11 février 2026

Adèle Castillon inaugure la scène Zanzibar en mode festival de Cannes.

A 23 ans, Adèle Castillon du Perron semble avoir déjà vécu deux vies pleines. Dès ses 15 ans, elle est repérée par un agent et intègre le casting d’un film de Dominique Farrugia, aux côtés de Gilles Lellouche et Louise Bourgoin. Quelques mois plus tard, la voilà envoyée à Dharamsala (Inde du Nord) pour interviewer le dalaï-lama. De retour de ce voyage particulier, la jeune demoiselle crée le groupe Videoclub avec Matthieu Reynaud, son compagnon du moment, tout en continuant en parallèle sa carrière d’actrice. Lorsque le couple, et donc aussi le duo, éclate en 2021, Adèle ne se démonte pas, termine la tournée en solo et décide d’ailleurs de lancer, dans le prolongement, son projet musical personnel avec un premier titre directement remarqué, Impala. Un nouveau phénomène de l’électro-pop française est né. Adèle Castillon se livre à coeur ouvert sur ses attentes, ses peines, ses addictions, et tout ceci avec un grain de voix qui nous fait inexorablement penser à Adé, l’ancienne chanteuse de Thérapie Taxi partie elle aussi désormais en solitaire. C’est résolument pop, assez dansant, répétitif, mais du coup … addictif. Adèle Castillon est une étoile dont la courbe semble bien ascendante, au point d’avoir été invitée dans 22 festivals entre mai et septembre 2025. Des Nuits Botaniques au Rose festival cher à Bigflo et Oli, en passant par les Vieilles Charrues, Décibulles ou encore les Ardentes, les titres « A la Folie » ou « Amour plastique » ont résonné un peu partout cet été. Il était donc normal d’offrir à cette grande demoiselle la grande scène du Cabaret Vert. Malgré une température à faire fondre un eskimo en une fraction de seconde, Adèle avait ses moon boots qui font désormais presque partie du décor, mais surtout son enthousiasme et sa bonne humeur. Petite tenue estivale noire, lunettes de star… il ne manquait plus que le tapis rouge pour se retrouver au pied des marches du plus célèbre festival de cinéma de l’Hexagone. Pour plus de détails, et bien il faudra vous rendre à l’un de ses concerts. Retrouvez les clichez du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

CABARET VERT : l’intégralité de la programmation musicale dévoilée.

Du bleu, du vert, du rose… Le tableau est complet, les couleurs débordent : la programmation 2025 du Cabaret Vert est désormais pleine et entière. Une quarantaine de nouveaux noms rejoignent la fête, ajoutant autant de sons, d’histoires et d’émotions à la fresque musicale qui se dessinera du 14 au 17 août dans les Ardennes.  Tous nouveaux, hyper chauds. Fidèle à l’esprit du festival, la suite du programme 2025 prévoit son lot d’artistes brûlants attendus le long de la Meuse. Remodelée cet été, la scène Razorback hurlera à la lune avec les shakers rockeurs Fat Dog, aussi remuants que sauvages, et les fulgurances post-punk des néerlandais Tramhaus. Côté dancehall, on affiche complet, propulsé par le boss Sean Paul et le prodige transalpin Kybba. Côté dancefloor, deux figures parmi les plus en vue de la scène électronique actuelle seront de la party à Charleville : le phénomène norvégien Alan Walker, couronné par ses tubes interstellaires (Faded, Alone…), et le surdoué français de la hard techno Trym.  Girls first ! Dans la playlist de l’été ardennais, on trouve aussi une armada d’indie girls bien décidées à dézinguer les citadelles du rock. Dans le sillage de la it-girl Suki Waterhouse, déjà annoncée cet hiver, s’invitent désormais l’adrénaline gouailleuse de Panic Shack, le glam show de CMAT, la sève juvénile californienne de The Linda Lindas, la colère jubilatoire (et contagieuse) des Lambrini Girls, et bien sûr, le rrriot punk de la Brésilienne Karen Dió, étoile montante planétaire du genre. Français, fais ce qu’il te plaît Retour de ce côté de l’océan, avec des personnalités frenchies hors normes qui viendront également assaisonner cette édition 2025. On prend de plein fouet la déflagration Eloi, une Francilienne qui boxe quelque part entre synthpop et électro-punk. On se laisse émouvoir par le performer mercurien Lucky Love. Et l’on suit les yeux fermés Adèle Castillon, dont les déambulations électroniques crèvent l’écran… et le cœur des festivaliers.  Rap en orbite sur le Greenfloor Têtes chercheuses, talents explosifs : le Greenfloor offrira un panorama des rookies rap, grand cru 2025. Citons la trap façon queen pour Le Juiice ou cosmopolite pour Dina Ayada, la new jazz du phéno JRK19, TH avec sa E-TRAP rocailleuse, le caméléon Ajna, l’ovni Jyeuhair, l’uppercut mumble rap de La Mano 1.9 ou encore l’univers sous haute influence rastafari de Jeune Lion. Et pour coopter cette nouvelle génération ? Le patriarche du rap hexagonal, Oxmo Puccino, dont la venue sur le Greenfloor sera forcément incontournable le dimanche, sous vos applaudissements.  L’affiche 2025 au grand complet Ces nouveaux appelés viennent grossir les rangs d’une édition 2025 qui s’annonce spectaculaire, avec 80 artistes dont Booba, MC Solaar, Will Smith, DJ Snake, Jamie xx, The Last Dinner Party, Zaho de Sagazan, Bigflo & Oli, Julien Doré, Idles, Vampire Weekend, Queens of the Stone Age, Landmvrks, Leprous, SDM, Theodora, Sammy Virji, VTSS, Genezio, Ven1, Horsegiirl, Kneecap, Wet Leg.  Audacieux, indépendant et durable depuis 2005 À Charleville-Mézières, les watts font aussi vibrer les bulles. Comme chaque année, le festival célébrera la bande dessinée avec séances de dédicaces, rencontres et remise de la 3ᵉ édition du Prix BD Cabaret Vert. Les passionnés du genre se mêleront aux amateurs de cinéma et de débat dans l’espace L’IDeal, pour une expérience toujours plus libre, curieuse et collective. Enfin, le festival promet de garder son cap éternel : prendre soin du monde autant que de son public. Cette année encore, il proposera aux festivaliers de mieux se déplacer, de consommer local et de produire moins de déchets…  Cabaret 2025 : le compte y est — et il est sacrément bon. Rendez-vous du 14 au 17 août 2025 dans les Ardennes.