Zaz, revient plus apaisée que jamais ! :

Zaz

C’est le week-end dernier à l’occasion de l’opération Cap 48 que ZAZ est venue faire la promotion du successeur d' »Effet Miroir », qui compte déjà trois belles années au compteur et qui fut un véritable succès, et c’est donc avec Isa, le diminutif de son prénom à l’état civil, qu’elle nous revient avec la volonté de poursuivre le chemin qu’elle a commencé à emprunter avec l’album précédent, avec une envie de mettre son timbre de voix et sa gouaille des débuts au vestiaire pour revenir avec des facultés vocales plus nuancées et moins braillardes, et ce passage pas forcément obligé mais pas toujours non plus facile à gèrer, d’autres grandes pointures telles que Céline Dion ou encore Lara Fabian l’ont fait à une étape de leur carrière tout leur souriait, et qu’elles n’avaient plus rien à prouver avec cette volonté doublée de certitude qu’il était temps de passer à autre chose et de relever d’autres défis pour rentrer dans une dimension plus intimiste à travers laquelle l’émotion est toujours présente mais transcende d’une autre façon. Après dix années de carrière déjà remplies de façon abondante au cours desquelles Zaz était une véritable bombe énergétique avec toujours cette banane au coin de la bouche, doublée de l’envie de faire mille choses et de tout vivre en des temps records, car celle qui chantait si bien « Je veux », a été gâtée par la vie et à l’aube de ses 40 ans et après avoir pris la décision bien avant la pandémie d’appuyer sur le bouton stop pour mieux revenir vers le côté intimiste de la force, Zaz est plus concentrée sur elle et moins tournée vers l’extérieur même si elle évoque encore les événements qui font l’actualité comme les migrants, l’écologie, les mouvements tels que Black Lives Matter ou encore Me Too, et on sent que dans sa vie de femme qu’elle a repris en mains qu’il s’est passé des choses plutôt heureuses et qu’elle a envie de nous faire partager une autre part d’elle, comme si elle nous disait à la manière d’Amélie Poulain, penser aux autres et se démener pour eux c’est très royal et c’est un véritable don de soi, mais l’erreur fatale serait de s’oublier dans l’histoire. N’ayant pas manqué de briefer les équipes qui l’ont entouré à la réalisation de ce nouveau projet, Zaz a véritablement tué son personnage des débuts mais pas pour notre plus grande tristesse que du contraire, mais pour notre bonheur de la retrouver autrement avec des textes tels « Ce qui tu es dans ma vie », texte à l’aide duquel elle nous dévoile être aujourd’hui la belle-mère d’une adolescente des suites de l’amour trouvé au détour du chemin où se croisent les gens heureux.

CHRISTOPHE COCU (458)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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