Les Métalleux du Soleil Levant ! :

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Après nous avoir livré l’album « Book of souls » en 2015 et un live enregistré au Brésil à l’occasion des fêtes de fin d’année 2020, Iran Maiden revient en ce 3 septembre avec enfin de nouveaux titres qui ne constitueront pas finalement une suite au précédent album car le projet « Book of souls » semble avoir pour l’instant été rangé dans les cartons soit en l’attente d’une suite future et/ou tout simplement en raison du fait que le groupe a fait le tour de la question avec son oeuvre précédente et qu’il ne souhaite plus en faire le tour de la question. C’est par conséquent avec le projet musical « Senjutsu », que le groupe a décidé de refaire parler de lui, avec qui sait un petit clin d’oeil dirigé en direction de la Chine qui en deux années a réussi à faire parler d’elle sans trop de promotion en raison du Covid-19. Si on traduit littéralement « Senjutsu », on obtient la définition de « Tactique et stratégie », avec un superbe Eddie, mascotte du groupe depuis ses débuts, bien imprégné de sang et brandissant un samouraï, bien décidé à ne pas s’en laisser compter avec ce 17ème album, une pince à sucre moins long que le précédent qui réussit l’exploit d’avoir une durée d’écoute de plus de 80 minutes, ce qui n’est déjà pas mal pour les 10 morceaux qu’il renferme, la mode actuelle sauf cas rares étant de revenir au basique de la musique avec un projet plus qualitatif que quantitatif, mais il est vrai qu’il vaut mieux avoir peu et du bon, que du trop plein imprégné de médiocre, le tout enregistré comme le précédent au Studio Guillaume Tell de Suresnes avec à la barre le producteur Kevin Shirley et avec toujours à la composition les infatigables Steve Harris et Bruce Dickinson, avec au moins deux titres qui sortent des sentiers battus et qui ne ressemblent pas à ce à quoi le groupe avait pu habituer son public auparavant mais qui ne devrait pas les décevoir, à l’instar du dernier titre en date, « The Writing on the Wall », déjà vu quasi 4 millions de fois depuis sa sortie, avec un superbe clip où l’on peut voir des spectres riders à l’allure macabre évoluer dans un désert aux couleurs d’apocalypse qui nous replonge dans les meilleurs Mad Max, de quoi bien servir un double album comme l’était déjà son prédécesseur. Comme en 2015, le groupe a enregistré de la façon suivante, à savoir qu’une fois le cap de l’écriture passé, les nouveaux titres furent répétés avant de passer au stade de la composition, histoire de ne pas perdre la fraîcheur du moment présent et de capter ce dernier dès l’instant T. En résulte, un lot de titres parfois très complexes pour lesquels un travail de titan a été nécessaire afin d’obtenir en finalité ce que le groupe avait imaginé dès le départ, que voulez-vous on ne refait pas le gage de qualité des plus grands.

CHRISTOPHE COCU (458)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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