Un retour au Gallo ! :

Un retour au Gallo ! :

A moins d’avoir été confiné avant l’heure, impossible d’être passé à côté des BB Brunes dont la question existentielle à l’époque était de savoir si la jeune fille à conquérir allait le contraindre à partir ou pas, dont le dernier album est sortir l’année dernière et parallèlement à sa vie de groupe, l’artiste aime s’essayer à des exercices de style en solitaire et c’est d’ailleurs ce qu’il fait encore cette année avec un second effort solo, « là où les saules ne pleurent pas », où il n’est pas réellement seul à tenter l’aventure, vu qu’il embarque avec lui cette chère et tendre Vanessa Paradis dont nous n’avions plus entendu la voix depuis 2019 et la sortie d’un best-of, la jeune fille au saxo jaune ayant préféré rejoindre les planches en cette rentrée. Initié par son père, Jean-Pierre Gallo disparu en 2012 qui était dans un premier temps un grand réalisateur mais aussi un passionné de poèsie, on sent qu’Adrien Gallo a souhaite pour ce second disque en solo, donner un emballage plus résistant à ses textes, se dégageant peu à peu de l’insouciance pop-rock de ce qu’il avait pour habitude de nous offrir jusqu’ici, et cela se ressent à travers un album qui est dépouillé de toute musique synthétique pour retrouver la beauté et l’esthétique des cordes pour donner aux textes toute leur essence dont l’insouciance gommée par une paternité récente, deux jumeaux excusez du peu, révèle une grande maturité qui se révèle au grand jour car oui, fini ici de se lamenter sur des problèmes persos qui n’ont pas toujours grande importance, pour se recentrer sur les thèmes qui lui sont chers, l’enfance et la filiation, sorte de photographies réalisées à l’instant T, pour que dans 20 ans, on puisse encore se dire qu’on tenait en mains, un album qui compte et qui va avoir une belle vie. Qui dit famille, dit aussi ami et c’est donc tout naturellement que Maxime Kosinetz, plus qu’une connaissance du Lycée, a opté pour lui produire l’album rêvé, en collaboration étroite avec Christelle Lassort, qui s’est affairée à la direction de la partie corde. Ajoutez à ce beau mélange, un harpiste, un flûtiste et une ribambelle d’instruments rythmiques et traditionnels, le tout saupoudré par des guitares et vous obtiendrez des sons dignes du conte pour enfants « Pierre et le Loup », l’une des madeleines de Proust d’Adrien Gallo. Le challenge également lié à cet album plus intimiste était également de se désintoxiquer des habitudes prises sur les albums précédents et de laisser sa voix errer et se calquer au millimètre par rapport aux cordes et au piano, afin d’aboutir à un travail musical comme on avait l’habitude d’en réaliser au sein des années 1950 et 1960, avec un son pur et vrai dépourvu de tout artifice. Saupoudrez le tout avec des chansons dont les thèmes sont principalement le bilan d’un parcours de vie au gré des dernières années avec ces épisodes heureux et malheureux, et vous aurez en votre possession, l’album à écouter à la faveur de l’automne tout proche, accompagné par un bon chocolat chaud. A ta place Houna, même si ce n’est plus de toi qu’Adrien Gallo est fou aujourd’hui, je ne le laissera plus partir car son album est l’une des réussites de la rentrée.

CHRISTOPHE COCU (406)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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