 au 23 août 2026 📅  📍 Charleville-Mézières / Ardenne 📍 • 20e édition •

Le Cabaret Vert déroule le tapis rouge à trois dames.

Après Nick Cave & the Bad Seeds, Deftones, Gims, Josman et Body Count ft. Ice-T annoncés ces derniers jours, découvrez une partie de la programmation du samedi 22 août :  THEODORA, CHARLOTTE CARDIN et MIKI. Le dilemme du Cab 2025 : Théodora ou Sean Paul ? Que vous l’ayez manquée ou pas, Théodora est de retour pour un show encore plus mémorable. Après avoir pris d’assaut le Greenfloor, Théodora s’attaque à Zanzibar et compte bien ambiancer le public du festival avec ses -déjà- classiques : « Melodrama », « Zou Bisou », « Kongolese sous BBL » ou encore « Ils Me Rient Tous Au Nez ». Impossible d’être passé·e à côté de son hit planétaire « Feel Good « … notre Québécoise préférée Charlotte Cardin fera un arrêt cet été à Charleville-Mézières. Nouvelle sensation de la pop contemporaine, ses sons brûlants teintés de soul et d’électro et ses textes percutants touchent en plein cœur. Ne manquez pas son show puissant qui va envoûter Zanzibar. Avec ses titres percutants et son univers singulier, Miki a connu une ascension impressionnante en seulement quelques mois. Sa pop moderne et hybride mélange un récit intime et direct avec des productions audacieuses et percutantes. Miki chante, parle et écrit à la première personne. Avec une grande liberté de ton, elle aborde le léger comme le grave avec distance et auto-dérision.  Elle confirme toutes les attentes avec Industry Plant, son premier album, sorti en octobre. Rendez-vous avant la fin du mois pour en savoir encore plus sur la programmation de cette 20e édition !  CABARET VERT 🌳📅  Du 20 au 23 août 2026 📅  📍 Charleville-Mézières / Ardenne 📍 • 20e édition •

La crise fait rage, mais le monde du spectacle ne jette pas l’éponge.

La dernière page de 2025 n’est pas encore tournée que certaines affiches du prochain millésime dévoilent déjà de beaux noms. Pourtant, en rues, la population belge gronde. L’avenir ne semble pas radieux avec le blocage de l’index sur les salaires et l’augmentation de la T.V.A. sur de nombreux « services » dont les spectacles. Il faudra sans doute revoir votre budget festival à la hausse donc, car outre le prix du ticket, l’offre de nourriture/boissons et les logements (camping compris) vont également être impactés. Mais dans un tel climat de tensions, nous avons d’autant plus besoin de ces petites bulles d’oxygène constituées par les moments d’évasion qu’un festival culturel peut apporter. Voici donc quelques pistes avec les artistes déjà annoncés histoire d’éclairer un peu votre chemin vers l’été malgré la noirceur actuelle. Notez qu’il s’agit bien d’une vue à un moment T. Il est normal que certaines affiches soient encore vides ou partiellement remplies seulement, plusieurs festivals cités ici se dérouleront seulement fin août, soit dans 9 mois… Luxembourg : -Francofolies de Esch/Alzette (12/06 au 14/06) L’édition luxembourgeoise des Francos est devenue une référence du paysage festivalier européen, et à ce titre, sa programmation est désormais très attendue. En voici déjà quelques traits : Vendredi 12 juin : Feu ! Chatterton – Macklemore – Miki. Samedi 13 juin : L2B – Niska – PLK. Dimanche 14 juin : Gims – Héléna. –LuxExpo Open-Air (01/07 au 14/07) Exit le concept de festival offrant plusieurs artistes sur une même journée pour la version opposée à savoir profiter d’une giga scène plusieurs soirs d’affilée avec des grosses pointures. Le hic, il vous faudra acheter un ticket pour chaque jour séparément, mais l’affiche est diablement alléchante avec : The Offspring le 01/07 Gorillaz le 05/07 Robbie Williams le 06/07 Jamiroquai le 07/07 Lenny Kravitz le 08/07 Katy Perry le 14/07 France : -Hellfest (18/06 au 21/06) La référence métal en termes de festival pour celui qui s’est établi à Clisson. Les amateurs du genre ne sont jamais déçu, au point que le sold-out est souvent atteint avant même la parution du line-up. Il faut dire que pour 2026 encore, cela a de la « gueule ». On ne va pas vous détailler les 180 artistes annoncés, mais juste quelques noms : Iron Maiden, Limp Bizkit, The Offspring, Deep Purple, Sabaton, Volbeat, Bad Omens, Alice Cooper, Megadeth, Ultra Vomit, Rise Again, Napalm Death, BRING ME THE HORIZON … –Main Square festival (3/07 au 05/07) Vendredi 03 juillet : Katy Perry – PAUL KALKBRENNER – Charlotte Cardin Samedi 04 juillet : L2B – ORELSAN – MARSHMELLO Dimanche 05 juillet : TWENTY ONE PILOTS – VALD x VLADIMIR CAUCHEMAR x TODIEFOR -Les Nuits secrètes (10 au 12/07) Pas encore de line-up annoncé mais c’est un peu le principe annoncé dans l’intitulé du festival. Quoi qu’il en soit, le festival a toujours fourni une affiche de qualité et on n’imagine pas qu’il en soit autrement en 2026. -Les Vieilles Charrues (16 au 19/07) Les soucis liés à l’emplacement du site et aux garanties demandées par les instances locales semblent bien éloignés quand on voit l’affiche déjà annoncée à pareille époque. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais perso, je trouve l’offre intéressante car très éclectique sans être dénuée de qualités. Jeudi 16 juillet : KATY PERRY – GIMS • JOSMAN • BIGA*RANX Vendredi 17 juillet : NICK CAVE & THE BAD SEEDS – VALD X VLADIMIR CAUCHEMAR X TODIEFOR – JEAN-LOUIS AUBERT • MOSIMANN • LUIZA Samedi 18 juillet : AYA NAKAMURA – MIKA • INTERPOL • NICO MORENO • HOUDI – DUB INC Dimanche 19 juillet : ORELSAN – VANESSA PARADIS • RILÈS • FEU! CHATTERTON • SUZANE • MIOSSEC • MAUREEN -Cabaret Vert (20 au 23/08) The Place to Be dans le Grand-Est/Nord à pareille époque, d’autant que cette édition marquera un anniversaire non négligeable : la 20e édition, et que l’équipe d’organisateurs foisonne d’idées pour améliorer le confort des festivaliers à chaque nouvelle session. Jeudi 20 août : Deftones – Body Count ft Ice-T Vendredi 21 août : Nick Cave and the Bad Seeds Dimanche 23 août : Gims – Josman -Rock-en-Seine (26 au 30/08) Le festival de la périphérie parisienne n’avait encore dévoilé que trois artistes au moment de rédiger le présent, frappant déjà fort avec deux exclusivités sur le territoire français, mais en soirée, 14 nouveaux noms sont tombés. Voici donc une belle idée déjà de l’affiche qui sera proposée. Mercredi 26 août : Tyler, The Creator – SOMBR – Miki – Ravyn Lenae … Vendredi 28 août : Nick Cave and the Bad Seeds – The Black Keys – Franz Ferdinand … Samedi 29 août : Deftones – Turnstile – Landmvrks – Lambrini Girls… Dimanche 30 août : The Cure – Interpol – Slowdive … Pays-Bas : –Pinkpop (19/06 au 21/06) Une affiche toujours alléchante chez nos voisins du nord qui s’offrent notamment Twenty One Pilots, The Cure et les Foo Fighters en têtes de proue, mais aussi les valeurs sûres que sont devenues Teddy Swims, Franz Ferdinand ou encore Yungblud. Nul doute que la billetterie est déjà prise d’assaut. VendrediTwenty One Pilots • Teddy Swims • Zara Larsson • Kingfishr • The Pretty Reckless • Roxy Dekker • The Beaches • The Plot in You • Sleep Theory • De Herfshane Band  SamediThe Cure • Editors • Franz Ferdinand • IDLES • Lauren Spencer Smith • Sofi Tukker • Suzan & Freek • Alessi Rose • Giant Rooks • HEAVN • The Haunted Youth • Ski Aggu DimancheFoo Fighters • YUNGBLUD • DI-RECT • Royel Otis • Wet Leg • White Lies • BENTE • Dogstar • Fat Dog • Max McNown   Belgique : -Les Nuits Botaniques (21 au 31/05) L’organisation a dévoilé ce 27 novembre les premiers noms des Nuits 2026, et l’affiche s’annonce déjà très belle. Iliona sera de la partie le 29 mai, entourée de la fine fleur de la pop alternative émergente, tandis que Shame mènera une journée indie estampillée Bota le 23. Le 24 mai, on passera à la crème de la pop et du rock francophones avec Solann, Flora Fishbach, Papooz, Léonie Pernet, Isaac, Blasé et la nouvelle sensation belge Camille

