7 février 2026

Un Inc’Rock plus intimiste mais qui tient ses promesses.

Pour ses 20 ans d’existence, le festival brabançon voulait marquer les esprits. Mais à quelques jours de l’entame de cette édition anniversaire, l’annonce d’une annulation partielle (deux jours sur trois tout de même) tombait comme un couperet sur le moral d’un public qui attendait impatiemment ce premier festival outdoor de la saison. Les organisateurs se sont rapidement expliqués sur ce choix, pris à contre cœur (trop peu de préventes en rapport aux cachets demandés par les artistes qui augmentent exponentiellement au fil des dernières années) tout en promettant de proposer une soirée festive dans les meilleurs conditions pour les festivaliers, et ce même en cas de pluie soutenue… ce qui fut le cas ces derniers jours, avouons-le. C’est donc avec un petit souffle de déception que certains se sont déplacés dans le village d’Incourt, mais ce sentiment s’est très vite transformé en esprit festif car, oui, on peut le dire, les organisateurs et leur armée de bénévoles ont tenu parole. Le site, généralement découvert, a en effet été repensé. La voilure de sa superficie a été réduite de manière à ce que l’ensemble du public puisse trouver place sous un grand chapiteau installé face à la scène principale. Bonne idée puisqu’une belle « drache » s’est invitée durant près de trois quarts d’heure, et ce pendant la prestation du premier groupe cover de la soirée, mais nous reviendrons sur ce point un peu plus tard. Les festivaliers, et les artistes de la scène 1, ont donc pu s’abriter. Mais de nombreux amateurs de ce genre d’événements savent qu’un tel climat peut engendrer un souci majeur, le stationnement, et encore plus la sortie d’un parking souvent installé dans un champ (herbe et terre + pluie = boue… et donc problème éventuel !). Ici, encore, on a anticipé en modifiant le plan initial du champ proche de l’entrée pour s’orienter vers un parking en tarmac, certes un peu plus éloigné, mais ô combien plus sécurisant (doit-on vous rappeler les déconvenues rencontrées par certains dans un festival bien connu l’an dernier ?) Restait à assurer l’ambiance malgré un temps maussade, et cette demi-déception de l’annulation de deux des trois jours de festival. Le premier à se lancer dans cette mission est l’expérimenté DJ David Goyens. Au début de son set, cinq personnes sont présentes devant le podium, mais au fil des minutes, l’assistance gonfle d’autant que l’animateur ne se démonte pas, assurant au mieux cette mise en bouche, sans oublier qu’il pourra tirer une seconde cartouche, bien plus percutante encore, sur la deuxième scène, un peu plus tard dans la soirée. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le public a apprécié les sets endiablés du DJ. Sur le coup de 19h, c’est au tour de « Place des Grands Hommes » de prendre place sur l’estrade. Comme on vient de vous l’annoncer, c’est à ce moment que les éléments se déchaînent, la pluie et le vent donnant du coffre, mais tout le monde étant à l’abri, le public ne peut que reprendre en chœur les succès de Patrick Bruel. Certes, l’artiste original n’a pas fait d’apparition à Incourt, mais ce tribute de l’artiste français connait la musique, enchaînant les tubes emblématiques que sont « Casser la voix », « Qui a le droit ? », « Décalé », « la fille de l’aéroport » … chaque morceau est évidemment connu de tous et repris (au moins le refrain) par un public qui se prend au jeu. Les minutes défilent sans en avoir l’air jusqu’au moment où le band est contraint de ponctuer son set avec ce titre si représentatif puisqu’il porte le nom du groupe. Et d’un cover, on passe à un deuxième, mettant à l’honneur un autre artiste français apprécié dans nos contrées, Jean-Jacques Goldman. Le temps d’accorder les instruments des sept musiciens et voilà le show qui reprend avec une flopée d’airs aussi connus les uns que les autres. La voix du chanteur de Goldmanmania est assurée et bien calquée sur la tessiture de JJG et les partitions sont exécutées avec dextérité par des musiciens qui semblent prendre autant de plaisir que leurs fans. Tous les ingrédients sont présents pour que la soirée soit réussie. Même la température monte de quelques degrés. Il faut dire que le chapiteau est désormais bien rempli et que rares sont ceux qui arrivent encore à ne pas onduler du bassin ou frétiller des gambettes. Une ronde (ou chenille ?) s’organise d’ailleurs au centre de l’assistance aux sons du violon et d’une flûte qui aurait pu envouter une colonie de rats (qui a la référence ? un indice, la ville de Hamelin …) Histoire de maintenir l’ambiance au top, c’est le prince des guinguettes, Oli Soquette, qui assure la transition vers les artistes suivants. Le Liégeois dispose de la recette magique pour mettre le feu, et il ne s’est pas privé de l’utiliser au fil de ses … trois sets, répartis entre les différents shows. Vous me croirez ou pas, mais c’est à ce moment-ci de la soirée qu’il faut jouer des coudes pour s’approcher de la scène. Subitement, quelques dizaines de personnes, essentiellement de sexe féminin, se précipitent vers l’avant du chapiteau. Que se passe-t-il ? Visite royale ou lancer de cadeaux ? Rien de tout cela mais l’arrivée sur le podium de Frank Delay et Chris Keller, deux ex membres de boys band bien connus des années 90-2000 réunis sous la bannière de Génération Boys Band. Il semblerait que les 2BE3 et GSquad fassent encore recette, eux aussi… On vous avoue que l’on ne savait pas trop à quoi s’attendre car nous étions plutôt Dépêche Mode ou Janet Jackson à l’époque de ces deux groupes. Finalement, oui, nous avions déjà entendu « Partir un jour » (2Be3) mais « Aucune fille au monde » ou encore « Raide dingue de toi » (G Squad) euh… comment dire… Deux trois titres issus de ces groupes et un medley de près de 12 minutes reprenant des hits d’autres formations de cette époque ont finalement enflammé encore un peu plus un public décidément parti pour passer une soirée d’enfer, Frank n’oubliant pas, au passage, de soulever son tee-shirt

Rap, oldies et Pop s’invitent à l’Inc’Rock.

