Le nébuleux destin du Codeco ! :

Quand nous avions fondé Confestmag lors de l’été 2020, et que notre projet consistait à défendre les artistes reconnus et/ou en devenir, nous n’étions pas encore sous le coup d’un nouveau choc qui s’est joué ce 22 décembre avec une nouvelle mise à mort du spectacle dans sa forme la plus générale et la pauvre Amélie Poulain ici dans son strapontin, occupée à visionner un bon film, était loin de se douter qu’en 2021 à l’heure où allait ressortir le film de Jeunet, qu’elle serait privée de grand spectacle, après avoir demandé aux exploitants des différentes salles de consentir pas mal d’efforts afin de pouvoir concilier santé publique et divertissement, mais voilà il faut croire en cette fin d’année que le passant que l’on ne peut plus nomme du sans soucis, n’a plus le droit de se divertir et de se distraire et que les seules paillettes qu’il peut encore se mettre sous les yeux, seront celles destinées au réveillon du 31 décembre, à condition bien entendu de se calfeutrer chez lui bien à l’abri de tout ce qui pourrait bousculer son imaginaire et sa vision du bonheur car oui dorénavant il faudra se lever Covid, travailler Covid et manger Covid, avec ce seul mot horrible dans sa ligne de mire et pour se vider la tête, il ne restera plus grand chose et le temps libre deviendra un mot à rayer dans les dicos, vu que le public n’aura plus le droit de rien faire pour se sortir de cette impasse dans laquelle il est plongé depuis bientôt deux ans maintenant. Très sincèrement au sein de notre rédaction, on ne voit pas très bien du moment que les règles de distanciation sont observées et que les masques sont portés, ce qui peut être le plus dangereux entre un bon film à visionner dans une salle agréée et parfaitement en règle avec l’aspect sanitaire, et le fait d’aller prendre les transports en heures de pointes avec des navetteurs collés et entassés comme des sardines, qui risquent forcément plus leurs vies, mais il faut croire désormais que d’aller au turbin chaque matin, prend une place prioritaire par rapport au secteur culturel qui fait pourtant partie de notre épanouissement, de notre bien-être et du dépassement de notre moi, sans compter que notre sociabilité déjà mise à mal, risque encore d’en prendre un sacré coup et ne se déploiera plus finalement que sur les réseaux sociaux, car le cinéma n’est pas seulement un endroit où l’on peut se divertir, il représente aussi l’échange, la rencontre avec l’autre, le bonheur d’avoir partagé un bon moment tous ensemble, en lieu et place de toujours se focaliser sur cette satanée bestiole de Covid qui deviendra si cela continue ainsi, le sujet unique de nos discussions et de nos vie. Alors qu’ils étaient devenus les bêtes noires de la période d’après-confinement, se faisant même qualifier de non-essentiels, les gérants de salles qui pourtant n’ont cessé de marcher dans les clous, comptaient sur la période de fin d’année pour se refaire une santé avec enfin de réels blockbusters faisant leur retour pour donner le change et faire plaisir à un public large, tout en faisant rentrer de nouveau un peu de trésorerie, mais non une fois de plus la bon sens s’est fait la malle et il faudra dire adieu à Matrix, à Tous en scène 2, à la réactualisation du film le fabuleux destin d’Amélie Poulain, pour ne citer qu’eux et attendre une sortie en DVD pour rattraper le coup, en souhaitant bien entendu qu’un énième reconfinement ne vienne encore bouleverser tous nos plans, car si les commerces spécialisés sont une fois de plus contraints de fermer à nouveau, les seuls films que nous pourrons encore faire, seront ceux qui se promènent dans nos têtes pour nous dire, mais bon sang de bois nous n’avions pas rêvé, l’irrationnel vient de dépasser le bon sens commun et nous en sommes toutes et tous les victimes. Ce qui est valable pour le septième art est malheureusement programmé pour le théâtre et les salles de spectacles qui pourtant ont également renforcé leurs mesures de sécurité pour ne pas tomber dans le piège dans lequel ces arts du spectacle sont encore enfermés ce jour avec là aussi des dégâts considérables pour les artistes que l’on prive de leur droit le plus strict de jouer, de leur raison d’être, de ce pourquoi ils sont finalement venus sur terre, avec ce message que l’on tente de leur faire passer que l’on peut résumer ainsi : finalement, vu que vous n’êtes pas dans la liste des biens prioritaires, recyclez vous et faites de ce dont vous avez toujours rêvé, un enterrement de première classe pour retomber dans l’anonymat qu’un masque placé sur la bouche et le menton trace déjà de son sillon, et à défaut de faire du bien au gens qui devront trouver une forme de thérapie à travers tout autre chose, même si on demande bien quoi finalement, reprenez une vie normale et épargnez vous d’allumer vos postes de télévision, afin d’observer à travers la petite lucarne, l’étiquette tronquée que l’on tente de vous coller sur le dos. Comment imaginer une vie sans rêves, sans distractions, sans étonnements, sans émerveillements, sans perspectives de voir plus loin que le bout de l’horizon de nos destins préconçus ?. Ici au sein de l’équipe de Confestmag, nous ne pouvons l’imaginer et c’est pourquoi nous marquons notre soutien que nous continuerons par ailleurs à le maintenir envers ces domaines du divertissement qui aujourd’hui prennent à nouveau l’eau et qui si nous n’y prenons pas garde, vont finir par couler pour de bon, en détruisant sur leur passage, toute forme d’épanouissement et de créativité. Passons ce mauvais moment ensemble et continuons à créer des ponts et des liens indéfectibles entre nous, membres de la rédaction de Confestmag et vous artistes de tout bord, de tout horizon, de toute origine que nous aimons plus que tout au monde et que rien ne parviendra à détériorer cet amour XXL, que nous vous portons et vous porterons toujours. Toucher aux arts du divertissement et du spectacle, c’est toucher à la part de rêve et d’imaginaire que chacun a le droit d’avoir, et ici au sein de Confestmag, nous ne pourrons jamais tolérer cela et seront toujours à vos côtés !.

CHRISTOPHE COCU (542)

Auteur ConFestMag
Président du fan club officiel de Mylène Farmer Belgique

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