Julien Doré, pas si imposteur que cela…

Imposteur, c’est évidemment le nom de son album studio sorti en novembre 2024 constitué exclusivement de reprises à la sauce Julien Doré. Il comprend notamment « Toutes les femmes de ta vie » et « les démons de minuit » mais aussi « Pourvu qu’elles soient douces » de Mylène Farmer, « Mourir sur scène » de Dalida et ce « Ah les crocodiles » qui est devenu un incontournable sur scène. Au menu, de nombreuses mélodies connues, mais adaptées au concept de l’artiste, c’est-à-dire au tempo ralenti de manière à pouvoir s’accompagner idéalement d’un piano voix simple, sobre mais efficace. Rien que la manière de retravailler ces morceaux, pour la plupart inscrits dans la mémoire auditive du public dans leur version initiale, démontre l’esprit créatif d’un artiste multi-facettes (auteur-compositeur-interprète, musicien, producteur et acteur français) qui adore le challenge. Souvenez-vous de ses débuts face au PAF (paysage audio-visuel), en 2007, dans une émission TV alors en vogue : Nouvelle Star. Il arrive devant le jury avec son ukulélé déclarant n’avoir appris qu’une chanson en anglais. Les règles étaient pourtant explicites, un morceau en français, un en anglais, sans accompagnement. C’est la porte sans avoir pu sortir une seule note. L’histoire ne retiendra que le repêchage lors duquel Julien scotche ces mêmes jurés avec « A la faveur de l’automne » de Tété et surtout son parcours aux primes où il impose son style dès sa première apparition avec « Like a virgin » de Madonna. Il faut dire que le jeune homme (il avait alors 24 ans) n’était pas un novice en terme de reprises « adaptées » puisqu’il s’y essayait déjà avec le groupe «The Jean D’Ormesson Disco Suicide ». Depuis, Julien Doré s’est forgé une histoire et un palmarès (il a reçu de nombreux prix artistiques), a fait fleurir sa discographie (il sort un nouvel album tous les trois ans en moyenne) et le nombre de ses fans, leur proposant également des talents de producteur (il s’implique dans la réalisation de ses clips) et d’acteur (son rôle le plus connu est celui de l’inspecteur Panda, un policier un peu particulier qui semble lui correspondre à merveille). Au Cabaret Vert, c’est bien en tant que chanteur que l’incontournable Julien Doré a foulé la scène de l’espace Zanzibar devant une assistance folle. Plus moyen de trouver dix centimètres carrés de libre sur l’esplanade, Julien fait bel et bien recette. Il faut avouer que ses shows sont toujours attractifs. Son énergie est communicative et le public connait la plupart de ses titres donc le concert se transforme souvent en une espèce de karaoké géant où toutes les tranches d’âges s’y retrouvent. Celui-ci n’a pas dérogé à la règle. Julien, toujours aussi souriant, a ravi l’assistance (et certainement plus encore les dames lorsqu’il a fait tomber la veste) avec ses titres iconiques, ses reprises assurées et les personnages désormais emblématiques comme ce panda arrivant en scooter ou ces crocodiles qui pourraient devenir le cauchemar des parents à force d’entendre les enfants les fredonner sans cesse. Artiste au grand cœur, Julien a même permis à un festivalier de retrouver des cheveux l’espace d’une photo ! Et oui, dans l’assistance, un chauve, disons-le, tenait fièrement un panneau avec l’inscription « Julien donne moi tes cheveux !!! Help me ». Message reçu 5 sur 5 par l’artiste qui l’a fait monter sur les planches pour une scène surréaliste, Julien a fait glisser une partie de sa longue chevelure ondulée sur le crâne du spectateur, qui aura du coup des clichés à montrer à ses amis. En conclusion, Julien Doré est une star, un de ces artistes qui sait rebondir sans rester enfermé dans une case ou un format comme on dit. Imposteur, titre d’un album, certes, mais pas qualificatif pour son interprète. Julien Doré ne fait d’ailleurs pas les choses à moitié puisque c’est bien à l’ING Arena de Bruxelles qu’il se produira le 11 avril 2026. La salle a beau être très grande (15 000 places), pas sûr que tous les amateurs puissent trouver un ticket, donc pensez à vous y prendre suffisamment tôt. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.  

