Robin des Bois, Prince des voleurs 2.0.

Robin des Bois, Prince des voleurs 2.0.

Bien des années après la parodie de Robin des Bois , « Robin Dubois » que l’on devait au célèbre tandem humoristique Turk et De Groot, les spécialistes du détournement historique teinté d’humour, le Lombard qui avait déjà publié cette série, reprend la route de la forêt de Sherwood en publiant Nottingham, un cycle de trois albums comportant 56 pages et qui va nous faire retrouver l’un des héros de notre enfance non pas à la sauce Disney et encore mois sous la forme d’auto-dérision, mais surtout via un thriller à la mécanique non-traditionnelle mais offrant un récit plus sombre qui se rapproche plus du film Robin des Bois, Prince des Voleurs avec Kevin Costner, que n’aurait pas renié Stéphane Bern en personne, à l’occasion de l’un de ses Secrets d’Histoire dont il a le secret. Cette nouvelle mouture des célèbres aventures du gentleman voleur, devrait être dans toutes les bonnes librairies dès le 22 janvier, avec pour vous mettre en haleine, un petit pitch de l’histoire qui va vous être présentée au sein de ce nouveau cycle trilogique :

1192, le Roi Richard, qui revient de sa « Sainte Croisade », est arrêté par le duc d’Autriche et aussitôt jeté en prison. En Angleterre, Jean sans Terre, son frère, saisit l’occasion pour se séparer de tout ce qui pourrait le gêner pour atteindre son objectif : le trône d’Angleterre. Il a aussi besoin d’énormement de fonds. Les shérifs du comté doivent en récolter beaucoup dans les différents villages. Le shérif de Nottingham n’accepte pas cette situation. Une jeune femme se joint à lui pour frapper un grand coup et s’emparer de l’argent réuni…


Ce qui va surprendre le lecteur à travers ces récits c’est que Robin des Bois qui était dans les premières versions connues, l’ennemi juré du Shérif de Nottingham , campe dans cette nouvelle adaptation, la double casquette car le héros est cette fois un personnage double Shérif le jour et Robin des Bois, le voleur qui sévit au grand jour. Au fur et à mesure de la lecture, on comprend comment le shérif est devenu « voleur » et comment il doit agir en secret, mais ce ne sera pas la seule surprise qui va désarçonner le lecteur ni la seule liberté prise avec l’histoire d’origine car les auteurs ont plus d’un tour dans leur sac, pour au fil des 168 pages jouer avec nos nerfs et nous déstabiliser par rapport à ce que nous connaissions de ce récit, alors que nous n’étions encore que de jeunes enfants, ce qui ne veut pas dire que tout fout le camp ma bonne dame, que du contraire, c’est une idée génie que le Lombard a pu avoir de sortir tout droit de son chapeau magique un tel récit, pour nous surprendre avec une relecture qui va nous scotcher jusqu’à la fin digne des productions Netflix et Disney + version adultes.
L’intêret de ce premier tome est de montrer comment le shérif est dans une situation difficile, puisqu’il doit arrêter le malfrat, alors que c’est lui qui commet des crimes. 
Nottingham a payé la charge de shériff, il ne peut se permettre de perdre cet emploi !


Si vous n’aviez qu’une seule BD à lire en ce mois de janvier, gageons que c’est sur celle-ci que vous devez vous ruer !.

CHRISTOPHE COCU (458)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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