Saule : vous y viendrez tôt ou dare ! :

Saule : vous y viendrez tôt ou dare ! :

La dernière fois que nous avions pu avoir avoir des nouvelles de Saule, c’était sur la Grand-Place de Bruxelles à l’occasion d’un concert organisé à l’occasion de la commémoration du 27 septembre qui symbolise la fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où il était accompagné de sa compatriote Alice on the Roof, le temps d’un duo inédit « Mourir, plutôt crever », une chanson bien ancrée dans son temps avec un clin d’oeil à peine voilé en direction de la situation pénible que doivent vivre en ce moment les artistes des suites de la pandémie. Habitué à l’hyperactivité artistique, il s’est pourtant passé cinq longues années entre la sortie du précédent album et le dernier en date, « Dare Dare » , même si en vérité un nouveau projet d’album avait mis en chantier voici deux bonnes années, mais l’artiste qui devient avec l’âge, très probablement perfectionniste, avait décidé de ne pas retenir ses nouvelles compositions les jugeant à cent lieues de la proximité qu’il s’est toujours promis de conserver avec son public et doutant que ces nouveaux efforts musicaux parlent au coeur des gens, il a décidé qu’il pouvait faire mieux et a décidé de se remettre au travail, nous laissant tout de même un EP de 7 titres apparentés à des démos, mais qui ont tout de même permis d’attendre avec patience, le retour d’un artiste belge qui compte. Vu qu’il nous a fait patienter longuement, le titre « Dare-Dare » s’imposait pour ce nouvel opus, avec comme souvent avec la majorité des poètes, la présente d’un double sens car en anglais to dare signifie également oser et il est vrai qu’à force de reporter maintes fois l’ouvrage sur le métier et de ne pas souhaiter devenir sa propre caricature, Saule a pris pour ce 5ème opus, le pari de tous les risques grâce notamment à une écriture plus personnalisée qui flirte avec une fibre qui fait la part belle aux sentiments, passant ainsi avec dextérité et une facilité déconcertante de phases de tendresse et de fragilité à des moments plus euphoriques, bref l’artiste nous ramène ici à nos propres vies, faisant de cet album un projet qui nous parle et qui ne triche pas et ce n’est pas la présence de trois artistes de renom l’accompagnant sur ce nouvel album qui va attester le contraire, car oui vous avez bien lu, Cali que l’on ne présente plus, Ours, l’un des fils de Souchon et Jasper Maekelberg plus connu sous le pseudo Faces on TV, sont venus entourer notre compatriote de génie de leur présence bienfaisante, et confirment que cet opus va compter dans la carrière de Saule qui pousse également le paroxysme en nous offrant en guise de conclusion à cet album, sa version revisitée du tube du groupe Images, les Démons de minuit.

CHRISTOPHE COCU (346)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

Share

Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :