Robbie Williams fête 25 années de carrière ! :

Robbie Williams doit son début de carrière à sa maman fleuriste à l’origine, qui va découper une annonce dans la presse selon laquelle un producteur de chanson recherche une dernière recrue afin de finaliser la constitution d’un groupe que l’on surnommait à l’époque un Boys Band. Grâce à son air enjoué et la qualité de ses prestations lors du casting, il parvient à retenir l’attention du producteur et des autres membres du groupe et reçoit par conséquent son golden ticket pour faire son entrée chez les Take That. C’est donc en 1991 qu’il voit sa carrière se dessiner sous les meilleures destinées, mais le succès n’empêche pas une mauvaise adaptation de Robbie Williams au reste du groupe et dès le 16 février 1995, soit quatre ans à peine son arrivée dans le groupe, on prie Robbie Williams de quitter la formation avec laquelle pourtant ses rêves de gloires avaient pris forme. Ne se laissant pas démonter pour autant, il décide de rejoindre d’autres enfants terribles du rock, les célèbres frères Gallagher à qui l’on doit la formation du groupe Oasis, ce qui ne manque pas de faire les choux gras de la presse à sensation qui connaît bien la réputation de tout ce beau monde et qui ne manque pas de s’en servir pour alimenter la machine à potins. Après des déboires personnels parsemés de prise de drogue et d’alcool qui conduiront l’artiste vers une perte de poids vertigineuse et on ne parle même pas de ses apparitions en public indignes pour une vedette de son rang, Robbie Williams décide de reprendre sa carrière et sa destinée en mains en 1996, en reprenant Freedom, extrait de l’album de George Michaël, Listen without prejudice, tout en suivant une cure de désintoxication dont l’aboutissement le conduira à sortir un second single l’année d’après, intitulé « Old before I die », et prépare tout petit doucement son public à la sortie d’un premier album solo, Life thru a lens, qui ne recevra pas un accueil tonitruant comme pouvait le souhaiter Robbie Williams, et il faudra patienter jusqu’aux fêtes de fin d’année 1997 pour qu’un titre Angels, on ne pouvait mieux choisir pour la période se dégage du lot et parvienne à remettre le premier effort solo de Robbie Williams sur orbite, le propulsant même à la première place des classements, tandis qu’un an après un Brit spécial est décerné à ce titre qui est ainsi élu, meilleur single de ces 25 dernières années.