Oxmo Puccino fait toujours danser les mots.

Depuis 2019 et la sortie de son septième album « La Nuit du réveil », Oxmo Puccino s’était éloigné du micro et de la musique, ayant même dû annuler la tournée qui était prévue en 2020 à cause de la pandémie qui a marqué cette période. Mais en sortant une mixtape dénommée Lafiya Sessions, le 31 janvier 2025, le poète d’origine malienne mais désormais naturalisé français (NDL : son jeune frère Mamoutou Diarra, né à Paris, a défendu les couleurs de l’équipe nationale tricolore de basketball, décrochant une médaille de bronze à l’Euro 2005) signe un retour attendu et apprécié. Il faut dire que l’artiste est une référence, mais que l’homme est aussi apprécié pour sa personnalité, son calme et ses qualités humaines. Il incarne la force tranquille, une peu à l’image de Teddy Riner, même si son point fort ne réside pas dans sa manière de combattre sur un tatami, à l’instar du célèbre judoka, mais bien dans sa verve, sa diction et son art d’aligner les mots. A ce niveau, on le comparerait donc plus à Grand Corps Malade. Abdouaye Diarra, de son vrai nom, possède de nombreux surnoms : OX, Jon Smoke, Black Desperado, Black Popeye, Black Jacques Brel, Jacques Brel du hip-hop, dont les deux derniers sont peut-être les plus étonnants, mais aussi les plus représentatifs de l’influence d’Oxmo Puccino dans l’univers urbain contemporain. Tout de blanc vêtu, le gentil colosse (1m89) se présente sur la scène du Greenfloor assisté d’un batteur et d’un dj. Il pourrait paraître étonnant de ne pas « aligner » cette valeur sûre à un autre moment et plutôt sur l’espace Zanzibar, soit la scène principale du Cabaret Vert, mais ce choix est représentatif du caractère conciliant et bienveillant du rappeur, acteur et auteur promu Officier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2019. Beaucoup d’artistes font « bonne figure » devant les caméras ou face à une assemblée massive, un peu contraints et forcés, mais tournent rapidement les talons une fois que les lumières s’éteignent. Avec Oxmo Puccino, rien de tel. L’homme a su garder une attitude humble et disponible, étant l’un des rares à s’être prêté au jeu des interviews pendant une bonne partie de la journée.   Inutile de vous préciser que sur les planches, le cinquantenaire (il vient même de passer le cap des 51 ans) assure toujours. Il fait valser les mots avec une assurance qui n’a d’égale que la poésie qui l’accompagne par moments. Après un (trop) long break, Oxmo Puccino revient gonflé à bloc, prêt à mordre à pleines dents dans cette tournée qui nous promet de beaux moments, d’autant qu’il passera par nos contrées dès ce 09 octobre 2025, dans le cadre du festival des Libertés (Bruxelles), mais qu’il y reviendra le 13 février, à Seraing cette fois, dans la salle de l’OM. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Alan Walker : l’homme au masque… de tissu.

