War on Drugs ne cesse pas le feu ! :

War on Drugs ne cesse pas le feu ! :

Fin d’année oblige, Novembre va inaugurer le nombre d’excellents albums qui risquent fortement de figurer sur le sapin cette année, et à ce jeu des cadeaux de dernière minute, Adam Granduciel et la petite bande qui l’entoure pour former le groupe War on Drugs, sont dans les derniers cent mètres pour se faire une place au soleil d’hiver avec ce 6ème album « I don’t live here anymore », après une longue parenthèse de quatre années , mais avec la bonne surprise enfin si tout revient à flot en raison de cette maudite pandémie, le groupe viendra nous faire un coucou en Belgique dès le 23 avril prochain à Anvers. Premier extrait de cet album, Living Proof est un titre comme on les aime, un superbe morceau dépouillé qui fait la part belle au piano, à des synthés qui rendent l’atmosphère concentrée, sans oublier un véritable dépouillement au niveau des percussions, le tout clippé par Emmet Malloy, qui suit le leader du groupe en train d’interpréter ce qui sera d’emblée un futur tube, évoluant au sein d’un paysage pittoresque. Après avoir remporté un grammy du meilleur album rock pour l’album précédent, les membres du groupe se sont remis au boulot une bonne année après, en sortant des sentiers battus et en ne campant pas forcément les rôles qu’ils occupent sur scène habituellement, et comme il a le sens de la perfection, le groupe n’a pas relâché ses efforts et donc pas chôme en quatre années d’absence, et si l’album de ce jour est si pointu et réussi, c’est en raison du nombre de studios au sein desquels il a été travaillé et retravaillé, pas moins de sept, à l’aide du coproducteur/ingénieur, cette pointure de Shawn Everett. Le peaufinement de cet album nous plonge d’un patchwork de musiques connues qui ont fait notre bonheur alors qu’elles étaient jouer par d’autres, car le style chanté-parlé de la voix inimitable de Granduciel nous ramène aux meilleures heures de Mark Knopfler et de Dire Straits, sans oublier cette collection de notes que le groupe fait vibrer à l’unisson qui n’est pas sans nous remémorer David Gilmour lorsqu’il reprit la destinée de Pink Floyd, et puis la madeleine de Proust suprême, une mélancolie insatisfaite et impatiente doublé d’un désir d’envol contrarié si chers à des groupes comme U2, Talk Talk ou encore Simple Minds. Bref avec cet album rock surpuissant on s’éloigne fortement des bases Indies qui ont fait le terreau du groupe et on se dirige surtout vers un album rock surpuissant, avec toujours à l’oreille une sorte de best-of de ce que la Pop et le Rock ont fait de mieux ces dernières années, ce qui n’empêche pas le leader du groupe de rester modeste qui depuis qu’il est contraint de faire avec la pandémie, recherche moins le goût de la compétition avec ses collègues, mais surtout l’envie de faire un album réussi et qui tient la route, pas de soucis Mr Granduciel, le pari est gagné haut la main et novembre commence vraiment sur les chapeaux de roue !.

CHRISTOPHE COCU (458)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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