Metronomy, un monde trop petit pour l’étendue de leur talent ! :

Double actualité pour le groupe Metronomy qui prend sa revanche après un avant-dernier opus « Metronomy Forever », qui n’avait pas pu être défendu sur scène en raison de la crise sanitaire, ce qui ne l’a pas empêché pour autant de garder un esprit combattif et de ne pas se laisser abattre en se remettant directement au travail sur de nouveaux textes qui composent le dernier album en date « Small world », ce qui donnera également l’occasion pour le groupe de repartir en tournée, on l’espère pour eux cette fois afin de commémorer également leur album « The English Riviera », qui connaît un brillant succès depuis 2011, l’occasion pour le groupe comme le font bon nombre de leurs collègues artistes de reproduire cet album phare sur scène. Mais revenons-en à Small Word, un album bien ancré dans l’actualité des deux dernières années, qui nous questionne sur le sens de notre existence sous la forme d’un bilan après les années Covid, dont on espère pour cette année un dénouement après les bonnes nouvelles engrangées avec un quasi retour à nos principales liberté depuis ce 18 février, avec un baromètre qui nous le souhaitons, verra jaune encore pour de longues années encore. En guise d’apéritif, Joseph Mount, le leader et homme à tout faire du groupe nous offre « It’s good to be back », qu’il ne faut pas interpréter dans le sens que le retour sur scène nous plongera dans une joie immense, surtout pour le groupe qui en a bien besoin après pareille déconvenue des suites de ne pas pouvoir défendre sur scène leur album précédent, mais surtout qu’en finalité la pandémie a pu avoir ce bon côté qui fait que nous pouvons éprouver une sensation de bonheur même en restant confinés, et que comme le disait si bien Souchon que nous sommes des foules sentimentales avec soif d’idéal, sans pour autant être incité à la consommation à tout moment. Un thème que renforce encore le titre « Love Factory », qui nous interroge à nouveau sur la nécessité ou non de faire l’acquisition d’un nouveau bien matériel, alors que la situation actuelle nous invite surtout à la nécessité de faire un bilan sur notre vie. Ce titre « Small world » se veut également l’écho de ce que l’on nous répète tous les jours à chaque fois que le monde est petit, mais qu’en finalité nous sommes tout de même des milliards de personnes à vivre intensément quand elles se produisent, les catastrophes au même moment. Même si l’idée de fin du monde se reflète sur ce nouvel opus, nous ne sommes pas pour autant face à un album funèbre qui va nous plomber ce qu’il nous reste encore comme espoir de nous en sortir, ce dernier nous invitant seulement à intégrer que dans la vie chaque chose à son début et sa fin, et qu’il faut être de capter l’instant présent. Preuve que ce nouvel opus ne se veut pas un recueil nostalgique, le leader du groupe Metronomy nous affirme que la quarantaine qu’il effleurera en 2022, sera apte à lui donner la force de ne pas avoir peur de vieillir et lui donnera procuration pour évoquer un ensemble de sujets possibles et inimaginables que ce soit au niveau de ses textes, qu’en compagnie de ses propres enfants. Musicalement, cet album fait la part belle aux sonorités qui nous font sauter du lit et à des moments apaisants qu’il faut savoir accepter avec délectation en ces périodes normales, avec une bonne nouvelle le groupe qui s’enrichit de l’arrivée d’un 5ème membre et qui décide également d’inviter une guest en la personne de Dana Margolin, fu groupe Porridge Radio, pour un titre qui nous questionne sur les idées et idéaux du couple, sans oublier l’ardent désir aux prémices d’une nouvelle relation. Avec ce nouvel opus, gageons que ce sera boulot avec un retour accentué sur le présentiel, Metronomy mais surtout pas dodo !.

CHRISTOPHE COCU (542)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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