Sandrine vous en dit plus sur son roman « Meurtres à nu » ! :

Sandrine vous en dit plus sur son roman « Meurtres à nu » ! :

L’enquête la conduit dans le milieu naturiste. Pour mettre à nu la vérité, elle doit accepter de se dévêtir. Va-t-elle y parvenir ? Mon roman policier évoque le naturisme et situe une partie de l’histoire au Club Gymnique de France (CGF) à Villecresnes. Ce choix s’est imposé à moi au gré des circonstances et des rencontres faites au moment de son écriture. Je vivais mes premières expériences naturistes et plus je me dévêtais, plus mes pages s’habillaient de mes ressentis. Tout a commencé par un café au parc Montsouris, un premier rendez-vous galant et un homme assis en face de moi qui me raconte sa passion pour le naturisme. Évidemment, comme tout le monde, j’en avais vaguement entendu parler, mais sans m’être réellement intéressée au sujet. Le monsieur me plaît et son art de vivre m’interpelle, mais les questions se bousculent dans ma tête, sans que je parvienne à les formuler. J’ai effectué des recherches et tous mes questionnements, je les ai finalement couchés sur le papier, comme si j’écrivais une lettre à une amie. À la même période, passe en boucle aux informations un fait divers dont la victime, une célèbre avocate, a fait preuve de courage en racontant son histoire dans un livre. Elle évoque le problème de la reconstruction de l’image de soi et de la sexualité après de dramatiques événements. Une veille photo, parmi d’autres que je dois ranger, est posée sur ma table basse. Je ne parviens pas à détacher mon regard de ses femmes aux visages si tristes, photographiées devant un café dans les années 30. Je lève les yeux, sur le mur d’en face, une des couvertures de « La Vie parisienne », que j’ai fait encadrer et qui décorent mon appartement. Le numéro date d’octobre 1927 et une femme, sans aucune gêne, joue de sa féminité. Se libérer de ses chaines, du carcan de son éducation, d’un passé douloureux, de ses complexes, de ses vêtements… Toutes ses femmes qui se sont battues pour obtenir le droit, d’une façon ou d’une autre, de disposer librement d’elle-même. Un tourbillon d’idées qui font écho à ce que j’ai rédigé juste avant sur mes interrogations naturistes. Je viens en plus de découvrir que le CGF a été ouvert en 1931, dans ces années d’après-guerre au moment où « les belles » s’émancipent. De tous ces éléments épars, se construit une histoire comme un puzzle dont chaque pièce prend sa place. « Meurtres à nu » est né. Mon roman et ma découverte du naturisme entrent ainsi en symbiose, se nourrissant l’un de l’autre, grandissant en même temps. Mes doutes, mes peurs et mes émois viennent enrichir mes écrits, alors que les personnages de mon livre m’insufflent leur force et leur courage pour surmonter mes appréhension

CHRISTOPHE COCU (425)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

Share

Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :