Le retour du pirate en musique ! :

EFE/EPA/ERIC GAILLARD/Archivo

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Plus présent ces dernières semaines dans la presse à sensations pour ses démêlés judiciaires avec son ex-compagne Amber Heard et tandis que son avenir au cinéma semble bien incertain, du moins en ce qui concerne la saga Pirates des Caraïbes, même si Netflix devrait s’associer à lui pour un projet de film et que la réalistrice Maïwenn devrait le faire tourner cet été à l’occasion d’un nouveau film qu’elle réalisé, intitulé « La Favorite », c’est par la case musique que Johnny Depp fait son retour artistique avec l’album « 18 », un album concocté avec Jeff Beck, un projet musical composé essentiellement de reprises mais aussi de deux compositions originales dont les paroles de l’une d’entre-elles, « Sad Motherfuckin’Parade », fleure bon la vengeance avec son ex-compagne, en lui taillant un costard sur mesure, et « This is a song for Miss Hedy Lamarr », une chanson rendant hommage à une actrice admirée par Johnny Depp. La musique et tout particulièrement le Rock font partie de la vie de Johnny Depp depuis bien longtemps, vu qu’avant de rencontrer la renommée avec la série à succès 21 Jump Street, l’artiste faisait partie d’un groupe , les Bad Boys qui deviendront plus tard les Kids, qui ont même reçu l’immense privilège d’assurer la première partie de cette grande pointure qu’est Iggy Pop. Ces dernières années c’est surtout avec les Hollywood Vampires que Johnny Depp aimait se produire tout en sortant des albums, un groupe qui à la base avait été fondé par Alice Cooper et Joe Perry, le guitariste d’Aerosmith. En ce qui concerne Jeff Beck, il est connu comme l’un des plus célèbres guitaristes jouissant d’une renommée internationale et il est surtout connu comme membre des Yarbirds et comme accompagnateur de David Bowie. La rencontre entre Johnny Depp et Jeff Beck remontent à 2016, année au cours de laquelle les deux artistes vont vite finir par se lier d’amitié autour des passions qu’ils vouent l’un l’autre pour belles voitures et les guitares et lorsqu’ils se sont retrouvés pour concevoir ce projet musical, c’est comme s’ils se sentaient à nouveau pousser des ailes comme à l’âge de 18 ans, d’où leur idée de l’intituler tout simplement « 18 », car dès qu’ils jouent ensemble ils retrouvent l’âme de leur majorité. Parmi les artistes qu’ils reprennent à travers l’album, on retrouve John Lennon pour Isolation, Marvin Gaye à l’occasion de leur propre version de What’s going on, The Velvet Underground pour Venus in furs, The Killing Joke à l’occasion de leur reprise de Death and Ressurection Show, ou encore Dennis Wilson le Beach Boy maudit pourtant honoré ici avec la version 2022 de Time, mais pas de traces en revanche du moindre hommage à Peter Frampton et à Van Morrison que l’artiste a vénéré pourtant lorsqu’il était adolescent. A l’écoute de ce projet pas déplaisant à l’oreille, bien difficile de dire si le futur de Johnny Depp sera lié ou non à la musique, même si en ce moment le cinéma et lui ce n’est plus vraiment une grande histoire d’amour, mais de la bouche même de Jeff Beck, voilà bien longtemps qu’il n’avait pas pu avoir cette chance de collaborer avec un artiste faisant preuve d’un esprit aussi créatif que Johnny Depp, un artiste à la collection de 70 guitares qui semblent lui avoir inspiré pas mal de bonnes choses pour finaliser ce projet d’album de reprises en duo qui est en préparation depuis 2019, et que le confinement forcé a fini par concrétiser pour de bon.

CHRISTOPHE COCU (588)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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