Confestmag vous présente régulièrement des artistes, connus, mais aussi des découvertes qui perceront un jour… (ou pas !), et ce tout au long de l’année car notre pays est doté de nombreuses salles de spectacle(s) de tailles diverses permettant aux musiciens, chanteurs, comédiens et même circassiens de proposer leur art au public en tous temps. Toutefois, en mai débute une période assez dense en événements à ciel ouvert cette fois, celle des festivals. Evidemment, Confestmag sera partie prenante dans certains de ces festivals afin de vous faire vivre (ou revivre pour ceux qui auront l’opportunité de se rendre sur place) l’ambiance si particulière de ces événements festifs. A l’heure actuelle, le planning complet de cette saison « estivale » n’est pas encore arrêté car nous dépendons des organisateurs et staffs médias qui délivrent les accès, mais plusieurs confirmations sont d’ores et déjà tombées et des accords de principe sont noués avec des festivals que nous avons couverts les années précédentes. Le premier dans la liste, chronologiquement sera l’Inc’Rock festival qui se déroulera du 17 au 19 mai sur la commune d’Incourt (Brabant Wallon). Ceux qui ont lu le titre, le terme « Rock » est ici à prendre au sens générique, voire général car ce festival se veut ouvert à une pluralité de genres musicaux. Le vendredi, par exemple, sera entièrement dédié à l’urbain avec la présence de Koba Lad, Heuss l’Enfoiré, Soso Maness, Beendo Z, Nono la Grinta, Gotti Maras, Sahmxdew, Ombredemoi et Andras Johnson. Si les jeunes amateurs de Rap seront aux anges le vendredi, ce seront peut-être leurs parents qui prendront place sur le site du festival le lendemain, samedi, puisque le thème sera une journée «Back in Time » (retour en arrière ou bond dans le passé) avec Boris (et oui, avec ce célèbre tube « Soirée disco », ou encore « miss Camping ») qui n’est autre que l’ex chanteur du groupe ayant sorti également « Le dormeur » début des années 90, Goldmanmania (tribute to JJG), Génération Boys Band (avec un représentant de GSquad et un des 2BE3), Place des Grands Hommes (tribute to Patrick Bruel), l’inusable Daddy K qui a débuté sa carrière avec Benny B, les DJs David Goyens, Sonar et Kzam ainsi que le prince des guinguettes, Oli Soquette (également membre des Gauff…). Et le dimanche, on prend un shaker car ce sera la journée la plus éclectique musicalement parlant, mais vu que ce jour est dédié aux familles, il est normal de vouloir contenter tout le monde. On y retrouvera Lisalou, une artiste bruxelloise, auteure, compositrice et interprète de psyché punk pop en français, Orlane (Willems) que certains reconnaîtront certainement suite à son passage à The Voice Belgique, Boris Motte, autre ancien participant à The Voice Belgique (Saison 3 cette fois) dont la voix est très reconnaissable grâce à cette tessiture très marquée qui fait inexorablement penser à Garou, et le groupe de rock alternatif français Babylon Circus dont certains morceaux se rapprochent du jazz manouche. Autre groupe composé d’un certain nombre de membres (Babylon Circus en compte 9), et tout aussi énergique, la Soul Caravane. C’est joyeux, rythmé et dansant. Faire danser la foule, c’est justement le leitmotiv d’Alex Germys, ce producteur et DJ belge qui multiplie les titres enivrants qui bercent les ondes de certaines stations radios. Vous en voulez encore ? C’est évident. On continue donc avec Alice On the Roof dont l’univers possède tellement de couches qu’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre avec cette artiste complète. Et si Alice a chanté « Malade », Rori l’a entendue et s’est directement rendue chez le « Docteur »  car oui, on parle bien de la jeune et talentueuse chanteuse provenant de Hannut qui a lancé sa carrière solo (auparavant elle faisait partie du duo Beffroi) avec ce titre extrêmement bien construit. En deux ans, Rori a pris du galon, de l’assurance sur scène et s’est forgé un beau répertoire musical. Le lien avec le groupe suivant va de soi puisqu’on reste en province de Liège, et avec des artistes dont la carrière vient littéralement de décoller en deux années, je parle de Ykons. Ils sont 5, proposent du rock en anglais mais surtout un vrai show sur scène. Ceux qui connaissent ne les louperont assurément pas, quant aux autres, petit conseil, c’est à découvrir. Et pour finir, car il est presqu’inutile de la présenter vu que tout le monde la connait (ou alors vous viviez sur Pluton ces dernières saisons), Typh Barrow. Une voix exceptionnelle pour cette virtuose du piano amatrice de jazz qui n’hésite jamais à proposer un spectacle de qualité lors de ses sorties. Alors tenté(s) ? Pour les renseignements pratiques et la billetterie, rendez-vous sur Incrock.be ou cliquez ici.