Le samedi 16 août 2025, Charleville-Mézières a vibré au rythme des basses électro de l’un des DJs les plus en vue de la scène musicale actuelle : Alan Walker. En avant-clôture d’une journée riche en émotions au festival du Cabaret Vert (la prestation finale du jour étant laissée à Trym), le prodige britannico-norvégien a régalé les festivaliers avec un show à couper le souffle dans un cadre idyllique, sous les étoiles. Alan Walker, connu pour son style musical qui fusionne la musique électronique avec des éléments de pop et de deep house, a su captiver l’audience dès les premières notes. Sa musique, souvent marquée par des mélodies éthérées et des drops puissants, crée une atmosphère unique, où chaque morceau invite à la danse. Les spectateurs, à la fois jeunes et moins jeunes, se sont laissés emporter par ses beats entraînants, prouvant que sa musique transcende les générations. Dans un set qui n’a duré qu’une heure (line-up serré oblige), Alan a alterné des titres emblématiques tels que « Faded« , « Alone » et « Darkside« , tout en intégrant des remix de morceaux populaires et des compositions inédites. Chaque transition était minutieusement orchestrée, révélant sa maîtrise technique et son sens inné du rythme. Le DJ a également pris le temps d’interagir avec le public, le poussant à chanter ensemble sur certains refrains, renforçant ainsi cette connexion palpable qui caractérise ses performances. Au fil du concert, il a aussi introduit des éléments visuels impressionnants, avec des jeux de lumières synchronisés à la musique, créant un spectacle sensoriel inoubliable. La scène illuminée par des lasers multicolores contrastait avec la nuit noire, transformant le festival en une véritable expérience immersive. L’une des caractéristiques les plus intrigantes d’Alan Walker reste toutefois son choix de porter un masque sur scène. Ce choix, à la fois esthétique et symbolique, soulève de nombreuses interrogations et fascine son public. D’un point de vue stylistique, le masque, souvent accompagné d’un sweat à capuche, contribue à créer une image mystérieuse et identifiable. Cela permet également à l’artiste de se distancier de sa propre identité, mettant l’accent sur la musique plutôt que sur la personnalité. Ce phénomène s’apparente à une forme d’anonymat artistique, qui donne une portée universelle à ses œuvres. Dans un monde où l’apparence peut parfois prendre le pas sur le talent, Alan Walker choisit de susciter la curiosité et l’intérêt à travers sa musique, laissant les spectateurs interpréter son art sans préjugés. Ce n’est pas rappeler le parallèle avec un DJ belge qui a défrayé les chroniques dernièrement, si ce n’est qu’ici, le masque n’est pas complet et que l’artiste est tout de même reconnaissable donc difficile de glisser une doublure à sa place. Même s’il n’est pas le Dj le plus renommé passé par le festival cette année (difficile de se confronter à Snake), Alan Walker a montré qu’il en avait sous le pied et qu’il peut ambiancer un festival multi-genres comme le Cabaret Vert. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

The Last Dinner Party à Forest National le 27 février 2026.

