Stromae assure la carte de la continuité ! :

Outre les bonnes nouvelles d’un Codeco qui grâce à une prise de température à l’aide d’un baromètre jaune , assure enfin à sa population les joies d’une liberté retrouvée, cette fin de semaine en Belgique fut marquée par la sortie d’un troisième opus pour notre Stromae national. Disparu des radars musicaux depuis 9 longues années, à l’exception de sa participation à deux duos, « La pluie » et « Arabesque », qu’il aura le plaisir d’interpréter aux côtés d’Orelsan et de Coldplay, c’est surtout vers la mode que notre génie civil s’est tourné après la carton de son second album « Racine carrée » et une première grande tournée qui n’a pas manqué de le conduire un peu partout dans le monde, avec des prestations évaluées à plus de 200 dates pour plus de 25 pays visités, ce qui nous donne au total un chiffre d’un million de personnes ayant pu avoir un jour de leur vie, la chance d’assister à un spectacle de notre Maestro National apte à faire déplacer les foules en si peu d’années de carrière. Mais malheureusement le succès a parfois un goût amer et peut engendrer le burnout à force de se dépasser et c’est ce qui est malheureusement arrivé à l’artiste qui en outre a été contraint de faire face à différents pépins de santé, des alignements des planètes pas très encourageants pour notre héros national qui a bien été contraint de baisser les armes après deux albums qui ont pourtant cartonné, comme quoi comme le disait Brassens les trompettes de la renommée sont parfois mal embouchées et très sincèrement on n’espérait plus un jour, réentendre parler des histoires de l’oncle Paul sur CD, jusqu’au jour oh miracle par un beau matin d’automne 2021, les radios nous balancèrent dans les oreilles du nouveau son à l’aide du single « Sante », comme quoi l’homme n’a pas perdu son sens de l’humour, car revenir avec en santé, tandis que le pays a connu la pire des pandémies en deux années sombres, il fallait avoir le sens du marketing développé pour oser. Mais ici pas question de faire des rimes sur la Covid 19, la chanson se voulant surtout un hymne social à l’attention des personnes que l’on considère comme des esclaves modernes du travail, qui ne sont jamais les Rois de la Fête et qu’il est donc indispensable de remettre au goût des paillettes. En décembre, c’est une autre bonne nouvelle qui arrive aux yeux des afficionados vu que Stromae est désormais prêt pour ouvrir son coeur au public, grâce à un troisième opus et surtout à reprendre la route des tournées qui pourtant ont pu avoir raison de lui et de sa santé, dans le passé. Toujours à la recherche du bon buzz médiatique, Stromae revient au début de l’hiver avec un single très personnel , « L’Enfer », qu’il défend avec surprise devant la journaliste Anne-Claire Coudray, alors qu’il est censé tout simplement répondre à une interview, car c’est souvent face à Laurent Delahousse, que les artistes poussent la chansonnette après avoir répondu aux questions du célèbre journaliste de France 2. Avec ce second single, l’artiste met sa pudeur au vestiaire et avoue que face aux démons qui ont pu l’envahir, il a pu avoir à son plus grands regrets des pensées suicidaires, que l’on espère désormais loin derrière lui et en tout cas lors de ses premiers concerts on sent que l’homme est en forme et emprunte à Mylène Farmer, ses fameux robots qu’elle prénommait « ses filles », sur la tournée Timeless 2013, avec un sens du show commun également au professionnalisme de celle qui reste indétrônable dans la coeur des Français. Pour ce 3ème retour, Stromae fait court et cède à la tendance du moment avec un troisième opus qui ne dépasse pas 36 minutes, privilégiant l’aspect qualitatif à la surproduction, avec une constante musicale que l’on retrouve sur ses deux précédents albums, à savoir graver sur des écrits sombres , sociaux et graves, des musiques entraînantes qui se partagent entre la techno et une orientation de plus en plus poussée vers ce que le monde fait de mieux dans le domaine musical, nous offrant par la même occasion, les tentations de voyages qui ont pu nous manquer pendant deux ans. Son retour, il l’avoue sans vergogne a commencé à se décider, même si ce n’est pas l’unique raison quand il a vu de nouvelles stars émerger sur le marché de l’édition musicale telles Billie Eilish ou encore Aya Nakamura. Outre les deux singles que l’on connaît déjà, les thèmes développés grâce à ce 3ème opus sont la victoire de l’artiste face à la dépression, la solitude du célibat face à la lassitude du couple, la prostitution, la paternité, les histoires d’amour qui finissent mal, les rêves des personnes lambda, l’infidélité, la dépression sur un texte pour lequel il retrouve Orelsan, ainsi que sur Belle journée, qui clôture l’album sur une note on ne peut plus positive. Bref, même si après 9 années d’attente, on aurait pu s’attendre à un album plus dense, le fait est de constater que l’artiste n’a rien perdu de sa superbe, de son goût des mots et de son efficacité, du bien bel ouvrage !.

CHRISTOPHE COCU (542)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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