Une paire de Killers pour la rentrée ! :

Une paire de Killers pour la rentrée ! :

Lorsque l’on a choisir de mettre un groupe sur pieds et de se prénommer les Tueurs, il y a intérêt à assumer derrière et pour le moment on peut dire que nos lascars produisent les albums comme des douilles de chevrotine balancées à vive allure car après « Imploding the Mirage » remontant à peine à l’été dernier, les voici déjà de retour avec le successeur dans les bras en ce 13/08, mais il faut dire aussi qu’avec le confinement subsistent deux façons de réagir, soit on baisse les bras et on se laisse emporter par la sinistrose ambiante, soit on ne cesse de créer à profusion pour laisser s’exprimer son génie créatif et c’est la seconde option que le groupe semble avoir choisi. Climat ambiant oblige, le groupe laisse cependant et ce le temps d’un album, au vestiaire les envolées rock qui ont fait leur renommée afin de laisser place à qqchse de plus introspectif et il faut bien le dire un concept émotif pour ne pas dire déprimant, au vu des thèmes abordés par le leader Brandon Flowers qui en ayant pris le pari de coucher sur disque ses origines, dépeint également un tableau des plus noirs concernant la ruralité de l’Amérique dans ce qu’elle a de plus déprimant, avec pour toile de fond, la désillusion, le suicide, la foi religieuse et la crise des opiacés entre autre. Afin de rendre encore le projet plus vivant, le chanteur leader n’a pas manqué en ces temps de pandémie, d’aller refaire un tour du côté de son village natal afin d’enregistrer les histoires qu’ont bien voulu raconter les habitants dont les voix transparaissent au détour de chansons très largement inspirées par le mood Springsteen. En guest, on retrouve également sur ce nouvel opus, la voix de Phoebe Bridgers, qui est une admiratrice inconditionnelle du groupe et qui l’accompagne sur le titre « Runaway Horses », après s’être essayée bon nombre de fois à tenter de magnifier son amour pour ce groupe par de belles reprises de son cru. Bref, des Killers qui se parent d’un gilet pare-balles, le temps d’une nouvelle aventure en Hi-Fi, mais qui parvient néanmoins à nous faire dégainer des larmes

CHRISTOPHE COCU (425)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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