Grâce au succès fulgurant du single « Nothing Matters » et de son premier album, The Last Dinner Party a connu un début de carrière des plus passionnants. Le groupe londonien est fin prêt pour la suite avec un nouveau disque, ‘From The Pyre’ prévu pour le 17 octobre et sa plus grande tournée à ce jour. En Belgique, les cinq dames présenteront leur deuxième album le vendredi 27 février 2026 sur la scène de Forest National. De la fac aux plus grandes scènes mondiales… Entre les bancs de la fac et les scènes obscures de Londres, c’est dans un univers à la fois rock et studieux qu’Abigail Morris, Lizzie Mayland, Emily Roberts, Georgia Davies et Aurora Nishevci commencent à se côtoyer fin 2010. Entre glam rock, pop baroque et new wave, elles composent des morceaux structurés au service de paroles sans tabou. Une recette qui fonctionne ! Avant même la sortie de leur premier single, les cinq filles assuraient déjà les premières parties de Nick Cave, Florence + The Machine ou encore des Rolling Stones. Sorti en février 2024, leur premier album ‘Prelude to Ecstasy’ s’installe directement au sommet des charts britanniques et leur permet de décrocher deux Brit Awards. Enregistré à Londres début 2025 avec le producteur Markus Dravs (Wolf Alice, Florence + The Machine, Björk), ‘From The Pyre’ est le travail d’un groupe qui, loin de céder à la pression, gagne en maturité, soudé par des mois de tournée. Conçu comme une collection de contes, le nouvel album du quintet londonien nous embarque dans un lieu allégorique appelé ‘The Pyre’. Après un concert à guichets fermés au Cirque Royal en 2024 et un set remarqué au Pukkelpop cet été, The Last Dinner Party nous invite à (re)plonger dans son univers féérique le 27 février à Forest National. Le quinquet féminin était donc au Pukkelpop cet été, mais ce n’était pas leur seule date estivale. Loin de là. Elles ont émerveillé le Lollapalooza, Garorock, les Eurockéennes, Beauregard, le Pinkpop et évidemment le Cabaret Vert, évènement auquel nous participions afin de pouvoir vous ramener quelques clichés. Décor sobre constitué de quelques colonnes style antique, composition en ligne, menée par une chanteuse charismatique habillée sobrement de clair, allusion aux péplos des femmes grecques. Et pour rester dans le bassin méditerranéen, Aurora interprète Gjuha, un morceau en albanais présent sur le premier diamant du groupe.  Jusque-là, la cadence était contenue mais Abigail débute alors une transe libérative où son corps semble s’abandonner aux sons qui s’échappent des instruments de ses compagnes de jeu. Ne vous attendez pas à des grandes envolées lyriques (même si Abigail montre de belles aptitudes dans ce domaine) ou à des riffs dévastateurs, ce n’est pas du métal, mais une sorte de pop intemporelle dont les Britanniques ont décidément la recette. Cela, c’est la version officielle, car en réalité, il y a bien un morceau qui sort du lot, un bijou non poli, brut, plus puissant et resplendissant : My Lady of Mercy. Que vous soyez plutôt british pop, rock voire limite métal lyrique, vous pourriez donc vous trouver quelques affinités avec la musique de The Last Dinner Party. Pour goûter aux sons de ces cinq anglaises, l’offre de concerts est assez extraordinaire (plus de 40 d’ici fin 2026) mais une seule date à retenir pour la Belgique, le 27 février 2026 (à Forest National). Billetterie accessible via le site de la salle ou ticketmaster.be Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.   

Le rêve américain de Dina.

La seule Belge invitée cette année dans le line-up du Cabaret Vert est un phénomène qui vit actuellement une expérience très particulière puisque Dina Ayada, jeune anversoise d’origine marocaine, est désormais expatriée aux States où elle fréquente des artistes aussi remarquables que Kanye West. Petit flash-back sur ce qui pourrait s’apparenter à un conte de fées moderne. Dina Ayada a toujours été attirée par la musique, et le hip-hop en particulier, pour ses sons évidemment, mais aussi toute la culture qui l’entoure. Elle regarde énormément de clips, dont ceux d’un certain Kanye West qu’elle apprécie vraiment. Alors qu’elle vient de s’inscrire en droits à l’université d’Anvers, Dina reçoit plusieurs retours positifs de vidéos postées sur Tiktok. Des retours de quidams, mais aussi de professionnels du milieu artistique. Ne se démontant pas, la jeune fille, alors âgée de 19 ans, noue des contacts et fonce vers Los Angeles où elle doit passer un mois afin de rencontrer quelques personnes influentes. Le mois se passe et Dina reste aux States. En fait, l’histoire prend une tournure inattendue, Dina Ayada étant très bien accueillie dans ce monde du showbiz qui peut pourtant se montrer très cruel. Finalement, elle revient au bercail au bout de 60 jours, mais multiplie alors les allers-retours au dessus de l’océan jusqu’au jour où elle prend une décision lourde de sens: elle décide d’arrêter ses études pour se consacrer pleinement à la musique…aux Etats-Unis. Dans ses interviews, la jeune femme qui soufflera ses 22 bougies le 30 décembre, explique qu’il ne s’agissait pas vraiment d’un choix risqué mais d’une volonté de montrer que si l’on se donne les moyens de d’atteindre son objectif, à force de volonté et de travail, c’est possible. Dina Ayada est désormais bien ancrée dans le paysage musical américain. Mieux qu’en Europe d’ailleurs. Mais elle réalise une percée dans ses terres d’origine (elle est née en Belgique, contrairement à sa famille qui vient de Nador, comme celle de Hamza) dès 2024 avec des prestations à Dour et aux Ardentes. Celle qui se définit comme naturellement timide et réservée dans la vie quotidienne se transforme en véritable tigresse lorsqu’on la lâche sur un scène, micro en main. Pourtant, c’est bien une jeune fille au visage de princesse qui se présente sur la scène Greenfloor au Cabaret Vert, un sourire désarmant aux lèvres. « Je veux que le public soit joyeux et prenne du plaisir à mon concert » commente-t-elle succinctement lors de ses prises de parole dans la presse. On peut vous dire que son concert fut apprécié car Dina Ayada s’érige désormais en une vraie rappeuse qui dompte les planches et l’assistance à coups de séquences bien emballées dans un flow soutenu. Assurément une artiste à suivre. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Le Cabaret Vert s’est offert le must du rock US.

