Mogwai, le live de la jungle ! :

Mogwai, le live de la jungle ! :

C’est depuis ce vendredi 19 février que le nouvel album du groupe Mogwai est disponible dans les meilleurs bacs, répondant au doux titre « As the love continues », avec un son que l’on reconnaît d’emblée les yeux et les oreilles fermés, à grands coups de pianos cristallins et délicats laissant filtrer des harmonies que même les voix les plus assidues au chant ont bien des difficultés à maîtriser. Que dire également des cataractes soniques, puissantes, énormes et douces à la fois encore plus lovantes et ouatées que des tonnes de coton-tiges. L’album démarre avec une envolée d’arpèges magiques et mystérieux, un véritable battement de coeur symbolisé par une batterie laissant entrevoir quelques notes de piano croisées avec une avalanche de guitares. La majorité des titres proposés sur ce nouvel opus épousent cette structure passant avec une facilité déconcertante à des moments de calme aériens vers des morceaux imprégnés d’une force tellurique. Sur une chanson, c’est le synthé qui fera office de conteur à propose d’une mélodie, sur un autre titre c’est la voix qui fera office de guide vocal, qu’au final seul le morceau Richie Sacramento constitue véritablement l’un des seuls titres a être véritablement chanté, avec une mélodie qui arrache les tripes d’émotions comme Mogwai sait si bien les élaborer. Certains titres de l’opus sont à leur tour plus liquides ou aérien que d’autres, en raison de la présence de pianos et de synthés, d’autres savent également se faire plus secs grâce aux guitares qui se font plus dominantes, mais une chose est certaine quel que soit le contexte dans lequel ils ont été forgés, ils ont pour caractéristique d’être beaux, émouvants, puissants et calmes. Parler d’un album de Mogwai n’est pas chose aisée car c’est surtout une expérience sensorielle qu’il convient de vivre voire de partager mais sur laquelle il n’est pas aisé de mettre des mots et cela très certainement par le simple fait que le groupe sort des sentiers battus en proposant des choses qui n’ont jamais été faites auparavant, et en fonction de la structure des titres proposés on est caressé et emporté par un ensemble d’images qui évoquent à la fois une rivière, une source d’eau d’une pureté déconcertante, un océan en proie au déchaînement , une brise légère voire un vent violent. Bref une superbe expérience à vivre en ce week-end où la météo semble tendre vers l’amélioration solaire, tout en se détendant et en essayant d’oublier l’époque contrastée du moment.

CHRISTOPHE COCU (335)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

Share

Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :