Un album de reprises pour Deep Purple ! :

A un peu plus d’un an de la sortie et du succès de Whoosh, Deep Purple s’apprête à sortie un album de reprises ce qui n’ est pas une première, et pour ce faire le groupe a réadapté à sa propre sauce des succès de pointures telles que Mitch Ryder and the Detroit, Wheels , Huey Smith pour ne citer que celles-la, avec en guise de final, un medley qui regroupe les oeuvres de Bob Dylan, Fleetwood Mac, Cream et The Yardbirds. . Comme beaucoup d’autres en ce moment, cet album a été réalisé pendant le confinement, vu que le groupe s’est vu empêché d’aller défendre sur scène, ses nouvelles compositions ainsi que les anciennes. Comme pour l’album précédent, le groupe a décidé pour Turning into crime de recontacter Bob Ezrin qui a déja collaboré avec Kiss, Alice Cooper et Pink Floyd, afin de l’associer à la production du disque. A vrai dire pour le groupe c’est un peu un retour aux sources car au début de sa carrière, les quatre premiers singles offerts au public faisaient partie d’un catalogue d’autres artistes comme Joe South, Neil Diamond, Ike and Tina Turner et The Beatles, pour se consacrer par la suite à leurs propres morceaux et c’est pour cela qu’après une carrière jalonnée de succès, on peut se demander de façon légitime pourquoi le groupe opère un retour au sources, même en période de confinement, car avec le nombre de reprises qui ont déjà été accordées au 11 titres qui constituent cet album, vu que le 12ème est essentiellement un medley musical, on est vraiment en droit de se demander ce qu’un groupe même légendaire va pouvoir apporter de plus grâce à un relooking de titres qui ont marqué l’histoire musicale, avec la volonté pour le groupe de ne pas trop les retravailler car avec l’héritage musical dont le groupe dispose, on peut très aisément écouter ces refontes de façon attentive même si elles n’offrent rien de neuf à l’oreille, que l’impression d’avoir à faire à un travail d’orfèvre qui contribue à donner un grand coup de frais aux versions que Deep Purple à décider d’habiller d’arrangements qui font toute la différence, surtout que certains titres choisis sont à cent lieues du style musical prôné par le groupe habituellement, même si parfois cela donne l’impression qu’il n’y a rien de bien neuf par rapport à la version d’origine, ce qui ne signifie pas que rien n’est fait pour le plaisir des oreilles des auditeurs. En conclusion, qu’elles soient très peu retouchées et/ou réinventées sur le plan rythmique, l’écoute des versions 2021 de cet album ne nous donnent pas l’impression qu’il n’est pas constitué de titres inédits du groupe, et fait la démonstration que même sans faire du neuf, Deep Purple brille quand même par ce retour aux sources inattendu, et que le plaisir avec le mélomane est partagé au centuple.

CHRISTOPHE COCU (570)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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