Queens of the Stone Age devait être la tête d’affiche de l’édition 2024 du festival du Grand-Est, mais les Californiens ont dû annuler une partie de leur tournée suite à des soucis de santé de leur chanteur. La déception était grande, mais, finalement, temporaire, le mythique groupe qui soufflera sur 30 bougies l’an prochain (bien que le premier titre ne date que de 1998) assurant son engagement le 16 août 2025. Si sa barbe a disparu, Josh Homme est bien là au rendez-vous, visiblement en forme. Chemise rouge à carreaux noirs, type bucheron, à moitié ouverte, jeans serré, le seul membre fondateur encore présent de Queens of the Stone Age, entame le show avec les riffs répétitifs de « No One Knows », l’un des titres du groupe les plus appréciés à travers le monde. Il est en effet loin ce temps où Josh et ses potes de l’époque, Alfredo Hernández, Nick Oliveri et Dave Catching, devaient mettre en place des concerts « pirates » dans le désert, comptant sur la seule alimentation de générateurs d’appoint. Depuis de nombreuses années, le groupe affiche complet lors de ses tours du monde, réservant ses prestations à des salles de renom ou aux plus grands festivals, mais à un rythme effréné. En quelques jours, Queens of The Stone Age a ainsi enchainé 10 prestations en Allemagne, Pays-Bas, France, Irlande, Angleterre et Belgique puisqu’ils étaient au Pukkelpop le lendemain de leur show à Charleville-Mézières. On comprend d’autant mieux pourquoi Josh Homme préférait préserver sa santé à un moment où elle était un peu plus précaire. Qu’à cela ne tienne, Queens of the Stone Age n’a pas levé le pied pour la cause. Josh et ses acolytes du moment, Troy Van Leeuwen, Dean Fertita, Michael Shuman et Jon Theodore, ont en effet offert aux festivaliers un concert plein d’entrain et de ces enchaînements lourds et répétitifs qui entrent inexorablement en tête. Présenté ainsi, cela pourrait paraître rébarbatif, mais ce n’est nullement le cas. Au contraire, même les non adeptes de rock ne mettent pas longtemps à sentir leur corps bouger sur le rythme de ces sons envoûtants. Ce n’est pas pour rien que Queens of The Stone Age reste l’un des groupes les plus prisés des amateurs de concerts. Ecouter un album du groupe, c’est bien. Mais vivre un de ses concerts, c’est une autre dimension. Josh Homme nous offre même, parfois, un petit trait d’humour, comme en fin de ce premier morceau ou il se présente, en français, comme suit « Bonjour, je suis Will Smith… » faisant référence à son compatriote rappeur qui allait se produire le lendemain sur cette même scène. Point de rap, mais du rock, proche par moments du métal le plus doux. Un genre qui fait, semble-t-il, encore recette, de nombreuses dates de cette tournée, y compris celle du 27 octobre 2025 à Anvers, au Queen Elisabeth Hall affichent en effet complet. A vrai dire, mis à part quelques sièges pour une représentation à Las Vegas ou l’un des deux concerts au Mexique, tout est sold-out jusque juin 2026, soit le moment où le groupe se joindra à une autre grosse machine américaine, System Of A Down, pour une tournée européenne où la Belgique ne semble pas au menu. Il y aura, par contre, deux dates au stade de France, le 02 et 04 juillet. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Karen Dió, de l’énergie punk issue du Brésil.

