Une réédition de choix parmi le répertoire de George Harrison ! :

Une réédition de choix parmi le répertoire de George Harrison ! :

Comme bon nombre d’artistes qui nous ont quittés de façon précipitée, George Harrison même décédé depuis bientôt 20 ans, n’échappe pas à la loi des nombreuses rééditions mises en place sur la marché de l’édition musicale pour magnifier son oeuvre, mais aussi pour le faire connaître à toute une génération pas encore née, lorsque l’ex-Beatles cartonnait en solo tout comme au bon vieux temps des Fab Four, et en ce mois d’août c’est sur l’album « All things must pass », que s’attardent les nombreuses sorties revival, qui constitue l’un de ses meilleurs disques en solo comme le furent Imagine et Ram de ses comparses Lennon et McCartney. Le titre de l’album « Toutes les choses doivent passer » est un clin d’oeil à peine déguisé au terme de l’aventure menée depuis des années en compagnie des Beatles, un album qui d’ailleurs paraîtra à l’automne 1970, peu après « Let it be », dernier opus discographique des quatre garçons de Liverpool, tandis que Ringo Starr et Mc Cartney lui emboîtent le pas au cours de la même année, en publiant également leurs premières oeuvres en solo au cours des mois de mars et d’avril. Conscient qu’il n’est pas facile d’exister en solo après une telle aventure en groupe, George Harrison n’en demeure pas moins volontaire et heureux de tenter l’aventure intérieure, car il sait parfaitement bien que dans sa musette, regorgent une foison de chansons tubesques dont My sweet Lord, et que pour l’époque, il va tout de même réussir l’exploit d’éditer 23 titres contenus sur un triple album vinyle, qui traduisent très certainement une envie de se révéler au monde et d’évacuer la frustration des années passées au côté de ses comparses où finalement il n’avait jamais su se mettre vraiment en évidence, car il n’était pas aisé et certainement pas conseillé d’aller faire de l’ombre aux deux principaux leaders du groupe qu’étaient Lennon et McCartney, de quoi déclencher tout un lot de frustrations vite comblées avec une première oeuvre qui laisse place à l’énergie et au défoulement, et pour laquelle Ringo Starr, ex-complice n’a pas hésité à contribuer, ne faisant ainsi pas mentir l’adage que les vraies amitiés ne meurent jamais, le tout sous la houlette de Klaus Voormann, également bassiste et ami des Beatles, qui s’en sans rendre compte dès le départ, oeuvrait sur au moins 15 titres inédits avant de s’étendre à 23, le tout sublimé par la production de Phil Spector, l’une des pointures du métier qui a collaboré avec les plus grands. Pour les puristes, il faut savoir que cette réédition n’est pas la première et que la dernière remonte à 2014, mais bien entendu pour les 50 ans de cet album de génie que l’on vient de fêter en novembre 2020, il fallait bien marquer le coup en remettant de la lumière sur un album qui fait très certainement partie des 100 à avoir dans sa médiathèque.

CHRISTOPHE COCU (425)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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