Scorpions souffle ses 50 bougies et fait s’envoler le wind of cake ! :

Leur précédent album avait beau s’intituler « Retour vers toujours », on sentait que pour Scorpions la fin des piqûres renfermant du rock alternatif sur les plages de sable fin était tout proche car le groupe avait terminé une tournée qui a démarré en 2015 pour se terminer en 2019, et ce fut par conséquent une véritable surprise de les voir réapparaître 7 années plus tard sur le plateau de Taratata hier soir sur France 2, avec du nouveau matériel sous les bras répondant au concept de Rock Believer, qui vient ainsi marquer les 50 années d’une carrière déjà bien remplie, grâce à un nouvel opus composé en pleine pandémie, ce qui a bien entendu poussé le groupe comme bon nombre à enregistrer cet album à l’ancienne, au sein cette fois du Peppermint Park Studios, avec l’aide de Greg Fidelman, qui a déjà collaboré avec Metallica, Slipknot etc…, mais aussi en compagnie de Han-Martin Buff, l’ingénieur du son fidèle au groupe. Selon Scorpions, le fait d’être plongé dans la même mécanique depuis des années à savoir produire un album pour le défendre par la suite sur scène, a engendré la réflexion des membres du groupe qui ont fini par se demander si le monde de la musique avait encore besoin d’un nouvel opus du groupe rock de légende, vu que le groupe a engrangé tant de tubes dans son escarcelle qu’il dispose d’assez de matériel pour organiser de grands concerts sans pour autant ressentir le besoin d’y amener de nouvelles productions. C’était sans compter sur l’intervention d’un ami du groupe, admirateur de leur travail, qui a mis ce dernier au défi de sortir un album à la sauce 2022, mais qui capterait l’essence de l’un des albums les plus marquants du groupe à savoir Blackout, mais privé de producteur en raison de la pandémie, le groupe s’est retrouvé dans l’obligation d’assumer la réalisation de ce nouvel opus en freelance, et s’est par conséquent inspiré de ce qu’il a fait de mieux au sein des eighties, en enregistrant l’ensemble des 15 titres qui composent Rock Believer, car oui ils n’ont pas chômé, dans les pures conditions du live. Privé d’une aide bien précieuse pour ce défi à assumer et à surtout réussir, Scorpions s’est remis également en question sur sa façon de travailler, en confiant à son chanteur leader, Klaus Meine, le soin d’écrire les paroles afin d’apposer dessus la musique qui se marie avec, avec des récits faisant référence assez généralement au passé vécu par le groupe et toujours aussi prolifique Scorpions avait au départ 19 nouveau titres dans ses cartons, et voulait sortir un double album, mais au final ce sera une version longue qui sera proposée au public du groupe avec 5 inédits. Ce qui découle de cet album c’est que le groupe n’est pas en panne d’énergie et retrouve même la quintessence des débuts sans être victime du temps qui passe, avec au final une seule ballade mais toujours très réussie à la manière de Winds of Change. Le titre du dernier album « Rock Believer », tient à réaffirmer le fait que le groupe croit toujours au statut que détient le rock à l’échelle internationale et qu’il est loin d’être mort, avec un clip l’illustrant par des images qui démontre que le groupe a toujours voué sa vie à ce style musical et qu’il a toujours été proche de son public. Bref, un retour du groupe de style nerveux qui va nous faire du bien en ces temps troublés par la maladie et maintenant la guerre !.

CHRISTOPHE COCU (542)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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