7 février 2026

Médaille d’or pour Les Gens d’Ere samedi.

La journée de vendredi avait déjà été une réussite en termes d’ambiance et de fréquentation avec plus de 7000 festivaliers. Mais celle de samedi a (presque) battu des records. Vous étiez près de 10 000 sur le site, soit le nombre maximum autorisé au niveau des normes de sécurité. C’est ce que l’on appelle communément un sold-out. Si c’est la situation rêvée pour les finances de l’organisation et des commerçants installés sur l’événement, c’est aussi une grosse responsabilité et des points d’attention supplémentaires notamment sur le plan de la mobilité. Parkings affichant complets, longues files aux échoppes, pas facile de trouver une place au plus près des scènes… oui, il y a inexorablement des inconvénients pour le public, mais mis à part ces quelques perturbations incontournables, on peut parler d’un succès de masse, et d’une bonne humeur généralisée, même si un artiste a un peu bousculé le planning, provoquant un stress momentané de quelques fans quand le présentateur a annoncé qu’il n’était pas encore arrivé sur place à l’heure du début supposé de son concert. Car ce « retardataire » n’était autre que Black M, l’une des têtes d’affiche du festival. Tout rentrera finalement dans l’ordre, si ce n’est un léger décalage d’une trentaine de minutes. L’ancien membre de Sexion d’Assaut attaque direct avec « Sur ma route » comme un clin d’œil à ce petit contretemps vu qu’il était, semble-t-il, bloqué dans des embouteillages. Les tubes s’enchaînent alors comme un juke-box, avec notamment l’incontournable tacle à cette conseillère d’orientation devenue désormais si célèbre (mais non réelle), madame Pavoshko. Un titre sorti voici… 10 ans mais qui n’a pris une ride. Mais effectuons un petit retour en arrière de quelques heures. Il est 14h30, les portes sont sur le point d’ouvrir. Quelques personnes sont déjà là, à trépigner d’impatience. Dès que le signal leur est donné, certaines piquent un sprint vers les deux scènes. Et oui, vu le monde annoncé, impossible d’alterner les deux espaces en restant aux premiers rangs. Voir son / ses artiste(s) préféré(s), cela se mérite. De telles conditions permettent du coup aux artistes « d’ouverture » de bénéficier d’un coup de pub supplémentaire avec, qui sait, un nouveau public à conquérir. La première à hériter du flambeau est Zoé Joséphine, jeune liégeoise que nous avions déjà vue au Baudet’stival. A 5 ans, elle débute le solfège, suivent le piano et l’écriture de ses premiers textes (10 ans). A 13 ans, elle prête déjà sa voix à un projet de sensibilisation de l’autisme, et quelques saisons plus tard, c’est à The Voice kids France qu’elle met la sienne en exergue. Après avoir assuré la première partie des concerts de Jean-Baptiste Guégan dans les Zéniths, c’est pour défendre son premier EP, « Regarde dehors » (sorti sur son propre label ZJ records) que Zoé arpente les routes belges. Après Bertrix et Ere, prochain arrêt musical à Namur pour les Solidarités dans la seconde moitié du mois d’août. Pour rester dans la good vibe, on retrouve White Corbeau, un artiste