Tori Amos, plus qu’une goutte dans l’Océan ! :

Tori Amos, plus qu’une goutte dans l’Océan ! :

Après la sortie de Native Invader, Tori Amos s’est faite discrète pendant quatre longues années avant de nous revenir avec un nouvel opus « Ocean to ocean », enregistré dans la plus grande solitude créatrice avec pour seuls témoins sa fille et son mari, avec des musiciens qui ont fait le reste du job à distance, afin de respecter les gestes barrières d’usage. Cette sortie de sa réserve peut s’expliquer de différentes manières, par le choc ressenti dans un premier temps lors de l’invasion du Capitole en janvier dernier par les partisans de Trump, se refusant à reconnaître sa propre défaite, et par la volonté de faire ressentir en musique , la perte d’êtres chers et la façon avec laquelle celles et ceux qui restent doivent y faire face, faisant de ce nouvel opus, le partenaire musical qui servira d’accompagnement et qui devrait vous faire rebondir même en phase de ressenti où l’on a l’impression d’avoir été balancé plus bas qu’à terre et que reprendre pied ne sera pas chose aisée, avec cette fascination de Tori Amos pour les gens qui parviennent à y faire face en dépit de tout, le tout écrit à partir de l’enfer comme le décrit si bien l’artiste, c’est-à-dire l’endroit où forcée à une retraite imposée comme tout à chacun par le confinement, elle décide de se nourrir et de s’inspirer pour en retirer le meilleur d’elle-même, avec pour la première fois une édition vinyle de son oeuvre qui sortira fin janvier 2022, tandis que ce nouvel album sera déjà dans les bacs en format CD. Outre ces deux thèmes inspirants, l’artiste a également écrit sur les bouleversements politiques, la pandémie, la crise climatique et les bouleversements doublées de préoccupations qui en découlent, sans oublier tout de même un peu d’humour si indispensable à nos guérisons et à notre résilience, comme avec ce premier single « Spies », à travers lequel elle évoque la façon dont les enfants et les parents vivent le confinement, avec plus particulièrement sa fille Tash qui la nuit cauchemardait, rien qu’en pensant aux animaux rampants en provenance des Cornouailles, avec la ferme décision pour ces malicieuses bêtes de faire un bout de chemin avec les occupants livrés à leur confinement. Bref, un bien bel album qui devrait réunir les personnes en adéquation avec la parenté et tout ce qui touche à l’amour , sans oublier les bouleversements tant émotionnels que géographiques, avec une part belle fait aux sujets d’actualité toujours prenants. En cette période de l’année où l’on rend hommage à nos disparus et que l’on tente de continuer le parcours sans eux, voilà un petit bonheur musical qui devrait nous aider à garder le cap.

CHRISTOPHE COCU (458)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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