Les festivals donnent l’occasion de voir des artistes confirmés, ceux que l’on nomme généralement les têtes d’affiche, mais aussi de découvrir des artistes émergents ou connus dans une certaine région du monde sans nécessairement avoir pu percer sur l’entièreté du globe. Karen Dió est à classer dans cette deuxième catégorie. La chanteuse brésilienne n’est en effet ni une débutante ni une artiste boudée par le public, mais simplement une chanteuse qui se produit très rarement en Europe. Karen a débuté dans la musique très tôt, dès ses 13 ans, mais c’est surtout avec le groupe « Violet Soda » qu’elle se fait connaître sur le continent sud-américain. A l’arrêt du band (2021), Karen Dió se lance en solo avec un style plus punk encore. Sa musique est décrite, en fait, comme du punk rock, avec une énergie débordante et une attitude rebelle. Pourtant en voyant ce petit bout de femme, très mignon, se présenter sur les planches, on ne s’attend pas nécessairement à l’explosion qui va suivre. C’est assurément l’une des très belles découvertes du festival, l’une de ces pépites que seul le programmateur du Cabaret Vert est capable de dénicher. A vrai dire, Karen Dió nous fait étrangement penser à Delilah Bon, une autre chanteuse engagée qui est capable de faire le show à chaque sortie publique. Certes, la Brésilienne n’a pas le look apprêté du sosie d’Harley Quinn, mais les deux femmes ont en commun les thèmes abordés dans leurs compositions, à savoir la défense des droits des femmes et de la communauté queer, et ce débordement d’énergie qui sied si bien aux amateurs de punk. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Le malheur des uns… le bonheur de Revnoir.

Les festivals essayent de boucler leur programmation relativement tôt dans la saison, question d’organisation bien sûr, mais également pour éventuellement attirer des spectateurs qui viendraient pour l’un ou l’autre artiste en particulier. Mais tout ne se passe pas toujours comme prévu. Au Cabaret Vert, on le sait même peut-être plus encore que dans d’autres événements, quelques grains de sable s’étant glissés dans la mécanique ces dernières saisons avec l’invitation impromptue de pluies abondantes endommageant certaines portions du site (2023 et 2024) ou l’annulation d’une tête d’affiche attendue comme Queens Of the Stone Age (2024) qui sera finalement de la partie cette saison. L’organisation a toujours rebondi, proposant les meilleures solutions possibles. Cette année, les conditions climatiques étaient clémentes à souhait, mais la réactivité de l’équipe a tout de même été testée, encore, avec la défection tardive notamment du groupe américain Upchuck, programmé le 15 août sur la scène Razorback. Trouver un groupe métal de qualité, en quelques heures, pour se produire un jour férié est évidemment un défi de taille, relevé haut la main par l’équipe programmation établie à Charleville-Mézières. L’heureux élu se nomme Revnoir. Un quatuor de metalcore français qui a été formé en septembre 2023. Un groupe très jeune donc, mais constitué de musiciens qui sont loin d’être novices. Trois membres étaient auparavant dans le groupe Merge, tandis que Robin Leneutre était, lui, guitariste pour le groupe Alaska. Leur musique mélange le rock, le métal et la dark electro, créant ainsi un son à la fois lourd et mélodique, peut-on lire dans certaines publications qui relèvent également que leur premier EP, « Revenant », sorti en mai 2024, a été très bien accueilli par le public, le groupe n’ayant pas connu de difficulté à remplir les salles de sa première tournée. Sur scène, Maxime Rodriguez-Medallo, Julien Ho-Tong, Kaz Nakazawa et Robin Leneutre font un job excellent. Le son est top, l’occupation des planches optimale et le groupe a « de la gueule ». Le public ne s’y trompe d’ailleurs pas, l’ambiance est aussi au rendez-vous. Nul doute que Revnoir a gagné des fans suite à cette prestation. Mission réussie pour Revnoir, mais aussi pour l’équipe du Cabaret Vert qui est allé (re)pêché là un groupe dont la courbe est résolument ascendante. Leur tournée se dessine d’ailleurs désormais à l’international avec des prestations prévues en Angleterre, Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Hongrie, Autriche, République Tchèque et … Belgique, avec un passage ce 25 novembre 2025 au Trix (Anvers). Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.