bruxellois aux influences rap, hip-hop et soul. Alexis Zounguere-Sokambi de son vrai nom est diplômé en architecture mais c’est le chant, sa réelle, passion, qui anime ses journées. Son crédo, défendre le « Release mode », un état d’euphorie, de confiance en soi et de hautes vibrations. Si nous étions dans une move « cool » avec White Corbeau, on passe à la version énergique avec Doowy qui aurait pu postuler pour remplacer le lapin dans la pub d’une célèbre marque des piles. L’interprète de « Coule encore » n’est pas un novice dans le milieu car il était, avant de se lancer en solo, musicien pour Mustii et Lost Frequencies.  De « L’eau du bain » aux « Soirées Tropicales », Thibaud travaille sa voix, son image, mais aussi son cardio. On retrouve en lui une implication similaire à celle de Thomas Mustin et une gestuelle qui laisse parfois penser à Freddie Mercury. Et non, il n’est pas le frère caché d’Alice Dutoit, mais juste un cousin capillaire appréciant les touches de rose. C’est toutefois bien à Alice On the Roof qu’il cède le témoin. La Montoise revient aux Les Gens d’Ere mais pour un seul en scène (ou presque…) cette fois, une approche que d’autres artistes du week-end, comme Louane, expérimentent aussi. Un piano, une boîte à rythme servant de loop notamment et c’est quasiment tout. Oh, j’allais oublier, Alice aura besoin momentanément d’un jeu de clés emprunté au public, et ce pour créer l’ambiance musicale d’un morceau. On vous rassure, la propriétaire a récupéré son porte-clés et Alice a livré une très belle prestation. Nous voici revenus au créneau prévu pour le show Black M, et donc quelques instants de relâche pour nous, en attente de l’arrivée de l’artiste. Nous en profitons pour jeter un coup d’œil sur les résultats des Jeux Olympiques et découvrons que nos cyclistes ont fait coup double, Remco Evenepoel décrochant l’or et Wout Van Aert le bronze. Une belle performance mais nous ne resterons pas longtemps devant nos voisins français au tableau des médailles, le rugby à 7 décroche lui-aussi les étoiles, lançant ainsi la moisson dorée des Hexagonaux. Pourquoi parler des Français ? Et bien parce que l’artiste suivante vient de chez nos voisins (elle est en réalité Franco-Américaine) et va nous offrir un concert dont elle détient les secrets : dynamique, touchant, sensible et divertissant. Entrée de scène avec un fumigène allumé (artifice que l’artiste n’utilisera peut-être plus … et oui, cela comporte des dangers), voix envoutante, alternance de chansons et d’interventions avec l’assistance, Santa, seule, reste la Santa d’Hyphen Hyphen, et c’est d’ailleurs celle qui nous plaît autant. Humaine sur et hors des planches. Côté apartés, Samanta revient sur son lien particulier avec notre plat pays en déclarant vouloir se faire adopter par la Belgique (si ce n’est encore le cas administrativement parlant, nul doute qu’elle l’est dans les cœurs de nos compatriotes) et sur cette expérience marquante de jouer du piano au-dessus de Bruxelles. Une vidéo a été tournée ce jour-là, c’est en fait le clip de « Popcorn salé » le premier single de Santa que vous avez

