Sting à nouveau sur le pont ! :

Sting à nouveau sur le pont ! :

A l’exception d’une intégrale des albums de Police, de la sortie de deux compilations regroupant ses plus grands succès d’une part et ses fameux duos d’autre part dont de superbes titres dans lesquels il s’accompagnait de sublimes pointures telles que Mylène Farmer, Gims ou encore Zucchero, voilà belle lurette que nous n’avions pas reçu de nouvelles musicales de l’ami Gordon Summer alias Sting qui revient ces jours ci avec son nouvel album « The Bridge », après un break tourné vers des sons plus ambiancés et Reggae qu’il avait commis avec son comparse Shaggy. « The Bridge », le pont, la passerelle si on traduit le titre littéralement dans la langue de Molière équivaut à ce lien que l’artiste tente de rétablir entre lui et son public après bientôt deux années perturbées en raison de la pandémie et de ses conséquences désastreuses qui ont bien mis à mal son métier et le secteur culturel dans son ensemble, et quoi de mieux que des liens ressoudés à l’heure où le monde et la Belgique revit en cette fin de semaine, ses plus sombres d’heures de privations et de restriction en raison d’un retour en force de ce satané virus. De Belgique, il en est question avec la chanson hommage que Sting dédie à notre pays et en particulier au Sud des Pays-Bas, grâce au titre « Bells of Saint-Thomas », qui se veut résolument une référence au Port d’Anvers et l’amour que voue l’artiste aux grand peintres, sans oublier la charge émotionnelle ressentie au plus profond de sa chair, quand il évolue à travers la ville. Parmi les autres thèmes évoqués à travers ce nouvel opus, on retrouve le Brexit, la Covid-19, la montée du populisme, l’amour, la perte sur des accents moins inscrits dans une veine Rock mais surtout tournée vers la pop, qui n’est pas sans évoquer le premier album de Sting, « Dream of The Blue Turtle », composé peu après sa séparation avec son groupe fétiche « The Police », mais aussi l’un de ses derniers « 57th and 9th », composé dans la foulée des attentats qui ont touché entre autre la Rédaction de Charlie Hebdo et le Bataclan, avec une seule reprise qui de la bouche du maître chanteur est véhiculée avec grâce, celle d’Otis Redding à savoir Sittin’on, The Dock of the bay. Ce qui marquera aussi au travers des 45 minutes qui composent ce nouvel effort musical, c’est la voix de Sting qui n’a jamais été mise aussi en évidence, tandis que sa façon d’interpréter ses textes restent intactes, avec un Rushing Water qui vient ouvrir l’album d’une bien jolie façon nerveuse et enjouée qui démontre que l’artiste garde la forme et maintient le cap en dépit de tout, tandis que For her Love et if it’s love sont des morceaux plus lovés et tendres à la manière du tailleur de tubes, Sting qui nous fait voyager accompagnés de musiciens dont Manu Katché dont la renommée n’est plus à faire, aux frontières du tendre et du dynamique, démontrant que Sting avait bien manqué à la scène musicale avec une voix qui se reconnaît entre mille et une façon de faire de la musique qui continue à nous enchanter, et qui fait de ce Bridge, un très grand cru, qu’il ne faut pas forcément écouter en période de longs ponts.

CHRISTOPHE COCU (447)

CHRISTOPHE COCU (458)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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