Accusé de plagiat par les frères Gallagher qui vont jusqu’à le soupçonner d’avoir pompé le contenu de son premier album solo sur leur parcours musical, Robbie Williams va avoir des relations de plus en plus houleuses avec ceux qui pourtant lui avait tendu la main en plein creux de la vague, et présentera même ses condoléances aux deux frères ennemis d’Oasis, après avoir écouté leur dernière production. A l’automne 1998, Robbie Williams revient sur le devant de la scène musicale avec un second album I’ve been expecting you et confirme son succès légitime au Royaume-Uni tout en commençant à charmer l’Europe, grâce au succès de Millenium avec un clip qui est un pur pastiche des aventures de James Bond. Ne parvenant pas encore à conquérir les States avec ce second effort solo, Robbie Williams ne perd pas espoir et décide de sortir un best-of de ses deux premiers albums solos intitulé The Ego has landed, mais cela ne semble toujours pas impressionner le public américain qui va continuer à le bouder. En 1999, il fait une apparition sur l’album Reload de Ton Jones, grâce à une reprise de Lenny Kravitz. Un an plus tard sort un troisième album solo, Sing when you are winning », avec un premier clip Rock DJ qui est loin de faire l’unanimité en raison de son caractère violent avec Robbie Williams dans le rôle d’un danseur vibrant au son du disco, tout en effectuant un striptease des plus particuliers car non-content d’enlever ses vêtements, c’est ensuite sa peau et ses muscles qui vont s’évaporer, dévorés par des danseuses qui gravitent autour de lui. Les premiers déboires rencontrés à l’issue de la sortie de cet album vont vite s’estomper dès que l’on prendra connaissance du résultat des ventes avec un opus qui va atteindre près de quatre millions d’exemplaires en matière de ventes. En 2001, vient le temps d’un album de reprises avec étonnement des classiques de jazz des années 50/60 remis au goût du jour par l’artiste, qui sont loins de cadrer avec le style musical auquel il avait pu nous habituer jusqu’ici, et il convie même Nicole Kidmann, ex-Madame Tom Cruise à venir pousser la chansonnette avec lui pour la reprise de Somethin’Stupid, tout en reprenant un standard de Charles Trenet, la Mer que l’on va retrouver sur la bande-son du Monde de Nemo des studios Pixar en 2003. Après une incursion dans le monde des reprises, Robbie Williams revient en 2003 avec l’album Escapology et un premier single Feel, tandis que le second single Come Undone va encore faire trembler les médias qui ne vont pas manquer de censurer l’artiste à nouveau en raison d’un clip qui montre celui-ci après une nuit de débauche, au lit avec deux magnifiques créatures et des guests encore sous les effets des drogues et de l’alcool, et on ne parle même pas des insectes, rongeurs et autres reptiles qui viennent faire un petit coucouque à travers cette vidéo. Cependant Robbie Williams semble jouir d’une excellente bonne étoile car le public va encore plébisciter cet album et permettre au chanteur de partir en tournée et de rassembler 375.000 personnes en trois jours, tout en retrouvant Mark Owen, l’un des membres du groupe Take That d’où il vient, pour la reprise de Back For Good. Après tant de succès, il est temps de faire un break pour l’artiste qui console son public en lui offrant un premier best-of renfloué par deux inédits que sont Radio et Misunderstood pour mieux revenir en 2005 avec l’album Intensive Care et le single Tripping inspiré par un rêve totalement surréaliste de l’artiste qui va signer les chansons de cet album, en collaboration avec Stephen Duffy, ce qui semble porter ses fruits vu qu’à ce jour, cet album demeure le plus grand succès de Robbie Williams qu’il va défendre sur scène grâce à la tournée Close Encounters. Le succès grandissant pousse Robbie Williams à ressortir très vite un nouvel album intitulé Rudebox, dans lequel il a des invités prestigieux en la personne des membres de Pet Shop Boys qui vont participer à deux featurings. Ce ne sera pourtant pas le succès escompté mais cela ne porte pas atteinte aux ventes. Trois ans d’absence vont être nécessaires à la réalisation d’un nouvel album Reality Killed the Video Star réalisé avec l’aide de Trevor Horn du groupe des Buggles, connus pour le tube Video Killed the Radio Star, avec un premier single Bodies plus personnel vu que l’artiste évoque sa conversion au Christianisme, des confessions qui vont être payantes, vu que le single va se classer second des ventes anglaises, juste derrière celles du gagnant de X-Factor. Tout semble donc réuni pour que la BBC organise un concert au Roundhouse de Londres, avec une retransmission dans de nombreuses salles de cinémas, dont la Géode à Paris, marquant ainsi un nouveau mariage d’amour entre les spectacles Live et le 7ème Art. Après ces nouvelles années de succès, sortie d’un nouveau best-of In and Out of Consciousness , greatest hits 1990-2010, avec deux inédits dont l’écriture revient à son complice de Take That, Gary Barlow, et en parlant de Take That c’est en 2005 que le groupe va se reformer, avec oh surprise le retour de Robbie Williams en 2010 dans le Boys-Band, alors qu’il avait été évincé voici de nombreuses années, et tout ce beau monde va se remettre au travail pour donner vie à l’album Progress qui aura un petit frère en 2011, Progressed. Vu le succès des ventes, plus moyen d’échapper à la tournée qui va rassembler 1,8 millions d’afficionados avec pour ultime récompense la sortie d’un double CD et DVD Live, avec un Robbie Williams qui sait se montrer beau joueur en laissant ses partenaires jouer les titres des albums Beautiful World et The Circus, auxquels il n’a pas pris part, tout en ayant la possibilité d’obtenir une session pour jouer ses propres morceaux, un win-win sans aucun doute pour les partenaires qui convolent à nouveau en juste noce de sorte que l’on se demande si Robbie Williams ne va pas laisser sa carrière solo de côté pour revenir dans son groupe fétiche. 2012 va nous apporter les réponses que l’on attendait avec un Robbie Williams qui persiste à un retour solo avec l’opus Take The Crown, mais avec toujours Gary Barlow des Take That dans sa trajectoire qui va co-écrire le single Different, avec un an plus tard une nouvelle tournée des Stades d’Europe avec de nouvelles diffusions programmées à travers de nombreux cinémas européens. A l’automne 2013, Robbie Williams replonge dans le jazz et offre à son public une suite à l’album Sing when you are winning et une collection de duos avec des pointures tells que Michaël Bubblé, Lilly Allen etc…. Fin 2014, Robbie Williams repart pour une tournée placée sous le signe du best-of, qui passera notamment par le France en 2015, tout en annonçant une compilation Under the Radar volume 1, dont l’originalité consiste à rassembler des chansons qui n’ont pas été utilisées lors de l’enregistrement de ses derniers albums, et surtout disponibles gratuitement grâce au téléchargement via le site de l’artiste. Parallèlement, il démarre une nouvelle carrière dans la publicité et plus particulièrement pour une célèbre marque de Café, l’occasion pour Robbie Williams d’enfiler à nouveau sa tenue de James Bond, laissée au placard après Millenium. En 2016, l’artiste opère un nouveau virage en changeant de maison de disques et annonce un nouvel album, The Heavy Entertainment Show, avec 11 titres dans l’édition normale et 16 pour la version deluxe, le tout emmené par le single Party like a russian, avec une nouvelle tournée à la clé dès l’été 2017, avec en guest le groupe des années eighties Erasure, qui va assurer 45 minutes d’ouverture lors de l’ensemble des concerts de la tournée. En 2018, l’artiste participe à l’ouverture de la Coupe du Monde de Football, et s’offre un duo avec la soprano Aida Garifullina. Un an plu tard, l’ex-Spice Girls Emma Bunton refait parler d’elle musicalement avec l’album My Happy Place et s’offre un duo avec Robbie Williams sur 2 become 1. Il faudra attendre quatre longues années et plus particulièrement ce début septembre 2022 pour réentendre Robbie Williams, grâce à la compilation XXV, qui marque ainsi 25 années de carrière largement remplies avec des hauts et des bas, dans laquelle il nous offre ses plus grands succès réenregistrés en compagnie du Metropole Orkest, histoire de ne pas mettre sur le marché une compilation conventionnelle, surtout que l’artiste en a déjà une floppée à son actif. Celles et ceux qui ont été en manque de Robbie Williams pendant si longtemps pourront se rattraper avec deux versions de l’album, à savoir 19 titres pour la version classique et 29 titres sur la version Deluxe, si la note de chauffage permet encore son achat, lol !. Des bruits de couloirs affirment que cette sortie anniversaire serait accompagnée d’une nouvelle tournée pour marquer le coup, mais au niveau de la France en tout cas, rien ne semble confirmé. En jouant la carte du symphonique, Robbie Williams démontre toute l’étendue de ses capacités vocales et parvient encore à étonner tout en charmant après autant d’années, alors let him entertain you !.

CHRISTOPHE COCU (627)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire.

%d blogueurs aiment cette page :