C’est dans l’Ere du temps…

On poursuit notre présentation des festivals que nous couvrirons cet été avec un événement qui a su garder un esprit convivial et familial malgré une affiche de renom. Ce festival porte le nom évocateur de Les Gens d’Ere, jeu de mots compris dans le package puisqu’il fait référence au village qui l’accueille, Ere, à quelques encablures à peines de Tournai. Pour vous y rendre, et oui, tout le monde ne passe pas nécessairement ses vacances dans cette bourgade champêtre, voici quelques indications. Adresse: Rue de Longuesault 1/2, 7500 Tournai (Ere) En venant de Bruxelles: prendre E429 direction Tournai. Ensuite E42 direction Lille. Sortie 34 vers Tournai. En venant de Mons: Prendre E42 direction Tournai – Lille. Sortie 32 Tournai – Vaulx.  En venant de Lille: Prendre A27 direction Tournai. Sortie Tournai. Sur place, deux parkings gratuits, l’un juste en face du site, l’autre à peine plus loin, mais qui seront évidemment accessible en fonction des conditions climatiques du moment (le premier est en effet en pente et tous les deux sont dans des champs). Cela ne devrait toutefois pas vous refroidir, même ne cas de pluie soutenue, car des solutions de délestage existent comme le covoiturage, les navettes depuis Tournai ou encore la mobilité douce (NDR : le vélo pour les non érudits). En pratique cela donne : Des navettes de bus gratuites sont prévues depuis le parking de l’Esplanade de l’Europe à Tournai. Voici les horaires: Jeudi => 1ère navette à 19h et dernier départ du site à 00h30 Vendredi => 1ere navette à 17h et dernier départ du site à 2h30 Samedi => 1ere navette à 14h30 et dernier départ du site à 2h30 Dimanche => 1ere navette à 13h30 et dernier départ du site à 2h30 Pour éviter les désagréments, prévoyez 20 à 30 min d’attente avant d’embarquer dans un bus (au retour comme à l’aller). 𝗣𝗲𝘁𝗶𝘁𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲́𝗲 👀 Ne vous précipitez pas à l’arrêt de bus puisque les 3 bus mobilisés assureront dans tous les cas le retour à Tournai. Les parkings vélos pour ceux qui habitent plus près (ne sont toutefois pas gardés donc prévoyez votre antivol). Il y aura d’ailleurs sur le site, lors d’une des journées, une animation mobilité douce en collaboration avec Pro-vélo. Le où, vous l’avez, parlons désormais du quand. Du jeudi 25 juillet au dimanche 28 juillet inclus. Cela vous laisse encore quelques jours pour vous décider, mais les organisateurs nous informent que l’affiche plait visiblement de telle sorte que les préventes s’écoulent bon train. Ne tardez donc pas à réserver votre pass si l’un de vos artistes préférés y est programmé d’autant que l’équipe du festival pense au confort du public en tentant de limiter au plus les inconvénients qui pourraient être liés à une météo humide (on croise les doigts pour que les nuages ne soient pas de la partie, mais en Belgique, la pluie ne s’absente jamais très longtemps). Ainsi, sur le site en lui-même, le chapiteau permettra de s’amuser à l’abri quoi qu’il arrive. Il sera monté la semaine d’avant et donc normalement bien sec pour l’événement. Et comme l’année dernière il y aura au minimum un chemin en plancher qui permettra d’accéder à tous les endroits stratégiques pour les PMR (espace PRM, toilettes, bar, foodtrucks). Le deuxième espace restera lui, comme les années précédentes, à l’air libre, et donc soumis aux aléas climatiques, mais quelques gouttes n’arrêtent pas des festivaliers motivés, même si dans l’absolu, un bon 25 degrés sans averse serait le bienvenu. Petite différence toutefois à noter, l’espace scénique s’étend un peu histoire de permettre aux artistes de s’exprimer avec encore un peu plus d’aisance. Le décor étant planté, il ne manque plus que les personnages. Vous ne manquerez pas de jouer un rôle prépondérant évidemment, pas de festival sans public, mais on vous a réservé un casting de luxe pourambiancer votre été. Si le jeudi est assez light (il y en a qui travaillent encore vendredi…) avec Zenith et L et S Baert, on sort l’artillerie lourde dès le lendemain avec notamment Gustave Brass Band, le local de l’étape, Youssef Swatt’s, qui participe actuellement à l’émission Netflix « la nouvelle Ecole », Ykons dont les tubes tournent en continu sur les ondes nationales (et en France), Mister Cover (la bande à Dieu devrait retrouver facilement le chemin de ce festival auquel ils sont souvent conviés) et l’inimitable Mosimann qui nous réserve toujours des shows impressionnants. Nul doute qu’il y aura de l’ambiance à Ere vendredi soir. Et ce n’est encore là qu’un aperçu du week-end puisque le festivaliers présents samedi pourront notamment voir et entendre Doowy, Alice On the Roof, Black M, Louane, Santa, Henri PFR… Des sons actuels avec des artistes qui cartonnent en cette année 2024, et oui, la programmation de l’événement a eu l’oreille fine sur ce coup là. Pour le dimanche, Doria D reste dans la même veine que ces prédécesseurs de la veille, mais on pourra aussi sentir un léger glissement vers l’univers plus rock de At Night, Matmatah (les plus anciens doivent se souvenir de Lambé an dro) ou encore Kyo. Sans oublier Deluxe, ce sextet originaire de Aix-en-Provence qui va illuminer la prairie avec son funk électro pop jazzy. Une set list bien gratinée que viendra conclure, comme l’an dernier d’ailleurs, Monkey face, alias Kid Noize (qui vient de sortir un single étonnant, en feat avec Pepe, sur des notes ensoleillées puisqu’il s’intitule « Chaleur »). Pour plus de renseignements et réserver vos accès, rendez-vous sur le site officiel du festival, www.lesgensdere.be 

Rap, oldies et Pop s’invitent à l’Inc’Rock.

