Variations sur le thème de la rupture !

Variations sur le thème de la rupture !

De son vrai nom, Ana Benabdelkarim, que l’on a pu découvrir pour la première fois en télé dans le Taratata diffusé sur France 2 en février dernier où elle accompagnait Raphaël qui venait y présenter son dernier opus, en compagnie d’autres artistes tels que Julien Clerc, Trust pour ne citer qu’eux, Silly Boy Blue vient de sortir son tout premier album intitulé « Breakup Songs », à la fois aérien ce qui appréciable dans l’époque tourmentée dans laquelle nous vivons mais aussi dramatique car tout au long de son premier effort musical, elle couche sur support l’ensemble des relations avortées qui font son passé, car comme elle se plaît à le dire elle-même, le monde de la rupture elle le connaît bien et le maîtrise à la perfection, ce qui ne veut pas dire que son premier opus est taillé pour plomber l’ambiance car elle parvient à nous livrer une musique aux accents pops, avec des messages qui font la part belle à l’optimisme comme elle le prouve avec Teenager mais aussi très envoûtants comme Oh please, et toujours avec la mélancolie comme signe distinctif qui sert de fil rouge aux 12 premières chansons de l’artiste qui commet déjà un premier chef-d’oeuvre et qui semble être née pour durer. Dès l’adolescence, Silly a beau être entourée par une famille digne de ce nom et des amis véhiculant la cool attitude, elle ne peut s’empêcher de tendre vers une certaine forme de spleen qu’elle va finit par canaliser en transformant son ressenti en chansons et ce dès l’âge de 13 ans, lorsque ses parents vont lui offrir sa première guitare électrique et généralement quand on commence à dompter un instrument, on commence très souvent par tenter de rejouer les morceaux des autres, mais chez Silly la démarche est différente car elle préfère écrire ses propres textes, se sentant mal à l’aise avec la reformulation musicale des morceaux d’autrui, avec une couleur artistique qui épouse les accents de la new-wave, du glam rock et de la pop. Pour notre public qui a des connaissances en anglais, il est inévitable qu’il se demande pourquoi évoquer ici une chanteuse alors que son nom de scène laisserait à penser que nous ayons à faire à un artiste masculin, mais c’est tout simplement parce-que la chanteuse a emprunté son nom de scène à l’une des chansons prestigieuses de Bowie, qui littéralement signifie garçon idiot, mais l’on peut vous rassurer, ce que Silly parvient à sortir au bout de premier opus est loin d’être abscon, et il suffit d’écouter un morceau comme The Fight dans sa version orchestrale pour s’en rendre compte, qui est en fait un extrait retravaillé de son premier EP « But you will », sorti en 2018. Mais Silly possède également d’autres jades au fond du coffre de sa voix et gageons que vous craquerez aussi pour des titres tels que Hi, It’s me again et The Riddle.

CHRISTOPHE COCU (463)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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