Confestmag vous présente régulièrement des artistes, connus, mais aussi des découvertes qui perceront un jour… (ou pas !), et ce tout au long de l’année car notre pays est doté de nombreuses salles de spectacle(s) de tailles diverses permettant aux musiciens, chanteurs, comédiens et même circassiens de proposer leur art au public en tous temps. Toutefois, en mai débute une période assez dense en événements à ciel ouvert cette fois, celle des festivals. Evidemment, Confestmag sera partie prenante dans certains de ces festivals afin de vous faire vivre (ou revivre pour ceux qui auront l’opportunité de se rendre sur place) l’ambiance si particulière de ces événements festifs. A l’heure actuelle, le planning complet de cette saison « estivale » n’est pas encore arrêté car nous dépendons des organisateurs et staffs médias qui délivrent les accès, mais plusieurs confirmations sont d’ores et déjà tombées et des accords de principe sont noués avec des festivals que nous avons couverts les années précédentes. Le premier dans la liste, chronologiquement sera l’Inc’Rock festival qui se déroulera du 17 au 19 mai sur la commune d’Incourt (Brabant Wallon). Ceux qui ont lu le titre, le terme « Rock » est ici à prendre au sens générique, voire général car ce festival se veut ouvert à une pluralité de genres musicaux. Le vendredi, par exemple, sera entièrement dédié à l’urbain avec la présence de Koba Lad, Heuss l’Enfoiré, Soso Maness, Beendo Z, Nono la Grinta, Gotti Maras, Sahmxdew, Ombredemoi et Andras Johnson. Si les jeunes amateurs de Rap seront aux anges le vendredi, ce seront peut-être leurs parents qui prendront place sur le site du festival le lendemain, samedi, puisque le thème sera une journée «Back in Time » (retour en arrière ou bond dans le passé) avec Boris (et oui, avec ce célèbre tube « Soirée disco », ou encore « miss Camping ») qui n’est autre que l’ex chanteur du groupe ayant sorti également « Le dormeur » début des années 90, Goldmanmania (tribute to JJG), Génération Boys Band (avec un représentant de GSquad et un des 2BE3), Place des Grands Hommes (tribute to Patrick Bruel), l’inusable Daddy K qui a débuté sa carrière avec Benny B, les DJs David Goyens, Sonar et Kzam ainsi que le prince des guinguettes, Oli Soquette (également membre des Gauff…). Et le dimanche, on prend un shaker car ce sera la journée la plus éclectique musicalement parlant, mais vu que ce jour est dédié aux familles, il est normal de vouloir contenter tout le monde. On y retrouvera Lisalou, une artiste bruxelloise, auteure, compositrice et interprète de psyché punk pop en français, Orlane (Willems) que certains reconnaîtront certainement suite à son passage à The Voice Belgique, Boris Motte, autre ancien participant à The Voice Belgique (Saison 3 cette fois) dont la voix est très reconnaissable grâce à cette tessiture très marquée qui fait inexorablement penser à Garou, et le groupe de rock alternatif français Babylon Circus dont certains morceaux se rapprochent du jazz manouche. Autre groupe composé d’un certain nombre de membres (Babylon Circus en compte 9), et tout aussi énergique, la Soul Caravane. C’est joyeux, rythmé et dansant. Faire danser la foule, c’est justement le leitmotiv d’Alex Germys, ce producteur et DJ belge qui multiplie les titres enivrants qui bercent les ondes de certaines stations radios. Vous en voulez encore ? C’est évident. On continue donc avec Alice On the Roof dont l’univers possède tellement de couches qu’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre avec cette artiste complète. Et si Alice a chanté « Malade », Rori l’a entendue et s’est directement rendue chez le « Docteur »  car oui, on parle bien de la jeune et talentueuse chanteuse provenant de Hannut qui a lancé sa carrière solo (auparavant elle faisait partie du duo Beffroi) avec ce titre extrêmement bien construit. En deux ans, Rori a pris du galon, de l’assurance sur scène et s’est forgé un beau répertoire musical. Le lien avec le groupe suivant va de soi puisqu’on reste en province de Liège, et avec des artistes dont la carrière vient littéralement de décoller en deux années, je parle de Ykons. Ils sont 5, proposent du rock en anglais mais surtout un vrai show sur scène. Ceux qui connaissent ne les louperont assurément pas, quant aux autres, petit conseil, c’est à découvrir. Et pour finir, car il est presqu’inutile de la présenter vu que tout le monde la connait (ou alors vous viviez sur Pluton ces dernières saisons), Typh Barrow. Une voix exceptionnelle pour cette virtuose du piano amatrice de jazz qui n’hésite jamais à proposer un spectacle de qualité lors de ses sorties. Alors tenté(s) ? Pour les renseignements pratiques et la billetterie, rendez-vous sur Incrock.be ou cliquez ici.

Alice on the Roof à l’honneur au Musée du slip

Alice Dutoit, plus connue sous son nom d’artiste « Alice on the Roof » a reçu une bien cocasse invitation d’un musée : Dans ma boîte aux lettres ce matin : « Madame Dutoit,J’aimerais beaucoup qu’un de vos slips (ou caleçons) figure parmi notre déjà riche collection. Nous aimerions de ce fait honorer votre habit le plus intime par une place de choix dans notre musée qui est unique au monde. Je rappelle que le slip doit avoir été porté et lavé. »Un courrier de Jan Bucqoy pour remplir son « Musée du Slip ». J’adore. Une initiative très culottée pour défendre l’égalité des sexes, la chanteuse belge a le grand honneur d’entrer officiellement au Musée du slip de Jan Bucquoy.Et elle s’en réjouit sur Instagram: « En vrai … Je trouve l’idée géniale » avec un Coeur Rouge et le drapeau Belge. Instagram aliceontheroof On retrouve aussi Alice on the Roof au côté du chanteur Saule dans « Mourir plutôt crever » premier extrait du nouvel album de Saule à paraître en 2021.C’est nouveau : Saule et Alice On The Roof – Découverte.